jeudi 17 février 2011

Bonheur dans la Sierra, citation de John Muir

13 juin 1869.  Encore une de ces magnifiques journées de la Sierra, au cours desquelles on a l’impression de se dissoudre et d’être absorbé, puis envoyé tout palpitant on ne sait trop où. La vie ne semble ni longue ni courte, et nous ne songeons pas  plus à gagner du temps ou à nous dépêcher que les arbres et les étoiles.  Voilà la véritable liberté, voilà une excellente et pratique sorte d’immortalité. 

John Muir Un été dans la Sierra, Chapitre 2.  Au camp sur l’embranchement nord du Merced

mercredi 16 février 2011

Dix romans sélectionnés pour le Prix du Livre France Culture - Télérama

Ont été sélectionnés par le jury: (Michel Abescat, Nathalie Crom, Marine Landrot, Martine Laval, Fabienne Pascaud et Philippe Thureau-Dangin, Olivier Poivre d’Arvor, Sandrine Treiner, Blandine Masson, Alain Veinstein, Caroline Broué et Tewfik Hakem)

Ce qu’aimer veut dire, de Mathieu Lindon (éd. P.O.L.)
Les Liaisons ferroviaires, de Jean-Pierre Martin (éd. Champ Vallon)
Des Femmes disparaissent, de Christian Garcin (éd. Verdier)
L’œuvre des mers, d’Eugène Nicole (éd. de L’Olivier)
Dino Egger, d’Eric Chevillard (éd. de Minuit)
Bande-son, de Bertrand de la Peine (éd. de Minuit)
Tu verras, de Nicolas Fargues (éd. P.O.L.)
Une lointaine Arcadie, de Jean-Marie Chevrier (éd. Albin Michel)
La Lettre de Buenos Aires, d’Hubert Mingarelli (éd. Buchet-Chastel)
Corps blessés, de Marvin Victor (éd. Gallimard)

Ont déjà obtenu ce prix:
2006 :François Bégaudeau (Entre les murs, éd. Verticales)
2007 Régis Jauffret (Microfictions, éd. Gallimard)
2008 Véronique Ovaldé (Et mon cœur transparent, éd. de l’Olivier)
2009  Antoine Bello (Les Eclaireurs, éd. Gallimard)
2010 Elisabeth Filhol (La Centrale, éd. P.O.L.)

Le nom du lauréat sera révélé le  mercredi 16 mars
Doté de 5000 euros, le prix sera remis lors de la soirée d’ouverture du Salon du livre de Paris, le jeudi 17 mars à 19 heures, sur le stand de Radio Franc2009

François Nourrissier est décédé

C’est arrivé hier mardi 15 février 2011. Il avait 83 ans et souffrait de la maladie de Parkinson , ce qui l’avait contraint à se retirer de toute vie publique en 2008.
Je me souviendrai de lui surtout  pour ses apparitions télévisées lors de la remise du Prix Goncourt en particulier mais aussi pour son dernier livre qui m’avait  beaucoup touchée.
 Dans «Eau de feu», en effet,  il raconte les derniers moments de son épouse alcoolique et il n’était pas tendre ! Il décrit la réalité la plus dure sans rien cacher  et il ne s’épargne pas lui-même en s’accusant de négligence à l’égard de son couple.  La lucidité, il la maniait comme un scalpel. C’est un constat dur, très dur, mais un beau livre aussi, un grand témoignage sur la fin de vie d’un couple et la détresse que l’on noie dans l’alcool.
Rien que pour ce livre  j'éprouve de l'admiration et du respect pour le courage qu'il aura fallu à l'auteur pour l'écrire.

BD du mercredi, On dirait le sud T.1 : Une piscine pour l’été par Raphaël Gauthey et Cédric Rassat



La première vignette montre une  petite place   d’un village quelconque, écrasé de chaleur. 

