Marilyn Monroe. (1926-1962) (Notes de Roxbury en 1958)
Avec son mari Arthur Miller,elle s’est installée là, à la campagne, dans une grande propriété qui lui semble très vide maintenant que l’amour de Miller lui paraît s’enfuir. Il travaille difficilement à l’adaptation de sa nouvelle: «Les désaxés» et elle se désespère de son manque d’enfant.
"Seule! Je suis seule. Je suis toujours seule
quoi qu'il arrive".
11 décembre 1960:
"Ai toujours admiré les hommes qui avaient plein de femmes;
Cela doit être ainsi quand on est l'enfant d'une femme insatisfaite.
La monogamie est une idée creuse."
"Je ne puis faire plus d'une chose à la fois.
Prendre mon temps pour penser."
La fin de ce livre est déchirantes avec les lettres écrites par Marilyn à son médecin alors qu'elle était enfermée dans un hôpital psychiatrique, en 1961.
Elle se plaint de n'avoir pas le droit de téléphoner. Et eux qui s'enorgueillissent de leur atmosphère "comme à la maison." Je leur ai demandé, aux médecins, ce qu'ils entendaient par là. Ils m'ont répondu: "Eh bien on a de la moquette partout au sol et du mobilier moderne", à quoi j'ai répondu: "oui, exactement ce que n'importe quel architecte d'intérieur peut fournir, pour autant qu'il y ait des fonds pour cela", mais puisqu'on traite des êtres humains, pourquoi ne pas avoir la moindre idée de ce qui fait l'intérieur d'un être humain?"
Marilyne Monroe. Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres. (Seuil, 2010, 270 pages) Traduit de l’anglais par Tiphaine Samoyault)

