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mercredi 14 mai 2014

Moderne Olympia, Catherine Meurisse, ma BD du mercredi


Dans son dernier album, paru en février dernier, Catherine Meurisse dont j’ai beaucoup aimé  ses «Drôles de femmes»,  s’est intéressée cette fois, sur commande,   aux tableaux du musée d’Orsay. Elle l’a fait à sa façon, drôle et farfelue, en pastichant quelques impressionnistes, les éternels "recalés":  Monet, Degas, Lautrec, Courbet ainsi que leurs concurrents, les peintres officiels, type Bouguereau, Chasseriau,  plus heureux puisque de toutes les expositions. Le tout sur l’air et le tempo de West Side Story et la référence constante à Shakespeare pour son Roméo et Juliette.

    L’histoire est  celle d’Olympia,  du tableau de Manet, amoureuse de Romain, un comédien faisant partie des «Officiels», d’où le scandale et l’amour impossible.  Elle n’a pas de chance, Olympia  car elle n’est qu’une starlette de rien du tout alors qu’elle voudrait devenir une vraie vedette comme cette Vénus qu’elle jalouse tellement  mais le vent va bientôt tourner avec le succès des nouveaux  peintres, ceux qui préfèrent travailler en plein air…
C’est drôle et complètement déjanté. On aime ou on déteste et j’ai la chance d’aimer les dessins de l’auteur. C’est donc un moment agréable que j’ai passé avec cette BD.
Moderne Olympia, Catherine Meurisse,
Futuropolis, février 2014, 66 p.
 BD de Yaneck:  16/20        Logo top bd

Logo BD noirLogo BD rouge

Interview vidéo: Lupano et Cauuet pour "Les vieux fourneaux"  par Un amour de BD

Participent peut-être ce mercredi 14/05/14:
Anne ,   Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,

 Blogaelle, Brize ,   

Carolinedécouvrelemonde,

Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie ,   Crokbulle,  Cuné,    Cynthia,  

 Delphine,   Didi, 


Elodie   Estellecalim, Evalire,   Hilde,    Hélène ,     Hervé,  

  Iluze,   Irrégulière,    Itzamma , 


 JViel,  Jérôme Julie,   

Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it, Laurie,

Lirepourleplaisir, 

Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   

Manu,  Margotte,  Marguerite,    Marie,  Mariejuliet, 

Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  
Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,

Mlle Bouquinaix,  Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,  Natiora,   Neph,  

Noukette,   OliV,  Pascale,  Paulinelit,

 Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades),   Sandrounette,   Sara ,

Sophie (des Bavardages),    Sophie Hérisson,  Soukee,  Stephie,   Syl, 
 Theoma,


Un amour de BD,
Vero,  Yaneck Yoshi73,  Yvan, 

BD du mercredi 14/05/14

Les ignorants, Davodeau, par Marguerite
Les temps mauvais: Madrid 1936-1939, par Carlos Giménez
La guerre des Lulus, T2, Mille et une frasques, Hautière, Hardoc, par Stephie
Une histoire d'hommes, Zep, par Sandrine (Mes promenades)
Le serpent d'eau, Tony Sandoval, par Iluze 
La nuit Mac Orlan, Le Gouëfflec, Briac, par Hervé
Un petit goût de noisette, Vanyda, par Itzamna
Opération Overlord T1, Sainte-Mère-Eglise, Le Galli, Fabbri, Neziti, par Natiora
Vingt-trois prostituées, Chester Brown, par Noukette
L'ombre de la mort, Terry Moore, Rachel Rising,  par Yvan
Journal, Julie Delporte, par OliV
Milady de Winter, Agnès Maupré, par Élodie
Billy Brouillard, T1, Le don de Trouble-vue, Guillaume Bianco, par Hélène
Sky doll, (T4), édition noir et blanc, Alessandro Barbucci, Barbara Canepa, par Un amour de BD
Le château des étoiles,(1/3), Vers l'Ether t au-delà, Alex Alice, par JViel
Sang noir, La catastrophe de Courrières, Jean-Luc Loyer, par Maël
Northlanders, T1, Le livre Anglo-saxon, Brian Wood, par Yaneck/Dionysos
Les quatre de Baker street, 4, Djian, Legrand, Etien, par Hilde
Perico, T1, Hautière, Berthet, par Moka
Groenland Manhattan, Chloé Cruchaudet, par Cynthia

