mardi 7 septembre 2010

Rentrée littéraire 2010, Les derniers flamants de Bombay de Siddharth Dhanvant Shanghvi


Soyons honnête : je suis en retard pour mon billet . J'ai reçu ce livre  au début de l’été.  Il  vient de sortir en librairie le 25 août dernier. Une bonne quinzaine de blogs l’ont déjà présenté  et les avis sont très variés. Ce n’est jamais facile de ne pas se laisser influencer et j’avoue que ce livre plutôt épais ne me tentait pas particulièrement pour une raison tout à fait idiote au départ : je n’arrive pas à retenir le nom de l’auteur!  Pas glorieux comme réaction ! 

Le titre pourtant est poétique  à souhait mais un peu menaçant aussi .  Ecologique ? Pourquoi ces flamants seraient-ils les derniers ? 
Cependant l’argument le plus rédhibitoire  est celui du style de l’auteur, trop ampoulé, avec un petit côté Harlequin très déroutant qui a découragé plusieurs,  poussant même certains  à l’abandon. Effectivement les exemples donnés sont éloquents et les scènes de sexe  frisent le ridicule ! 

Ma lecture a donc commencé sur de mauvaises impressions  mais au fur et à mesure que j’entrais dans l’histoire, j’y ai pris plaisir et ce roman foisonnant m’a finalement bien intéressée au point que j’ai envie désormais de lire d’autres auteurs indiens : me voilà bonne pour le challenge de Hilde.  et de  Soukee    s’il  en est encore temps ! 

 J’ai aimé  cette histoire en trois parties bien nettes : la vie insouciante  puis dramatique de quatre artistes dans le milieu aisé d’une ville en pleine évolution.

Ils ont  en apparence tout pour  être heureux : ils sont jeunes,  beaux,  doués, courtisés mais le sort va s’acharner contre eux  dans un pays  en proie à toutes les dérives modernes de  la corruption et de l’intolérance. 
  
Samar est un pianiste surdoué qui abandonne son métier à vingt cinq ans. Il est homosexuel,  en couple avec Leo, l’Américain. Son amie Zaira est une actrice de Bollywood que poursuit et menace le jeune fils d’un ministre. Karan  est un jeune  débutant engagé pour les photographier. Timide et naïf au début, il  deviendra un ami des plus fidèles. Il sera aussi l’amant occasionnel de Rhéa, une sculptrice plus âgée qui voudrait un enfant.
 S’ensuivent un crime, un procès, un criminel disculpé,  la vie explosée des amis de la victime qui fuient tous un moment à l’étranger 
On les retrouve dix ans après dans la troisième partie  en proie qui au sida, qui à la disparition mystérieuse d’un  mari, tous à l’infinie solitude. 
J’ai aimé également la fin dramatique, dans un pays où les excès de la nature sont une banalité!

Le titre :  Au début du récit, Karan,  de l’intérieur d’un bus, voit le ciel s’assombrir au point d’obliger toute la circulation à s’arrêter. Il prend une photo.  
  "C’était un magnifique envol de milliers de flamants blancs  qui cachait toute la lumière". 
A la fin du roman,  Rhéa , dans sa chambre,  contemple la photo offerte par Karan au débur de leur amour. Au dos, l’écriture paresseuse de Karan : « Les flamants perdus de Bombay », des mots qui avaient marqué le début de la fin de leurs vies respectives à tous.  

 Note de l’auteur:  «Les derniers Flamants de Bombay» sont inspirés en partie par une série d’événements largement repris par la presse, la télévision et le cinéma indiens. Toutefois si certains faits dans le livre se font l’écho de ces reportages, il n’en reste pas moins un roman 

Je remercie Guillaume de Babelio et les  Editions des Deux-Terres
Ont parlé de ce livre: Keisha,   Cynthia  , Antigone, Manu  AmandaTamaraKathel 
In Cold Blog,  caro(line), choco, George,


 Les derniers flamants de Bombay de Siddharth Dhanvant Shanghvi
(Editions des Deux-Terres, aoùut 2010, 469p, 3 parties, 35 chapitres)
Traduit de l’anglais (Inde) par Bernard Turle
Titre original : The Lost Flamingoes of Bombay

18 commentaires:

  1. Que d'avis divergents sur ce livre!

    RépondreSupprimer
  2. clara, oui, cette fois c'est très varié!