A elle seule, elle donne l’ambiance de  ce premier tome.
Personne dehors, la place est vide. Tout le monde se calfeutre à l’intérieur des maisons. Les couleurs dominantes sont le jaune soleil du sol, le rouge brique sang des maisons et la petite trace d’ombre  vert sombre sous une allée d’arbres maigrichons. Au-dessus un écrasant  ciel bleu sans nuages. 
Une voiture noire arrive. Des hommes en costumes cravates en descendent et retrouvent un homme jeune en chemise ouverte et collier de barbe 
Ils vont discuter sous les ombrages. Il est question de licenciements Les patrons de l’usine locale promettent un bon pactole à Max Plume, le jeune syndicaliste qui commence à hésiter. 
«Croyez-en mon expérience,Monsieur Plume. L’argent, il n’y a que ça de vrai »

Le second épisode commence aussi par une grande image horizontale qui plante un décor  tout aussi caniculaire avec plan d’eau au premier plan, usine au fond, petite maison, pin parasol et arbre rabougri. Un hélicoptère de la police plane au dessus de la scène. Un scaphandrier sort de l’eau. Il recherche en vain un enfant. Une mère de famille s’inquiète : les disparitions d’enfants se multiplient. 

Troisième décor, La famille de la petite Luce. Ils se font creuser une piscine malgré la présence constante des hélicoptères qui surveillent les excès d’eau que l’on vient d’interdire. 
Et ainsi, de décor en décor, les intrigues se mettent en place. On apprend  à connaître les personnages. Les problèmes surgissent : le chômage, les restrictions d’eau, les  menaces sur les enfants, la peine de mort. Les esprits s’échauffent. Les questions se multiplient.  Le malaise s’accentue.
J’ai fini par  soupçonner presque tout le monde à la fin de cet album qui m’a passionnée. Il se termine bien sûr à un moment palpitant  ce qui fait que j’attends le prochain avec une grande impatience.
Quand sortira-t-il? 
J’ai beaucoup aimé les dessins, très fermes, très colorés. Ils guident parfaitement bien le lecteur dans la découverte de cette histoire, bien partie pour me plaire. 
On dirait le sud T.1 : Une piscine pour l’été par Raphaël Gauthey et Cédric Rassat (Éditions Delcourt  janvier 2010, 64p)Top Yaneck= 17/20:
Participent aux BD du mercredi  de Mango

Benjamin, Choco , Dolly,Emmyne,Estellecalim, Hathaway, 

Hilde,Hérisson08,Irrégulière,  Jérôme,  Kikine, Lounima, Lystig, Manu,


Wens,  Yaneck, Yoshi73, Mr Zombi, 

Nouvelle participation  au challenge Palsèches de Mo'la fée, à  celui de M. Zombi  et au Top BD
 de Yaneck (Note donnée:18/20)

mardi 15 février 2011

Une bonne nouvelle: Ouverture d'un Challenge John Irving chez Val


J'aime beaucoup cet auteur, Val aussi!
J'ai beaucoup aimé son dernier livre paru en janvier : "Dernière Nuit à Twisted River", Val aussi . son billet doit paraître bientôt.
J'ai bien envie de continuer à découvrir d'autres livres de cet auteur et justement Val propose la liste de ses  livres qui sont presque tous en Poche.
Je vais essayer d'en lire le plus possible (En rouge ceux que j'ai déjà lus)

Liberté pour les ours ! (1968, Setting Free the Bears)
L'Épopée du buveur d'eau (1972, The Water-Method Man)
Un mariage poids moyen (1974, The 158-Pound Marriage)
Le Monde selon Garp (1978, The World According to Garp)
L'Hôtel New Hampshire (1981, The Hotel New Hampshire)
L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable (1985, The Cider House Rules)
Une prière pour Owen (1989, A Prayer for Owen Meany)
Trying to Save Piggy Sneed (1993)  en partie traduit en français sous le titre Les rêves des autres
Un enfant de la balle (1994, A Son of the Circus)
La Petite Amie imaginaire (1997)
Les Rêves des autres (1998)
Une veuve de papier (1998, A Widow for One Year)(adaptation ciné: A Door in the Floor)
La Quatrième Main (2001, The Fourth Hand)
Mon cinéma (2003, My movie Business, a Memoir)
Le Bruit de quelqu'un qui essaie de ne pas faire de bruit (2004, A Sound Like Someone Trying Not to Make a Sound)
Je te retrouverai (2005, Until I Find You)
Dernière nuit à Twisted river (2009, Last night in twisted river)
Pour les conditions du Challenge, c'est ICI.

Lectures, Tag des trente derniers jours

Cynthia me l’ a proposé et j’ai accepté! Il n’a pas l’air très compliqué!

