vendredi 17 mai 2013

Un père en colère, de Jean-Sébastien Hongre

Ce roman témoignage évoque  une tragédie moderne : celle de l’éducation ratée de deux jeunes  de bonne famille  vivant en banlieue où ils sont  devenus délinquants et revendeurs de drogues. Ainsi résumé, on dirait un parfait cliché mais en réalité, ce récit est basé sur des faits détaillés, vécus et racontés par un père désespéré sur son blog où il se dit incompris, seul  et totalement dépassé par ce qui lui arrive.
D’un côté il y a les parents, Stéphane, ingénieur, et Nathalie, enseignante. De l’autre leurs deux enfants, Fred et Léa, enrichis par la vente de drogues mais vivant toujours dans la maison familiale où ils imposent leurs lois.
Le récit commence avec la tentative de suicide de la mère très déprimée par la situation et le cri de colère du père, vite repris par les médias. Il essaie de comprendre les erreurs commises pour recommencer sur de meilleures bases avec ses enfants mais si une bonne partie de l’opinion le comprend et le soutient, la presse, elle,  et les institutions, tendent à banaliser de tels drames familiaux en commençant par les juger plutôt rares. 
A la question d’un journaliste: Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous?, l’auteur a répondu: Jamais la société n’a été autant l’ennemi des parents et des valeurs humanistes.
Le livre est agréable à lire même si j’ai souvent senti de la colère, moi aussi, en constatant  le manque d’autorité général autour de ces enfants et la dangereuse bienveillance des institutions qui ne font que s’en laver les mains en réalité du problème de ces enfants dangereusement manipulateurs et des parents abandonnés à leur sort parce que déclarés responsables  de trop de laxisme. Constat du  fiasco d’une génération trop optimiste,  ce livre est aussi un espoir dans un changement de mentalité éducative.  
Un père en colère, de Jean-Sébastien Hongre  ( éditions Max Milo 222 pages).
L'avis d'Antigone,  d'Hélène, 
Merci à Babelio et aux éditions Max Milo pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse critiqueBabelio

mercredi 15 mai 2013

Tout seul, Chabouté, ma BD du mercredi


«Tout seul», c’est celui qui habite un phare au milieu de l’océan.
«Tout seul» parce  ses parents, les gardiens du phare, sont morts depuis longtemps.
«Tout seul» parce qu’il est né monstrueux et que ses parents ont donné son héritage à un patron pêcheur qui l’alimente de loin à dates fixes.
«Tout seul» parce qu’il n’est jamais sorti de cet endroit depuis sa naissance
«Tout seul» parce qu’il est destiné à y mourir, avec son poisson rouge et son dictionnaire. 
Sa situation est des plus tristes et pourtant c’est le plus merveilleux des êtres et son histoire m‘a émerveillée autant qu’elle m’a surprise.


Après tant d’éloges lus sur cet album, je n’ai pas été déçue. Merci aux blogueurs cités ci-dessous qui n’ont rien dévoilé d’essentiel concernant la fin du récit. Ma lecture a été un moment enchanteur, comme un envoûtement.
Mon second coup de cœur  de l’année. 
Chabouté: Tout seul, (Vents d'Ouest, 2008, 368 p.)
Top BD de Yaneck: 20/20

  Coup de cœur des libraires, c'est le seul prix reçu? 




Delphine,  Didi,  Élodie


Estellecalim,  Hilde 



Hélène,  Sophie Hérisson, Iluze,  Irrégulière,


Jérôme,  Kikine, La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, 


Lou, Lounima,   Lystig, Mango,


Manu,  Margotte,  Marguerite, 


Marie, Marion,  Marion Pluss,   Marilyne 


Mathilde, Mélo,


 Miss Alfie, Miss Bouquinaix,


Moka Mo'  Natiora,  Noukette,   OliV,   Pascale,


Paulinelit, Sandrounette, Sara,  Sophie,  


Soukee, Stephie,  Syl,


Theoma, Un amour de bd Valérie,   Vero,


  Yaneck   Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 32 octobre,

dimanche 12 mai 2013

Ciel et terre, Chanson de Françoise Sagan

J’ai fouillé
Ciel et terre
Pour pouvoir t’abandonner,
Solitude, vieille maîtresse,
Que veux-tu, mais que veux-tu de moi?
Ces mers sans rivages,
Ces corps sans visages,
Je n’en veux plus.
Moi j’espérais qu’un jour je te quitterais
Pour quelqu’un que j’aimerais,
Quelqu’un qui me garderait …
Ciel et terre
Dévastée
Par l’ennui,
L’ennui des beaux soirs d’été…
Solitude, de tes promesses
Il ne m’est resté que des fumées,
Fumées des nuits blanches,
Mon cœur s’y épanche
En longs regrets…
Moi j’espérais qu’un jour je te quitterais
Pour quelqu’un que j’aimerais,
Quelqu'un qui me garderait...

