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lundi 19 novembre 2012

Faire un point blog, parfois.

Hier, dimanche, le billet  de Yaneck  (Les Chroniques de l'Invisible), m'a donné envie de faire le point sur mon blog et de reconsidérer mes raisons de le tenir. 
Il se plaint que ses commentaires diminuent bien que le nombre de ses visiteurs reste constant.
Ecrire une chronique est en soi intéressant, mais échanger à propos des livres lus est quand même un sacré plus, qui me manque pas mal aujourd'hui.
Il essaie ensuite de trouver des explications. Allez le lire, c'est très intéressant surtout quant à sa conclusion!

 Féminine, la blogo littéraire? Oui, c'est évident mais c'est déjà moins vrai pour les BD. Les lecteurs masculins semblent lire davantage de mangas, Comic's et autres séries pleines de fureur et  d'action que les filles mais ils laissent moins de commentaires 


Ce qui me fait me demander une fois de plus pour quelles raisons je passe autant de temps à écrire, à lire des billets et à échanger mes impressions de lecture  malgré un emploi du temps plus chargé que les années précédentes, ce qui ne fait pas toujours l'unanimité autour de moi...
Je me pose d'autant plus cette question en ce moment que j'ai parfois bien envie de tout envoyer promener et de tout arrêter pour des raisons bêtement techniques qui me plongent dans un embarras indescriptible  et me renvoient à mon impuissance phénoménale en ce domaine. Je suis à la merci des bonnes volontés amicales ou familiales pas toujours très disponibles en ce moment. 
Il faut dire que depuis l'été j'en ai vu de toutes sortes! D'abord, malgré toutes les précautions d'usage,  un virus m 'a obligée à changer de matériel, puis l'internet m'a joué des tours à plusieurs reprises, mais ce ne serait rien, le pire c'est lorsque Blogger a supprimé d'office l'ancienne interface m'obligeant à m'adapter et dans la précipitation, j'ai dû faire une fausse manœuvre ou sauter une étape, toujours est-il que c'est comme si j'avais arrêté mon blog depuis la mi-septembre pour les sites de référencement. J'ai l'erreur 404, autrement dit mes pages sont introuvables depuis cette date mais cependant visibles pour les visiteurs. Bizarre! J'étudie de nouvelles possibilités. 

Se pose alors la question de savoir pourquoi continuer si ce n'est  pour laisser des traces? A l'origine, il y a trois ans et demi, j'ai ouvert mon blog pour ça uniquement. Au lieu d'écrire  sur mes lectures dans des cahiers qui s'accumulaient au fil des années sans que je les relise vraiment, pourquoi ne pas en profiter pour partager ma passion avec d'autres?

La fermeture totale et définitive des blogs d'Hathaway et de Cuné a été un réel choc aussi. Tant de travail et d'excellents billets, passés d'un seul clic aux oubliettes! Bon, oui, je sais, la vie continue - qui peut, elle aussi s'arrêter en un rien de temps, Crac! et c'est tout un monde qui s'envole. 
(Bon si c'est pour en arriver là,  à ces comparaisons oiseuses, mieux valait peut-être ne pas commencer!)

Conclusion du moment: Mon blog est fragile et n'est pas tant fait pour durer que pour communiquer!   Yaneck a raison. La richesse d'un blog, ce sont ses lecteurs et tant mieux s'ils laissent des commentaires  et si on prend le temps de répondre et d'en laisser aussi, à moins d'être un blog commercial, bien sûr. Cette réflexion en direct (pas de brouillon) m'a fait du bien et m'incite à poursuivre puisque lire/bloguer me fait plaisir. J'en reviens toujours là. Ça te plaît? Ça ne fait de mal à personne? Alors fais-le! 

vendredi 9 novembre 2012

Albums pour "Deux ans" - pas facile de choisir.



J'ai beaucoup de mal en ce moment à choisir des livres qui plaisent à une petite de presque deux ans qui se montre déjà difficile et restrictive  dans ses choix! Je n'imaginais pas une réaction aussi vive face à certains albums qui l'effraient ou  qui la laissent  indifférente et quelques autres qui la passionnent et que personnellement je n'aurais jamais choisis si ce n'était  la joie qu'ils lui procurent et les moments de tranquillité qu'ils m'apportent - et ce n'est pas négligeable en ce moment  d'achats de Noël où je suis débordée par de multiples occupations. 

 » Couic ! Couic ! Couic ! Je suis une petite souris…toi aussi tu es une petite souris ? «  Les rencontres étonnantes de Mandarine à la recherche de sa...Les premiers livres des tout-petits, de ceux qu’on appelle albums d’éveil, sont signés Tana Hoban. Son univers est celui de la reconnaissance visuelle. Pour les bébés, elle conçoit des livres...  J’ai eu la chance de rencontrer Jeanne Ashbé et de lui dire toute mon admiration. Maman de cinq enfants, cette auteur-illustrateur se consacre depuis des années aux tout-petits. Elle...