1) Combien de fois avez-vous été en librairie, en bibliothèque ces trente derniers jours? 1) Zéro fois 2) 1 à 10 fois 3) Plus de 10 fois
(Réponse 2) : 5 fois, soit 4  en librairie, (une fois par semaine lors des  courses hebdomadaires)  et une par mois en bibliothèque

2) Combien de livres ont rejoint votre PAL depuis? (hormis les emprunts de bibliothèque, une PAL étant la pile dont on ne se débarrasse pas comme ça et qui peut croupir chez soi des années) 1) Zéro 2) 1 à 5 3) Plus de 5
(Réponse 3)  : 8 (des Poches surtout)
J'ai acheté :
* Jonathan Safran Foer : «Tout est illuminé»
* Tennessee Williams : «La rose tatouée»
* Truman Capote : «Prières exaucées»
* Frédérique Deghelt : «La nonne et le brigand»
* James Salter :’ «Un sport et un passe-temps»
* Maurice Dekobra; “La Madone des Sleepings»
* Luigi Pirandello : “Nove novelle per un anno” “Nouvelles pour une année”
* John Irving: «Dernière nuit à Twisted River" ( déjà chroniqué)

J'ai reçu :
* Michelle Richmond :  «Le rêve d’Amanda Ruth»
* Jim Dodge ; "L’oiseau canadèche"

3) Combien de livres dans votre LAL au cours des trente derniers jours? 1) Zéro 2) 1 à 10 3) Beaucoup plus
(Réponse 3):  Une trentaine  lors de ma lecture des blogs ! J’ai acheté un carnet Oxford neuf  en début d’année et le tiers des pages de celui-ci est déjà utilisé!

4) Un livre lu en entier ces trente derniers jours? Faisait-il partie de la PAL? S’agit-il d’une nouvelle acquisition? 1) Aucun 2) Oui, et il faisait partie de la PAL 3) Oui, et il s’agit d’une de mes acquisitions de l’année
(Réponses  3): Je me suis précipitée pour acheter le dernier Irving dès sa parution mi- janvier et dans la foulée et l’enthousiasme, j’en ai lu les 600 et quelques pages et j’’ai immédiatement écrit mon billet. 

5) Un défi entamé pendant ces trente derniers jours? 1) Défi? 2) Entamé oui 3) Fini même
(Réponse 2): J'ai poursuivi  le Nature Writing  de Folfaeri avec ma seconde lecture : «Un été dans la Sierra »  de John Muir, magnifique livre !
Continué aussi le challenge Librio de Cynthia avec les Poèmes de Andrée Chedid et les nouvelles de Poe.
Continué ma participation aux challenges BD de Mo’ et de Mr Zombi, au Top ten de Yaneck, 
Poursuivi les rendez-vous  des BD du mercredi et des Citations du jeudi. 
J’en ai peut-être oublié. Il faut dire que je ne choisis pas mes lectures en fonction des challenges mais tant mieux si elles peuvent entrer dans l’un ou l’autre ! 
.
Je renvoie ce tag à  Cathulu, Emmyne, Aifelle, Karine:), Dimitri,  Lystig, Alex, Moka, si elles sont d'accord ;)

lundi 14 février 2011

Un été dans la Sierra de John Muir, Challenge "Nature writing"

«Un été dans la Sierra » raconte l’expédition entreprise par l’auteur  en 1869, vers la Yosemite Valley, en Californie  centrale, pour accompagner un   berger à  l’occasion de la grande transhumance de son troupeau vers les sources fraîches et vertes des vallées de haute montagne. Il note tout ce qu’il voit et c’est ce journal qui nous est donné à lire ici.
C’est un émerveillement  pour lui, bien sûr, mais aussi pour le lecteur tant  il réussit à  faire partager sa joie de découvrir pour la première fois des paysages  aussi  majestueux,  beaux et  encore intacts.
Je craignais de m’ennuyer au bout d’un moment puisqu’il ne s’agit que de découvrir une nature encore peu connue et quasi vierge de toute industrie,  qu’elle soit touristique ou autre. Je redoutais les descriptions trop nombreuses mais,  emportée par la prose  à la fois inspirée, simple  et vivante de John Muir, un homme très attachant, j’ai lu ce livre dans le même émerveillement que le narrateur l'a écrit. 
Michel Le Bris a raison de louer son style comme étant  «d’une grande sûreté, précis, sans effets de rhétorique,où la poésie, l’émotion, naissent de l’extrême netteté du rendu – le tout porté par une joie intérieure, une vitalité,le sens aigu que tout, montagnes et glaciers est en évolution constante, donnant à ses études les plus scientifiques des airs de récits d’aventures.»
Chaque journée de cet été-là  avait été comme un chant de grâce: "Aussi longtemps que je vivrai, j'entendrai les chutes d'eau, le chant des oiseaux et du vent, j'apprendrai le langage des roches, le grondement des orages et des avalanches et je resterai aussi près que possible du cœur du monde. Et qu'importe la faim, le froid, les travaux difficiles, la pauvreté!"
Un été dans la Sierra de John Muir traduit de l’américain par Béatrice Vierne,(Éditions Hoëbeke, 1997, 231 p. Préface de Michel Le Bris)
C'est ma deuxième participation au challenge Nature Writing de Folfaerie que m'a fait connaître Keisha. 