Paroles de Françoise Sagan, 1957
MusiqueMichel Magne
Interprète: Marcel Mouloudji
Page 142 du livre  Denis Westhoff, 
Françoise Sagan, ma mère, (Flammarion)

vendredi 10 mai 2013

Ni blog, ni télé, ni sorties, j'entre en lecture, immersion totale

J'ai trop de retard dans mes billets et dans mes lectures. J'avais vu trop large pour cette quinzaine qui se termine: trop de projets, trop  de tentations. Rien à regretter mais  les livres choisis lors de mes quelques visites en librairie  et à la bibliothèque  s'accumulent un peu partout et si je laisse traîner, ce sera pire. Alors, je fais le point pour ce week-end.

Livres lus mais billets encore  à rédiger:


Livres commencés  que je désire finir au plus vite.


Sans compter les BD empruntés à la bibliothèque et que je dois rendre  très bientôt.

Combien de temps va-t-il me falloir pour tout terminer? Et puis il y aura aussi les autres livres qui vont me faire de l'œil  pendant ce temps (Je me connais!)  Pas de temps à perdre!

jeudi 9 mai 2013

Les intermittences du cœur - Marcel Proust- Le souvenir vrai de la grand-mère

Ce soir  l’émission de François Busnel est consacrée  au premier volume de «A la recherche du temps perdu»: «Du côté de chez Swann» paru en 1913. J’ai hâte  de voir ce qui va être dit. J’espère que les grands connaisseurs de Proust qui seront sur le plateau sauront se rendre intéressants et apporter quelque chose de nouveau à la lecture de cette œuvre unique.
Sont annoncés comme invités:  
  • Antoine Compagnon: Professeur au collège de France . a écrit deux livres sur Proust:  Proust entre deux siècles, 1989; Proust: la mémoire et la littérature, 2009.
  • Evelyne Bloch-Dano: critique littéraire. Madame Proust, biographie, 2004. 
  • Raphaël Enthoven: Philosophe,  un peu partout, sur tous les fronts. Lectures de Proust, 2011. 
  • Jean-Yves Tadié: Professeur émérite de la Sorbonne; Biographe et spécialiste de Proust: Lectures de Proust 1971;  Proust et le roman, 1971; Proust, 1983; Marcel Proust, biographie, 1996; Proust, la cathédrale du temps, 1999; Le lac inconnu: entre Proust et Freud, 2012;Proust en Pléiade (édition critique)
  • Car aux troubles de la mémoire sont liées les intermittences du cœur.

Je venais d’apercevoir, dans ma mémoire, penché sur ma fatigue, le visage tendre, préoccupé et déçu de ma grand-mère, telle qu’elle avait été ce premier soir d’arrivée; le visage de ma grand-mère , non pas de celle que je m’étais étonné et reproché de si peu regretter et qui n’avait d’elle que le nom, mais de ma grand-mère véritable dont, pour la première fois depuis les Champs-Élysées où elle avait eu son attaque, je retrouvais dans un souvenir involontaire et complet la réalité vivante. 
Cette réalité n’existe pas pour nous tant qu’elle n’a pas été recréée par notre pensée (sans cela les hommes qui ont été mêlés à un combat gigantesque seraient tous de grands poètes épiques); et ainsi, dans un désir fou de me précipiter dans ses bras, ce n’était qu’à l’instant – plus d’une année après son enterrement, à cause de cet anachronisme qui empêche si souvent le calendrier des faits de coïncider avec celui des sentiments – que je venais d’apprendre qu’elle était morte. 
J’avais souvent parlé d’elle depuis ce moment-là et aussi pensé à elle, mais sous mes paroles et mes pensées de jeune homme ingrat, égoïste et cruel, il n’y avait jamais rien eu qui ressemblât à ma grand-mère, parce que, dans ma légèreté, mon amour du plaisir, mon accoutumance à la voir malade, je ne contenais en moi qu’à l’état virtuel le souvenir de ce  qu’elle avait été.
A n’importe quel moment que nous la considérions, notre âme totale n’a qu’une valeur presque fictive, malgré le nombreux bilan de ses richesses, car tantôt les unes, tantôt les autres sont indisponibles, qu’il s’agisse d’ailleurs de richesses effectives aussi bien que de celles de l’imagination, et pour moi par exemple, tout autant que de l’ancien nom de Guermantes, de celles, combien plus graves, du souvenir vrai de ma grand-mère. Car aux troubles de la mémoire sont liées les intermittences du cœur. 
Marcel Proust: A la recherche du temps perdu. Sodome et Gomorrhe. Les intermittences du cœur. (Poche, p.158/159)

