mardi 8 mars 2011

Salon du livre: les auteurs pour lesquels j'aimerais me déplacer.

Autant  l'avouer d'emblée: je  ne recherche pas spécialement  la foule. Les Grands Salons me font  plutôt fuir  sauf un qui m'attire en ce moment: le Salon du Livre mais à condition de pouvoir y rencontrer des écrivains que j'ai lus et que j'apprécie ou que je voudrais mieux connaître.  C'est justement le cas cette année pour les suivants.


R.J Ellory: dont j'ai lu  Seul le silence et écouté en audio (mais mal) Vendetta

Henning Mankell  dont j'aimerais lire au moins une enquête avec son fameux commissaire Kurt Wallander et son dernier livre :  L'homme inquiet

Ian Mac Ewann dont j'ai lu : Sur la plage de Chesil


Johan Theorin dont j'ai lu: L'heure trouble

Kathryn Lasky dont j'aimerais lire  au moins le premier des treize livres de la série  pour enfants: Les gardiens de Ga'hoole 

Motorô Mase, l'auteur d'Ikigami, un manga

Grzegorz Rosinski, un dessinateur de BD dont La Vengeance du Comte Skarbek 

Robert Lawrence Stine, le Stephen King des enfants, avec sa série Chair de poule

LES AUTEURS INVITÉS DU SALON

lundi 7 mars 2011

Résulats du tirage au sort pour les exemplaires de Robert Laffont

La maison d'édition Robert Laffont que je remercie,  proposait  pour mon blog 5 exemplaires du livre de Justin Cronin: Le Passage

14 Participants se sont manifestés pour ce tirage au sort 
  1.  Didi 
  2.  Bouh
  3.  maggie
  4. Petite Fleur
  5.  soukee
  6.  Stephie
  7. seb920
  8.  cathulu
  9.  calypso
  10.  Mélo
  11. Pimprenelle
  12.  sandra
  13.   Lystig 
  14. Sternelle

 J'ai utilisé pour ce tirage le logiciel Hasard et voici le résultat
9   Calypso
13  Lystig
1    Didi
10 Mélo
11 Pimprenelle 

Il reste aux heureux gagnants à m'envoyer leur adresse postale par mail (voir dans mon profil). Je communiquerai le tout à la maison d'édition qui enverra à chacun le livre gagné (Par expérience, je sais qu'il faut savoir être patient et compter un ou deux mois pour recevoir son exemplaire!)  

Nouvelles pour une année de Luigi Pirandello

Le train a sifflé
 Il délire. Début de fièvre cérébrale ont dit les médecins alors on l’a interné, à l’asile psychiatrique de la ville où il travaille depuis toujours. Ses camarades de bureau lui ont rendu visite et ont pris  plaisir à répéter toute la journée  ce diagnostic à qui voulait l’entendre. «Il délire! Folie furieuse!»
Cependant la vérité est ailleurs  mais  personne ne s’en doute
Voilà un être dont tout le monde se moque et profite,  un écrasé de la vie qui, un matin, se révolte, s’exalte, s’enflamme au point d’étonner son entourage qui préfère le voir enfermé.
Qu’a–t-il dit de si terrible?
Il a répété toute la journée  qu’il avait entendu le train siffler la nuit. «Le train a sifflé. Le train a sifflé.»
On s’est étonné d’abord. On a ri sans rien comprendre. On s’est moqué de lui puis inquiété et on l’a enfermé.
Mais là encore la vérité est ailleurs et l’homme est tout à fait sain d’esprit. 
Il faudrait juste comprendre sa vie en famille, bien plus sombre encore que sa vie au bureau.
Le sifflement du train perçu en pleine nuit l’a réveillé, secoué,  fait renaître à l’existence. Maintenant il exulte. Il est heureux!
Il se sent vivre enfin. Il a senti le frisson, la palpitation du temps!
«Maintenant le monde s’est réintroduit dans son esprit. Il peut se libérer de temps en temps de son tourment pour respirer, par l’imagination, une goulée d’air dans le monde.»
J’aime beaucoup Pirandello que je me mets à relire après  de longues années d’oubli.
Luigi Pirandello est un écrivain Italien, poète, nouvelliste, romancier et dramaturge, né le 28 juin 1867 à Agrigente en Sicile durant une épidémie de choléra, et mort à Rome le 10 décembre 1936. Son œuvre a été récompensée du Prix Nobel de littérature en 1934.
Titre original : Novelle per un anno, Traduction de l’italien par Georges Piroué.  Challenge de Sabbio

