mercredi 12 mars 2014

Boris Vian, L'écume des jours, adaptation de Jean David Morvan et Marion Mousse, ma BD du mercredi

Si c'est en 1947 que le roman "L'écume des jours" a été publié  ce n'est que vers  1968 qu'il devient célèbre. Il entre alors en livre de Poche (10/18) . Désormais classique, il est dans la Pléiade depuis 2010. Deux films  en ont été tirés dont celui avec Romain Duris et Audrey Tautou,  l'année dernière, en 2013. De nombreuses représentations théâtrales  et même un opéra ont eu lieu ici et là et enfin cette BD, sortie en 2012. Belle vitalité pour un petit roman d'amour classé récemment dixième dans la liste des  cent meilleurs romans du XXe siècle (liste de la Fnac et du Monde).

 Colin et Chloé en sont le centre. Leur amour fou pousse et croît comme un nénuphar jusqu'à la maladie de Chloé et son étiolement dans la chambre devenue minuscule. 

Ayant  lu deux fois ce roman phare de Boris Vian et l’ayant beaucoup aimé, c'est avec un peu d' appréhension que j'ai ouvert cet album  Je ne le regrette pas,  même si en feuilletant ces pages en noir et blanc, j’avais un doute sur le plaisir que je pouvais éprouver. J’ai toujours du mal avec le noir et blanc en début de lecture. 
En réalité, cette adaptation  respecte les grandes lignes du récit  et son atmosphère poétique, romantique, farfelue, surréaliste,  jazzy, déjantée et ironique!  Tout cela, je l’ai retrouvé du début à la fin:  Nicolas, le cuisinier - maître d'hôtel, plus snob,  plus riche, plus sage, plus cultivé et plus respecté que le maître, la vénération ironique pour le grand homme Jean Sol Partre, l'apprentissage des danses à la mode, comme le Boogie et le Biglemoi,  etc. 
J'ai particulièrement apprécié les dessins surprenants, aux  trouvailles drôles, tristes,  parfois fantastiques à la façon des contes pour enfants. Les grandes pages avec un seul dessin sont particulièrement réussies. Elles rompent le récit à la façon d'un résumé  ou d'un flash symbolique au moment des instants essentiels. C'est bien fait, tendre et ironique. C'est un grand capharnaüm où vivent ensemble  humains, animaux, plantes,  maisons, objets,  qui réagissent, souffrent, aiment,   parlent tous comme des êtres vivants.  Présence du grain de folie nécessaire et respecté pour ce classique  fantaisiste.  
J'ai bien aimé. BD  à lire. 
Boris Vian, L'écume des jours, adaptation de Jean David Morvan et Marion Mousse,

(Delcourt, 2012, 166 p)

Billet de Yaneck
topbd_2013  2014 chez Yaneck

Logo BD noirLogo BD rouge

Participent peut-être ce mercredi 12/03/14:
Edit de 10 H.  
  • Plusieurs adaptations de romans célèbres en BD, en cette matinée du mercredi: déjà au programme: Hugo, Maupassant, Boris Vian et ce n'est peut-être pas fini! 
  • Une lecture commune de Blast (le dernier tome à peine sorti) chez Yvan et Yaneck
Anne ,   Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,


 Blogaelle, Brize ,   


Carolinedécouvrelemonde,


Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie   Crokbulle,  Cuné ,    Cynthia


 Delphine,   Didi, 



 Elodie ,    Estellecalim, Evalire, Hilde    Hélène ,     Hervé,  


  Iluze,   Irrégulière,    Itzamma , 



 JViel,  Jérôme ,  Julie,   


Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it , Laurie,


Lirepourleplaisir, 


Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   


 Manu,  Margotte,  Marguerite   Marie,  Mariejuliet, 


Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  

Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,


Mlle Bouquinaix, Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,    Natiora ,   Neph,  


Noukette ,    Oliv ', Pascale,  Paulinelit,


  Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades) ,   Sandrounette,   Sara ,


