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dimanche 9 décembre 2012

Rien ne s’en va mais tout change, Dominique Buisset, dimanche poétique



Rien ne s’en va mais tout  

change,

étrange sera demain.


Tout s’en va, rien ne 


s’engrange,

l’orange ni le jasmin.


Les fruits mangent tôt les fleurs,


les cœurs virent secs avec


elles sur l’aile des heures.


Quadratures de Dominique Buisset, 

 Prix Paul Verlaine 2012 de l'Académie française
En savoir plus ICI
Dominique Buisset, né en 1945, écrit de la poésie, des proses brèves, des articles à propos des poésies grecque et latine. — Traductions (du grec ancien, du latin, de l’allemand) — Livres pour la jeunesse, chez Flammarion et chez Nathan (notamment, chez ce dernier éditeur, sous le nom de Jean Martin, des adaptations de L’Iliade et de l’Odyssée, d’Homère).

Tableaux de Turner (1775_1851)

mardi 4 décembre 2012

Lectures de novembre 2012



                                                      Romans: les coups de cœur



Appel du pied de Wataya Risarécit minimaliste  sur l'adolescence que j'ai adoré au point d'en faire un coup de cœur.



"Petit oiseau du ciel", de Joyce Carol Oates: Livre bouleversant que j'ai beaucoup aimé. Comment résister  à une telle passion, à tant de folie, de fureur et de désir de vivre une nouvelle vie, de tout recommencer? 


Le temps de rêver est bien court de Bertrand Longuespé : un beau récit sur ce qu'on a appelé longtemps "Les évènements d'Algérie", racontés ici par Edgar Grion,   un jeune breton qui a fait son service militaire comme sous-officier, entre 1958 et 1962

Romans très agréables:

Une place à prendre de J.K. Rowling: Je me souviens de ma lecture avec plaisir.

Rêves de garçons de Laura KasischkeJe compte bien  lire d'autres romans de Laura Kasischke maintenant après celui-ci qui m'a si bien séduite.



 Roman pas si mal que ça!

Sonia Rykiel par Judith Perrignon: N'oubliez pas que je joue. Une incontestable envie de se raconter.




Roman décevant:
Confusion de Cat Clarke: confusion aussi dans ma tête de lectrice  perdue  au milieu du roman, faute de pouvoir continuer à jouer le jeu et ce avec d'autant moins de scrupules que je ne me suis  pas attachée à cette tigresse de Grâce qui ne craint aucun excès et tombe dans tous les pièges: une véritable boule de nerfs qui agit avant de réfléchir et se mutile ensuite! 




Les BD du  mercredi:
Déçue par : 
Dans mes yeux de Bastien Vivès

Séduite par :
New York, mi amor, de Legrand, Tardi, Grange



Intéressée par: 
Agent Secret X-9, vol.1, Dashiell Hammett, Alex Raymond


Admirative de : 
Daytripper, au jour le jour, de Fábio Moon et Gabriel Bá



    Deux  beaux volumes de poésie



dimanche 28 novembre 2010

La nuit d'aube de Luc Bérimont


Une rose a percé la pierre de la neige
Une rose a percé la pierre de l’hiver
Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges
Une rose a percé la pierre de la neige.

Édifice du temps un enfant vous renverse
Une rose, une lampe, une larme au matin.
Il suffit d’un baiser qui réchauffe la neige
Et notre rose à nous brûle déjà ta main.

Luc Bérimont, "C'était hier et c'est demain", éd. seghers, 2004.
"Banc à Hambourg" de  Frits Thaulow, peintre norvégien,(1847, 1906)  beau-frère de Gauguin.

samedi 27 novembre 2010

L'odyssée Cendrars de Patrice Delbourg, biographie d' un romancier poète.