Bonne Saint Valentin, "Je t'aime pour aimer"

Bonne Saint Valentin!
"Je t'aime pour aimer"
Paul Eluard


Joli jeu sur le baiser chez  Ötli

dimanche 13 février 2011

Andrée Chedid, Il y a des matins, poème du dimanche

Il y a des matins en ruine
Où les mots trébuchent
Où les clés se dérobent
Où le chagrin voudrait s’afficher


Des jours
Où l’on se suspendrait
Au cou du premier passant
Pour le pain d’une parole
Pour le son d’un baiser


Des soirs
Où le cœur s’ensable
Où l’espoir se verrouille
Face aux barrières d’un regard


Des nuits
Où le rêve bute
Contre les murailles de l’ombre


Des heures
Où les terrasses
Sont toutes
    Hors de portée.

Andrée Chédid  Par-delà les mots.  Il y a des matins
Au cœur du cœur  (Librio, Poèmes choisis et préfacés par Matthieu Chedid et Jean-Pierre Siméon, 2010)
« La Poésie d’Andrée n’exclut personne, elle s’adresse à tous avec confiance comme une parole amie, elle parle du cœur au cœur, au cœur du cœur »
Les autres participants aux dimanches poétiques ICI
Nouvelle participation au challenge de Cynthia

samedi 12 février 2011

Gens de Dublin, dernier film de John Huston d'après une nouvelle de James Joyce

Je viens de voir sur TCM le film de John Huston qu’il a tourné  avant de mourir  et qui reprend  «The Dead »,  la dernière nouvelle du recueil   "Dubliners " de James Joyce. 

La nouvelle, publiée en 1914,  et le film tourné  en 1987  racontent une fête familiale un jour d’épiphanie à Dublin, en 1904. 
L’intrigue elle-même se résume à peu de choses mais cependant tout y est attirant, simple et parfait. Nous assistons à l’entrée des invités de deux demoiselles âgées, Kate et Julie Morkan et de leur nièce  qui,  chaque année à la même époque,  reçoivent leur neveu Gabriel Conroy et sa femme Gretta, ainsi qu’un petit cercle d’amis Tout se déroule de façon rituelle : on chante, on danse, on mange et on boit avant de finir par évoquer les morts  et de se séparer.  Sur l’escalier au moment du départ, la jeune Gretta s’arrête, émue par le chant d’un dernier invité. La dernière partie montre le jeune couple de retour dans sa chambre d’hôtel et Gretta raconte à son mari l’histoire de ce jeune homme qui l’a aimée et s’est tué pour elle. Gabriel dont le début de jalousie s’apaise regarde au loin par la fenêtre les flocons de neige sur Dublin et un solo de saxophone accompagne le panoramique final qui montre la ville et la campagne ensevelies sous la neige  tandis que Gabriel songe à l’inévitable écoulement de la vie cernée par la mort inéluctable. 
C’est un film d’un charme fou. Je suis encore sous le coup de l’émotion en terminant ce billet. 
Gens de Dublin, dernier film de John Huston  d'après  une nouvelle de James Joyce


Sofi Oksanen, l'auteur de Purge, au salon du Livre de Paris


Après plusieurs récompenses  dont le 9e prix du roman Fnac 2010 par un jury de 900 personnes, Sofi Oksanen obtient le prix du Livre européen pour  Purge qui raconte le passé douloureux  mais identique de deux femmes, résistantes estoniennes  pendant l'occupation soviétique.

