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lundi 7 avril 2014

Une Balade dans la nuit, George Pelecanos,


Rien de tel  qu’internet et le suivi on line des livraisons pour faire transiter la came sans éveiller de soupçons. C’est ce que pense Anwan Hawkins, qui dirige son trafic depuis sa cellule. Jusqu’au jour où il est délesté d’un colis: 130 000 dollars envolés…
Sur les conseils de son avocat, Hawkins fait appel à Spero Lucas pour retrouver la drogue. Revenu depuis peu d’Irak, Spero est devenu enquêteur pour la compte de l’avocat. Moyennant 40% de commission, il découvrira vite comment le colis a disparu… Restera à remettre la main dessus et cette partie-là de la mission ne sera pas sans risques, même pour un ex-marine.
(Résumé de l’éditeur)

Mon avis

Je ne connaissais pas encore l’auteur avant d’ouvrir ce livre reçu en service de presse et, n’étant pas une grande lectrice de polars, j’ai fait passer bien d’autres romans avant  celui-ci si bien que je suis désormais à la limite du dépassement de la date prévue pour la remise de mon billet.
J’ai eu tort cependant en craignant d’être déçue car, bien que le schéma de ce roman soit des plus classiques, plusieurs particularités ont retenu mon attention  et ont réussi à m’intéresser. J’ai déjà lu  à plusieurs reprises des histoires de drogue et de colis interceptés. Retrouvé ici le détective,  retour de guerre - l’Irak, cette fois – qui a du mal à réintégrer la société américaine et ses contraintes. Très peu fan des pages d’action et de violence, j’ai tendance à les sauter tant j’en  devine l’issue : il faut que le héros s’en sorte, bien sûr, amoché ou pas. 
 Ici,   il s’agit de  Spero Lucas, le nouveau détective de choc. Il a tout pour plaire, cet  enquêteur au grand cœur, pas besoin d’énumérer ses qualités et ses défauts, Ce sont toujours à peu prés les mêmes et ce qui ne gâte rien, il est très famille et retourne soutenir sa mère , veuve depuis peu et qui apprécie un peu trop les petits verres d’alcool, le soir, pour se donner du courage. D’origine grecque, d’une famille émigrée aux Etats-Unis,  à Washington, dans un quartier violent, il est très protecteur envers elle.   Ce que j’ai le plus aimé, c’est  ça justement, la vie quotidienne et les déambulations dans les rues de Washington. On s’y croirait tant les indications sont précises: les lieux, les vêtements, le langage, les gestes. On visualise très bien et c’est ainsi que j’ai fini par m’intéresser aux personnages et à suivre avec plaisir les  péripéties  du héros à tendance solitaire et des dangereux  trafiquants.
« Il connaissait Washington aussi bien qu’un flic vu qu’il passait le plus clair de son temps dans les rues.  Quand il n’avait pas besoin de prendre sa Cherokee,il se déplaçait à vélo. La nuit, il marchait souvent. »
Une Balade dans la nuit, George Pelecanos,
Livre de Poche, mars 2014, 326 p.
Titre original: The Cut. - Roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Elsa Maggion

C'était un SP du Livre de Poche.

samedi 8 février 2014

Dissimulation de preuves, Donna Leon, Nouvelle enquête du commissaire Brunetti à Venise

« Dissimulation  de preuves » est le quatorzième roman de Donna Leon et ma première lecture  de cette romancière, américaine du New Jersey,  vivant depuis plus de trente ans à Venise après de longs séjours «en Suisse, en Arabie Saoudite, en Grande Bretagne, en Iran et en Chine» ai-je appris en allant sur son site.
Il s’agit d’une enquête de son commissaire favori: Guido Brunetti, à l’occasion du meurtre de Maria Grazia Battestini,  une très vieille dame « dont même la plus généreuse des âmes n’aurait pu dire le moindre bien.»  Son médecin lui-même la haïssait, «le prêtre avait déclaré forfait,  ses voisins en parlaient avec dégoût. Elle n’entretenait de liens avec sa famille que via les lois qui régissent les successions.» Son défaut principal était l’avarice.
L’enquête démarre très vite, en l’absence du commissaire parti en vacances avec les siens. Son remplaçant accuse immédiatement l’aide ménagère roumaine de service retrouvée morte, fauchée par un train, alors qu’elle semblait s’enfuir vers son pays, ses économies en poche.
Dès son retour Brunetti oriente l’enquête différemment et ses soupçons se portent de préférence vers les disfonctionnements des services administratifs de Venise et de quelques-uns de ses représentants. Personne ne veut le croire et c’est seul  contre tous ou presque qu’il doit se battre pour dénouer le mystère.