dimanche 6 mars 2011

Poésie et philatélie. Timbre ce mois-ci à l'effigie de Tristan Corbière.

Rondel, 


Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles!
Il n'est plus de nuits, il n'est plus de jours;
Dors... en attendant venir toutes celles
Qui disaient: Jamais! Qui disaient: Toujours!


Entends-tu leurs pas?... Ils ne sont pas lourds:
Oh! les pieds légers! - l'Amour a des ailes...
Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles!


Entends-tu leurs voix?... Les caveaux sont sourds.
Dors: il pèse peu, ton faix d'immortelles;
Ils ne viendront pas, tes amis les ours,
Jeter leur pavé sur tes demoiselles...
Il fait noir, enfant, voleur d'étincelles!


Tristan Corbière.  (Morlaix: 1845/1875)  Le poète,   Le  timbre 

samedi 5 mars 2011

Livre mal aimé. livre abandonné.

Abandon de  " Louise Amour"  de Christian Bobin (Gallimard, 2004, 141 p)

Louise Amour est  une parfumeuse créatrice d’ un parfum nommé Madone, ce qui séduit beaucoup le narrateur écrivain, grand lecteur d’ouvrages théologiques et spécialiste des vies de saints. Il idolâtre cette femme, trop, beaucoup trop!

Première phrase: 
"J'étais tombé amoureux de Louise Amour avant de la connaître:  son nom, plus aveuglant pour moi que la clarté laiteuse des roses trémières ou que la pellicule d'or dont les moines recouvraient le bois de leurs icônes; était apparu à côté du mien sous la rubrique "Senteurs" du magazine Rosiers de France, revue confidentielle à laquelle m'avait abonné ma passion pour cette fleur." 


Joli début  me suis-je dit en le choisissant!
Sauf qu'ensuite l'intrigue se résume à trop peu de choses à mon goût et s'embourbe dans un mélange de mysticisme, d'amour jaloux, de recherche d'absolu, de présence de saints, d'anges et que sais-je encore. Je n'ai pas pu tenir longtemps! 

"Voici comment se termine  une promenade en amoureux,:
"Tout autour de nous, dans l'herbe du chemin,je vis soudain de minuscules violettes. Le Christ est en croix dans toutes les fleurs des champs, parce qu'il est la vie même. "Attention, dis-je à Louise Amour, nous marchons sur des agneaux bleus!" Elle tourna vers moi de grands yeux étonnés. "

Certains parlent de prose poétique et d’écriture somptueuse à propos de ce livre.  Je n’y ai vu qu’un style ampoulé ainsi qu' une histoire tarabiscotée  et vaguement mystique. Je ne suis pas sensible à ce genre-là.
Pas fait pour moi ce livre !  Je suis passée totalement à côté!

vendredi 4 mars 2011

A une jeune blogueuse littéraire quémandeuse de conseils, si je peux me permettre.

