Voici mon second Rat bien entamé - mais mini cette fois - de 10 à 22 heures, ça sera sûrement plus facile!
Merci d'avance aux cheerleaders pour leurs encouragements et à Virginie, l'organisatrice, qui doit fournir un énorme travail pour que tout se passe bien
1oH. Le livre d'Eric-Emmanuel Schmitt avec son titre provocateur m'intrigue et surtout, à l'intérieur, il y a un DVD avec des musiques de Beethoven que je vais écouter en lisant!
Lecture 1: Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent... de Eric-Emmanuel Schmitt ( Albin Michel,2010, 111 p)
Beethoven, Ouverture de Coriolan en ut mineur op. 62 (Columbia Symphony Orchestra, direction:Bruno Walter
http://www.youtube.com/watch?v=QoultibNlus&feature=related
La journée commence bien!
Exceptionnellement , je m'appuie sur l'éditeur:
Un jour, lors d'une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d'Eric-Emmanuel Schmitt. L'écrivain se rappelle l'avoir aimé passionnément autrefois, pendant son adolescence. Pourquoi Beethoven s'est-il éloigné ? Pourquoi l'homme d'aujourd'hui n'éprouve-t-il plus ces émotions, ce romantisme, ces orages intérieurs et cette joie ? Qui a disparu ? Beethoven ou nous ? Et qui est l'assassin ?
10H 45: Erreur de programmation!
Ce livre de Schmitt est passionnant! Mais ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour le lire et écouter de la si belle musique! L'excitation du jeu est là qui ne favorise pas le recueillement nécessaire. J e suis au milieu de la page 47. Neuvième symphonie , quatrième mouvement et final: "Hymne à la joie"
" L'irruption de la parole et du timbre humain dans une symphonie cause une surprise impressionnante. Mais Beethoven l'avait bien préparée: après ce gigantesque adagio, troisième mouvement, où se retient et s'accumule l'énergie, on a besoin de quelque chose d'inouï; le ressort bandé, il faut que ça parte! La voix de l'homme, voilà ce qui manquait à l'orchestre beethovenien. "
Je finirai ce livre dans la soirée quand tout sera plus calme autour de moi!
Je vais commencer le Enard!
samedi 9 octobre 2010
Bon RAT à tous!
Bon RAT à tous et à toutes et bon courage à ceux qui font le Grand 24/24!
Pour l'avoir fait une fois déjà, je sais que certaines heures sont difficiles mais l'expérience est belle!
De toutes façons, la journée sera longue mais grisante!
Plus que 25 minutes!
Chambre rangée, bureau ordonné, livres superposés, lectrice pomponnée et chat indifférent devant l'ordi: tout est en place, tout est OK!
Qui sait dans quel état tout ce beau monde se retrouvera dans la soirée?
vendredi 8 octobre 2010
Livres pour le Read-A-Thon 2010, le marathon de lecture!
Voici ma liste de livres pour les 12 heures de lecture non stop de samedi 9 octobre, de 10 à 22 heures.
J'ai choisi 5 romans que je dois lire pour des partenariats et pour restituer à la bibliothèque en temps voulu!
Romans
1 Mathias Enard : Parle-leur de batailles , de rois et d’éléphants
2 Patrice Delbourg ; L’odyssée Cendrars
4 Michèle Fitoussi : Helena Rubinstein
5 Eric-Emmanuel Schmitt : Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…
6 Sam Savage : Firmin
BD
1 Art Spiegelman: Maus
2 Ferri & Larcenet : Le retour à la terre, t1, La vraie vie
3 Alan Moore & David Lloyd: V pour Vendetta, t2, Vérités
4 Etienne Davodeau : Le constat
8 Raphaël Drommelschlager : Paris-New York, New York-Paris
Je ne compte pas en finir beaucoup, sauf peut-être les BD ou alors il faudra que je tombe sur une histoire qui me passionne!
jeudi 7 octobre 2010
Prix Nobel de littérature 2010 à Mario Varga Llosa, péruvien naturalisé espagnol
Le prix Nobel de littérature 2010 a été décerné à l'écrivain péruvien
naturalisé espagnol: Mario Vargas Llosa né le 28 mars 1936 à Arequipa (Région d'Arequipa, Pérou) auteur de romans, de poésie et d'essais politiques.
