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mardi 28 octobre 2014

Elizabeth George, Juste une mauvaise action

Résumé de l'éditeur
Le sergent Barbara Havers est catastrophé. Hadiyyah, la fille de son cher ami Azhar, a été enlevée par sa mère et aucune poursuite judiciaire n'est possible. Azhar n'a jamais épousé Angelina et l'enfant ne porte pas son nom.
Alors qu'Azahar se désespère, Angelina refait finalement surface avec une nouvelle alarmante : Hadiyyah a été kidnappée sur la place d'un marché toscan.
La police italienne est chargée de l'enquête et Barbara devra prendre les choses en main, frôlant l'incident diplomatique, pour que Scotland Yard intervienne en la personne du célèbre inspecteur Thomas Lynley.

Bien vite, les deux enquêteurs découvrent que l'affaire est beaucoup plus complexe qu'un simple enlèvement...
Du brouillard londonien aux collines ensoleillées de Toscane, Elizabeth George nous emporte, avec cette dix-huitième enquête de Thomas Lynley, dans un tourbillon d'émotions et de trahisons.

                                        ***
De cette romancière, j'ai déjà lu : Le Rouge du Péché et c'est parce que mon avis avait alors été très mitigé que j'ai accepté de découvrir la dernière aventure de l'inspecteur Lynley et de sa collaboratrice, Barbara Havers, lorsque Babelio me l'a proposé  dans le cadre de son opération Masse Critique. 
700 pages! C'était un véritable défi que j'ai mis longtemps à mener à bien. Dire que je suis simplement déçue pour la seconde fois serait en dessous de la vérité, j'ai tout simplement été à deux doigts de m'arrêter en cours de route. Je n'ai pas réussi à croire aux personnages  ni à m'intéresser à cette histoire d'enlèvement d'enfant qui n'en finissait pas! A chaque reprise du livre, il me fallait revenir en arrière pour me rappeler les derniers développements.  J'ai rarement été aussi peu passionnée par un roman policier! C'est beaucoup trop long et  certains passages m'ont tout simplement paru totalement caricaturaux tellement la sauce y était délayée. Tout devient prétexte à développement: les lieux, les pièces, les vêtements, les dialogues, les déplacements, jusqu'aux   nouveaux venus  qu'on ne reverra plus  qui ont aussi droit à une ou deux pages définissant leurs identités et expliquant leur présence. C'est lourd, pesant, sans génie! 
Même Barbara Havers m'a semblé fade, cette fois, malgré un portrait prometteur, p. 574:
Quand elle était sur une enquête, elle s’y plongeait tout entière et donnait le meilleur d’elle-même. Elle n’avait jamais peur de tenir tête à quelqu’un dont elle ne partageait pas l’opinion. Elle ne faisait jamais passer ses chances de promotion avant la résolution d’une affaire. Et quand elle tenait ce qu’elle pensait être une piste, on ne pouvait pas plus la lui faire lâcher qu’à un pitbull un morceau de steak. Son esprit frondeur et sa faculté à ne se laisser démonter par personne, si haut placé que soit ce personne…En un mot, Barbara était hors normes, et c’était exactement le genre d’officier dont on avait besoin dans une équipe.
Sympa peut-être, ce personnage,  mais on est loin de Lisbeth Salander, par exemple,  et je ne pouvais m'empêcher de faire la comparaison!
En somme, cette lecture, trop sage et trop fade, a eu tendance à m'endormir! C'est loin d'être ce que j'attends d'un thriller!
 Juste une mauvaise action, Elizabeth George,
(Presses de la Cité, octobre 2014, 700 pages)