L’enquête  m’a intéressée pour deux raisons: le lien inextricable reliant  intimement tous les faits et méfaits à Venise qui occupe presque la place d’un personnage et la personnalité désabusée et  solitaire  du héros dont les dialogues avec sa femme Maria au sujet de ses  lectures et en particulier de ses considérations sur les sept péchés capitaux du catéchisme l’aident à dénouer l’intrigue.
Pas de course poursuite ici, évidemment. Rien de trépidant. L’enquête est menée au rythme des canaux tranquilles et des habitudes culinaires des habitants, ce qui m’a rendu plutôt sympathique la lenteur du dénouement.
«Au bout d’une heure, il se rendit jusque dans le labo de Bocchese, mais un des techniciens lui dit que son patron avait été appelé sur une autre scène de crime, à Cannaregio. Du coup, Brunetti se rendit tranquillement jusqu’au bar à côté du pont, où il commanda un panini accompagné d’un verre de vin blanc: puis il alla se dégourdir les jambes sur la berge du canal en contemplant San Giorgio avec, au deuxième plan, la silhouette de Redentore. Finalement il retourna dans son bureau.»   
Dissimulation de preuves, Donna Leon (Calmann-Lévy suspense, 2004/2007,  286 pages)
Titre original: Doctored Evidence - Traduit de  l'anglais (États-Unis), par William Olivier Desmond

samedi 1 février 2014

Noyade en eau douce, Ross Macdonald

Elle avait frappé chez moi, j’avais ouvert. Elle avait le droit d’être hésitante, mais elle ne pouvait espérer que je la porte dans mes bras pour passer le seuil. C’était une grande fille maintenant, et quelque chose l’avait poussée à venir. Il émanait de sa posture une sensation d’urgence qui lui donnait l’air gauche.
_ Monsieur Archer? dit-elle enfin.

_ C’est moi. Entrez.

_ Merci. Pardonnez mon hésitation. Vous devez penser que je vous prends pour un dentiste.
_ Tout le monde  hait les détectives et les dentistes. Nous nous vengeons en haïssant tout le monde.   (p.11)
Cette cliente hésitante, c’est Maude Slocum, une jeune californienne mariée à un riche fils de famille dont toute la fortune est gérée par sa mère qui  se refuse à vendre ses terrains pétrolifères aux grandes compagnies qui la réclament. C’est parce qu’elle vient d’intercepter une lettre anonyme adressée à son mari, la dénonçant  comme adultère, que la jeune femme demande au détective d’enquêter rapidement. Il assiste le soir même à la réception donnée dans la grande villa familiale. On y boit beaucoup mais la fête s’interrompt brusquement lorsqu’on découvre le corps de la belle-mère de Maude noyé dans la piscine. Immédiatement Maude et sa fille, les héritières potentielles, sont soupçonnées. L’enquête de Lew Archer commence à ce moment-là. Il cherche à la fois le corbeau et le meurtrier, à moins que ce ne soit la même personne.  
C'est après "Cible mouvante", la deuxième enquête du détective Lew Archer comme héros très efficace mais un peu désabusé, et le deuxième titre retraduit et publié chez Gallmeister.  Ce polar sera suivi d’une dizaine d’autres. 
Paul Newman  est désormais  inséparable pour moi  de ce détective ancienne manière des années cinquante mais l’humour cynique de l’auteur et l’évocation précise des ambiances nocturnes et étriquées à la fois de ces grandes familles californiennes ajoutent beaucoup de charme au roman lui-même
J’aime beaucoup cette période et le roman l’évoque à plaisir  comme dans cette soirée (p.63):
Je les écoutais parler. Existentialisme, disaient-ils. Henry Miller et Truman Capote et Henry Moore. André Gide et Anaïs Nin et Djuna Barnes. Et sexe- dur, poché, à la coque, en cocotte et à la poêle, pas trop frit avec du bon beurre fermier bien frais. Sexe en solo, en duo, en trio, sexe en quartet; sexe pour chorale d’hommes, sexe pour chorale et orchestre : sexe au clavecin sur un rythme à trois temps. Et Albert Schweitzer et la dignité de toute chose vivante.
Le faux gros qui écoutait la caqueteuse se renfrogna et s’absorba tout entier dans son verre. 
Ross Macdonald avait de l'ambition:  Mon but est d'écrire des romans populaires qui n'aient rien à envier en terme de qualité à la littérature sérieuse. 