Elle sera au Salon du Livre de Paris le vendredi 18 mars 2011 de 15H30 à 20H au stand
 n°12, celui de Stock)

Autres écrivains qui ont annoncé leur venue et que j'aimerais rencontrer:
Henning Mankel, le samedi 19 mars sur la Scène des auteurs, de 15h à 16h.
Ian McEwan,  le dimanche 20 mars,de 15 à 16h.
Et aussi R. J. Ellory. Ces trois-là je voudrais les voir à tout prix  et puis si je peux , s'il n'y a pas trop de monde: Katherine Pancol et Tatiana de Rosnay., en attendant d'en remarquer d'autres. 


vendredi 11 février 2011

Doodle Edison

Nouvelle surprise à quelques jours d'intervalle avec celui de Jules Verne, voici le second doodle interactif pour le 164e anniversaire de la naissance de Thomas Edison.  



Thomas Edison (Thomas Alva Edison) (11 février 1847 à Milan, Ohio - 18 octobre 1931 à West Orange, New Jersey). Fondateur de General Electric, l'un des premiers empires industriels mondiaux, il est reconnu comme l'un des inventeurs américains les plus importants et les plus prolifiques, revendiquant le nombre record de 1093 brevets1. Pionnier de l'électricité, diffuseur, vulgarisateur et perfectionneur de technologies d'avant-garde, il s'est également auto-proclamé inventeur du téléphone, du cinéma et de l'enregistrement du son[réf. nécessaire]. Il est parfois surnommé le magicien de Menlo Park, ville rebaptisée en son honneur en 1954.(Wikipedia)


J'ai appris qu'il existait The Diary of Thomas A. Edison Ce serait intéressant s'il était aussi traduit en français. 

Blogs et sites découverts et appréciés récemment

Je préfère ne pas attendre plus longtemps pour ce petit tour des blogs que je fais régulièrement et surtout en ce moment où je lis des romans fleuves qui demandent du temps. Voici donc  quelques images qui ont retenu mon attention ces jours-ci.

1) Chez Theoma , un photographe qui donne la pêche... Jordan Matter 



2) Sur le blog de  Shige Pékin, un portrait de Klimt que je ne connaissais pas 
Mada Primavesi par  Klimt, 1912



3) Touching Strangers chez Fubiz  Ils ne se connaissent pas mais ils se touchent.


     4) Des boissons belles à voir (et aussi à boire sans doute!):  Delicious Drinks 

jeudi 10 février 2011

Le rêve d'Amanda Ruth, Michelle Richmond

Je ne sais pas! Je termine ce livre à l’instant  et me voici là, tout de suite, à vouloir en parler. C’est sans doute trop tôt car  je me sens perplexe : je ne sais pas vraiment si je l’ai aimé. Au commencement oui, beaucoup, puis  de moins en moins, je ne me suis pas sentie  attachée aux personnages, mais la fin est belle et m’a plutôt  réconciliée avec l’histoire sentimentale des amours adolescentes entre amies. Récit qui revient sans cesse au premier plan, comme une ritournelle tragique. 

Bon le résumé d’abord. 

La narratrice est Jenny, l’amie d’Amanda Ruth dont le rêve était d’aller au moins une fois en Chine, sur la terre de ses ancêtres, le long du  Yang-Tsé-Kiang,  le troisième fleuve le plus long du monde,  jusqu aux vieux villages du barrage des Trois-Gorges, . Seulement voilà Amanda a été étranglée chez elle en Alabama  et c’est pour disperser ses cendres dans l’eau du fleuve  que Jenny fait le voyage quatorze ans après. Si elle se sent en partie responsable  de  la mort de son amie, c’est le père de celle-ci  qu elle soupçonne d’être le meurtrier, furieux d’avoir surpris par deux fois sa fille dans des situations équivoques avec ses amies. 
Jenny a une autre raison d’entreprendre cette longue  croisière ; elle espère ainsi retrouver l’amour de Dave son mari qu’elle est en train de perdre. Le destin cependant en décide autrement et chacun d’eux fait une rencontre décisive qui les éloigne l’un de l’autre  plus qu’ils ne pensaient 
Jenny, sur le navire, tombe sous le charme de Graham, un homme charmant mais dont un douloureux secret pèse lourd sur la dernière partie de ce voyage   qui se révèle  pour la narratrice une véritable recherche de sa  propre vérité. 