Sophie (des Bavardages) ,    Sophie Hérisson,  Soukee,  Stephie,   Syl, 
 Theoma 

 Un amour de BD ,

Vero,  Yaneck,  Yoshi73,  Yvan ,

BD du mercredi 12/03/14

Essex County, Jeff Lemire, par Marguerite
Les derniers jours d'un immortel, Gwen de Bonneval, Fabien Vehlmann, par Cuné
Le Horla, Guillaume Sorel et Maupassant, par Jérôme
Idem par Noukette
Idem par Stephie
Blast, Manu Larcenet, T4, Pourvu que les bouddhistes se trompent, par Yvan
idem par Yaneck
Tsunami, Pendanx, Piatzszek, par Sandrine (des Promenades)
La mondaine, T1/2, Jordi Lafbre et Zidrou, par Itzamna
Victor Hugo, Aux frontières de l'exil, Gil et Paturaud, par Natiora
Metropolis, Lehman, de Caneva, Martines, par La-ronde-des-post-it
Sixteen Kennedy Express, Aurélien Ducoudray et Bastien Quignon, par Marionpluss
Come prima, Alfred, par Theoma
Ordures, Olivier Cinna, Stéphane Piatzszek, par Cristie
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par Sophie (des Bavardages)
Blast, T2, L'apocalypse selon Saint-Jacky, Manu Larcenet, par Marion
Ken Games, T0, Louviers, de  Robledo, Toledano, par un amour de BD
Requiem Chevalier Vampire, T1, Pat Mills, Olivier Ledroit par Sara
Le val des ânes, Matthieu Blanchin, par Kikine
Violette Nozière, Vilaine Chérie, Camille Benyamina, Eddy Simon, par Cynthia
Dans la secte, Pierre Henri, Louis Alloing, par élodie

lundi 10 mars 2014

Tout le monde en parle: le plagiat

Je tiens ici à participer à la colère de la blogosphère littéraire à propos des nombreux plagiats sur certains sites commerciaux et pour cela je renvoie aux billets de George  et de Clara ainsi qu'aux nombreux autres parus depuis.    

Quand Amazon cautionne le plagiat…


Edit du soir: L'affaire semble réglée pour le moment. Merci Clara de l'information à lire  ICI
plagiatDepuis hier, la blogosphère est secouée par une nouvelle affaire de plagiat et cette fois, je fais partie des plagiés. J’ai été alertée de cette affaire grâce à un post de Clara sur Facebook informant qu’une certaine Coline donnait son avis sur des livres dans les commentaires du site Amazon en copiant allégrement des avis de blogueurs publiés sur le site communautaire Babelio. Plus de 700 avis publiés et une très grande partie d’avis plagiés (environ une trentaine de blogueurs concernés, certains ayant été plagiés sur plusieurs billets). En ce qui me concerne, la donzelle a copié-collé mon billet sur le roman de Marc Lambron, Tu n’as pas tellement changé ( voici le lien vers "l’avis" de Coline, pour constater le plagiat). J’avais publié mon avis sur le site de Cultura, je pense que c’est là qu’elle l’a repris.
Grâce au forum de Babelio et à Facebook, nous avons pu nous faire connaître entre plagiés et avons tenté une parade. La première chose a été de laisser des commentaires sous les avis plagiés stipulant le copier-coller. Puis nous avons alerté Amazon par le biais du service client. J’ai eu une personne du service client d’Amazon me conseillant d’écrire un mail pour expliquer le problème, ce que j’ai fait ce matin, j’attends la réponse. Mais Clara qui l’avait fait avant moi a, ce matin, reçu une réponse inadmissible à son mail  :
Bonjour,
Nous avons lu le commentaire à propos de l’article"Quatre murs " au sujet duquel vous nous contactez. Nous comprenons votre mécontentement.
Cependant, puisque ce commentaire adhère à nos conditions d’utilisations et règles d’écriture, nous ne serons pas en mesure de le supprimer.
A titre de rappel, vous trouverez nos règles d’écriture en cliquant sur le lien suivant :
Nous sommes désolés pour le désagrément que cette décision peut vous causer. Si vous souhaitez donner votre opinion, vous avez la possibilité de laisser une remarque sur ce commentaire. Vous pouvez également répondre « Oui » ou « Non » à la question « Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? ».
Nous vous encourageons enfin à soumettre votre propre commentaire sur cet article, en cliquant sur le lien « Créer votre propre commentaire ».
Nous espérons que ces informations vous seront utiles.
Cette réponse, et  notamment la phrase que j’ai mise en gras et soulignée témoigne donc qu’Amazon cautionne le plagiat sur son site.

dimanche 9 mars 2014

La branche d'amandier de Lamartine, Le printemps des poètes 2014

La  branche d’amandier


De l’amandier, tige fleurie,
Symbole, hélas! de la beauté,
Comme toi, la fleur de la vie
Fleurit et tombe avant l’été.

