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mercredi 17 septembre 2014

Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi


J'aime bien Rabaté et quand j'ai vu cet album  sur la grille des nouveautés à la bibliothèque, je n'ai pas hésité à le choisir et je n'ai pas été déçue.

D'un bout à l'autre, on suit  l'histoire du jeune Daniel   Saboutet,  depuis le  moment où il attend le résultat d'un concours dans la région parisienne, là  où il a vécu jusque là, et  celui où il débute comme postier dans une petite ville de province.
C'est un jeune sympathique qui se passionne pour le modélisme. Son passe-temps favori dans la journée est de fabriquer  des avions qu'il téléguide ensuite du haut de sa chambre où passent sans arrêt ses copains, aussi chômeurs et désœuvrés que lui. Ils sont tous en attente d'un avenir meilleur et passent leur temps à traquer l'ennui en s'amusant comme ils le peuvent. L'argent est rare et ils s'entraident mais certains sont de vrais parasites. Les sorties le soir sont très arrosées et les blagues qu'ils se font sont souvent très lourdes mais la bonne humeur règne et  toute bonne nouvelle est l'occasion de faire la fête.

La chance tourne enfin et Daniel ayant réussi son  concours est nommé postier en province. Il découvre un monde nouveau mais sa vie  se révèle vite ennuyeuse malgré les rencontres cocasses qu'il peut faire. Son initiation de jeune homme   tant amoureuse que sociale, se terminera  par une belle coïncidence lors d'un enterrement familial.
En avertissement, il est signalé que la première partie de cet ouvrage a déjà été publiée en 2001 sous le nom de Tartines de courant d'air. Cet album-ci par conséquent est l'intégrale avec Biscottes dans le vent en plus. On voit surtout la différence dans le dessin qui s'est nettement allégé et affiné dans la seconde partie  et dans l'humour,  moins caricatural, plus élaboré qu'au début mais le récit reste fluide et le héros toujours aussi attachant malgré ses maladresses. Sans être inoubliable, c'était donc une lecture réjouissante.
Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi
(Vents d'Ouest, 2013, 240 p.)

 Yaneck:


 Cette semaine, le titre le plus lu a été : Carnation de Xavier Mussat

Participent ce mercredi:
Jérôme: Carnation, Xavier Mussat
Mo: Carnation,Xavier Mussat
Marion +: Carnation, Xavier Mussat
Yaneck: Azimut, t2, Que la belle meure,Lupano, Andreae
Sandrine: Tourne-disque, Zidrou, Beuchot
Yvan: Urban, Que la lumière soit, T3, Brunschwig, Ricci
Noukette: Les Royaumes du Nord, T1, Melchior, Durand, Oubrerie, Pullman
Hervé: Gérard Depardieu, le biopic en BD, Sergio Salma
Natiora, Alexandre, L'épopée, T1, Un roi vient de mourir, Chauvel, Le Galli, Java
Marguerite: Celui qui n'existait plus, Rodolphe, Georges Van Linthout
Hélène, Le chien qui louche, Étienne Davodeau
Un amour de bd: Le château des étoiles,T1, Alex Alice
Oliv: Vertiges de Quito, Didier Tronchet
Maël: Dans mes yeux, Bastien Vivès
Anne: Tout seul, Chabouté
Soukee: Sin City, T2, J'ai tué pour elle, Frank Miller

mercredi 26 mars 2014

Love fragments Shanghai, par Chaiko, ma BD du mercredi

 Le titre de ce manhua l’indique clairement:  il s’agit essentiellement  ici  de fragments de  la vie amoureuse  de  jeunes  habitants de Shanghai, deux jeunes femmes,  une femme d’affaire et un mannequin, Lily et Wen,  belles, raffinées et dynamiques mais toutes deux  malheureuses en amour  et  Jian, un jeune photographe de mode qui retrouve Wen, son amour perdu au moment où celle-ci se lie à un autre homme, qui ne peut l’épouser  puisque, pour ne pas décevoir son père, il doit se marier avec  une autre. De son côté, Lily pleure  son fiancé mort accidentellement. Solitaire, elle ne pense qu’à son travail.  Les destins de ces trois jeunes personnes vont cependant se croiser et ce sont des instantanés de leurs rencontres et de leurs déceptions qui nous sont présentés dans cet album à l’atmosphère douce-amère, nostalgique, voire romantique par moments.
De Shanghai, il n’en est pas beaucoup question. Ce pourrait être n’importe quelle ville moderne d’aujourd’hui. Ne sont évoqués que les problèmes de solitude et les difficultés à rencontrer l’âme sœur, ce qui m’a rappelé les romans photos d’autrefois, ces histoires à l’eau de rose, pleine de clichés et de  héros très photogéniques mais sans réelle consistance. 
 Rien de bien nouveau donc si ce n’est le dessin lui-même. J’ai  aimé ces pages glacées très colorées.  Trois larges bandes par planche avec de nombreux gros plans et quelques doubles pages pour montrer un centre ville toujours très moderne. J’ai d’ailleurs parcouru  deux fois cet album rien que pour  revoir plus minutieusement chaque dessin, délaissant l’histoire qui, elle,  au fond, m’a laissée indifférente. 





