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mercredi 29 mai 2013

"Icare" de Mœbius et Jirô Taniguchi, ma BD du mercredi

Qui est ce bel Icare dont la naissance est une malédiction puisque né d’une femme, venue d’ailleurs, accoucher sur une terre livrée aux attentats kamikazes et qui dès sa naissance se met à voler dans les airs ? On ne sait rien de lui si ce n’est qu’il est beau et charmant et surtout qu’il vole.  Cette particularité attire évidemment l’attention des autorités qui décident de le mettre en cage pour mieux l’étudier et s’en servir comme arme secrète contre les menaces terroristes. Icare vivra une vingtaine d’années dans cette cage immense, soumis à toutes sortes d’expériences scientifiques mais, n’ayant  rien connu d’autre, il y vit tranquillement et ne se révoltera avec des envies de fuite et des démonstrations d’une force phénoménale que lorsque,  tombé amoureux de Yukiko, une jeune scientifique qui l’aime aussi, il voudra conquérir sa liberté loin de sa cage, avec son amour mais avec  le monde entier contre lui.


C’est en cherchant des mangas pour  la Quinzaine nipponne   organisée par  Marilyne et Choco  qui se déroulera du 3 au 16 juin 2013, que je suis tombée sur ce bel album cartonné issu de l’association de deux grands de la BD,  Mœbius pour le scénario original et Taniguchi comme dessinateur. C’est un one-shot de 284 planches, suivi d’un entretien avec Mœbius, également très intéressant. On y apprend que le projet initial était bien plus ambitieux puisque  l’histoire de cet Icare du futur devait se dérouler sur une quinzaine de volumes mais l’éditeur japonais,  avec Taniguchi lui-même, a décidé de ne publier que le préliminaire de l’histoire, ce qui fait que,  comme beaucoup d’autres lecteurs, je suis un peu restée sur ma faim, ayant trouvé le récit bien court, malgré le grand nombre de pages  (284) cependant j'ai pris beaucoup d' intérêt au sort du jeune homme attachant qu’est devenu le bébé mutant des premières pages. C’est un manga que j’ai lu d'une traite, avec grand plaisir. Il faut dire que les dessins sont superbes, détaillés et poétiques à la fois et si explicites que les textes se font rares

Mo en a parlé,  Marilyne aussi.

Top BD de Yaneck: 17
Icare, Mœbius , Jirô Taniguchi, Kana (Dargaud-Lombard), 2005, 284 planches)
Logo BD rougeLogo BD noir


 Anne, Alex, Blogaelle, Brize,  Choco,  Cristie,   Cuné, 


Delphine,  Didi,  Élodie, 


Estellecalim,  Hilde, 



Hélène,  Sophie Hérisson, Iluze,  Irrégulière,

Itzamna,



Lou, Lounima,   Lystig, Mango,


Manu,  Margotte,  Marguerite, 


Marie, Marion,  Marion Pluss,   Marilyne 


Mathilde, Mélo,


 Miss Alfie, Miss Bouquinaix,


Moka, Mo',   Natiora,  Noukette,   OliV,   Pascale,


Paulinelit, Sandrounette, Sara,  Sophie,  




Theoma, Un amour de BD,  Valérie,   Vero,


  Yaneck,    Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 32 octobre,

mercredi 22 mai 2013

Icarus, Manuele Fior, ma BD du mercredi

De Manuele Fior, je n'avais lu que  "Cinq mille kilomètres par seconde",  album que j'avais bien aimé.  Je voulais lire cette semaine "L'entrevue", après tant de billets élogieux sur son compte mais je n'ai trouvé que "Icarus" qui m'a laissée très perplexe lorsque je l'ai feuilleté. D'emblée, j'ai craint ces grands dessins, aux trois couleurs sans nuances, rouge, blanc et noir, sans presque aucun décor. Rien que des corps-silhouettes et des visages presque caricaturaux auxquels j'ai finalement réussi à m'habituer et que j'ai même trouvés beaux. 
Non,  le malaise ressenti ne venait pas d'eux! 
Le malaise tenait à l'histoire elle-même - que je n'ai pas bien  comprise!
J'espérais que la lecture contredirait cette première impression de désarroi mais au contraire, elle n'a fait que l'amplifier. A quoi mène donc  cette reprise de différents mythes  célèbres comme celui de Faust, du Minotaure, d'Icare et de Dédale réinterprétés à diverses époques dont l'actuelle, semble-t-il? 
Je n'ai pas la réponse.  