Dernières œuvres:
Tours et détours de la vilaine fille, 2006
La fête au bouc, 2002
Les Cahiers de Don Rigoberto, 1998
Lituma dans les Andes, 1996
L'Homme qui parle, 1989
Qui a tué Palomino Molero ?, 1987
La tante Julia et le scribouillard, 1980
La Ville et les chiens, 1966
Les outsiders étaient: Cormac McCarthy, écrivain américain né le 20 juillet 1933,
souvent comparé à William Faulkner et à Herman Melville.
Haruki Murakami, né à Kyōto le 12 janvier 1949
Ngugi wa Thiong'o,né le 5 janvier 1938 à Kamiriithu (près de Nairobi), écrivain kényan de langue kikuyu et anglaise.
Ko Un, poète sud-coréen né le 8 janvier 1933 à Gunsan. Son nom de plume est Ho.
Tomas Trastromer: (né le 15 avril 1931 à Stockholm) suédois écrivain, poète et traducteur, dont la poésie a été profondément influente en Suède, ainsi que dans le monde entier
(Source: Wikipédia)
Entretien intéressant de Bruno Corty,journaliste au Figaro; ICi
naturalisé espagnol: Mario Vargas Llosa né le 28 mars 1936 à Arequipa (Région d'Arequipa, Pérou) auteur de romans, de poésie et d'essais politiques.
Dernières œuvres:
Tours et détours de la vilaine fille, 2006
La fête au bouc, 2002
Les Cahiers de Don Rigoberto, 1998
Lituma dans les Andes, 1996
L'Homme qui parle, 1989
Qui a tué Palomino Molero ?, 1987
La tante Julia et le scribouillard, 1980
La Ville et les chiens, 1966
Les outsiders étaient: Cormac McCarthy, écrivain américain né le 20 juillet 1933,
souvent comparé à William Faulkner et à Herman Melville.
Haruki Murakami, né à Kyōto le 12 janvier 1949
Ngugi wa Thiong'o,né le 5 janvier 1938 à Kamiriithu (près de Nairobi), écrivain kényan de langue kikuyu et anglaise.
Ko Un, poète sud-coréen né le 8 janvier 1933 à Gunsan. Son nom de plume est Ho.
Tomas Trastromer: (né le 15 avril 1931 à Stockholm) suédois écrivain, poète et traducteur, dont la poésie a été profondément influente en Suède, ainsi que dans le monde entier
(Source: Wikipédia)
Entretien intéressant de Bruno Corty,journaliste au Figaro; ICi
Décès de Colette Renard, paroles de La petite église
Colette Renard, comédienne et chanteuse, née en 1924, est décédée hier.
En l'honneur de mes parents et grands-parents qui aimaient ses chansons, voici les paroles de l'une d'entre elles La petite église mais ses autres chansons étaient généralement plus lestes!
Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,
J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits
Faire une prière.
Des volubilis en cachent l'entrée.
Il faut dans les fleurs faire une trouée
Pour venir prier en lieu saint.
Un calme imposant en saisit tout l'être
Avec le printemps un parfum pénètre,
Muguet et jasmin.
La petite église est simple. Un grand cierge
Brûle dans le soir au pied de la Vierge
Comme une étoile du printemps.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.
{variante pour ce 3ème couplet:}
La petite église est simple. Un seul cierge
Brûle constamment au pied de la Vierge
Comme un étoile au firmament.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.
Des oiseaux parfois bâtissent leur nid
Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.
Le vieux curé les laisse faire.
Il dit que leur chant est l'hymne divin
Qui monte des chœurs en le claire matin
Vers Dieu notre Père.
Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Lorsque je suis las du monde et du bruit,
J'y vais à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière
.