Et puisqu’il faut qu’elles périssent,
Qu ‘elles périssent sans retour!
Que ces roses ne se flétrissent
Que sous les lèvres de l’amour!

Lamartine, Élégie, Nouvelles Méditations Poétiques (La Pléiade, p.141/142)
Photo de Yannick le Gall

samedi 8 mars 2014

Le fils de Sam Green, Sibylle Grimbert

Le fils de Sam Green est celui du financier Bernard Madoff qui a défrayé la chronique ces dernières années, étant en grande  partie responsable de la crise financière de 2008. Dans la réalité, le vrai fils du vrai père s’est suicidé deux ans  après le scandale. Ici, dans ce roman qui n’est pas vraiment biographique, mais qui en a l'air, Sibylle Grimbert imagine ce qui a pu se passer   dans la tête de cet employé modèle qui  profitait apparemment sans problème de la richesse et du confort de la situation bien que soupçonnant fortement l’arnaque  parentale: tout était en effet basé sur du bluff, une pyramide qui ne pouvait que s’écrouler dès les premiers soupçons des investisseurs: une gigantesque  escroquerie à l'échelle mondiale en somme.
Plus que du déroulement de l’affaire c’est  de son retentissement sur la psychologie du fils dont il est surtout question. Un fils bouleversé qui essaie de comprendre  ce qui s’est passé et qui finit par mépriser non seulement son père mais tout le monde autour de lui et spécialement  lui-même  qui n’avait jamais vraiment réussi à se libérer du pouvoir paternel et de la facilité financière que cela impliquait. Il vivait dans le luxe de Wall Street et profitait de tous les avantages qui en découlaient sans avoir le courage de  s'expliquer une bonne fois pour toutes avec son père qu'il méprisait et craignait à la fois.  Il s’accuse lui-même de lâcheté,  se sentant à la fois coupable et victime  de la supercherie financière et familiale. 
"Tout le monde se fout de la vérité s'il n'est pas concerné par ses conséquences."
Dire que j'ai été vraiment sensible aux états d'âme ce cet héritier poltron, ce serait exagéré mais j'ai lu son histoire avec intérêt malgré le sentiment d'incompréhension et d'agacement éprouvé devant  l'inertie du personnage mais le récit est bien mené et l'écriture agréable, toute en souplesse et en simplicité. Pas si  mal.

Premières phrases du romanQuelqu’un m’a craché dessus aujourd’hui. Je devrais dire : enfin quelqu’un m’a craché dessus, ça prouve que j’existe, que j’ai un corps, qu’on me voit. 

Le fils de Sam Green, Sibylle Grimbert
(Éditions Anne Carrière, août 2013, 190 pages)


La réalité dépasse souvent la fiction: "Mark Madoff, 46 ans, a été retrouvé ce matin par un membre de la famille, après s'être pendu à un tuyau au plafond avec une laisse de chien, responsables de l'application de la loi dit à l'Associated Press.Son fils de deux ans dormait dans la chambre voisine, selon les responsables." (Forbes)

jeudi 6 mars 2014

Boulimie livresque

Que veut dire ce titre? Ça existe ce genre de maladie? 
Oui, c’est possible et c’est ce qui m’arrive en ce moment.. 
Parce que j'ai été en manque  de lectures en février pour un tas de raisons, je me suis précipitée dans mes  bibliothèques chéries et en suis ressortie avec un tas de  romans et un album graphique, tous plus ou moins  bien choisis tant ma frénésie de  lire est immense! 
Résultat? Douze livres jonchent  le sol  autour de moi que je voudrais dévorer d'un seul coup. Je saute de l'un à l'autre et je n'arrête plus. Le temps s'est arrêté et je n'ai envie de rien  d'autre que de lire, lire, lire. 24 heures non stop! Ce serait jour de  marathon de lecture,  je gagnerais! 
Rassurez-moi: ça se guérit vite une faim pareille? 
Ça vous arrive aussi quelquefois? 
Juste un aperçu des couvertures et je pars les ouvrir