lundi 31 mars 2014

Plonger, Christophe Ono-Dit-Biot


"Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » (1ères phrases)
Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Mon avis :
 Je viens de refermer ce  roman et je suis encore dans son monde. Lentement je reprends ma place  dans mon quotidien mais mon esprit est  ailleurs, avec César et Paz, leur fils Hugo et  l’autre fils adoptif, Nour, le requin, avec le mystérieux Marin qu’on finit enfin par connaître et Kim, la belle rousse, la dernière amie, là-bas,  au bout du monde,  entre ces murailles sous-marines où tout se dénoue.
J’en suis encore toute remuée, subjuguée, infiniment admirative. C’est un de ces grands romans dont je me souviendrai longtemps. Dès le début je l’ai aimé mais comme ça, surtout à cause du style qui m’a immédiatement accrochée. Quelle qu’elle soit, même immense, une histoire d’amour, finit toujours par se banaliser sauf que cette fois, ça va au-delà,  il s’agit d’autre chose qui m’a semblé nouveau, merveilleux et plein d’espoir. Ce n’est ni de  la science fiction, ni de la sorcellerie, c’est pourtant le sort de l’humanité qui est en question avec un peu plus de sagesse, d’humilité et de connaissances, de respect pour la nature et ses survivants.  Il y est question d’amour des animaux, de connaissances scientifiques, de respect pour les enseignements des anciennes croyances, d’art surtout, la photographie, la peinture, la poésie. Le roman se termine par l’évocation d’un poème de Philippe Larkin, «Water» qui n’est d’ailleurs pas cité. Tout est incitation à aller voir ailleurs, à se documenter. Rien n’est pesant. Pourtant j’ai eu constamment envie de noter un tas de passages mais prise par le feu de la narration, je me suis abstenue. Tant pis. Il faudra le relire! Un grand, grand bonheur de lecture. Je le mets dans mon panthéon, ce roman d’amour fou, cette initiation à une autre vie, cet apaisement possible après la tristesse et la perte, cette volonté  de continuer à vivre ou à  survivre.

Je prends une grande inspiration.
Je bascule.
Je plonge. (dernières phrases)
                                                                                           ***
Dernière nouvelles: l'actrice Mélanie Laurent (film : Respire) écrirait en ce moment l'adaptation cinématographique du roman d'Ono-dit-Biot, avec Julien Lambroschini.
                                                                     ***
Autres avis:
LeiloonaUn roman intelligemment construit où l’amour et l’art s’entremêlent, une histoire terriblement touchante qui ferre son lecteur dès les premiers chapitres. Un récit qui donne aussi terriblement envie de voyager encore et encore avec son ou sa Paz …
Noukette: " Plonger" est un roman étonnant qui fascine autant qu’il déstabilise.
Valérie: De la quinzaine de romans lus pour cette rentrée littéraire, celui-ci est mon préféré.
L'Irrégulière: Coup de cœur!  Dans une langue très belle, où affleure parfois la poésie mais émaillée aussi de traits d’humour parfois désabusés, l’auteur nous invite à plonger avec lui.

                                                                       ***
                                                             
Plonger, Christophe Ono-Dit-Biot, 

(Collection Blanche, Gallimard, Rentrée  2013, 444 p.)

Grand prix du roman de l'Académie française 2013,
Prix Renaudot des Lycéens

samedi 15 février 2014

La nuit étoilée, Denis Tillinac

Victor est un éditeur parisien,  l’ami à toute épreuve de Marcile, un écrivain secret, au savoir encyclopédique. Ils ont la soixantaine le jour où ils s’accordent pour visiter à Arles,  l’exposition  des œuvres de De Staël.
Les moments passés avec Marcile étaient toujours des fêtes pour l’esprit… Je me faisais une joie de retrouver ce coin de Provence où le génie de Van Gogh s’est affranchi. D’ailleurs Marcile m’avait fait redécouvrir Van Gogh en dissertant à sa manière devant «La Nuit étoilée sur le Rhône» au musée  d’Orsay. C’était une des œuvres qui revenaient périodiquement le hanter. 
 A cette occasion, il rencontre Claire, une  lumineuse jeune femme de quarante ans, que son ami lui présente comme son esclave. C’est leur histoire à tous les trois que Victor puis Claire racontent jusqu’à la mort de l’écrivain qui se sait très malade. Une histoire atypique, plus spirituelle qu’érotique. Ils ont en commun une passion absolue pour l’art et se sentent déplacés dans le monde, comme en exil, tels Van Gogh et tous les artistes incompris ou décalés qu’ils admirent et vont contempler dès que possible, fût-ce pour un seul tableau. Un jour ils vont sur la tombe de Paul-JeanToulet, un poète "désemparé et mélodieux" qu’ils admirent.
Nous sommes tous les trois désemparés au possible et en manque de mélodies un peu douces. Trois égarés dans un labyrinthe cauchemardesque, soudés par le même sentiment de dépossession, la même nécessité de nous enclore dans le jardin de nos délices – La beauté, l’harmonie, le sublime, l’absolu.
La fin est proche pour tous les trois, fin irréversible, intense - classique et sans surprise pour Victor et Marcile -  plus surprenante pour Claire.