mercredi 8 mai 2013

Vito, T1, Eric Stalner, ma BD du mercredi

En Sicile, un soir de  1947,  Giuseppe, un projectionniste  ambulant de cinéma qui parcourt l’île en camionnette  avec son chien, vient de diffuser  King kong, quand il reçoit la visite d’un vieil homme. Celui-ci  lui remet la  bobine  d’un film de 1929, totalement inconnu,  qui raconte
l' histoire  étonnante d' un centaure et d'un faune à l'aspect parfaitement réel. Giuseppe dès lors le présente chaque soir, de village en village. 
Il attire vite ainsi l’attention de Vito, un jeune  homme très mystérieux, persuadé de  reconnaître son père   sur ce film. Il lui  demande d’ être embauché,  prétendant être  menacé par sa  propre famille qui veut le retenir près d'elle à tout prix. On sent d’obscurs secrets flotter autour de lui, lourds de dangers et de mystères. Giuseppe éprouve une grande sympathie pour lui, ce  qui le pousse à prendre son parti et à le protéger. 
Une violente course poursuite  avec des personnages étranges et dangereux s’engage alors  jusqu'au cœur de l’île,  dans le village de Mazzarino, haut perché sur une montagne. 
 Tout ne fait que commencer et  on devine que le côté fantastique  du récit va prendre de l’ampleur par la suite. 
J'ai particulièrement aimé le mélange de réalisme et de mythologie sur cette terre qui garde tellement de traces de son passé glorieux de Grande Grèce. Les paysages sont restitués de manière  magnifiquement réalistes. J'espère seulement que les personnages seront plus approfondis  de façon à me  permettre  de mieux m'y attacher. Quoi qu'il en soit c'est un début de série attachant et suffisamment étrange pour éveiller ma curiosité et me donner l'envie de connaître la suite. 
L'avis de choco.
Vito, T1, L'autre côté, Eric Stalner (Glénat, février 2013, 48 p.)



Delphine,  Didi,  Élodie, 


Estellecalim,  Hilde,  



Hélène,  Sophie Hérisson, Iluze,  Irrégulière,


Jérôme,  Kikine, La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, 


Lou, Lounima,   Lystig, Mango,


Manu,  Margotte,  Marguerite, 


Marie, Marion,  Marion Pluss  Marilyne 


Mathilde, Mélo,


 Miss Alfie, Miss Bouquinaix,


Moka,  Mo',   Natiora,  Noukette,   OliV  Pascale,


Paulinelit, Sandrounette, Sara,  Sophie,  


Soukee, Stephie Syl,


Theoma, Un amour de bd,  Valérie,   Vero,


  Yaneck,    Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 32 octobre,

mardi 7 mai 2013

Le temps matériel, Giorgio Vasta

Un premier roman italien dont l’histoire se déroule à Palerme durant la fatidique année 1978, celle des Brigades rouges et de l’assassinat d’Aldo Moro qui a fortement ébranlé tout le pays.
On suit les jeux  cruels de trois enfants de onze ans qui parlent et résonnent mieux que bien des adultes. Ils admirent  et veulent imiter les Brigatistes dont ils entendent tellement parler à la télévision. Ils s’inventent un nouveau langage, créent leur bande et  entrent dans une spirale d’actes de plus en plus violents. Sans véritable éducation et laissés à eux-mêmes, ils absorbent  comme des éponges ce que les médias  dévident à outrance : des discours et des cris de haine, des images de morts dans les rues,  des explosions dans les lieux publics, des crimes politiques. Ils font comme tous les enfants du monde: ils veulent imiter leurs héros: ceux dont on parle partout.