Il a connu le succès et ses romans plaisent encore beaucoup. Je ne connais que Canel pour avoir avoué s'être en partie ennuyée à la lecture de ce livre. Je la rejoins en partie car par moments je me suis lassée des poursuites et des bagarres répétées qui m'ont fait tourner plus rapidement certaines pages. Je préfère les évocations d'ambiance et les analyses psychologiques souvent drôles et perspicaces qui composent une grande partie du roman pour mon plus grand intérêt! 

Noyade en eau douce, Ross Macdonald,
Titre original: The Drowning Pool
Traduit de l'américain par Jacques Mailhos, ( Gallmeister, 1950/2012, 278 pages)

mercredi 25 septembre 2013

Castilla Drive, Anthony Pastor, ma BD du mercredi

 Elle s’appelait Sally Salinger
Elle avait deux enfants et un mari, parti Dieu sait où.
Comme tous les habitants de la ville, elle trouvait que quelque chose ne tournait pas rond.
Il faisait froid, bien trop froid. 
Histoire apparemment banale d’un polar dans une petite ville américaine, sans âge. Il s’agit de découvrir qui a tiré sur le poète Oswaldo Brown, celui qui est si amoureux de la femme détective qu’il l’a suivie longtemps dans les centres commerciaux et ailleurs, sans oser se déclarer, mais  elle a fini par repérer son manège et le reconnaît quand il vient lui demander son aide pour retrouver son agresseur.  Elle refuse tout d’abord car elle ne veut pas s’occuper d’affaires criminelles. Elle vient d’être abandonnée par son mari, le détective. Il a  tout quitté, cabinet,  femme  et enfant pour suivre une fille plus jeune. Elle reprend son affaire, ( bien obligée : elle doit nourrir ses enfants!)   et trouve un peu de réconfort chez son amie Pat, la manucure, sa voisine 
Nous sommes à Noël et jamais la ville n’a connu une température aussi basse. 
Le récit se déroule agréablement, sans anicroche, jusqu’à ce que,  de  polar pur et dur, il vire brusquement au conflit amoureux. Oswaldo n’est pas le seul à désirer la belle Sally. Là-dessus s'ajoute l'histoire familiale avec la réapparition du père prodigue, bien mal en point, à l'hôpital, et la réaction des enfants, sans oublier le réveillon avec un père Noël sans sa  barbe,  la présence des meilleurs amis et voilà un final digne d'une comédie musicale.  
J'ai plutôt bien aimé sans comprendre totalement l'engouement unanime  des amateurs de BD pour cet album. Pour ma part, ce qui m’a surtout gênée ce sont les visages que je n'ai pas aimés, surtout celui d’Oswaldo, l’amoureux poète qu'on voit sur la couverture.  Par ailleurs, c'était une lecture agréable. 
 Mo',  l'a beaucoup plus apprécié que moi. Sa chronique est à lire! 


(Première page  sur fond de ville marron rouge avec des arbres secoués par le vent.
 Une direction. Un nom de ville: Trituro.) 
«Soudain la vie
debout
au cœur de l’écran noir.»
Oswaldo Brown

Castilla Drive, Anthony Pastor,
(Actes Sud, L'An 2,  juin 2012, 130 planches)

topbd_2013

Fauve d'Angoulême 2013
Fauve polar SNCF
d'où ma deuxième participation au nouveau challenge d'Asphodèle 

Logo BD noirLogo BD rouge


Anne, Alex, Asphodèle,  Blogaelle, Brize,

Caroline,


Choco,  Cristie,  Crokbulle,  Cuné,  Delphine,  


Didi,  Élodie, Estellecalim,  Hilde, Hélène,  


Sophie Hérisson,  Iluze,  Irrégulière, 








LouLounima,   Lystig,  



 Manu,  Margotte,  Marguerite, Marie, 


 Marion, 
 Marion Pluss,  Marilyne,
  

Mathilde, Mélo, Miss Alfie,


Miss Bouquinaix, Moka,  Mo,    Natiora, 


Noukette,   OliV,    Pascale, Paulinelit,


  Sandrine,  Sandrounette,  Sara,  Sophie,


 Soukee,  Stephie,  Syl, Theoma, 


Un amour de BD,  Valérie,  Vero,  

Yaneck,    Yoshi73, Yvan,

vendredi 30 août 2013

Mon petit coin du monastère, Bei Bei

"Un roman malicieux mais cruel, sous les dehors d'un polar décalé, dans un grand monastère bouddhiste comprenant plusieurs pagodes et six "ouatères" destinés aux visiteurs ." (Le Monde)