    RépondreSupprimer
  3. Si le nom de l'auteur t'avait rebutée au départ, au moins tu auras su tirer du plaisir de ta lecture.
    En lisant ton passage à propos du titre, j'ai eu cette réflexion : "Les flamants perdus de Bombay" est le titre de la photo de Karan (qui est aussi le titre original du roman : The lost flamingoes of Bombay).
    Pour être raccord avec la traduction française du titre, cette photo aurait dû s'appeler "Les derniers flamants de Bombay", non ?
    Comment ça je chipote...

    RépondreSupprimer
  4. D'un autre côté (sur ton "retard") on ne devait pas en parler avant le 25 aout)
    Oui, la dernière partie est bien meilleure, mais les premières pages aussi, bref, il aurait fallu enlever le fatras harlequinesque. certains lecteurs ont su en faire abstraction et aimer ce roman.

    RépondreSupprimer
  5. Non, il n'est pas trop tard pour nous rejoindre. :-) Merci pour ta participation. Ce roman me tente de plus en plus malgré les critiques.

    RépondreSupprimer
  6. Peut-être l'Inde procède t'elle ainsi... Inquiétante et déroutante au départ... séduisante lorsqu'on se plonge dans son Histoire et la vie de ceux qui la peuplent ?

    RépondreSupprimer
  7. Je suis contente que ce livre t'ait plu... je ne regrette pas du tout de l'avoir lu, il y a de très beaux passages et l'intérêt se maintient tout du long.

    RépondreSupprimer
  8. Ah je suis rassurée, j'ai moi aussi apprécié cette lecture et je suis contente que tu as su passer outre les quelques mauvais effets de style. Je ne suis pas une connaisseuse en matière de littérature indienne, mais j'ai adoré "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux ..."

    RépondreSupprimer
  9. In cold Blog, effectivement, pourquoi ce choix?

    RépondreSupprimer
  10. Keisha, Roman très controversé en tout cas!

    RépondreSupprimer
  11. Hilde, c'est un roman qui peut-être attrayant aussi bien qu'agaçant!

    RépondreSupprimer
  12. Ötli, j'aime ta suggestion! Elle me semble très juste!

    RépondreSupprimer
  13. Kathel, oui, l'intérêt ne faiblit pas. Il nétait pas question pour moi de le lâcher car je tenais toujours à savoir la suite de cette histoire et ce que devenaient les personnages.

    RépondreSupprimer
  14. Manu, ce livre restera plutôt un bon souvenir et ce sera mon premier roman sur l'Inde moderne!

    RépondreSupprimer
  15. Je ne suis pas fan de la littérature indienne, même de langue anglaise. Tant pis pour moi, car je pense que je neserai pasarrivé à rentrer dans l'histoire.

    RépondreSupprimer
  16. Un livre que j'ai réellement envie de lire et je vois que tu fais partie des rares ayant aimé (malgré un style déplorable à ce que je vois !)Cependant, devant l'avalanches d'avis sur ce livre en ce moment, je vais attendre pour le lire... pas envie de me laisser influencer (et ma PAL me dit "Merci !") !! ;-)

    RépondreSupprimer
  17. Alex, Je ne connais rien non plus à cette littérature mais ce livre n'est pas si éloigné de ce qu'on a l'habitude de lire et je t'assure que j'y ai pris du plaisir, contrairement à ce que me laissaient supposer les nombreuses critiques lues à son sujet!

    RépondreSupprimer
  18. Lounima, J'ai pris l'habitude de ne pas tenir compte du style lorsqu'il s'agit d'une traduction sauf énormes erreurs grammaticales , bien sûr. L'histoire est moderne, bien structurée, bien rythmée et facile à suivre! Elle devrait te plaire!

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.