Love fragments Shanghai, par Chaiko,
Traduction: Cécile Reverdy
(éditeur: Xiao Pan, 2008)
 92 planches + 20 p d'illustrations.

Top BD des blogueurs  2014 de Yaneck :14

Logo BD noirLogo BD rouge

 Très intéressante interview de Zidrou par Yaneck  et celle de  Guillaume Sorel pour le Horla, par JViel
 "Un amour de BD"

Participent peut-être ce mercredi 26/03/14:


Anne ,   Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,

 Blogaelle, Brize ,   

Carolinedécouvrelemonde,

Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie ,   Crokbulle,  Cuné,    Cynthia,  

 Delphine,   Didi, 


Elodie ,    Estellecalim, Evalire, Hilde   Hélène ,     Hervé,  

  Iluze,   Irrégulière,    Itzamma , 


 JViel,  Jérôme,  Julie,   

Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it, Laurie,

Lirepourleplaisir, 

Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   

Manu,  Margotte,  Marguerite,    Marie,  Mariejuliet, 

Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  
Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,

Mlle Bouquinaix,  Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,    Natiora ,   Neph,  

Noukette ,    Oliv ', Pascale,  Paulinelit,

 Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades),   Sandrounette,   Sara ,

Sophie (des Bavardages) ,    Sophie Hérisson,  Soukee,  Stephie,   Syl, 
 Theoma,


Un amour de BD,


Vero,  Yaneck,  Yoshi73,  Yvan, 

BD du mercredi 26/03/14

Perico, Berthet, Hautière,, par Noukette
Clair-obscur dans la vallée de la lune, Mongermont, Alcante, par Jérôme
Quatre sœurs, Cati Baur (1,2), par Stephie
La malédiction du parapluie, (Les petits riens, 1), Lewis Trondheim, par Cuné
Boule à zéro, T3, Docteur Zita, Ernst, Zidrou, par Yaneck
Le Horla, Guillaume Sorel, par Yvan
Chemin perdu, Amélie Fléchais, par Sandrine (Mes promenades)
Gauguin, Loin de la route, Leroy, Gaultier, Galopin, par Natiora
Le train des orphelins, 1,2,3, Charlot, Fourquemin par Maël
Le dernier voyage d'Alexandre Humbolt,  Froissard , Le Roux, par Cristie
Les Échos invisibles, Sandoval, La Padula, 1, 2, par Moka
Punk rock Jesus, Sean Murphy, par Theoma
Clandestino, T1, Un reportage d'Hubert Paris, envoyé spécial, Aurel, par Un amour de BD
Come prima, Alfred, par Anne
Star Wars,Clone wars,1, La défense de Kamino et autres récits, Ostrander, Duursenna, par Hilde

dimanche 29 septembre 2013

Les 10 amours de Nishino, Kawakami Hiroki

Qui est donc Nishino dont les femmes tombent si facilement amoureuses  et qu’il est si facile de quitter par la suite mais qu’on n’oublie jamais tout à fait  malgré tout? 
C’est ce que je me suis demandée tout au long de ma lecture teintée de curiosité et d’étonnement!  Une agréable lecture  même si chaque chapitre ressemble à une histoire nouvelle avec à chaque fois une nouveau point de vue et une nouvelle narratrice, mais l’objet reste le même: Nishino Yukihito, l’ami, l’amant, l’amoureux idéal, l’homme insaisissable  difficile à cerner. 
Un tel portrait est difficile à dresser. On entend dix voix  différentes, celles des dix femmes qui ont vécu avec lui tour à tour, l’une remplaçant l’autre car la morale de Nishino veut qu’il n’en ait jamais deux en même temps,ce qui fait aussi son malheur puisque ces femmes finissent toutes par le quitter en apprenant l'existence des précédentes ou des prochaines.
C’est un portrait en creux qu’on finit par tracer mais est-on jamais sûr d’arriver à atteindre  et à  comprendre la personnalité de ce personnage si énigmatique et pourtant si charmant et si facile à vivre?
J'ai aimé cette approche en biais d'un homme séduisant mais fuyant. Le style tout en nuances et en simplicité de l'auteur s'y prête parfaitement


Les 10 amours de Nishino,  Kawakami Hiroki

Roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu

(Éditions  Philippe Picquier, 2003/2013, 207 pages)

Kawakami Hiromi est née à Tôkyô en 1958.
Son oeuvre. couronnée de nombreux prix littéraires, a su s'imposer par la tonalité très particulière de son style,très subtil.  Ses thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l'amour et la sexualité.