Une délicieuse surprise ce court récit sur  deux amis d’enfance qui se retrouvent après une vingtaine d’années dans des circonstances dramatiques mais rendues amusantes et cocasses car racontées par l’un d’eux, le plus naïf et le plus attachant. 
Il est préposé aux toilettes du monastère du Dragon, à Pékin, où il s'est installé pour économiser le loyer.  Il y vit seul car divorcé et loin de son fils, sa seule raison de vivre.
«Moi les ouatères, c’est mon métier et, par-dessus le marché, je vis dedans.»
Son métier, il le fait avec amour  et gagne sa vie en vendant du papier toilette à ceux qui n’en ont pas apporté. Il est relativement heureux  jusqu’au jour où son ami d’enfance, qu’il admire,  vient lui demander de l’héberger sur son lieu de travail. 
Vingt ans étaient passés, mais je n’avais pas oublié son nom, il était assis à la même table que moi, au collège. Vingt années que je ne l’avais pas vu, et soudain, voilà qu’il débarquait à l’improviste.
Celui-ci est d’un milieu social plus élevé et s’est beaucoup enrichi, sans scrupules, avec cynisme,  mais il est  désormais poursuivi pour de vilaines affaires. Il exploite très vite la bonté de son ami tout en se faisant nourrir par lui  et en  lui suggérant une bien mauvaise idée pour s'enrichir à toute allure grâce à son  insolite lieu de travail... et ça marche!
Là aussi commence le polar! 
C’est un récit très agréable à lire, drôle, percutant, rocambolesque et très moderne sur la Chine actuelle et l’argent facile.
Ce qu'en dit In cold blog pour qui c'est "une petite merveille d'humour".

Mon petit coin de monastère,  Bei Bei
Roman traduit du chinois par Françoise Naour
(Bleu de Chine) Gallimard, 2010, 93 p.

 Bei Bei: Pseudonyme de Lin lan, romancière et rédactrice de revue. 

mardi 15 janvier 2013

James Patterson, Lune de miel

Lune de mielIl ne faut pas se fier aux apparences. Tout allait parfaitement bien. Maintenant plié en deux, j’agrippe mon ventre, en proie à une souffrance atroce. Bon sang que m’arrive-t-il? Si seulement c’était la Mort, venant mettre fin à cet épouvantable martyre! Mais ce n’est pas elle, pas encore, et je comprends tout à coup que, même si je ne sais pas ce qui m’a tué ce soir,  je sais foutrement bien qui l’a fait.
Nora Sinclair,  jeune décoratrice new yorkaise,  est l’exemple même de la réussite: belle, élégante, recherchée, elle sait aussi se montrer très organisée. Il le faut lorsqu’on mène plusieurs vies à la fois, dans trois endroits très différents: son loft à Manhattan, le manoir de son fiancé Connor et la propriété de son mari, Jeffrey, un écrivain célèbre. Son point faible, ce sont les visites régulières  qu’elle rend à sa mère à demi inconsciente désormais mais envers laquelle elle éprouve une vraie dévotion.
En réalité Nora est une femme très dangereuse, une veuve noire, qui tue ses riches maris pour s’enrichir. Justement arrive John O’Hara, un inspecteur du FBI qui se fait passer pour un agent d’assurances… 

Comme il se doit tout semble trop simple et je n’ai cessé d’aller de surprise en surprise.
Je comprends mieux maintenant pourquoi en 2012, James Patterson était cité par le magazine américain Forbes comme l'écrivain le mieux payé au monde. Il est doué!
 James Patterson: Lune de miel (Honeymoon)
Traduit de l'américain par Catherine Ludet
Policier / Thriller (Poche), 2004, 348 pages.
Challenge de Liliba

