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lundi 18 juillet 2011

De qui est-ce? Petit jeu de l'été. (5)

Ce jeu "De qui est-ce?", juste pour le fun, consiste tout simplement à retrouver l’auteur du roman célèbre dont on présente ici  le premier paragraphe. Les réponses sont données par mail (adresse dans mon profil )
 (4) Il s'agissait du Prix Goncourt des Lycéens 2010


Bravo à  Ys,   Aifelle, Juliette, Dididominique ,  Claudialucia et Danielle M. (lectrice sans blog pour l'instant que je remercie pour sa participation)


(5) Ce cinquième  roman est un de mes derniers coups de cœur et entre dans un des challenges en cours ( bon, je sais, il suffit d'un clic sur la toile pour trouver la réponse mais je sais aussi que si vous aimez jouer comme moi, vous vous plaisez à deviner le nom de l'auteur et du roman  par vous- même  d'abord, le plus vite possible ensuite et c'est juste dans ces secondes-là que réside le plaisir de trouver pour soi uniquement la bonne réponse: retrouver le titre d'un roman comme on retrouve le nom d'un ami  ancien qu'on n'a pas vu depuis très longtemps...Bref, on joue ici avec sa mémoire  et puis on me le dit , comme ça, par amitié! D'ailleurs, moi aussi j'aimerais bien exercer la mienne et si l'une d'entre vous veut reprendre ce jeu dès maintenant, tant mieux et tant mieux aussi si on est nombreux à poser ce genre de colles pour lecteurs! Ce serait un vrai plaisir!)

"Le jeune canadien – quinze ans, tout au plus – avait eu un instant d’hésitation fatal. Il avait cessé de danser sur le bois flotté du bassin, au-dessus du méandre, et en un clin d’œil il avait glissé sous l’eau corps et biens sans qu’on ait pu saisir sa main tendue. L’un des bûcherons, adulte celui-là, avait tenté de l’attraper par les cheveux, qu’il portait longs. A peine le sauveteur en puissance avait-il plongé la main à l’aveuglette dans l’eau trouble et dense, un vrai bouillon de culture avec ses plaques d’écorce à la dérive, que deux troncs s’étaient heurtés violemment sur son bras, lui brisant le poignet. Le tapis mouvant des grumes s’était déjà refermé sur le jeune canadien; on n’avait même pas vu resurgir de l’eau brune une de ses mains, une de ses bottes cloutées."

dimanche 17 juillet 2011

De qui est-ce? Petit jeu de l'été. (4)

Ce jeu "De qui est-ce?", juste pour le fun, consiste tout simplement à retrouver l’auteur du roman célèbre dont on présente ici  le premier paragraphe. Mes réponses sont données par mail (adresse dans mon profil ) Je donne ensuite les liens des gagnants, c'est tout
Hier c'était trop facile :

3 Marcel Proust: Du côté de chez Swann, (Combray), rédigé en 1909 et publié en 1913.  
"le narrateur y raconte son enfance à Combray, sa relation à sa mère dont il réclame la présence le soir avant de se coucher. Il évoque ses premières lectures, notamment François le Champi de George Sand. On voit se dessiner l'univers culturel et affectif d'un personnage dont on va suivre la vie et l'évolution pendant le reste de la Recherche. C'est aussi dans « Combray » qu'apparaît le personnage de Swann et surtout c'est là que naît la fascination du narrateur pour les Guermantes qui ne le quittera qu'une fois qu'il aura pénétré ce milieu qui lui semble si inaccessible et merveilleux."(Wikipedia)
Ont participé et trouvé: Ys,   Aifelle, Juliette, Clara, Margotte, SandrinePlaisir des motsDidi, dominique , Choco, Valérie, Claudialucia,  Françoise Chatelain (artetlittérature) (j'espère que je n'oublie personne!)


4 Ce roman-ci sera sans doute un peu plus difficile à trouver car nettement moins connu mais il s'est distingué cependant à la rentrée. Avis  divers des lecteurs blogueurs, en majorité positifs. Je l'ai aimé quant à moi.  
 La nuit ne communique pas avec le jour. Elle y brûle. On la porte au bûcher à l’aube. Et avec elle ses gens, les buveurs, les poètes, les amants. Nous sommes un peuple de relégués, de condamnés à mort. Je ne te connais pas. Je connais ton ami turc ; c’est l’un des nôtres. Petit à petit il disparaît du monde, avalé par l’ombre et ses mirages; nous sommes frères. Je ne sais quelle douleur ou quel plaisir l’a poussé vers nous, vers la poudre d’étoile, peut-être l’opium, peut-être le vin, peut-être l’amour; peut-être quelque obscure blessure de l’âme bien cachée dans les replis de la mémoire.

samedi 16 juillet 2011

De qui est-ce? Petit jeu de l'été (3)

Ce jeu "De qui est-ce?", juste pour le fun, consiste tout simplement à retrouver l’auteur du roman célèbre dont on présente ici  le premier paragraphe. Mes réponses sont données par mail (adresse dans mon profil ) Je donne ensuite les liens des gagnants, c'est tout

Réponses: 1:  Sukkwand Island  de David  Vann 
           
                   2: Orgueil et Préjugés de Jane Austen, paru en 1813, le roman le plus populaire de la romancière anglaise. 
 "Elizabeth Bennet, qui se croit dédaignée par Darcy, jeune homme riche et hautain, s'amourache d'un bel officier, Wickham. L'abondance des menus événements, qui passionnent autant que de grandes aventures, fait l'un des charmes du roman.Elle se combine avec la finesse d'une analyse entièrement intégrée à la description du comportement et avec un humour discret mais toujours présent." 
Bravo à : Aifelle, JulietteSandrine, Ys, Elisabeth, dominique, Didi, Claudialucia, Lethee
Curieusement, bien qu'il y ait eu plus de participations par mail pour ce roman, il y a eu plus d'erreurs aussi que pour le roman de David Vann
Proposition n°3
Après le romancier américain de la nouvelle génération et la femme de lettres anglaise d'il y a deux siècles, voici le romancier français mythique du XXème siècle, célèbre pour ses très longues phrases.  (Décidément, ce jeu, devient de plus en plus facile!  Même si vous avez trouvé dès la première ligne, un conseil: relisez quand même  le paragraphe jusqu'au bout,  c'est si beau.)
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage: une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil; elle ne choquait pas ma raison mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour.