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lundi 29 septembre 2014

Ce lundi, je lis ...

J’ai découvert un bel album pour enfants que j'écoute en boucle dans la voiture, autant dire une bonne partie de la journée tellement je dois faire de navettes en ce moment, mon petit bout de chou très attentive à l'arrière,  avec ses: "Encore! Encore!" quand le disque se termine.
C'est un adorable livre /CD qui me plaît  bien à moi aussi. Les voix des créatrices, qui sont lectrices et chanteuses, tour à tour, sont un enchantement et je me suis très vite surprise  à fredonner les chansons. 
L'histoire et les dessins sont des plus simples mais tous les enfants de  trois ans et plus s’y reconnaissent sans difficultés et s'identifient facilement aux deux petites amies, Iris et Lou.

Celles-ci s'ennuient chez elles, un beau jour d'automne et la maman d'Iris téléphone  à celle de Lou pour inviter sa fille à venir jouer avec la sienne.  Ensemble, elles s'amusent toujours bien. Elles dansent,  chantent, se déguisent, passent une bonne journée mais elles se disputent aussi. C'est à qui sera la fée. Iris prétend que le rôle est pour elle puisque les ailes lui appartiennent et Lou pleure mais la maman présente intervient et trouve la solution pour les réconcilier. 

Le récit est entrecoupé de deux jolies chansons interprétées par  Coralie Clément (la sœur de Benjamin Biolay?) et par la dessinatrice Gesa Hansen dont les belles voix cristallines s'accordent très joliment. 

«Il arrive qu’on ait les mêmes envies 
Quand on est amies 
On rit de tout 
Même des soucis 
Mais quand on est amies 
La magie c’est qu’on est heureux 
De tout partager, 
Car c’est ça, l’amitié.» 

C’est juste ce que j’ai envie de bien faire comprendre à ma petite, pas encore très partageuse, avec ses «c’est à moi!» constants, quand elle est au parc, en ces fins de journée ensoleillées et qu’on lui prend son seau ou sa pelle mais qui, elle, ne se prive pas d’être attirée à son tour par les jouets des autres!

Un joli petit album/CD à lire et écouter!

Iris & Lou, Coralie Clément, Gesa Hansen
Album jeunesse à partir de 3 ans, inclus 1 CD, 36 pages.

vendredi 31 mai 2013

Mon chien Pompon, Iris de Moüy

Un chien et son petit maître vont se baigner dans ce qui semble un étang ou la mer.
Le chien Pompon est distrait par le vol d'une abeille au-dessus de lui. Il fait des bonds pour l'attraper. Le petit garçon  au short bleu , au bonnet gris et aux belles bottes jaunes,  essaie de le calmer
Un oiseau bleu dans un arbre gris et vert encadre le récit de cette promenade pleine de bonheur.
Les pages cartonnées,  les  rares mots  écrits très  gros,  les dessins et les couleurs des plus  simples, tout est parfait  pour plaire à un enfant de deux ans. 

Mon chien Pompon, Iris de Moüy
(École des Loisirs, Loulou et Compagnie, 2009, 30 pages cartonnées, 1er âge)

jeudi 26 août 2010

Mon photographe préféré: Jacques-Henri Lartigue


C'est grâce à un petit album de  photographies de Jacques-Henri Lartigue  (1894-1986)  que j'ai connu ce photographe qui reste depuis mon préféré
Je m'étais alors plongée dans la lecture de Proust  dont.je lisais  un volume  chaque été et ces instantanés évoquaient bien cette époque du début du XXe siècle.
Ce sont des photos prises par un jeune enfant ou un adolescent qui faisaient partie de l' album de sa  famille et que le photographe n'a montré que vers la fin de sa vie, en 1962, pour une exposition au Musée d'Art Moderne de New York
C'est en 1901, à sept ans que son père lui offre son premier appareil photographique
A vingt ans, il avait pris déjà environ 20000 photographies et il a continué jusqu"à sa mort , à 92 ans!
Ce qui fait son charme c'est son émerveillement constant devant le quotidien.
On le voit ici dans un entretien avec un journaliste  http://archives.tsr.ch/player/personnalite-lartigue

J'aime particulièrement ces trois silhouettes de  femmes  aux courses des Drags, à Auteuil, en 1910.
Et celle-ci prise Avenue des Acacias, en 1911


Ici, c'est le patinage sur le lac du Bois de Boulogne en décembre 1906


Une autre prise à Biarritz, en 1927


Enfin, la plus ancienne où on le voit avec son premier appareil



Jacques Henri Lartigue
(Delpire-Nouvel observateur, deuxième ouvrage de la collection « Aperture-Delpire », septembre 1976)
Photographie de J-H Lartigue par Jean-Loup Sieff


vendredi 11 décembre 2009

Corot, la lumière des villes



Avec cet album de 40 vues panoramiques, j’ai appris à mieux connaître ce peintre dont Nicolas de Staël,  que j’aime tant, s’est beaucoup inspiré.
C’est à Rome où il a vécu trois ans que Camille Corot (1796-1875) s'est perfectionné grâce à la nouvelle école du paysage à peine créée. A son tour, il se fait connaître par un genre nouveau où l’éclat de la lumière met en valeur l’architecture.. C’est là qu’il côtoie les œuvres des grands maîtres italiens, acquiert une palette vive et solaire grâce surtout à la découverte des couleurs de Raphaël.


Voici le jugement de Baudelaire sur Corot :
« Corot compose parfaitement bien. Il y a, chez lui, une infaillible rigueur d’harmonie et un profond sentiment de la construction. »


Auparavant, le sujet prévalait mais avec Courbet, Millet, Corot, suivis par Boudin et Jongkind et précédés par Géricault,  l’expression désormais primera toujours sur le sujet.


 Au printemps et en été, Corot peint dehors, des paysages, des villes vues de loin, mais jamais il n’a voulu peindre un paysage en automne ou en hiver. Il préfère alors s’enfermer dans son atelier et avec le fusain et la pointe sur cuivre, sur pierre ou sur verre, il découvre de nouvelles formes du mouvement .  A la fin de sa vie, il sera un peintre plus près des maîtres zen du paysage chinois qu’aucun occidental ne le fut avant lui. Il sidère Degas qui déclare : « C’est le plus fort de nous tous. Il a tout prévu. »


En peignant ses paysages, ses villes,  il enlève le plus possible de détails pour ouvrir son tableau à l’espace et à la lumière. Tout ce qui est anecdotique est éliminé. 
Il exécutera dans sa vie une vingtaine de vues panoramiques. Mais c’est à Gênes et à Volterra qu’il atteint le sommet de son art et il n’y aura que de Staël, bien plus tard, pour approcher cette  force de composition.
Corot, la lumière des villes de Claire Lebeau et Martin Dieterle (impossible de trouver la photo de couverture)  (Le musée miniature, Herscher, 1996, 63 pages)