J'ai eu de la chance les premiers mois grâce aux albums de Maryline (Lire et Merveilles) que je ne remercierai jamais assez et qui reste une mine en matière d'informations. Sa liste pour tout-petits est une merveille du genre car on les sent tous expérimentés et pour moi c'est la meilleure des garanties. Ils ont eu beaucoup de succès et en ont encore heureusement!

Bonne Nuit ! / Livre sonore


Succès assuré aussi pour  les livres qui permettent de  toucher le doux, le lisse, le granuleux, etc.
Bien davantage encore, tous ceux où il est question de chats et ceux qui permettent d'animer les images  ainsi que quelques livres sonores, (Pas tous, loin de là! Il faut dire qu'ils ne sont pas tous de bonne qualité!)

Mais pourquoi les trois suivants, récemment choisis, se voient-ils rejetés, même assez violemment quand je les lui présente? Mystère! Je n'en ai pas encore trouvé la raison! 


En revanche, à ma grande surprise, car je ne les connaissais pas encore, son premier coup de cœur ainsi que son premier mot, il y a  plusieurs mois, c'est "Oui Oui" et tous les ouvrages, ou presque, qui le concernent. Maintenant, elle enchaîne avec Kitty et là ça commence à m'énerver car cher et trop commercial d'où mon désir de l'orienter vers d'autres titres mais il y faut du temps et l'occasion de pouvoir comparer  d'où ce billet qui mendie un peu d'aide! 

vendredi 19 février 2010

La sagesse de la dentellière, Mylène Salvador

Joli petit livre, étroit et peu épais, pour un magnifique métier perdu et retrouvé!

Cet ouvrage a été publié avec la participation et le soutien du ministère de la culture et de la communication, délégation aux arts plastiques, mission des métiers d'art.

L'auteur est meilleur ouvrier de France depuis 1982. Maître d'art en 1994, elle a participé à la création du Conservatoire de la Dentelle de Bayeux. Dans cette région, il y avait 50 000 dentellières au XIXe siècle mais aujourd'hui, plus rien ni personne ne subsiste. Une telle disparition s'explique sans doute par le culte du secret qui régnait dans les fabriques. Les procédés n'étaient jamais écrits.


Le plus étonnant, c'est qu'elle a redécouvert, seule, à vingt ans, l'art de la dentelle aux fuseaux. Personne n'a voulu l'aider. Les dernières dentellières de l'endroit ont refusé de transmettre quoi que ce soit ainsi que les conservateurs du musée de Bayeux auxquels elle s'était adressée. Elle s'est alors servie de la macrophotographie pour décortiquer mentalement les dentelles une à une. Maintenant elle tente d'améliorer l'esthétique des pièces en rendant l'ensemble plus régulier.


Arachné, dans les Métamorphoses d'Ovide, s'oppose à Athéna dont elle est la disciple en matière de tissage. Humiliée, celle-ci la transforme en araignée. Elle est ainsi condamnée à vivre suspendue à son fil en permanence. Depuis, la dentellière  et l'araignée sont associées! Cependant l'une est noire et maléfique, l'autre devient un symbole de pureté. Elle apparaît comme Vermeer l'a peinte, muette, sage, docile, chaste. Elles étaient pour la plupart orphelines ou religieuses et se consacraient à la dentelle, dans la solitude et le recueillement.


Souvent placé sous le patronage de la Vierge comme au Puy-en-Velay par exemple, ce métier est  lié à la figure virginale.La dentelle ne pouvait être pratiquée que par des jeunes femmes vertueuses.
Maintenant, la dentellière s'est libérée de cette image de sainteté et se rapproche de la femme araignée, de la sorcière, ou de la magicienne et ses créations, de plus en plus présentes dans les défilés de mode, servent à embellir la nudité.


" Le fil, c’est un début et une fin. Tout l’art de la dentellière consiste à masquer l’origine des fils et leur fin. Elle camoufle, élimine les coutures. Alors la dentelle devient fil unique, mis en boucle sur lui-même comme un  noeud  de Moebius. La dentelle nous parle de l’infini, elle qui réclame pour sa création des durées inouïes. La tête dans les fils, obnubilée par ma tâche, j’ai parfois vécu la réalisation d’une dentelle comme dans une bulle. Une éternité suspendue. Un certain éventail a représenté 1 200 heures de travail. Et puis, soudain, j’ai mis le nez à la fenêtre : les feuilles sur les arbres me disaient que le printemps était là – quatre mois s’étaient écoulés sans que je m’en aperçoive. Je suis toujours prise au dépourvu. Quand je fais de la dentelle, le temps ne passe pas. À la fin d’une pièce, le charme se rompt, et je retourne au monde.
Tous ces fils me tiennent autant que je les tiens. Est-ce le fil qui me suit ou moi qui suis le fil ?"



J'ai beaucoup aimé cette histoire rapide de la dentelle aux fuseaux  illustrée avec quelques  photos de très belles pièces arachnéennes exposées dans les musées et rendues célèbres désormais.  
La sagesse de la dentellièreMylène Salvador
(L'œil neuf, 2009, 87 pages)
Photos trouvées Ici,, à Calais et  Ici , au Puy,  et   , à Lyon, et encore , à Giverny.