Paroles de Jean Lumière
Colette Renard chante La petite église:
http://www.youtube.com/watch?v=6OHJE8zJjMg&feature=related
chante aussi Irma la Douce:
http://www.youtube.com/watch?v=fYz1McbeXsM&feature=related
Elle chante encore: Tais-toi Marseille http://www.youtube.com/watch?v=-C7a-4jS6yQ&feature=related
et encore: Les nuits d'une demoiselle : http://www.youtube.com/watch?v=n3gwyPxS7Yc&feature=related
Ah, vous dirais-je ,maman:http://www.youtube.com/watch?v=WNqBrOpUPe8&feature=related
Ça, c'est d'la musique:http://www.youtube.com/watch?v=ugLOPcvmduU&feature=related
En l'honneur de mes parents et grands-parents qui aimaient ses chansons, voici les paroles de l'une d'entre elles La petite église mais ses autres chansons étaient généralement plus lestes!
Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,
J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits
Faire une prière.
Des volubilis en cachent l'entrée.
Il faut dans les fleurs faire une trouée
Pour venir prier en lieu saint.
Un calme imposant en saisit tout l'être
Avec le printemps un parfum pénètre,
Muguet et jasmin.
La petite église est simple. Un grand cierge
Brûle dans le soir au pied de la Vierge
Comme une étoile du printemps.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.
{variante pour ce 3ème couplet:}
La petite église est simple. Un seul cierge
Brûle constamment au pied de la Vierge
Comme un étoile au firmament.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.
Des oiseaux parfois bâtissent leur nid
Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.
Le vieux curé les laisse faire.
Il dit que leur chant est l'hymne divin
Qui monte des chœurs en le claire matin
Vers Dieu notre Père.
Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Lorsque je suis las du monde et du bruit,
J'y vais à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière
.
Paroles de Jean Lumière
Colette Renard chante La petite église:
http://www.youtube.com/watch?v=6OHJE8zJjMg&feature=related
chante aussi Irma la Douce:
http://www.youtube.com/watch?v=fYz1McbeXsM&feature=related
Elle chante encore: Tais-toi Marseille http://www.youtube.com/watch?v=-C7a-4jS6yQ&feature=related
et encore: Les nuits d'une demoiselle : http://www.youtube.com/watch?v=n3gwyPxS7Yc&feature=related
Ah, vous dirais-je ,maman:http://www.youtube.com/watch?v=WNqBrOpUPe8&feature=related
Ça, c'est d'la musique:http://www.youtube.com/watch?v=ugLOPcvmduU&feature=related
Le cœur régulier de Olivier Adam, Rentrée littéraire 2010
De ce roman je ne garderai que deux images, celle du chemin sinueux vers les falaises permettant les longues promenades solitaires et celle de la grande salle de la pension où se rencontrent de temps en temps les candidats au suicide autour du sage Natsume! J’ai aimé tout ce qui s’y rattache, les descriptions et les conversations. Toujours plus ou moins désabusées. C’est la petite musique qui me restera de ce livre !
Le cœur régulier, est-ce le cœur qui s’affole ou le cœur qu’on arrête? Est-ce celui de Natsume Dombori qui essaie d’enrayer cette course désespérée vers la mort.?
Natsume , le seul personnage que j’ai aimé " banal et discret. Il n’avait l’air de rien, un Japonais sexagénaire parmi d’autres, comme on en croise partout, en groupes compacts, un appareil photo autour du cou, souvent munis d’une canne en bois, le menton levé vers les érables rougissants"
Le reste ne m’a pas intéressée et surtout pas l’héroïne, cette Sarah qui court sur les traces de son frère disparu sur ces falaises, abandonnant allègrement mari et enfants, sans scrupule, sans les tenir au courant de ce qui lui arrive! Que cherche-t-elle au fait? Une meilleure connaissance de ce frère difficile ou un nouveau souffle dans sa propre vie ? Les deux sans doute ! Elle fuit sa vie trop parfaite, son mari trop gentil, ses enfants trop lisses ! Brr ! Qu’elle m’agace ! Si encore c’était la première héroïne de roman récent à se préférer elle-même aux dépens de ses enfants!