dimanche 30 janvier 2011

Consulting de François Thomazeau, polar parisien

Antoine et Pascal, un consultant tueur et un syndicaliste cocufié par un autre, tous deux  laissés sur le carreau de leur entreprise, forment  un duo improbable mais un duo de choc qui  espionne, menace, tue, s’enivre et cogne à tout bout de champ, bref une paire de blaireaux peu sympathiques et peu ragoûtants!
Nous voici dans  un polar à la française, bourré de clichés et de références  censés faire rire.
Lâchés par leur entreprise ou leur femme, ces deux guignols partent ensemble, en redresseurs de torts, remédier à leur triste sort. (j'aime la rime)
 Ils n’ont pas du tout le même point de vue sur la situation ni  sur les méthodes? Qu’à cela ne tienne! Ils seront les pieds nickelés de l’entreprise moderne dans un monde survolté où s’accumulent les cadavres. D’ailleurs chacun a  au moins un mort à son actif, l’un pour La Boîte, l’autre pour La Centrale. 
Voici leur philosophie tandis qu’il contemple le unième macchabée de l’histoire! :
«-Tu vois, pour moi, il y a deux catégories de gens. Les pourris qui font le sale boulot. Et les lâches, ceux qui se voilent la face mais peuvent dormir en paix. Grâce aux pourris. 
- Oui…Et toi tu es un de ces philanthropes qui n’ont pas hésité à se transformer en ordures  au mépris de leur amour-propre pour protéger la veuve et l’orphelin.» 
Ils tirent comme ils respirent et les cadavres s’accumulent autour d’eux. 
«Bienvenue dans la vraie vie
Et puis n’oublions pas l’humour – gras, très gras…Exemple : 
«Pascal (le syndicaliste)  déposa une crotte de nez  qu’il venait d’arracher de sa narine droite sur le tableau de la BM. Il en avait assez de cohabiter avec un manuel de savoir-vivre en kit. 
-Mais je t’emmerde, moi, Antoine. Je veux une Jag parce qu’elle a des courbes comme mon ex-femme  et pas ces angles osseux  qu’ont les poufiasses des magazines de mode.»
Et ça continue ainsi  On va chez le chef d’entreprise et la scène d’humiliation  sexuelle est à vomir. Tout est à l’avenant C’est rocambolesque à souhait et parfaitement démodé! 
Je n’ai pas aimé du tout, c’est le moins que je puisse dire! 

Consulting de François Thomazeau   (éd. Au-delà du raisonnable, 2010, 204 p)
C'est aussi au-delà du raisonnable que je remercie l'éditeur et BOB pour l'envoi de ce livre dont j'ai tellement tardé à écrire le résumé que je les prie de m'en excuser! 

mercredi 11 août 2010

BD du mercredi, Shutter Island de Christian De Metter et Dennis Lehane

Deux marshals fédéraux, Teddy Daniels et Chuck Aule,  dans les années cinquante,  sont en route sur un bateau vers Shutter Island, près de Boston. C’est là que  sont regroupés les plus dangereux prisonniers du pays, des fous criminels,  pour la plupart schizophrènes,  qui reçoivent les soins de psychiatres et de psychanalystes étranges, mystérieux et antipathiques. Ils sont chargés de  retrouver Rachel, une mère qui a massacré ses enfants  mais qui les croit toujours vivants. Ils arrivent juste avant la nuit alors qu’une terrible tempête est annoncée qui isole l’île et neutralise l’électricité, libérant ainsi les portes des cellules. Tout s’avère être un danger  et les signes étranges et inquiétants se multiplient jusqu’au dénouement surprenant et très réussi!  
J’ai beaucoup aimé et particulièrement les dessins le plus souvent sombres et plongés dans un clair-obscur des plus troublants sauf lors des rêveries de l’un des policiers qui deviennent plus colorées puisqu’on est alors à l’air libre, dans la nature en plein jour. On respire en y retrouvant le bleu du ciel et de la mer, et le vert des prairies et des arbres. Mais ce policier lui-même a vécu un drame terrible dont a été victime sa propre femme  et celui qui en est la cause est enfermé dans l’île. 
Tout s’enchaîne avec beaucoup d’adresse et je me suis laissée prendre avec plaisir par cette histoire si bien combinée et parfaitement interprétée par le dessinateur..


Roman écrit par Dennis Lehane 
Film de Martin Scorcese Avec Leonardo Di Caprio
Cette BD a reçu le Prix des Libraires 2009, Antigone l"a  aimée aussi.

Les autres blogs participant à ces BD du mercredi : Manu, Valérie, Lounima, Mathilde, KikineDolly Emmyne, Mo' la fée, hérisson08, Noukette, Choco, 

Shutter Island, Christian de Metter, Dennis Lehane
(Rivages/Casterman/Noir, 2008, 128 pages)