 Voici les premières impressions du jeune narrateur à son arrivée à Rome qu'il voit pour la première fois.
A travers les fenêtres du couloir, j'observe les premières traces de la ville affamée qui explose depuis des mois dans les journaux et à la télévision, la ville qui fourmille de corps, la beauté des corps brigatistes, la splendeur de mars qui éclaire d'une lumière furieuse l'homme et la femme du train, mes nouveaux parents, leurs pas rapides entre les planches, les tracts de revendication qu'ils déposent convulsivement et clandestinement, le bruissement permanent de la peau, le sexe mordillé sur les lits de camp, les pratiques animales, et cette Rome tragique sous le soleil. 
Certains ont crié au chef d’œuvre. J’y ai cru mais j'ai très vite compris que je n’aimerais pas ce récit  malgré le style particulièrement recherché et imagé. La séance de torture des chats vagabonds en ouverture du livre me l’a immédiatement laissé supposer et c’est bien ce qui est arrivé. J’ai fini par laisser tomber cette lecture à la page 112. Cette plongée vertigineuse dans une violence sans fin magnifiée par des enfants me laissait un trop grand malaise insuffisamment compensé par mon admiration pour l'écriture.   La vie est trop courte pour se l’empoisonner ainsi.  
Le temps matériel, Giorgio Vasta 
Traduit de l'italien par Vincent Raynaud
(Gallimard,  premier roman,  juin 2010, 364 p.)

Challenges d'Anne,  Premier roman, Voisins, voisines, pour l'Italie,
Challenge de Géraldine, Des livres et des îles, Sicile,
Défi PR1

lundi 6 mai 2013

Liebster Award!


Les questions du tag concoctées par Mo sont si compliquées que  je vais me donner le droit de le simplifier à outrance en ne taguant personne cette fois-ci,  m’épargnant ainsi de trouver onze nouvelles questions encore plus diaboliques comme il le faudrait et ceci avec d’autant moins de scrupules que j’ai déjà fait  ce tag et dans les règles de l’art cette fois!   
Pour rappel:
Je dois écrire 11 faits sur moi
1  Mon chat, 6 ans,  s'appelle Mango.  Toujours près de moi mais  à distance! Peu démonstratif!
2- J'ai la double nationalité franco-italienne  
3- J'ai une petite fille de deux ans  qui prend tout mon temps 
4- A mon grand désespoir la peur en avion m'empêche d'aller  ailleurs qu'en Europe.
5-J'ai  été longtemps  passionnée d'Histoire et de généalogie,  mais j'ai arrêté en ouvrant mon blog 
6- Avant mon blog aussi, j'aimais beaucoup la science-fiction  et ses longues séries. Plus maintenant. je n'en lis plus! Je ne sais pas pourquoi. 
7- J'adore visiter les maisons d'écrivains. La maison de Marguerite Duras est la plus proche de chez moi. 
8- Insomniaque depuis toujours et heureuse de l'être, c'est surtout la nuit que je lis et que je me sens le mieux. Mon premier billet sur mon blog a commencé par un livre d'Emmanuel Pierrat  sur ce sujet: Troublé de l'éveil
9 - Je viens de me rendre compte que j'ai laissé passer l'anniversaire de mon blog, le 18 avril 2009 (4 ans déjà donc!) mais quand on aime, on ne compte plus! 
10- J'ai plusieurs hobbies dont la peinture, Les musées,  les expositions et leurs catalogues, la marche modérée, les poèmes que j'aime apprendre par cœur  (deux exercices que je recommande pour entretenir ses muscles et sa mémoire en même temps, seuls sports que je pratique!)    
11- A part les livres, mes principales tentations sont les chaussures à talons et les parfums.  (Après l'austérité, les frivolités! Toujours cette alternance!)
II Je réponds aux questions que la personne qui m’a taguée a postées et je crée 11 questions destinées aux personnes que je vais taguer.
1. Que pensez-vous de cette citation de L’Entrevue (M. Fior): «Que serions-nous s’il ne nous restait même pas les rêves?» 
Des zombies - et encore! 
2. Et de Formose (Li-Chin LIN): «Les enseignants les plus appréciés étaient ceux qui nous aidaient à avoir de bonnes notes en nous donnant des astuces. Pas ceux qui nous encourageaient à penser»? 
Au lycée, c'est ce que je pensais, maintenant c'est juste le contraire!