C’est fou comme elles se multiplient dans les romans d’aujourd’hui ces femmes qui abandonnent tout sur un coup de tête sans se soucier de la souffrance de leurs proches! La première fois, OK, ça passe mais maintenant, je n’en peux plus ! Inutile de dire que si j'avais aimé le style de l'auteur, le pire des sujets ,je l'aurais aimé et c'est sans doute là que le bât blesse, j'ai eu du mal à finir ma lecture! Mon intérêt pour cette forme de quête de soi au bout du monde a fini par s'effilocher! Dommage! Certains pensent qu'il aura le Goncourt! J'ai très rarement aimé les Prix Goncourt!!
Le cœur régulier de Olivier Adam, Rentrée littéraire 2010 (toujours en course pour le Goncourt après la deuxième sélection) (Editions de l’Olivier, 2010, 232 p)En ont parlé déjà: Canel , Cathulu , Clara , Antoine , Antigone , Amanda , A lire et à croquer , L'encreuse , L'irrégulière ,
mercredi 6 octobre 2010
Soul man de Chauvel et Denys, La BD du mercredi,


J’ai plongé au hasard au milieu de cette série «Le Casse», dont chaque histoire, écrite et dessinée par des auteurs différents, doit tourner autour d’un casse d’importance. C’est bien le cas ici puisque dès la première page, nous sommes sur une longue route désertique, en direction de Pittsburgh, en Pennsylvanie, et le casse manqué de la mafia fait encore beaucoup parler de lui. L’opération elle-même a réussi mais les vingt millions de dollars confiés à une personne de confiance pour les mettre en lieu sûr ont disparu!
C’est alors que l’histoire de l’album commence, bien des années plus tard…
Arrive le meilleur passage, celui que j’ai préféré ! Un tout jeune blondinet à peine arrivé dans le centre correctionnel d’Attica, état de New York, en 2003, est aussitôt mis en cellule avec le plus dangereux de tous les prisonniers, Soul Man qui tue tous ceux que l’on enferme avec lui. Tout le monde s’étonne de ce choix et surtout la grosse brute de Soul Man, la terreur et le chef des prisonniers. La vie n’est pas facile pour le jeune Ken qui feint l’amnésie et les coups pleuvent de toutes parts ainsi que les mauvais traitements mais au fil du temps chacun livre un peu de sa propre histoire et on apprend ainsi l’amour infini du prisonnier que l’on croit irrécupérable pour la musique soul des années James Brown: Sam Cooke, Jackie Wilson, Otis Redding… Il en est fou…La fin de l’histoire en découlera…surprenante!
"C’était une musique faite pour danser, avec des chansons d’amour…En réalité, la musique soul a sorti l’âme noire des églises, elle a pris le gospel, … l’a mélangé au blues…Nous avons le beat, le funk, le groove….appelez ça comme vous voulez, la pulsion du rythme, la pulsion de vie que vous n’aurez jamais. »
Si j’ai aimé cet album, c’est parce que j’en ai aimé les dessins et les couleurs, réalistes, bien agencés, variés, curieusement sans violence excessive. Tout est dans les atmosphères... et je préfère cela! C’est typiquement le genre d’histoire qui ne m’intéresserait pas dans un roman mais qui me réconcilie avec la BD. Un bon choix pour cette semaine!
Soul man de Chauvel, Denys, Pittsburgh, Etat de Pennsylvanie, 1964,, Série Le Casse, t3, (Editions Delcourt,2010, 56p) Participent pour l'instant aux BD du mercredi de Mango , Kikine, Valérie, Yoshi73, Mo"lafée , Hathaway , Noukette , Manu , Sandrounette , Hilde, Sara ,Mathilde , Emmyne , Dolly,Lystig, Lounima, choco, Herisson08. Ce billet participe au challenge "PAL sèches "de Mo'la fée
Wikio, Top 20 Culture, octobre 2010
Voici le classement d'octobre 2010 pour la culture. Le classement général paraîtra seulement en fin de semaine..Quelle est la particularité de ce Top 20 Culture par rapport à celui de Littérature?. C'est essentiellement l'arrivée de quatre blogs: Fubiz, Ufunk, Graphisme& Interactivité et TrendsNews et par conséquent le glissement de quatre blogs littéraires : ceux de Choco, de Sylire, de Ferocias et de DF.