Ma chi me lo fa fare? Qu’est-ce donc qui me pousse à rédiger un  tel pensum? Qu’est-ce que j’y gagne  à la fin?
D’habitude je tire généralement  du plaisir et de  l’intérêt de ma lecture en cours! Cette fois-ci, c’est totalement loupé!  Au contraire,  j’ai  souffert.  Bien sûr, je dois rendre compte de ma lecture puisque j’ai accepté le livre de la part de Ulike, que je remercie  pour sa patience car  cela fait  plus de trois  mois que j’aurais dû  écrire ce billet !  Seulement voilà, ça coince quelque part! Moi qui aime tant Cendrars j’ai eu infiniment de mal à lire cette biographie pourtant bien détaillée et encensée partout, éditeur, bien sûr, ce qui est normal et journalistes, ce qui est désormais assez  attendu aussi. J’ai eu beau chercher le  compte-rendu d’un autre lecteur blogueur, je n’ai pas encore trouvé.  Dommage ! Je me lance donc dans un exercice que je trouve rébarbatif : expliquer pourquoi  je n’ai pas pu finir ce livre. Si j’ai tant traîné à le lire, j’ai cependant fait de gros efforts pour  essayer d’aller jusqu’au bout  mais je dois déclarer forfait. Stop! Page 187, je m’avoue vaincue! La biographie en elle-même se terminant page 210, il ne me reste plus que 23 pages. Le plus dur est fait mais «trêve de zoophilie littéraire» ( dernière phrase lue qui m'a découragée définitivement car ici commence une longue énumération qui m'entraînerait trop loin une fois de plus! p.183), je ne me sens pas le courage d’affronter les trois derniers chapitres : Xénophobie,  Yankee, Zone, sachant qu’à la vitesse où je m’avance dans cette histoire qui se veut poétique, j’en aurais encore pour une bonne semaine.
 Il y a pourtant eu de bons moments où j'avais l'impression d'en apprendre un peu  plus sur le poète et surtout sur les artistes de sa génération mais pourquoi,  aimant Cendrars  et affectionnant les biographies, pourquoi donc n'ai-je pas été vraiment  conquise cette fois-ci? Ce n'est pas une simple biographie, bien classique au service à la fois  de l'auteur et de  la clarté de lecture mais une étude de poète écrite sur un autre  poète. C'est ce qui m'a  le plus rebutée: le manque de simplicité du style.  Ainsi cette phrase comme il y en a tant:
"Le nez de Cendrars, son blase, son pif, son tarbouif, fut son principal sismographe. Un groin de fantaisie".
ou encore à propos des engagements politiques: "Cendrars s'en moque, il s'en tamponne dans les grandes largeurs, il est déjà dans les nuées. C'est-à-dire nulle part. Il ne s'attarde ni ne pèse, il vole, survole les péripéties de la vie des pouvoirs publics, plus léger que l'hélium dans  l'aérostat."
Pour moi, je le sais maintenant, trop d'effets de style dans une biographie, tue le style  en l'alourdissant et finit par m'épuiser! On ne va pas assez  directement à l'essentiel que sont les  informations.  
Ne voulant pas être injuste et  sachant tout le travail qu'il y a forcément derrière une telle somme de connaissances sur le poète, voici ce qu'on en dit ailleurs.
 À l'approche du cinquantenaire de la disparition de Cendrars, Patrice Delbourg rend hommage à cet acrobate de la prose et de la vie. Le reporter, le poète, le romancier (Moravagine, L'Or), le poilu, le « one manchot » (La Main coupée), le cinéaste raté, l'aventurier revivent au gré des chapitres de cetteOdyssée Cendrars, de A comme Alfa Roméo (celle qu'il a achetée à Braque et qu'il pilote d'une main, au Brésil, en 1924), à Z comme Zone, le poème-phare d'Apollinaire, auquelLa Prose du transsibérien (1913) dispute l'invention du vers libre. Sans oublier les autres lettres de l'alphabet : Bourlingue, Fabulateur, Grand reporter, Helvétie, Kodak, Paname, Sauser (son véritable patronyme),Utopie et même Xénophobie, dont les soupçons existent dans son oeuvre… qui figurera par erreur en 1941 dans la « liste Otto » des écrivains juifs à proscrire.  (Écriture, site de l'éditeur)
L'odyssée Cendrars de Patrice Delbourg  (Écriture,  août 2010,  220 p)

dimanche 13 juin 2010

Jacques Dupin, Grand Prix de Poésie de l'Académie française, juin 2010

Le Grand Prix de Poésie de l'Académie Française,créé en 1957 a été  décerné le 10 juin 2010
à Jacques Dupin pour l'ensemble de son œuvre (+ ICI)




L'initiale
Poussière fine et sèche dans le vent,
Je t'appelle, je t'appartiens.
Poussière, trait pour trait,
Que ton visage soit le mien,
Inscrutable dans le vent. 
(Le corps clairvoyant, Gallimard1999)

Ont également obtenu des distinctions les recueils des poètes suivants (pour plus d'informations: ICI)

Caroline Sagot Duvauroux 
Le Vent chaule suivi de L'Herbe écrit
José Corti







Légendaire 
Flammarion

Sylvie Méheut 
Immanences, Poésie
Atlantica


Jean-Marie Berthier 
Attente très belle de mon attente 
MLD (Saint-Brieuc)


Jean Daive 
Une femme de quelques vies 
Flammarion

Je me réjouis d'avance de lire ces livres. Voilà trop longtemps que je ne lis plus les poètes d'aujourd'hui!