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mercredi 14 août 2013

David les femmes et la mort, Judith Vanistendael, ma BD du mercredi


Des histoires de fin de vie par cancer ou autre maladie, j’en ai lu beaucoup ces derniers temps. Que ce soit des témoignages  de malades eux-mêmes ou des récits écrits par ceux qui restent: on dirait que  ça se multiplie, avec plus ou moins de bonheur dans l’écriture.

Cette fois, c’est une BD  de Judith Vanistendael qui raconte les derniers instants de la vie de David, un père de famille d’une soixantaine d’années, libraire à qui son ami médecin vient d’apprendre qu’il a un cancer du larynx. 
On suit toutes les étapes de sa maladie et de ses traitements en se mettant tour à tour à la place de ses proches: ses deux filles nées de mères différentes et sa dernière compagne, Paula,  plus jeune que lui d’une vingtaine d’années. Miriam,  sa fille aînée, elle, a environ trente ans et vient d’accoucher de Louise qu’elle élève seule. Quant à Tamar, sa dernière fille, elle n' a que neuf ans.
Ce que j’ai aimé c’est que  tout soit dit sans pathos ni trop de pudeur non plus. On colle à la réalité la plus clinique parfois mais toujours par nécessité. Rien n’est caché des difficultés dues aux différents traitements et aux derniers moments comme c’est souvent le cas.

On sent le vécu et le temps qui passe avec les différentes réactions de chacun, à commencer par le malade lui-même, de la révolte au déni, du sarcasme ironique pour se défendre des émotions trop envahissantes  à l’attendrissement des souvenirs qui reviennent en force, à la soumission et au dernier espoir quand on ne compte plus que sur le bon vouloir d’une main amie pour la délivrance, à défaut de pouvoir compter sur une loi plus juste et plus humaine. 

Heureux ceux qui, dans ce cas, ont un ami médecin de bonne volonté comme ici! L’euthanasie reste un luxe et cette chance n’appartient pas à tous. 
C’est beau, silencieux. Tout passe par les dessins et les couleurs  de l’aquarelle. On va au plus simple comme si le travail se faisait dans l’urgence et c’est vrai que le temps est comme un ultime personnage tant sa fuite et son interruption prévisible sont au cœur du récit. C’est du beau travail, fait avec talent, réalisme et  une grande sensibilité.

                                     David les femmes et la mort,  Judith Vanistendael,
                                                        (Le Lombard, 2013, 280 pages, Cartonné)
                                                                      Top BD de Yaneck: 18,5/20

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Anne, Alex, Asphodèle,  Blogaelle, Brize,

  Choco,  Cristie, Crokbulle,  Cuné,  Delphine,  Didi,  ÉlodieEstellecalim Hilde, Hélène,  Sophie,  

Hérisson, Iluze,  Irrégulière,  


Lirepourleplaisir, Lou, Lounima,   Lystig,  Mango, Manu,  Margotte,  Marguerite, Marie, 

 Marion,  Marion Pluss,  Marilyne,
  
Mathilde, Mélo, Miss Alfie,

Miss Bouquinaix, Moka,  Mo',    Natiora Noukette  OliV,    Pascale, Paulinelit,

  Sandrine,  Sandrounette,  Sara,  Sophie,   Soukee,  Stephie,  Syl, Theoma, 

Un amour de BD,  Valérie,  Vero,  Yaneck,    Yoshi73,  Yvan

jeudi 5 mai 2011

Un choix de Nicholas Sparks

Une amie m’ayant recommandé ce livre, je me suis donc lancée joyeusement dans ma première lecture de cet auteur que je ne connaissais pas encore.
Le récit s’ouvre par un prologue : 
«Les histoires sont aussi uniques que les personnes qui les racontent, et les meilleures sont celles qui réservent une surprise à la fin.» 
C’est bien ce que je retiendrai de ce roman : une fin surprenante. 
Seulement voilà : les surprises sont-elles toujours bonnes ? 
Arrive toujours l’inévitable question des enfants sages et curieux de tout : 
«Et ensuite, qu’est-ce qui s’est passé?»
C’est ce que se demande Travis, le héros de l’histoire, sur le parking de l’hôpital où il rend visite chaque jour à sa femme. A quarante-trois ans, il avait tout pour être heureux : bon époux, bon père, un bon travail, tout lui souriait et puis en une seconde, tout a basculé. 
Voilà ce qu’annonce le prologue.
La première partie nous fait remonter à l’année 1996, quand Travis rencontre Gabby, sa nouvelle voisine. 
Elle adore son chien et il est vétérinaire. 
Elle est furieuse contre lui pour une raison bâtarde. Il  reste calme. 
Ils se marieront.
Ils auront deux beaux enfants.
Onze ans plus tard, c’est le drame. Travis doit prendre  la décision la plus importante de sa vie : une question de vie ou de mort.
Un choix difficile.
Je ne peux pas en dire plus. 
Et alors? Et après? Chaque chose à sa place?  Un éternel recommencement?
C’est ici que j’aurais eu besoin de lecteurs /lectrices ayant lu  ce livre en même temps que moi. Une lecture commune aurait été la bienvenue.  On n’aurait pas été d’accord. On aurait creusé nos arguments. On s’en serait peut-être même un peu voulu de ne pas être tout à fait à l’unisson. Ce désaccord m’aurait ravie car j’aurais été ainsi poussée dans mes derniers retranchements, obligée de dire pourquoi je n’ai pas aimé ce roman. 
Comme personne n’est là pour me donner la réplique et ne pouvant pas compter sur la mémoire de ma conseillère qui ne se rappelle plus trop pourquoi elle a aimé ce livre, je dirai simplement que j’ai trouvé l’histoire très banale, une romance quelconque que sauve juste une fin un peu dramatique et dans l’air du temps. Pas assez pour ne pas avoir eu envie d’arrêter ma lecture à plusieurs reprises.  Quelques beautés cachées ont dû m’échapper.  Je tenterai peut-être une autre lecture de cet auteur, plus tard.

   Un choix de Nicholas Sparks, (Michel Lafon, 2009, 333p) Titre original : The Choice. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Noël Chatain. 
Deux billets élogieux: Deliregirl1, Esmeraldae,

samedi 26 février 2011

Maman, Isabelle Alonso

J’ai souvent pleuré au cinéma mais jamais encore en lisant un livre, du moins je ne m’en souviens pas.  Ce serait donc la première fois?  Apparemment et j’en suis la première surprise ! Au chapitre des «Nuages», page 208, quand s’envole, haut dans le ciel bleu l’avion vers Madrid, qui emporte le précieux fardeau maternel pour être enterré auprès de sa famille d’origine, l’émotion m’a fait verser des larmes.
Rien de plus émouvant que cette  histoire d’une mère dont la santé décline, qu’on soigne longtemps en famille  puis qu’on confie à une institution, séjour vécu comme une descente aux enfers, qu’on ramène à la maison et qui disparaît alors même qu’on l’a quittée pour quelques jours. La douleur et la culpabilité de n’avoir pas été là au dernier moment sont accablantes. Tel sera mon résumé du livre parce que tel est pour moi l’essentiel. Le reste n’est que  l’histoire particulière d’une famille, celle de l’auteur. C’est touchant, intéressant et bien écrit. 
Inutile d'en dire plus: ce livre, en son genre,  est une réussite!  
MamanIsabelle Alonso , roman, Hasta siempre (Éditions H&loïse d’Ormesson, 2010, 247 p)