Quand je dis jeune blogueuse,  c’est à la  débutante que je pense, à celle qui écrit ses  premiers billets sur ses lectures. Peu importe son âge! C’est avant tout une grande lectrice, une  dévoreuse  de livres, une fichue rêveuse aussi, une imaginative à tous crins mais l’étonnement du début est toujours le même. Une certaine forme de découragement surgit très vite, dès les premières  semaines. Comment donc, mais voilà que je lis beaucoup moins à cause de  mon blog et si je lis moins, j’écris aussi moins de billets! S’installe alors une forme de stress, de pression et de se demander comment font  celles qui publient beaucoup. Suis-je trop lente ?  Sont-elles trop rapides ?
J’ai été cette jeune blogueuse aussi  au commencement de 2009. Voici ce que j'écrivais alors ICI:

 "Mon premier blog est né il y a un mois: Lire à tout va, tout frais, tout propre, tout nouveau, attendrissant comme un nouveau-né mais tellement bourré de défauts et si maladroit encore! C’est bien simple : je n’arrive pas à suivre le rythme et maintenant je me demande si cette nouvelle naissance était une si bonne idée !
Depuis que cette ambition blogueuse me dévore, je ne lis plus ou presque plus ! Beaucoup moins  en tout cas !En revanche, je liste, tout et n’importe quoi ! J’ai attrapé le virus de la liste !
 Bref, mes livres, mes chers livres, vous qui avez été et qui êtes ma vie, vous pour qui j’ai parfois séché les cours, trahi père et mère, amoureux et enfant…, vous pour qui je suis entrée en religion…Vous tous mes pauvres livres tant aimés, voilà qu’en votre nom et sous prétexte de ne parler que de vous, je vous oublie, je vous délaisse, je vous abandonne.
Il faut changer! Je dois d’abord LIRE pour bloguer ensuite seulement. Ne pas me tromper de priorité ! Après tout, mon but, c’est uniquement mon plaisir. Il ne faut pas que cette activité devienne un devoir. Surtout ne pas me mettre de pression ! Je dois trouver l’équilibre.
LIRE ET BLOGUER , mais seulement si j’en ai envie ! A mon rythme !

On lit d'abord par plaisir puis longtemps pour ses études et enfin le  plaisir revient un jour comme par miracle et alors on écrit en tâchant d'oublier tout ce qu'on nous a appris. On écrit comme on respire et c'est jubilatoire. 
J'ai longtemps été bloquée par le désir académique de trop bien faire mais depuis que je ne me fixe plus qu'une seule règle, celle de faire court, je me sens libérée. Je n'ai plus pour  guide que mon seul plaisir de lire et d’écrire juste en restant au plus près de ce que je ressens une fois la lecture terminée.
J’écris avant tout pour moi, parce que j’ai tendance, au bout d’un moment à oublier le contenu des livres lus une seule fois, puis pour les quelques fidèles qui me lisent régulièrement et aux réactions desquels je suis sensible. 
Je sais très bien qu’un billet remplace un autre et que déjà on ne lit plus beaucoup les  présentations de mes débuts d'il y a deux ans. Aussi je peaufine moins. Chaque écrit du jour est une bulle qui éclate et s’évapore aussitôt! Je travaille dans l'immédiat. Je n’ai aucune prétention :

Seul le plaisir est mon maître : celui de la lecture, de l’écriture rapide et de l’échange, celui de se savoir lue.  C’est beaucoup! Ça suffit à faire mon bonheur pour l’instant et pour ça , je remercie tous ceux qui ont plaisir à me lire.  

Le pays de l’absence, roman de Christine Orban

Une mère et sa fille. Un personnage  et son  auteur.
Vérité ou imagination ? Réalité ou mensonge ?
Roman ou autobiographie ?
Le pays de l’absence est un roman. C’est écrit sur la couverture.
Le récit  ressemble pourtant  à une histoire vraie, un morceau de vie vécue.

La narratrice est une romancière parisienne qui reçoit sa mère de 73 ans  pour  les fêtes de  Noël. Celle-ci arrive de Casablanca où elle a toujours vécu. C’est une très belle femme, élégante,  courtisée,  longtemps championne de bridge, aimée et admirée par les siens  mais qui n’est plus elle-même  depuis  qu’elle vit au pays de l’absence, celui de la perte de mémoire, celui de l’Alzheimer.