3. Et une dernière des Ignorants (E. Davodeau et R. Leroy) : « Pourquoi un livre rencontre ou pas ses lecteurs? Qu’est-ce qui fait la valeur d’un auteur?» Il réussit à nous faire réfléchir, pleurer, rire ou rêver!

4. C’est la journée mondiale du Livre voyageur. Tu t’es inscrit pour participer à l’opération «Passe ton livre à ton voisin». Tu devras donc déposer un livre de ton choix dans un lieu public pour qu’un inconnu l’emporte, le découvre et le remette dans le circuit des livres voyageurs par la suite. Quel livre choisis-tu et dans quel lieu le déposes-tu? 
Le monde selon Garp de John Irving. Je le dépose dans la salle d'attente d'un médecin.
5. Un de tes amis souhaite suivre davantage l’actualité littéraire. Quel webzine lui conseillerais-tu?
 Aucun. Je lui conseillerais la lecture des blogs.
6. Tu te réveilles un matin et constates rapidement qu’Internet n’existe plus. Toutes les radios relayent l’information. C’est un fait : Internet n’existe plus et rien ne le remplacera. Qu’est-ce qui te manquera le plus? 
Les blogs, ceux de mon GR
7. Lors d’un Festival du livre, tu fais la queue pour rencontrer un auteur. Dans la file d’à-côté, un festivalier s’adresse à toi. Vous sympathisez. Il te parle de son dernier coup de cœur et d’une chronique qu’il a lue sur internet et avec laquelle il n’est pas d’accord. En investiguant, tu comprends que ladite chronique incendiaire est celle que tu as mise en ligne. Que fais-tu? Te dénonces-tu comme l’auteur de cet écrit ou le laisses-tu parler et te dénigrer? Je prends ça comme une aubaine!  Enfin quelqu'un avec qui parler littérature (Difficile en famille). Tant mieux si on n'est pas du même avis. La discussion n'en sera que plus riche, à condition qu'elle ne tourne pas en boucle!
8. Un auteur te contacte car il aimerait que tu présentes son dernier ouvrage. En suivant le lien qu’il te donne pour accéder à son site, tu constates que tu n’apprécies ni son style, ni la teneur de ses propos. Avec diplomatie, tu le recontactes en lui expliquant que tu ne souhaites pas t’engager dans ce projet de partenariat. Il t’insulte, te trouve intolérant… Que lui réponds-tu? 
Rien! Je coupe tout contact. Pas de temps à perdre!  
9. Suite à un accident, tes deux bras sont plâtrés pour deux mois. Te voilà en arrêt, incapable de travailler et avec un boulevard de temps libre pour les semaines à venir. Le problème, c’est que tu ne peux rien attraper seul. Adieu lectures ou as-tu un stratagème pour contourner cette difficulté?  
Je trouverais sûrement. Les pieds, la bouche, lectrice à domicile, s'il le faut! :)
10. Envie de sensations fortes? Dans quel lieu atypique tenterais-tu une heure de lecture?
Non merci! La recherche des sensations fortes, j'aime mieux éviter. Elles surgissent bien assez vite, comme ça, d'elles-mêmes.  J'ai eu mon compte. Stop!

11. De quel conte d’enfant aimerais-tu être le héros? 
Le chat botté, tant qu'à faire! Avoir les bottes de sept lieues.

III Je choisis 11 personnes et je mets un lien vers leur blog dans mon post.
IV Je les informe sur leur page.
V Je ne peux pas taguer la personne qui m’a taguée.

dimanche 5 mai 2013

Ode à la pluie - Exposition à Brest, au Musée des Beaux-Arts et poème, Le jardin mouillé de Henri de Régnier

C'est en cherchant des tableaux  pouvant illustrer le poème de Henri de Régnier choisi pour ce dimanche  - vu les conditions climatiques du moment -  que j'ai découvert l'existence d'une exposition consacrée à la pluie. Elle a lieu en ce moment  au  Musée des Beaux-Arts de Brest jusqu'au 10 novembre  2013.
Son but? Montrer comment le monde de l'art observe la pluie...éphémère.
La pluie, une personnalité à part entière 
Rien  n’est plus difficile que de donner une forme à l’eau tombante, à l’eau brassée…



Le jardin mouillé

La croisée est ouverte; il pleut
Comme minutieusement,
À petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.