samedi 11 octobre 2014

Joyce Maynard, L'homme de la montagne

Il y a un peu plus de trente ans, un jour de juin au coucher de soleil – sur un versant de montagne dans le Marin County, Californie -, un homme s’est approché de moi, tenant dans ses mains un bout de corde à piano, avec l’intention de mettre fin à mes jours. J’avais quatorze ans et il avait déjà tué beaucoup d’autres filles. Depuis ce jour, je sais ce que signifie regarder un homme dans les yeux en se disant que son visage est la dernière chose que l’on verra jamais.
C’est à ma sœur que je dois d’être ici pour raconter ce qui s’est passé ce soir-là. Par deux fois ma sœur m’a sauvée, alors que moi, je n’ai pas pu la sauve.
Voici notre histoire. ( Prologue, p. 11)
Cette histoire justement, c’est celle de Rachel et de Patty, deux sœurs qui s’adorent malgré leurs différences: Patty, la plus jeune, est douée pour le sport, Rachel, la narratrice deviendra écrivain et c’est en tant que telle, une trentaine d’années après les faits  de cette fameuse année 1979, en Californie, qu’elle raconte les meurtres horribles du serial killer de la montagne, poursuivi par leur père, l’inspecteur de police  Torricelli. Plus rien ne sera pareil ensuite, pour elle et sa famille mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque la traque de l’assassin ne cessera qu’à la suite de la parution du roman où elle raconte les crimes de celui qui restera connu comme l’Étrangleur du crépuscule.

Ce que j’ai surtout aimé, ce n’est pas le côté policier du roman qui reste secondaire,  mais les liens très fusionnels  entre les sœurs, suite au divorce de leurs parents, distendus cependant quand l’aînée réussit à faire partie de la bande du lycée, la popularité acquise par son père pour ses enquêtes et ses passages à la télévision y étant pour beaucoup. C’est que son père est beau, charmant, sexy et volage tandis que sa mère passe son temps à lire et à se morfondre. 

Ce n'est pas un coup de cœur mais c'est un roman très agréable pour les raisons qui me sont très claires maintenant concernant mes préférences pour des lectures distrayantes et faciles.

 - Le côté "qui fait peur"  est mis en sourdine bien qu'au cœur de l'intrigue: ( ici, les crimes en cascade par l'homme de la montagne) - Le suspense n'est que moyen, sauf lors d'un passage où j'ai soudain soupçonné le père lui-même. 

- L'histoire familiale est plus évoquée que fouillée, voire autopsiée comme si souvent! C'est juste un père trop charmant et charmeur qui oublie de plus en plus souvent de  rentrer chez lui, ce qui cause des ravages évidemment chez sa femme et ses filles. 
De nous deux, c'était Patty qui jetait un regard sans concession sur notre père et parlait de lui durement quand elle pensait qu'il faisait souffrir notre mère. Sur certaines choses - par exemple le fait qu'il conduisait une Alfa mais n'avait jamais assez d'argent pour permettre à Patty de se faire arranger ses dents, elle ne disait rien. Mais elle lui reprochait de plus en plus  son incapacité à aider financièrement notre mère et nous et, surtout, ses promesses réitérées de venir nous voir, qu'il ne tenait jamais. Tout en n'abandonnant pourtant pas l'espoir qu'il assisterait un jour, d'un bout à l'autre, à l'un de ses matches de basket.

  - Il est tellement  occupé par son job, disais-je.

  - Tu l'excuses tout le temps.
  - Et toi, tu es méchante.
Je l'aime, protesta-telle. Mais c'est un perdant.
-  Le meilleur du roman  pour moi, cependant,  restera l'analyse  de l'adolescence de ces deux jeunes filles à cette époque et à  cet endroit-là. C'est finement évoqué, sans lourdeur,  avec le ton juste et la  légèreté qui conviennent dans un contexte suffisamment pesant et dramatique par ailleurs!

Un bon choix de lecture. A conseiller!
Les billets de Kathel, Clara,  Sylire, Lily,  et bien d'autres ...