 Tout est fait pour me plaire dans ce roman :  amitiés amoureuses, amour conjugal et désir de fidélité, pitié dangereuse envers les nouveaux  amants, érotisme sauvage pour le jeune visiteur de je ne sais plus quelle secte, exotisme  touristique à gogo, belle écriture ou traduction réussie bref un roman séduisant plein d’émotions  mais trop sans doute  en ce moment pour moi.
J’ai été surtout agacée par tous les poncifs  apportés  par la vision simpliste des  touristes  pressés sur un pays  tellement plus complexe, plus moderne et moins mystérieux qu’on se plaît souvent à le décrire. J’ ai surtout vu  dans les descriptions  qui parsèment ce roman  des caricatures pour cartes postales !
Un roman  agréable et bien construit mais qui m’aura malgré tout agacé par trop de légèreté et d'approximations,ce qui m'a en partie  empêchée d'adhérer  complètement au récit. .  

Ceci dit,  ceux qui ont lu  et commenté ce livre avant moi l’ont tous aimé. Je me sens donc bien isolée  avec mon billet pas très positif. Ne vous en contentez donc pas et lisez les avis qui m’ont donné envie de le lire, celui de Cathulu  et celui de Virginie. 

Le rêve d'Amanda Ruth, Michelle Richmond, traduit de l'américain par Sophie Aslanides, Buchet-Chastel 2011, 294 pages (Barrage des Trois-Gorges)

Le rêve d'Amanda Ruth de Michelle Richmond, premières lignes,


«Dans mon rêve Amanda Ruth n’est pas morte, elle est seulement endormie. Nous sommes allongées sous un sycomore au bord d’un sentier de montagne accidenté. L’herbe autour de nous est constellée de noyaux : nous avons mangé des pêches, des prunes et des nectarines. Ses doigts sont encore poisseux après notre festin. Ils brillent dans la douce lumière de la montagne. Elle a une manière si élégante de dormir, une jambe un peu repliée sous elle, un bras étendu sur l’herbe.»
Michelle Richmond : Le rêve d’Amanda Ruth, traduit de l’américain par Sophie Aslanides 
(Début de ce livre en cours de lecture, citation pour le jeudi de Chiffonnette) )

mercredi 9 février 2011

Le livre culinaire en vedette au festival de Paris du 3 au 6 mars 2011

La 2ème édition  du Festival du  livre culinaire aura lieu au Centquatre, nouveau llieu de création et de production artistique de la Ville de Paris, au 104, rue d’Aubervilliers. C'est une manifestation professionnelle ouverte au public le week-end.


Venus de  Chine, Russie, Inde, Malaisie, Mexique, Brésil, Canada, Liban, Maroc,  plus de 200 éditeurs du monde entier s'y retrouveront  pour présenter leurs livres de cuisine. Il y aura là  plus de 50 nationalités et  plus de 4000 ouvrages


C'est L’Italie  qui en  sera l' invité d’honneur  avec ses plus grands éditeurs – Food Editore, Mondadori, Carlo Cambi
Bien que ne brillant pas particulièrement aux fourneaux , je ne me lasse pas de feuilleter les livres de cuisine. Je les trouve particulièrement beaux et j'en ai une petite collection qui s'accroît sans cesse au fil de mes voyages et déambulations! 

Site du Festival


Magasin Général de Loisel & Tripp , 6 tomes, ma BD du mercredi



Pour la première fois, j’ai lu en une seule fois une série entière,  soit les six tomes du «Magasin Général» de Loisel & Tripp, chez Casterman,  écrite en 4 ans, de 2006 à 2010 et racontant la vie d’un  petit village du Québec  isolé dans la forêt canadienne entre les deux dernières guerres, dans les années trente  à quarante.

L’histoire est celle  d’une jeune veuve, Marie, racontée en voix off par son défunt mari, ce qui justifie les nombreux aperçus du village vu d’en haut. Tous deux tenaient le magasin général, le seul commerce du village, l’unique  lien avec le monde extérieur de  ce trou perdu où les hommes valides, tous  bûcherons, sont absents une bonne partie de l’année.