J’ai bien apprécié ce récit un peu décadent mais plein d’allusions à des artistes que j’aime. 
C'est la première fois que je lis cet auteur, sans l'avoir voulu ni recherché. Par hasard simplement parce que la bibliothèque fermait et que je n'avais pas mon compte de romans. Un lecteur devant moi venait de le rendre et je l'ai pris à la volée. Ainsi va parfois  ma cuisine littéraire à la merci  du hasard alors que la plupart du temps, je suis guidée par  une liste minutieusement choisie de livres à lire à tout prix et le plus vite possible mais ça, bien sûr, c'est dans l'absolu et la réalité comme toujours est  différente. C'est souvent le hasard qui prime, par manque de temps comme cette fois-ci ou par absence du titre recherché.  L'avantage, c'est que j'étais comme neuve dans ma lecture, n'ayant  pas  encore entendu parler de ce titre et ne voulant pas lire la présentation de l'éditeur. 
Je l'ai  par conséquent commencé de façon neutre et terminé  rapidement avec satisfaction, non que je l'aie perçu comme un chef d'œuvre, je n'irai pas jusque là,  mais cette lecture m'a intéressée par son parti pris "à contre courant" et optimiste malgré les désillusions, les renoncements multiples et le parti pris de reconquête de soi à travers l'intime et l'absolu vécus comme une œuvre d'art. 

La nuit étoilée, Denis Tillinac, (Plon, 2013, 265 pages)   

mardi 7 juin 2011

La véritable Gala Dalí, Bertrand Meyer-Stabley



Ces jours-ci  j'ai eu surtout envie de lire des biographies et la première a été celle de 
Gala Dalí ou Elena Dimitrievna Diakonova, née à Moscou en 1895, dans une famille bourgeoise et intellectuelle, connue pour avoir été la muse de trois des plus grands artistes du XXème siècle. Épouse de Paul Eluard et de Salvador Dalí, elle fut aussi la maîtresse de Marx Ernst qui la peignit dans ce tableau.


De gauche à droite, assis René Crevel, Max Ernst, Dostoievsky, Théodore Fraenkel, Jean Paulhan, Benjamin Péret, Johannes Baargeld, Robert Desnos. Standing: Philippe Soupault, Jean Arp, Max Morise, Raphaël, Paul Éluard, Louis Aragon, André Breton, Giorgio de Chirico, Gala Éluard


Après une enfance heureuse en Russie ; elle est une adolescente rebelle et se révèle agressive, instable et colérique. Elle se dit elle-même hystérique et trop nerveuse. En réalité sa santé est fragile  et nécessite de nombreux séjours dans des sanatoriums. 


C’est dans celui de Davos, en Suisse, en 1913, qu’elle rencontre Paul Grindel, le futur poète Eluard dont elle aura une fille, Cécile. Des recueils entiers de poèmes lui sont dédiés.


Ils appartiennent alors à l’avant-garde parisienne des dadaïstes et des surréalistes et fréquentent Tzara, Picabia, Marcel Duchamp, Breton, Aragon, Desnos,  Soupault, Picasso, Yves Tanguy, De Chirico. Cependant, Eluard est infidèle et l’éloigne de lui en la sacralisant

(Ernst,Gala, Eluard)

Commence alors un ménage à trois quand Gala s’éprend à son tour de Max Ernst, l’ami d’Eluard. Des tableaux du peintre magnifient cette relation dont ce portrait:


Cependant en août 1929, à Cadaquès, en Catalogne, a lieu la rencontre décisive entre Dalí et Gala, en présence de Magritte et de Bunuel. 

(Dali, Gala, Eluard,Nush)

 De dix ans son aînée, Gala est vue par Dalí comme son idéal féminin. L’amour entre eux sera incandescent et durable.

«Sans Gala, je ne serais rien, elle est mon oxygène» disait Dalí. «C’est elle qui découvre et m’apporte toutes les essences que je transforme en miel dans la ruche de mon esprit. Sans Gala, le monde n’aurait pas de génie en ce moment : Dalí n’existerait pas» 

Ils forment un couple passionné mais les amis de Dalí n’apprécient pas cette femme dont l’ambition va devenir la richesse. C’est elle qui gère tout et dirige la carrière mondaine et financière de son compagnon. On la juge dure et sans cœur. Elle est ambitieuse, cupide, cynique et isole Dalí de  ses amis tout en le libérant de sa timidité et de ses peurs. 