Joyce Maynard, L'homme de la montagne
(Philippe Rey, roman, août 2014, 320 pages)
After Her, 2013) Traduit de l'anglais (États-Unis) par Françoise Adelstain

Challenge littéraire 2014 chez Hérisson  ( 8 ème participation)

dimanche 7 septembre 2014

Une veuve de papier, John Irving,

«Une nuit, alors qu’elle avait quatre ans et dormait sur la couchette inférieure de son lit gigogne, Ruth Cole fut réveillée par le bruit d’un couple en train de faire l’amour, bruit qui provenait de la chambre de ses parents et qui lui parut tout à fait insolite. Elle relevait d’une grippe intestinale; à entendre sa mère faire l’amour, elle crut tout d’abord qu’elle était en train de vomir.»
                                         Ainsi commence ce récit qui finit 650 pages plus tard  dans mon édition de poche. Il est divisé en trois grandes parties,lues tour à tour comme si chacune était  un livre à part.

La première, intitulée «Été 1958»,   raconte l’événement majeur de la vie de Ruth Cole, l’héroïne, qui, à 4 ans, avait déjà perdu ses deux frères plus âgés dans un accident de voiture dont sa mère, Marion, ne réussit jamais à  se remettre et qui l’abandonna cet été-là, la laissant seule avec son père Ted, un écrivain d’ouvrages pour enfants, coureur de jupons,  bien décidé à se séparer de sa femme au point de la pousser dans les bras du jeune Eddie, un étudiant de seize ans qui en tomba fou amoureux d’où la scène d’ouverture du livre.  Marion, cet été-là est  surtout intéressée par les photos de ses frères, très nombreuses, agrandies et placées sur tous les murs de la maison. Elle connaît par cœur l’histoire de chacune tant on lui en a parlé constamment  depuis l’accident. Au départ de sa mère, seuls restent les crochets sur les murs vides et c’est ce qui la troublent le plus.

La seconde partie, «Automne 1990», prouve combien toutes ces disparitions ont eu de l’importance dans la vie de Ruth, devenue écrivain en grande partie pour  retrouver le souvenir de ses frères et à force de repenser aux crochets et aux photos correspondantes. Elle a 36 ans et refuse l’idée de se marier et d’avoir des enfants.  Eddie aussi est devenu écrivain. Il a 48 ans quand  ils se retrouvent à l’occasion d’une lecture publique. Il est toujours amoureux de Marion  qui se serait aussi mise à écrire !
 Ruth, elle, a une vie agitée, entre une  amie, Hannah,  agaçante et dévergondée , un amoureux, Allan et des amants de passage mais c’est  à Amsterdam, en suivant une prostituée  pour les besoins de son futur roman qu’elle vit  une nouvel épisode des plus traumatisants.

La dernière partie, «Automne 1995» , commence comme une enquête policière et la fin m’a surprise, comme toute bonne fin de récit qui se respecte! A lire et à relire! 
                                                                          
John Irving est mon auteur fétiche depuis ma lecture du
 Monde selon Garp, lu et relu avant le blog
Coups de cœur assurés ensuite avec 
Une prière pour Owen,  
L'hôtel Newhampshire
Dernière nuit à Twisted River
et maintenant, plus que jamais avec celui-ci. Heureusement j'ai encore bien d'autres lectures d'Irving qui m'attendent dont un gros pavé à nouveau , déjà dans ma Pal: "A moi seul, bien des personnages"
LC avec Valérie

Une veuve de papier, John Irving
(Points, Poche,  Seuil, 1999, 650 pages)
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Josée Kamoun
A Widow For One Year, 1998)

Ce sera ma participation au challenge de Brize, Le Pavé de l'été 2014

lundi 3 mars 2014

Contrecoup, Rachel Cusk

« Mon  mari et moi nous sommes séparés il y a peu, et en quelques semaines, la vie que nous avions construite a été brisée, tel un puzzle réduit à un tas de pièces aux formes irrégulières. »
Quand j’ai lu cette première phrase du livre, j’ai cru à un roman sur un couple qui vient de se  séparer mais non, pas tout à fait!  Il s’agit surtout d’un livre de réflexions autour de la situation d’une  femme et de ses deux  filles après son divorce. Est-ce autobiographique?  Peut-être car elle est écrivain comme l’auteur mais ce n’est jamais vraiment dit si bien que je suis restée dans le doute. Je n’aime pas ce genre d’ambiguïté.
J’ai pu apprécier certains passages comme la comparaison avec Clytemnestre tuant Agamemnon dès son retour pour venger sa fille.  Elle, elle veut garder ses enfants  bien que ce soit son mari qui ait délaissé son métier d’avocat pour les élever. Il la trouve monstrueuse etc.  mais tout reste trop intellectualisé. C’est froid. Je n’ai pas ressenti d’émotion à la lecture de ce qui me semble plus un essai que le récit d’une expérience bien que ce soit sous-jacent.
J’ai aimé la fête de la grand-mère entourée de son importante descendance et la remarque que se fait la féministe, la première divorcée de cette grande famille :
«Ce  n’est pas pour défaire mais pour préserver qu’il faut de la force, car il suffit d’un instant pour que la structure se fissure.»
Elle va mal :
« Je suis une exilée de ma propre histoire. Je n’ai plus de vie. C’est une vie après la mort, le contrecoup. »
Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre bien qu'ayant apprécié le style, rigoureux et précis.
Cependant  je vais poursuivre ma découverte de cette auteure, après avoir bien aimé son interview par François Busnel dans ses "Carnets de Londres".  Arlington Park (2007), Egypt Farm (2008), Les Variations Bradshaw (2010).


Clara a aimé, Antigone également malgré un petit bémol. Pour Cathulu c'est une réflexion nécessaire et le résumé de l'éditeur m'avait alléchée. Le voici:
  "On se rencontre. On s’aime. Parfois, on se sépare. Dans l’intervalle, qu’a-t-on construit ? Les sentiments, les projets, les moments partagés, que deviennent-ils après la rupture ? Pour écrire ce livre, Rachel Cusk a puisé dans son expérience, celle de son divorce. Ni confession impudique, ni fiction pure, ce texte est surtout l’histoire d’une femme, écrivain, féministe, mère de deux filles, qui observe ses propres réactions avec la même acuité qu’elle met en scène les personnages de ses romans.Recréant des scènes quotidiennes vécues ou nourrissant sa réflexion de mythes et de références littéraires, Rachel Cusk analyse le retentissement profond d’une séparation".
 Rachel Cusk, Contrecoup, traduit de l’anglais par Céline Leroy, Editions de l’Olivier, 177 p.

lundi 11 novembre 2013

Contrecoup, sur le mariage et la séparation, de Rachel Cusk


Mon mari et moi nous sommes séparés il y a peu, et en quelques semaines, la vie que nous avions construite a été brisée, tel un puzzle réduit à un tas de pièces aux formes irrégulières.
Quand j’ai lu cette première phrase du livre, j’ai cru à un roman sur un couple qui vient de se  séparer mais non, il s’agit surtout d’un livre de réflexions autour de la situation d’une  femme et de ses deux  filles après un divorce. Est-ce autobiographique ?  Peut-être car elle est écrivain comme l’auteur mais ce n’est jamais vraiment dit si bien que je suis restée dans le doute et je n’aime pas ce genre d’ambiguïté. Elle, elle veut garder ses enfants bien que ce soit son mari qui ait délaissé son métier d’avocat pour les élever. Il la trouve monstrueuse etc.  mais tout reste trop intellectualisé. 
C’est froid. Je n’ai pas ressenti d’émotion à la lecture de ce qui me semble plus un essai que le récit d’une expérience bien que celle-ci soit sous-jacente.
J’ai pu cependant apprécier certains passages comme l'évocation de Clytemnestre au retour d' Agamemnon.  J’ai aimé la fête de la grand-mère entourée de son importante descendance et la remarque que se fait la féministe, la première divorcée de cette grande famille: Ce  n’est pas pour défaire mais pour préserver qu’il faut de la force, car il suffit d’un instant pour que la structure se fissure.
Elle va mal: Je suis une exilée de ma propre histoire. Je n’ai plus de vie. C’est une vie après la mort, le contrecoup. 
Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre, j'ai fini par l'abandonner.