1 Fubiz
2 Blog-O-Book
3 Le Terrier de Chiffonnette
4 Moi, Clara et les mots
5 Les lectures de Pimprenelle
6 Le blog de Herisson08
7 LIRATOUVA
8 Ufunk - gadgets japonais et arts
9 Mille et une pages
10 Graphisme & interactivité
11 en lisant en voyageant
12 Les livres de George Sand et moi
13 Bric à Book
14 Cynthia et ses contes défaits
15 Mon coin lecture
16 Les écrits d'Antigone
17 TrendsNow
18 Le goût des livres
19 Les Lectures De Liyah
20 Audouchoc
Classement composé par Wikio
mardi 5 octobre 2010
Prix Goncourt 2010, deuxième sélection,
Voici donc la deuxième sélection du prix Goncourt qui sera attribué le 8 novembre
Olivier Adam Le coeur régulier L’Olivier
Thierry Beinstingel Retour aux mots sauvages Fayard
Virginie Despentes Apocalypse bébé Grasset
Mathias Enard Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants Actes Sud
Michel Houellebecq La carte et le territoire Flammarion
Maylis de Kerangal Naissance d’un pont Verticales
Chantal Thomas Le testament d'Olympe Seuil
Karine Tuil Six mois, six jours Grasset
Je rappelle la première liste en surlignant les éliminés
- Olivier Adam Le coeur régulier (L'Olivier)
- Vassilis Alexakis Le premier mot (Stock)
- Thierry Beinstingel Retour aux mots sauvages (Fayard)
- Vincent Borel Antoine et Isabelle (S. Wespieser)
- Virginie Despentes Apocalypse bébé (Grasset)
- Marc Dugain L'insomnie des étoiles (Gallimard)
- Mathias Enard Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (Actes Sud)
- Michel Houellebecq La carte et le territoire (Flammarion)
- Maylis de Kerangal Naissance d'un pont (Verticales)
- Patrick Lapeyre La vie est brève et le désir sans fin (P.O.L)
- Fouad Laroui Une année chez les Français (Julliard)
- Amélie Nothomb Une forme de vie (Albin Michel)
- Chantal Thomas Le testament d'Olympe (Seuil)
- Karine Tuil Six mois, six jours (Grasset)
J'ai lu pour l'instant "Le ccœur régulier" que je n'ai pas aimé (billet jeudi) et
Houellebecq que j'ai beaucoup apprécié. Je prévois de lire Despentes, Enard et Thomas .. Quant au roman de Marc Dugain , je viens de le commencer et j'ai un peu de mal à suivre pour l'instant! Il est éliminé, je vais quand même le finir. Quant à Amélie Nothomb, elle est une fois de plus écartée! Ça va devenir un gag!
Le dîner de Babette de Karen Blixen
Dans une petite ville de Norvège, deux sœurs âgées et puritaines, filles de pasteur luthérien, toutes dévouées à leur petite secte, ont recueilli en 1871 une bonne à tout faire française nommée Babette. Belles et courtisées dans leur jeunesse, elles ont suivi les conseils paternels et se sont réservées pour un idéal d’amour céleste
Au bout de douze ans, Babette qui s’était bien adaptée à cette communauté, gagna une grosse somme à la loterie et au lieu d’en profiter pour elle-même, elle décida d’offrir un repas de douze couverts pour le centième anniversaire du défunt pasteur. Elle consacra tout son argent pour faire venir des produits de France par bateau dont une énorme tortue qui effraya tant les futurs convives qu’ils décidèrent de manger de tous les plats mais en restant muets à leur sujet.
Ils tinrent parole, avalèrent et burent tout ce qui leur était offert, se montrèrent heureux et se laissèrent même aller à des confidences et à de tendres gestes d’amour à la fin du repas mais seul, un ancien amoureux d’une des sœurs, devenu général ayant beaucoup voyagé, reconnut les mets et se rappela avoir dégusté les mêmes au Café Anglais de Paris, célèbre pour la jeune cuisinière qui y officiait avant les événements de la Commune.
