On le voit partout en ce moment, ce livre, avec sa couverture rouge et jaune, pas belle du tout
mais accrocheuse! Difficile de le rater.
Juste le titre et le nom de l’auteur - un auteur à succès, déjà mythique.
Annoncé avant l’été pour la traduction française, lu pour la rentrée littéraire par les
journalistes des principaux magazines, le roman n’a pas fait l’unanimité parmi les premiers chroniqueurs. Presque tous ont fait la fine
bouche.
On lui reproche son manque d'audace, sa vision sombre et désenchantée du monde, son côté "clochemerle saignant", ses personnages stéréotypés, son intrigue trop prévisible, sans la chaleur et le charme de Harry Potter, son style cru, violent, bref on le trouve trop terne et d'une déprimante banalité. On le présente aussi comme un ouvrage sur une Angleterre post-olympique "sinistre et sinistrée ... ayant renoncé à ses"grandes espérances" et qui ne fait plus rêver. (Thierry Grandillot, du journal "Les Échos")
On est beaucoup plus enthousiaste sur les blogs littéraires! La majorité a aimé. Parfois, comme moi, on note une certaine difficulté à se sentir concerné par l'intrigue, en raison des très nombreux personnages dont on suit les histoires mais dans mon cas, je me suis dispersée en intercalant quelques autres lectures plus rapides, ce qui n'a pas favorisé mon implication mais vers le milieu de l'intrigue, je me suis prise au jeu et profitant des vacances, j'ai passé une nuit blanche pour le terminer. Ce sont de ces moments suffisamment rares dans une année pour que je m'en souvienne toujours ensuite avec grand plaisir.
J'ai suivi l'histoire de chaque personnage, tour à tour avec rage, enthousiasme, dégoût, peine, horreur, pitié etc. Aucun ne m'a laissée indifférente. Mes préférences allaient à Krystal et à son petit frère, à Andrew et à Sukhvinder, un peu moins à Gaïa, bref aux adolescents, plus excessifs sans doute que les adultes - et encore! - mais surtout plus sincères et idéalistes, malmenés sans avoir encore pu faire leurs preuves.
La fatigue aidant, je ne ferai pas de résumé, m'appuyant sur celui de l'éditeur qui n'est pas celui de la quatrième de couverture.
Présentation de l’éditeur
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante: ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… Et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.
Parmi les blogueurs que je connais, ont beaucoup aimé ce roman, sans réserve: Iluze, Stéphie, Belledenuit, Argali, Heclea, Isa, Emily, et-en-plus-elle-lit, Dasola,
Ont bien apprécié mais ont signalé des longueurs et des difficultés à entrer dans l'histoire au début : (je me mets dans cette catégorie) , Marion, Serialreader,
N'ont pas aimé du tout: ICI, (A l'ombre du cerisier), de nombreux journalistes (Plusieurs blogueurs se demandent s'ils ont vraiment lu ou seulement parcouru le roman)
Une place à prendre de J.K. Rowling (Grasset, 682 pages, septembre 2012) Traduit de l'anglais par Pierre Demarty. Titre original: The Casual VacancyMerci aux éditions Grasset pour l' envoi de ce livre.
Nouvelle participation au challenge de Hérisson. + Les matches de la rentrée littéraire Ma note: 16/20