Contrecoup - sur le mariage et la séparation-  Rachel Cusk, 
 Traduit de l'anglais par Céline Leroy, (éditions de l'Olivier, 2012/ avril 2013, 174 pages)

mercredi 21 août 2013

C'était le bonheur, Blutch, ma BD du mercredi


Blutch, ou  Christian Hincker, est  un auteur dessinateur très connu que je découvre seulement maintenant avec cet album paru en 2005.
Il s’agit d’un recueil de petites scènes  sur le couple et l’enfant au moment où se pointe le  divorce. 
Le bonheur est passé mais il faut s’accrocher. 
Tout y passe : souvenirs heureux ou cruels, regrets, colères, abattement, séduction, solitude, nouveaux espoirs, énergie nouvelle. 
L’enfant est au milieu et il faut le ménager.
Les dessins d’humour,  griffonnés au stylo à bille, sont rapides, efficaces,  caustiques. L’ensemble me laisse mélancolique car l’histoire est triste au fond, voire cruelle si l’on se place du point de vue de l’enfant mais la lecture de cet album a été agréable, un peu rapide bien sûr, il y a très peu de texte,  mais  je me suis souvent surprise à sourire, étonnée par l’originalité d’un  épisode ou  par une succession de dessins totalement inattendus!  


C'était le bonheur, Blutch,
(Futuropolis, 2005)

Logo BD noir
Logo BD rouge


Anne,  Alex, Asphodèle,  Blogaelle, Brize,

  Choco,  Cristie, Crokbulle,  Cuné Delphine,  Didi,  Élodie, Estellecalim,  Hilde, Hélène,  Sophie,  

Hérisson, Iluze,  Irrégulière,  

Itzamna, Jérôme,  Kikine,  La-ronde-des-post-it,

Lirepourleplaisir, Lou, Lounima,   Lystig,  Mango, Manu,  Margotte,  Marguerite, Marie, 

 Marion,  Marion Pluss,  Marilyne,
  
Mathilde, Mélo, Miss Alfie,

Miss Bouquinaix, Moka Mo',    Natiora,  Noukette,  OliV',   Pascale, Paulinelit,

  Sandrine,  Sandrounette,  Sara,  Sophie,   Soukee,  Stephie,  Syl, Theoma, 

Un amour de BD,  Valérie,  Vero,  Yaneck,    Yoshi73, Yvan,

mercredi 27 mars 2013

Une semaine sur deux, Pacco, ma BD du mercredi

Une semaine sur deux, Maé, une petite fille très délurée de six ans dont les parents viennent de divorcer, est prise en charge par son père, un quadragénaire installé dans le sud-ouest, un dessinateur en mal d’inspiration qui la laisse faire un peu tout ce qu’elle veut, trop souvent dépassé par le dynamisme et les emballements de sa fille.
C’est le père célibataire type, caricatural à outrance, plein de bonne volonté mais maladroit, sans discipline, toujours dépassé par les évènements. Sa fille lui fait faire à peu près tout ce qu’elle veut. Il est agaçant et attachant à la fois: un vrai gamin par bien des côtés.
L’histoire, les sketches sont sympathiques mais sans grande originalité non plus.
Ce que j’ai préféré , heureusement, ce sont les dessins, nets et  précis, juste ce qu’il faut , en noir et blanc la plupart du temps sauf les passages avec Maé qui sont joyeusement colorés.
L’ensemble est tonique, souriant, agréable à parcourir  mais sans plus. C’est déjà ça cependant.