Ce qui suit n'est pas indispensable  à ceux qui ne veulent pas connaître les détails. 

1 - Le premier récit, «La crème glacée» est celui de Natsumi, la mère de Minami. Celle-ci n’a que sept ans à l’époque mais racontera sa propre aventure avec Nishino, bien des années plus tard.
Natsumi a trente ans  et vit avec  un mari indifférent mais elle est éprise  de Nishino, la quarantaine, qui occupe un poste élevé et  "toujours entouré de plusieurs ombres féminines." Elle le quitte  quand sa fille a dix ans mais  le voit revenir chez elle quinze ans plus tard et elle repense à ce qu’il lui disait sans cesse:
«Au moment de mourir, je voudrais que tu sois près de moi, à mes derniers instants.» 
Il  a tenu sa promesse, semble-t-il.
Je n’en donne peut-être pas l’impression, avec mon allure plutôt nonchalante, mais dans mon cœur, je ne transige pas. …Fais-moi une tombe au moins , comme celle d’un poisson rouge, ça serait très bien.
2 -  «Dans l’herbe»
Shiori, compagne de classe de Nishino.
«Lui qui est si peu loquace, comment expliquer qu’il n’ait pas du tout l’air rébarbatif?  Il flotte autour de lui un climat mystérieux. L’atmosphère qui se dégageait de lui était douce, tiède, infiniment agréable. Une atmosphère qui faisait qu’insensiblement, ce qui se dégageait de sa présence donnait l’illusion de ne faire plus qu’un avec lui. Oui, une aura de cette nature.»
C’est elle qui surprend l’émouvante scène où Nishino soulage sa sœur qui vient de perdre son bébé.

3 – «Bonne nuit» 
Nushino Yukihiko et Enomoro Manami, sa supérieure.  
(Portrait physique de Nushino)
«Yukihiko était sauvage. Le mot surprendra peut-être car il serait difficile de trouver quelqu’un à qui ce qualificatif s’applique le moins. 

De beaux cheveux. Un menton carré, sans que le bas du visage s’en trouve durci. De grands yeux noirs. Des lèvres aux commissures toujours relevées. Toujours le sourire. Une voix douce. 

Yukihiko n’était jamais vraiment net, il y avait toujours quelque chose en lui de discordant. Lui qui était si nonchalant dans ce qu’il faisait, dans ses paroles, dans ses gestes. Tout en nonchalance, vraiment rien à dire, plein de charme. Et pourtant, à l’intérieur de lui-même, un manque de souplesse. Un sorte de rigidité intérieure. 
Nous étions inquiets. Nous délirions. Nous étions désespérés. Nous étions légers. Nous étions sur le point de commencer à nous aimer. Mais, incapables de nous aimer, nous restions immobiles à jamais en bordure de l’amour qui était juste devant nous.

Pourquoi ne suis-je pas capable d’aimer quelqu’un pour de bon? (Plainte de Nishino.)
4 – Le cœur battant.
 Kanoko, celle qui était jalouse de Manami. 
Douceur, netteté, méticulosité composent ce charme qui n’appartient qu’à lui.  Yukihito plaît aux femmes. J’ai un amant, je fais plutôt bien mon travail, je suis censée avoir beaucoup d’amis, mais quand vient le soir, j’appelle Yukihito. 
5 -Le royaume de la fin de l’été
 Nei. Une petite rencontre de rien du tout. A cette fille volage qu’il connaît peu, il avoue n’être qu’un coureur et c’est alors qu’elle se met à l’aimer vraiment tout en sachant que, lui, en est incapable. C’est dans cet épisode qu’on apprend, en passant,  que s’il n’aime pas la fin de l’été, c’est que sa sœur est morte à cette période, suicidée en son absence. 
Voilà un homme qui portait en lui un désespoir si profond. J’ai pensé que c’était sans espoir.
Alors même qu’elle avait supporté sans problème ses infidélités, Nei ne peut supporter cette révélation et met fin à ses relations avec Nishino. "J’aurais beau faire, ce malaise  glacial et effrayant ne s’effacerait plus jamais."
6 -  La tour d’Osaka, les deux lesbiennes. 

7 – Solitude
Eriko, la voisine et Maou, le chat. Il sont prêts à s’aimer et à se marier mais s’en empêchent: 
J’ai toujours fait attention de ne pas en arriver là. » dit Nishino
Il part appelé pour un autre travail. Le chat aussi disparaît. Infinie solitude. (J’aurais dû les retenir.)