Je me suis reprise à plusieurs fois pour relire les passages obscurs. J'ai lu aussi, je crois,  presque tous les billets que j'ai pu trouver sur cet album: aucun n'explique  vraiment ce qui s'y passe . Aucune explication. Tout le récit baigne dans le flou. 
C'est Mo'  qui explique le mieux ce qu'on peut y trouver. 
On erre dans un espace-temps indéfini, on cherche des repères et on s’accroche à nos connaissances sur la Mythologie grecque sans savoir réellement si c’est la bonne marche à suivre.
Et de terminer son billet ainsi: 
Je n’aime pas réellement me faire mener par le bout du nez sans avoir la possibilité, à un moment, de cerner les tenants et les aboutissants de ma lecture. Ici pourtant, tel fut le cas… Une adaptation très personnelle du mythe d’Icare.
Je crois que je vais demander à David et à tout autre lecteur potentiel de cet album d’éclairer ma lanterne.
Je suis au regret d'avouer que je suis bien incapable également d'apporter les éclaircissements demandés! Je n'ai tout simplement pas envie de transformer ce temps de lecture, agréable le plus souvent, et qui doit le rester,  en un vilain pensum me rappelant de bien mauvais souvenirs.   
Icarus, Manuele Fior, (Atrabile, 2006,)

Top BD de Yaneck: 12

  Challenge Roaarrr de Mo'

Logo BD noir

Logo BD rouge


Aux fidèles participants  de ces BD du mercredi: 
Désolée si je n'ai pas toujours le temps certaines semaines de passer lire tous vos billets en y laissant des commentaires. Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque mais il se trouve que  mon temps libre est très réduit en ce moment.  Je réclame donc votre indulgence pour ce manque d'assiduité, en ce mois de mai si pluvieux
Ça ne durera pas 
Le soleil aussi reviendra! 
Il finit toujours par revenir! 

Bienvenue à Itzamna dont c'est la première participation!


 Anne, Alex, Blogaelle, Brize,  Choco Cristie,   Cuné, 


Delphine,  Didi,  Élodie


Estellecalim,  Hilde, 



Hélène,  Sophie Hérisson, Iluze,  Irrégulière,


Jérôme Kikine, La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, 


Lou, Lounima,   LystigMango,


Manu,  Margotte,  Marguerite, 


Marie, Marion,  Marion Pluss,   Marilyne 


Mathilde, Mélo,


 Miss Alfie, Miss Bouquinaix,


Moka, Mo',   Natiora,  Noukette,   OliV  Pascale,


Paulinelit, Sandrounette, Sara,  Sophie 


Soukee, Stephie,  Syl,


Theoma, Un amour de bd,  Valérie,   Vero,


  Yaneck,    Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 32 octobre,

dimanche 12 juin 2011

Le Fils, Michel Rostain, récit, Goncourt du Premier Roman 2011

«Papa fait des découvertes. Par exemple ne pas passer une journée sans pleurer pendant cinq minutes, ou trois fois dix minutes, ou une heure entière. C’est nouveau.» 
Ainsi commence ce récit relatant le lendemain, la semaine, l’année, enfin les cinq années qui ont suivi ce dimanche  25 octobre 2003, à 16 h 17 quand Lion, le fils de l’auteur, est mort en salle de réanimation, à l’hôpital de Quimper, d’une méningite foudroyante. 
Il se termine à la mi-avril 2010, lors de l’éruption du  volcan islandais  au nom imprononçable: Eyjafjallajökull qui projette des fumées à dix kilomètres d’altitude,  les cendres  du fils mêlées à celles du volcan qui font le tour du monde. C'est là que dans une sorte de pèlerinage, les parents du jeune homme ont déposé ce qui leur restait de leur enfant.
«Ce qu’on voit en fait dans le ciel de ce printemps? Ce ne sont que mes cendres qui disparaissent un peu plus. Le reste, c’est de l’ordre du roman. Ce n’est pas rien.» 
Entre ces deux moments, le fils décédé retrace la douleur du  père et ses efforts pour vivre  le deuil.  Il évoque les mille histoires que  ce dernier se raconte pour survivre et transformer l’absurdité de l’événement en contes mythiques et familiaux. La réalité sordide de la mort, il l'apaise ainsi au fil du temps par des fictions fantastiques et merveilleuses, seules dignes d’apaiser sa souffrance et c’est ainsi que s'écrit ce livre et qu'il se termine,  le 31 mai 2010.

Un beau livre, émouvant bien sûr  mais sans trop puisque c'est le fils disparu qui parle et un mort, c'est bien connu,  n'éprouve plus rien et se contente d'énumérer les faits bruts  qui, eux, peuvent s'avérer tour à tour dignes et drôles, juste ce qu'il faut. 
Une lecture dure et belle à la fois. 
Je  plains le père et admire l'écrivain. 
C'est lui qui a obtenu le Goncourt du premier Roman 2011 bien que  ne faisant pas partie de la sélection préalablement annoncée par l’académie à  voir ICI
Le fils,  Michel Rostain, récit, (Oh éditions, 2011,174p).
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