Feuille à feuille, la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.

L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.

Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel;
L'averse semble maille à maille
Tisser la terre avec le ciel.

Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,
De toute sa pluie à la fois,
Le jardin mouillé qui s'égoutte
Dans l'ombre que j'ai faite en moi.

Henri de Régnier (Honfleur, 1864- Paris, 1936)



Pissaro, Le jardin des tuileries sous la pluie, 1899

Vincent Van Gogh, Paysage à Auvers sous la pluie, juillet 1890,(Cardiff)
Alfred Sisley, Moret-sur-Loing, un jour de pluie, 1893

Pas si facile de trouver des peintures de pluie
(voir Grillon cependant )

samedi 4 mai 2013

Une larme m'a sauvée, Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar - On la croyait dans le coma, elle était consciente - Une histoire vraie


Si les romans ont ma préférence, il m’arrive aussi de lire des témoignages surtout quand ils me sont recommandés par des personnes de confiance et même si le thème de la maladie et de l’hôpital m’effraie  généralement.
C’est ainsi que j’en suis venue à m’intéresser à l’histoire récente d’Angèle Lieby, la cinquantaine,  qui s’est retrouvée un soir aux urgences de Strasbourg pour des maux de tête violents, des difficultés à s’exprimer puis une perte de connaissance.  Aussitôt plongée  dans un coma artificiel pour l’intuber, elle ne se réveille pas comme prévu et le personnel médical la considère comme morte.
Pourtant elle est consciente de tout ce qui se passe autour d’elle mais sans pouvoir communiquer avec quiconque et de quelque manière que ce soit.
On sait maintenant qu’elle souffrait alors d’une maladie rarissime: le syndrome de Bickerstaff qui peut se déclencher après un simple rhume et qui fait actuellement l’objet de divers congrès et recherches médicales très poussées, à la suite de ce cas , justement.
Sa chance a été sa famille,  toujours très présente à ses côtés  et c’est grâce à sa fille qui,  au bout d’une dizaine de jours, remarquant une larme couler  sur sa joue,  lance l’alerte. Les infirmières ne réagiront que quelques jours plus tard en voyant Angèle réussir à bouger le petit doigt. Ce sera sa seule façon de communiquer avec son entourage pendant les six mois  suivants, avant qu’elle ne puisse se rétablir peu à peu.  Au total, il lui faudra un an pour retrouver l’usage normal de son corps.

Un journaliste raconte son histoire dans le journal d’Alsace et obtient le prix Hachette. Tous les deux ensuite décident d’écrire ce livre.
J'ai aimé ce témoignage parce qu'il est positif, court, facile à lire. Ni sensiblerie ni rancœur mais un besoin d'améliorer les connaissances sur cet état encore très mal connu qu'est le coma. 
J'ai décidé très tôt de ne pas engager de procès, de ne pas chercher à établir de responsabilités. De la même façon, je n'ai écrit ni pour accuser, ni pour me plaindre, mais pour aider, faire avancer les choses.Pour que les malades se fassent entendre et que les soignants s'interrogent.Pour parler au nom de ceux qui, comme je l'étais il n'y a pas si longtemps, ne peuvent ni parler ni même bouger.Je supporterai beaucoup mieux les souffrances que j'ai endurées si elles atténuent celles des patients qui me succéderont. 
Une larme m'a sauvée, Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar
(Les Arènes éditions, 2012)

vendredi 3 mai 2013

Décès de Viviane Forrester, biographe de Virginia Woolf

J'ai aimé la biographie de Virginia Woolf par Viviane Forrester  qui a obtenu le prix Goncourt de la biographie, en 2009, et c'est avec tristesse que je viens d'apprendre le décès de  cette femme de lettres qui a eu lieu mardi 30 avril, chez elle, à Paris,  à la suite d'un cancer.  
Elle était devenue célèbre avec le prix Femina  de l'Essai, reçu en 1983 pour Van Gogh ou l'enterrement dans les blés,   et avec le prix Médicisen 1996,  pour L'Horreur économique. Elle était aussi membre du prix Femina. J'aimerais lire son journal: Rue de Rivoli, (1966/1972)