Les invités partis, Babette, fatiguée mais heureuse, confia à ses patronnes son désir de rester chez elles. Elle avait enfin atteint son but, celui de se sentir une grande artiste, celui de pouvoir se surpasser et d’accomplir enfin son chef d’œuvre.
C’est une très belle histoire mais pour une fois j’ai préféré le film qui développe davantage la préparation du repas et le dîner lui-même quand la nouvelle est avant tout écrite pour la conclusion, l'affirmation de ce besoin vital chez tout artiste de tendre vers l’excellence, coûte que coûte.
Menu du dîner dans le livre : soupe de tortue, Blinis Demidoff, au caviar, cailles en sarcophage, fruits :raisins, pêches, figues fraîches - Vins : Xérès Amontillado, Veuve Cliquot 1860, Le dîner de Babette de Karen Blixen
(Gallimard, nouvelles , 1961, 259 p dont 48 pour le dîner de Babette)
Traduit du danois par Marthe Metzger. Titre original : Babettes Gaestebud Le festin de Babette Un film de Gabriel Axel avec Stephane Audran)
lundi 4 octobre 2010
Paris, je t'aime de Myriam Thibault, Rentrée littéraire 2010,
Paris, ville désirée, ville aimée! Cri d’amour pour une ville de rêve d’autant plus souhaitée qu’elle est multiple, fantasque et dangereuse. C’est le lieu de toutes les passions, de toutes les tentations et de tous les possibles pour les personnages qui y jouent leurs destins. A eux tous, ils forment le kaléidoscope des onze chapitres qui composent ce recueil écrit par une jeune fille de seize ans particulièrement douée.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Il a la fraîcheur des premières œuvres et j’ai toujours une grande tendresse pour les premiers romans, parfois un peu maladroits mais souvent aussi très prometteurs comme l’est celui-ci. Il est si riche, si plein de références qu’il m’est un peu difficile d’en parler, d’autant plus que d’autres blogs l' ont déjà très bien fait, avec enthousiasme et délicatesse: ICI et ICI.
"Paris, je t’aime", c’est le même cri du cœur que dans le film collectif de 2006, c’est la ville des jeunes d’aujourd’hui, c’est aussi le titre du chapitre d’ouverture où la narratrice devant le film Angel-A de Luc Besson se sent soudain parisienne.
Dès le chapitre suivant, le héros est un jeune écrivain dont on imagine la journée boulevard Saint-Germain et l'évocation de nouveaux personnages continue sur fond de musiques actuelles évoquées à la fin de chaque histoire. Paris est au centre de cette alternance d’instants heureux et de tragédies fulgurantes. Tant de destins différents au même instant puisque à Paris, la vie ne s’arrête jamais.
Dès le chapitre suivant, le héros est un jeune écrivain dont on imagine la journée boulevard Saint-Germain et l'évocation de nouveaux personnages continue sur fond de musiques actuelles évoquées à la fin de chaque histoire. Paris est au centre de cette alternance d’instants heureux et de tragédies fulgurantes. Tant de destins différents au même instant puisque à Paris, la vie ne s’arrête jamais.
Une lecture très agréable!
Les personnages, guidés par leurs relations amoureuses, leurs ambitions professionnelles ou tout simplement par le plaisir de flâner dans les plus belles rues de la capitale, voient leur destin lié à ce lieu, qui constitue le décor de leur théâtre intime. FNAC
Paris, je t’aime de Myriam Thibault, Rentrée littéraire 2010, Premier roman. (Editions Léo Scheer, août 2010, 125 p.) Blog à visiter ICI
Les personnages, guidés par leurs relations amoureuses, leurs ambitions professionnelles ou tout simplement par le plaisir de flâner dans les plus belles rues de la capitale, voient leur destin lié à ce lieu, qui constitue le décor de leur théâtre intime. FNAC
Paris, je t’aime de Myriam Thibault, Rentrée littéraire 2010, Premier roman. (Editions Léo Scheer, août 2010, 125 p.) Blog à visiter ICI
Nouvelle participation au Challenge Premier roman de Pascale
dimanche 3 octobre 2010
Le condamné à mort de Jean Genet
Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.
Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.
Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.
Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.
Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.
Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.
Ô Traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.
Le condamné à mort de Jean Genet , L'homme universel de Léonard de Vinci
Le Condamné à mort, première œuvre publiée par Genet en 1942, à compte d’auteur, alors que le poète est emprisonné à Fresnes pour vol, met en scène la dernière nuit d’un condamné à mort, en mémoire de Maurice Pilorge assassin de 20 ans exécuté à St-Brieuc, en 1939.Poème par Etienne Daho en live en 2001:
http://www.wat.tv/video/jean-genet-sur-mon-cou-23763_2fgqp_.html
Poème chanté par Hélène Martin:http://www.youtube.com/watch?v=1CumaK6iQng
Poème lu par Mouloudji http://www.youtube.com/watch?v=q749PJyVyZg
Edit du 5 octobre 2010: In Cold Blog,que je remercie, m'informe que Daho et Jeanne Moreau liront ce texte en novembre, au théâtre de l'Odéon; http://mydaho.free.fr/news/annee2010/index.html#unique-entry-id-33)
samedi 2 octobre 2010
Mes livres de septembre 2010
De ces douze livres , sauriez-vous trouver mon préféré ainsi que celui qui m'a le plus déçue?
1 Pirandello, biographie de l’enfant échangé par Andrea Camilleri:, un auteur sicilien que j'aime beaucoup
Sur ces douze livres j'en ai aimé huit dont quatre font partie de la rentrée littéraire! Deux d'entre eux sont des premiers romans Pas si mal!
1 Pirandello, biographie de l’enfant échangé par Andrea Camilleri:, un auteur sicilien que j'aime beaucoup
2 Je suis l'homme le plus beau du monde de Cyril Massarotto , et le plus malheureux aussi!
3 Une parfaite chambre de malade de Yoko Ogawa, Toujours cette beauté glacée et parfaitement maîtrisée d'Ogawa
4 Iolani, ou les maléfices de Tahiti de Wilkie Collins, un récit d'amour mouvementé enterre lointaine.
6 La communauté du sud, 1, Quand le danger rôde de Charlaine Harris , des vampires à la sauce Harlequin s'agitent pour nous faire peur.
7 La vie adulte de Virginie Mouzat, ou quand une mère s'en va.
8 Robe de marié de Pierre Lemaître, un thriller inspiré
11 Les vies extraordinaires d’Eugène de Isabelle Monnin, la disparition d' un enfant, douleur et résilience.
Sur ces douze livres j'en ai aimé huit dont quatre font partie de la rentrée littéraire! Deux d'entre eux sont des premiers romans Pas si mal!
vendredi 1 octobre 2010
Grand Prix du Roman de l'Académie française 2010, Première sélection
Cette liste a été établie hier, jeudi 30 novembre 2010..
Le prix lui-même sera décerné le jeudi 28 octobre, (Source: ICI )
L'an dernier, en 2009, c'est Pierre Michon avec Les Onze (éd. Verdier) qui avait obtenu ce prix
8 Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal
Le confident, Hélène Grémillon, Premier roman, Rentrée littéraire 2010
Paris 1975, « Un jour, j’ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée »
Ainsi commence ce roman et déjà j’étais embarquée dans cette aventure de mères et de fille. Deux mères pour une fille unique. Quelle est la vraie ? Qui est la mère biologique? Que s’est-il passé trente-cinq ans plus tôt en pleine guerre mondiale?
Au centre de cette intrigue, astucieusement bien menée jusqu’à la dernière ligne, il y a Camille, la narratrice, l’héroïne, la petite fille si convoitée et enceinte pour la première fois. Orpheline de père depuis ses treize ans, elle vient de perdre sa mère qu’elle adorait et c’est parmi les lettres de condoléance que se trouve celle qui va bouleverser sa vie. Chaque mardi ensuite elle en recevra une nouvelle soigneusement remise par sa concierge si attentionnée.