Longtemps ils vivront très riches dans l’exil doré de leur demeure espagnole de Port Lligat. 


Grâce à la télévision et aux excentricités très étudiées de Dalí, le couple devient superstar sans inspirer de sympathie, cependant.

Gala meurt à Cadaquès le 10 juin 1982 et Dalí le 23 janvier 1989 d’une défaillance cardiaque.

L’auteur, Bertrand Meyer-Stabley, a passé la plus grande partie de son enfance en Catalogne et a publié de nombreuses biographies  chez le même éditeur.
 La véritable Gala DalíBertrand Meyer-Stabley, (Pygmalion, Flammarion, 2006, 212 pages)  
Dernière minute: Présentée jeudi 6 avril 2011 à Barcelone, son autobiographie, selon l'AFP, raconte des souvenirs d'enfance ainsi que des  épisodes de la vie amoureuse du couple, des voyages en Italie et aux États-Unis. Découvert en 2005 dans un château, le manuscrit compte 106 pages dont 104 écrites en français.(ICI)

dimanche 17 octobre 2010

"Ils ont les yeux fatigués" de Armando Ribeiro


Ils ont les yeux fatigués
Leurs sourires sont si lointains
Leur cœur est si blessé
On dit mort de chagrin


Ils transportent leur différence
Comme d’autres un cercueil
Ils se foutent de ce qu’on pense
Leur tendresse est en deuil
Mensonges et préjugés
Les ont pointés du doigt
Ils seront à jamais blessés
Comme des oiseaux sans joie


Ici, un harcèlement mensonge
Plus loin une blessure en feu
Leur nuit le jour se prolonge
La discrimination n’est pas un jeu


Et ils écoutent des gens parler
Comme prières sans conviction
Parfois les mots peuvent tuer
C’est trop tard pour le pardon
Et loin de tous ces « je pense »
Dont très vite on se lasse
Ils vivent dans leur silence
Se foutant du temps qui passe


On dit qu’ils sont bizarres
Et quand on organise des sorties
On les met encore à l’écart
Puisqu’ils dérangent nos vies

Armando Ribeiro  Du bleu dans les nuages.
Tableau de Vittorio Matteo Corcos ( Vu  chez Lali)

vendredi 11 décembre 2009

Corot, la lumière des villes



Avec cet album de 40 vues panoramiques, j’ai appris à mieux connaître ce peintre dont Nicolas de Staël,  que j’aime tant, s’est beaucoup inspiré.
C’est à Rome où il a vécu trois ans que Camille Corot (1796-1875) s'est perfectionné grâce à la nouvelle école du paysage à peine créée. A son tour, il se fait connaître par un genre nouveau où l’éclat de la lumière met en valeur l’architecture.. C’est là qu’il côtoie les œuvres des grands maîtres italiens, acquiert une palette vive et solaire grâce surtout à la découverte des couleurs de Raphaël.


Voici le jugement de Baudelaire sur Corot :
« Corot compose parfaitement bien. Il y a, chez lui, une infaillible rigueur d’harmonie et un profond sentiment de la construction. »


Auparavant, le sujet prévalait mais avec Courbet, Millet, Corot, suivis par Boudin et Jongkind et précédés par Géricault,  l’expression désormais primera toujours sur le sujet.


 Au printemps et en été, Corot peint dehors, des paysages, des villes vues de loin, mais jamais il n’a voulu peindre un paysage en automne ou en hiver. Il préfère alors s’enfermer dans son atelier et avec le fusain et la pointe sur cuivre, sur pierre ou sur verre, il découvre de nouvelles formes du mouvement .  A la fin de sa vie, il sera un peintre plus près des maîtres zen du paysage chinois qu’aucun occidental ne le fut avant lui. Il sidère Degas qui déclare : « C’est le plus fort de nous tous. Il a tout prévu. »


En peignant ses paysages, ses villes,  il enlève le plus possible de détails pour ouvrir son tableau à l’espace et à la lumière. Tout ce qui est anecdotique est éliminé. 
Il exécutera dans sa vie une vingtaine de vues panoramiques. Mais c’est à Gênes et à Volterra qu’il atteint le sommet de son art et il n’y aura que de Staël, bien plus tard, pour approcher cette  force de composition.
Corot, la lumière des villes de Claire Lebeau et Martin Dieterle (impossible de trouver la photo de couverture)  (Le musée miniature, Herscher, 1996, 63 pages)