Marie, l’héroïne, pleure son mari disparu. Elle se sent perdue, se croit incapable de continuer à tenir le magasin, mais poussée par les villageois totalement dépendants de cette petite entreprise, elle découvre qu’elle sait conduire et qu’ainsi elle  peut se rendre indispensable à tous.  Le village se remet à vivre et on prend le temps de faire connaissance avec  ses habitants jusqu’au retour des hommes, l’évènement-clé de l’année. (T1)
Dans le  T2, le village appartient de nouveau aux femmes. Marie  a bon cœur,  elle aime rendre service et tous profitent d’elle jusqu’au jour où elle doit  héberger  Serge, un «Français de France», tombé en panne dans ce coin isolé. La neige l’y retiendra longtemps  et  malgré la méfiance envers lui, l’étranger, il se rend indispensable car il a vécu mille expériences,  celle des tranchées, des grands restaurants parisiens et surtout il est vétérinaire. Avec Marie, il offre des dîners succulents à tous les habitants, il intervient lors d’accouchements difficiles, bref il se rend non seulement utile mais il initie le village à une vie plus légère, à des plaisirs plus raffinés si bien qu’à part trois mégères, tous finissent par l’aimer et Marie la première, bien sûr.
A leur retour cette fois, les hommes trouvent leur village bien changé et leurs femmes  trop indépendantes . Ils en veulent au nouveau venu et ce sera la guerre entre les sexes jusqu’à la réconciliation finale. (T3)
Là pourrait s’arrêter cette série,  avec le mariage   espéré de Serge et de Marie,  attendu aussi bien par le  lecteur que par les villageois mais  ce serait trop simple et l’histoire repart pour trois nouveaux albums  en raison d’une  révélation  inattendue.

Le tome 4 est alors celui des confessions. Marie souffre mais elle commence enfin à penser un peu plus à elle. 


Le tome 5 sera celui du scandale,  de la séparation/exclusion de Marie qui  part  tout oublier  à Montréal


Le tome 6 insiste sur  le grand vide que son absence a laissé  entraînant les remises en question de chacun. C’est l’effervescence et la mise à jour des vrais sentiments, l'attente de jours meilleurs  et le retour d'une Marie plus aguerrie. 


La série devait s’arrêter là mais est-ce possible puisque,  une fois de plus,  les auteurs nous laissent sur un « à bientôt » prometteur?


Je ne me serais pas attardée à résumer ainsi une si longue série si je ne l’avais pas aimée  En réalité j’ai beaucoup apprécié et le récit et les dessins ; Loisel crayonne et organise la mise en scène et Tripp  termine et fignole les détails. Le résultat est plaisant et j’ai tout lu  sans  un seul moment de lassitude. 
C’est une belle réalisation, pleine d’optimisme et d’humanisme, ce que j’aime. 


Magasin Général  de Loisel & Tripp,6 tomes, Casterman, T1 Marie, T2 Serge, T3 Les hommes, 
T4 Confessions,T5 Montréal, T6 Ernest Latulippe. 


Autres participants aux BD du mercredi  de Mango:

Benjamin, Choco , Dolly , Emmyne ,Estellecalim,
 Hathaway ,Hilde , Hérisson08, 

 Irrégulière,  Jérôme,  Kikine, Lounima, Lystig, Manu, Marguerite,  Mathilde, 
Mo' , Noukette,  Sandrounette,  Sara, Theoma,  Valérie,  Vero,  Wens,
 Yaneck, Yoshi73, Mr Zombi, 

Nouvelle participation  au challenge Palsèches de Mo'la fée, à  celui de M. Zombi  et au Top BD
 de Yaneck (Note donnée:18/20)

mardi 8 février 2011

Un doodle interactif pour Jules Verne

Depuis quelque temps,sur Google,  on voit apparaître des doodles amusants ou intrigants qui me surprennent toujours. J'apprécie cette initiative!

Aujourd'hui, c'est le cas à l'occasion du 183e anniversaire de la naissance de Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes. De plus, cette fois-ci, il est interactif, grâce à sa petite manette de côté.
 
Il faut dire que non seulement l'œuvre de Jules Verne est populaire dans le monde entier mais c'est surtout l'auteur de langue française le plus traduit dans le monde. Il vient d'ailleurs  au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère après Agatha Christie. 

Des doodles comme ça,j'en demande encore!