Celui qui écrit est un certain Louis qui a aimé une certaine Annie, une petite fille de son village qui serait la vraie mère de Camille. Ici se glisse l’histoire d’Annie, de Paul et de Louise, nés dans les années trente. Il y est question d’amour et de stérilité, d’amitié et de mère porteuse, d’amour passion et d’adultère, de jalousie, de vengeance, de ruse, de misère et de prostitution, de malheurs patriotiques, de prisonniers et de bombardements, bref de toute une époque de violence et de grands bouleversements.
Vite convaincue que ces lettres sont sincères, Camille découvrira le journal intime de l’une des deux femmes puis connaîtra la version de l’autre. Elle partira enquêter dans le village d’où proviennent les lettres et ce qu’elle découvrira sera plus étonnant que ce à quoi je m’attendais. Mais quand je croyais avoir tout compris arrivent ces neuf dernières pages qui bouleversent tout une fois de plus. Bien joué ! C’est très fort ! J’ai beaucoup aimé!
« Regardez la lumière ». Le pilote me montrait le ciel aux couleurs de feu du coucher de soleil. L’avion prenait de l’altitude, les phrases dansaient, se rencontraient, et doucement tout s’éclaircissait. Regardez la lumière.
Merci à Keisha pour ce livre voyageur. Ont aimé ce livre également: Clara, Hérisson 08 , Stephie, Terrafemina, Sandrine, entre autres.Ce billet est ma première participation au challenge de Pascale Premier Roman
Le confident, Hélène Grémillon, roman, (Plon/JC.Lattès, août 2010, 302p.) Dédicacé à Julien.
Ainsi commence ce roman et déjà j’étais embarquée dans cette aventure de mères et de fille. Deux mères pour une fille unique. Quelle est la vraie ? Qui est la mère biologique? Que s’est-il passé trente-cinq ans plus tôt en pleine guerre mondiale?
Au centre de cette intrigue, astucieusement bien menée jusqu’à la dernière ligne, il y a Camille, la narratrice, l’héroïne, la petite fille si convoitée et enceinte pour la première fois. Orpheline de père depuis ses treize ans, elle vient de perdre sa mère qu’elle adorait et c’est parmi les lettres de condoléance que se trouve celle qui va bouleverser sa vie. Chaque mardi ensuite elle en recevra une nouvelle soigneusement remise par sa concierge si attentionnée.
Celui qui écrit est un certain Louis qui a aimé une certaine Annie, une petite fille de son village qui serait la vraie mère de Camille. Ici se glisse l’histoire d’Annie, de Paul et de Louise, nés dans les années trente. Il y est question d’amour et de stérilité, d’amitié et de mère porteuse, d’amour passion et d’adultère, de jalousie, de vengeance, de ruse, de misère et de prostitution, de malheurs patriotiques, de prisonniers et de bombardements, bref de toute une époque de violence et de grands bouleversements.
Vite convaincue que ces lettres sont sincères, Camille découvrira le journal intime de l’une des deux femmes puis connaîtra la version de l’autre. Elle partira enquêter dans le village d’où proviennent les lettres et ce qu’elle découvrira sera plus étonnant que ce à quoi je m’attendais. Mais quand je croyais avoir tout compris arrivent ces neuf dernières pages qui bouleversent tout une fois de plus. Bien joué ! C’est très fort ! J’ai beaucoup aimé!
« Regardez la lumière ». Le pilote me montrait le ciel aux couleurs de feu du coucher de soleil. L’avion prenait de l’altitude, les phrases dansaient, se rencontraient, et doucement tout s’éclaircissait. Regardez la lumière.
Merci à Keisha pour ce livre voyageur. Ont aimé ce livre également: Clara, Hérisson 08 , Stephie, Terrafemina, Sandrine, entre autres.Ce billet est ma première participation au challenge de Pascale Premier Roman Le confident, Hélène Grémillon, roman, (Plon/JC.Lattès, août 2010, 302p.) Dédicacé à Julien.
« Le passé revêt
Sa cuirasse de fer
Et se bouche les oreilles
Avec l’ouate du vent.
Jamais on ne pourra lui arracher
Un secret.
(Le pressentiment,
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