8 – Marimo, 
Madame Sasaki  Sayuri qui aime épargner. Ils se sont connus dans un cours sur l’économie domestique où Nishino avait été envoyé en mission par sa société. 
Il était la coqueluche des femmes  du groupe qui cherchaient toutes à lui plaire. … Pour commencer, Nishino était plutôt un beau mec. Il était soigné. Bien élevé et doux. Pour couronner le tout, il travaillait dans une société qui avait pignon sur rue
Il avait trente sept ans. Un jour il  disparut sans crier gare.

9 – Le raisin. 
Ai, celle qui n’a jamais aimé personne et à laquelle il demande de mourir ensemble. Elle est très jeune et  ne l’aime pas. Il a un accident. Il va mourir et lui téléphone pour  lui dire qu’elle lui ressemble puis  il meurt.

10 – Le thermomètre
Nozomi Misono le rencontre  alors qu'ils ont 18 ans, tous les deux. 
Elle  couche avec un garçon différent chaque jour. Nishono lui raconte l’histoire de sa sœur qui le traumatise et le fait toujours pleurer comme un bébé.  
Nishino était froid. Mais cette froideur  se doublait de tendresse.  Plus que de l’indifférence complète, c’était cela le plus difficile à accepter. 
Un jour il revient lui offrir le thermomètre de sa sœur  puis ne la revoit plus. Elle pense parfois à lui  mais ignore ce qu’il est devenu. Elle  espère qu’il aura eu une petite fille comme il le désirait.
«A-t-il pu un jour aimer quelqu’un? 

Dans ce monde qui ne s’arrête jamais, saura-t-il un jour trouver sa place? »
Les 10 amours de Nishino,  Kawakami Hiroki
Roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu
(Éditions  Philippe Picquier, 2003/2013, 207 pages)

vendredi 17 juin 2011

Nord Michigan, Jim Harrison

Au début du roman, Joseph, le héros de  43 ans,  est enseignant dans un collège et vit en célibataire dans la ferme de ses parents  au nord de son Michigan natal.  Ses préoccupations essentielles sont la pêche et la chasse mais, les années passant, il s’aperçoit qu’il s’intéresse de moins en moins au poisson et au gibier, ce qui lui semble désormais trop facile. Il préfère  observer  les animaux. Sa vie est paisible avec Rosalee, son amie d’enfance, veuve de son meilleur ami, sa maîtresse depuis longtemps et son éternelle fiancée. 

Les ennuis viennent avant même que n’ait commencé son histoire avec Catherine,  une de ses  élèves de 17 ans, sans gêne et sans état d’âme,  qui va vite bousculer sa vie. Elle s'est mise en tête de se faire épouser par son professeur envers et contre tout. Il ne l'aime pas mais a du mal à résister malgré son amour pour Rosalee , sa compagne de toujours.
«Le peu de courage qui lui restait pour enseigner s’était envolé avant la fin du mois de septembre. Il se levait chaque matin avec une sorte de crainte confuse, mêlée de lassitude. Il passait beaucoup moins de temps à la taverne, à jouer aux cartes, et beaucoup plus de temps à lire des ouvrages sur des pays lointains. Toutes les contraintes, les habitudes, les règles de son travail comme de ses loisirs semblaient avoir cédé, même les plus ancrées.»  
Rosalee sent très vite qu’il est en train de lui échapper après si longtemps et elle fait tout pour le séduire à nouveau mais elle comprend aussi que son désir de changer de vie est sérieux. Non seulement il veut quitter l’enseignement mais surtout "passer quelques années à voyager autour de l’océan, juste à lire, à boire et à pêcher. "

Naturellement, très vite tous les habitants du coin et les élèves sont au courant de cette liaison scandaleuse et chacun conseille à Joseph d’être raisonnable. Lui-même se rend compte qu’il court à sa perte. Il revit sans cesse son passé : sa mère vient de mourir et ses sœurs reviennent pour l’héritage. Tout cela se mêle en lui et pour oublier, il s’offre quelques bonnes beuveries.
Que décidera-t-il en fin de compte ? La fin surgit, très rapide. 

Que retiendrai-je en définitive de ce très beau roman? Le portrait de Joseph, cet homme si indécis, si fort de ses souvenirs et de ses rêves mais si fragilisé par ses envies de vivre tous ses désirs, lorsqu’il se retrouve seul, à la mort de sa mère et qu’il trouve sa vie trop sage. 
La nature aussi, ce Nord Michigan, dur et implacable, à la présence envahissante qui offre aussi à tous, sans distinctions, des plaisirs et des moments riches de mille beautés. 











Nord Michigan, Jim Harrison, (10/18), 1976, 1991, 223 p. Traduit de l’anglais par Sara Oudin, Titre anglais : Farmer. Écrivain américain, né en 1937 dans le Michigan aux États-Unis.
Autre livre lu de Jim Harrison: Une odyssée américaine. Son site
Ce livre participe au Challenge Nature Writing de Folfaerie