Une semaine sur deux, Pacco (Fluide Glacial, 2012, 162 pages)

Top BD de Yaneck: 14/20


Logo BD noirLogo BD vertLogo BD rouge

Les participants aux BD du mercredi:


Anne Blogaelle, Brize,  Choco, Chrys, Cristie, Delphine, Didi, Dolly,

Estellecalim, Hilde, HélèneHérisson08, Iluze,  Irrégulière,


Lou, Lounima,   Lystig,  Mango,   Manu,  Margotte,  Marguerite, 

Marie,  Marion (Les lectures de Marion),   Marion (In the mood for blog) Maryline,  Mathilde, Mélo,

 MissAlfie, Miss Bouquinaix,

Moka,  Mo,   Natiora,  Noukette,  OliV', Pascale,

Paulinelit, Sandrounette, Sara, Sofynet,   Sophie/Vicim,  SoukeeStephie,  Syl,

Theoma, Un amour de bd,  Valérie,   Vero,

Wens,  Yaneck,   Yoshi73,  Yvan  Mr Zombi, 32 octobre,

vendredi 12 novembre 2010

Une affaire conjugale de Eliette Abecassis

Une affaire conjugale des plus classiques désormais : un mariage qui chavire après  dix années de vie apparemment heureuse et deux enfants. Un mari  trompeur et maître chanteur qui passe  du statut de prince charmant à celui de pervers narcissique. Les enfants que l’on se dispute, l’argent qui devient une arme à double tranchant, le recours à de nombreux tiers dont on s’entoure : avocats, notaires,  détectives,  psy,  coach de ceci et de cela puis la famille, les amis, les nounous, les  simples connaissances que l’on doit  solliciter et au milieu de tout ce cirque se dressent les  indispensables,  ordinateurs et portables, avec lesquels on espionne, on surveille, on se renseigne, on piège, on manipule jusqu’au dénouement…soupçonné depuis longtemps par toute lectrice un peu aguerrie ! 
Ce qu’on aurait traité en vaudeville un siècle plus tôt  commence en  véritable  drame  puis on  frôle de peu la tragédie pour finir  en….mais je ne peux pas le révéler, ce serait être mauvaise joueuse ! 
Je n’avais aucune intention de lire ce livre ayant bien assez de partenariats et autres livres voyageurs en retard  comme ça mais pour  avoir commencé à lire les  premières pages  je me suis trouvée habilement embarquée dans cette histoire jusqu’au milieu du récit. J’étais surprise donc intéressée. Peu à peu cependant je me suis mise  à sauter des lignes puis des pages bref à terminer en lecture rapide tant j’ai fini par m’ennuyer avec ce procès à rallonges et ces  pseudos et autres identités multiples qui servent à se défouler et à maintenir le contact avec l’ennemi… J’ai flairé trop vite qui était devenu qui et comment toute cette tragédie allait se terminer…Dommage ! L’homme est vraiment trop caricatural, la femme trop naïve au début, bref j’aurais été dans une situation similaire j’aurais peut-être beaucoup apprécié ce récit. Ne l’étant pas, je ne l’ai pas aimé plus que cela !

Première phrase : «Il n’y a pas de vol entre époux »
Dernière : «Serai-je capable d’aimer à nouveau »? 
Seule phrase au dos du livre :  «Pour bien faire les choses, il faudrait commencer par divorcer».
Une dernière : «Ceux qui n’ont pas divorcé ne peuvent pas comprendre, les célibataires ne peuvent pas comprendre, seuls ceux qui sont passés par cette expérience peuvent entendre ce que je dis. J’étais en survie. …c’était comme une maladie.  Si on ne la traitait pas, elle allait empirer: j’avais la divorcite »
Une affaire conjugale de Eliette Abecassis (Albin Michel), 2010, 325 p)