«Maman, où es-tu ?
Si on ne la connaît pas, maman, on pourrait croire qu’elle est là, bien dans sa tête, au point de s’y tromper. On pourrait le croire s’il n’y avait pas cette peluche, qu’elle ne quitte pas, sur ses genoux.
Moi je sais.
Maman n’est plus dans son regard.»

C’est ce récit-là que raconte Christine Orban,  celui  du combat contre cette maladie, mené par deux femmes proches et opposées à la fois,  le temps de quelques  préparatifs pour ce qui  restera le dernier grand repas familial.
C’est bien écrit, dans un ton simple, juste et  vrai, réaliste, sensible, sans tricherie, sans mièvrerie,  sans pleurnicherie!
Comment croire dans ce cas que ce ne soit qu’un roman?  Peu importe d’ailleurs puisque  j’y ai retrouvé tant de détails véridiques.
C’est juste poignant, sans excès, sans drame, comme dans la vie ! .

«Au bout d’un moment, je me détourne de toi, épuisée. Ton univers est envahissant et vide à la fois. On ne peut y rester enfermé trop longtemps.
Bonsoir, maman.»
Le pays  de l’absence de Christine Orban.  (Éditions Albin Michel, 2011, 169p)
En ont parlé aussi: Cuné, Amanda, Stef, Clara, Hérisoon o8 , Catherine, Stephie, 

jeudi 3 mars 2011

Mes romans de février

Petit mois pour le nombre de lectures, la moitié moins que d'habitude mais grand grâce aux deux coups de cœur absolus que j'ai eus pour le livre de  John Irving et celui de John Muir.
Pour lire les billets correspondants ,il suffit de cliquer sur les titres.

1) Dernière nuit à Twisted River de John Irving: 20/20
      Que demander de mieux? Gros, très gros coup de cœur!



2)   Le rêve d'Amanda Ruth, Michelle Richmond  12/20


        Quand une croisière au bout du monde  dévoile bien des rêves



3) 

Un été dans la Sierra

de

John Muir

,

challenge Nature Writing. Tout simplement extra: 20/20




   Autre gros coup de cœur!



4)  L'oiseau Canadèche, Jim Dodge, 17/20

   Encore une  très jolie histoire!



5) Trouée dans les Nuages de Chi Li: 14/20

  
     Une romancière chinoise pleine de promesses!






6) John Grisham,  Theodore Boone, enfant et justicier  15/20

     

 intéressant. Policier jeunesse


 


          

7) Maman, Isabelle Alonso, Récit poignant 14/20


 

   

8) Claude Sarraute, Laurent Ruquier, Avant que t'oublies tout! 

        
      Potins sans fin!   13/20                              

             

Le goût du café au lit matinal ou ce qu'en disait Proust

Petit déjeuner de Proust à la fin de sa vie

«Le goût du café au lit matinal nous apporte cette vague espérance d’un beau temps qui jadis si souvent, pendant que nous le buvions dans un bol de porcelaine blanche, quand la journée était encore intacte et pleine, se mit à nous sourire dans la claire incertitude du petit jour. Une heure n’est pas qu’une heure, c’est un vase rempli de parfums, de sons, de projets et de climats.»  Marcel Proust (Le temps retrouvé) Photographie: Hôtel Ritz. Dans les dernières années de sa vie, Proust avait ses habitudes à l'hôtel de la place Vendôme, fondé par César Ritz. (Citation du jeudi sur une idée de chiffonnette)

mercredi 2 mars 2011

Cinq exemplaires à gagner chez Robert Laffont

Si vous voulez gagner un exemplaire du livre de Justin Cronin: "Le passage'" n'hésitez pas à vous signaler ici  dans les commentaires,  à retwitter ce billet et même à en faire un lien  dans un nouveau billet sur votre propre blog.

Grâce aux  éditions   Robert Laffont , cinq exemplaires sont à offrir,  vous avez donc  toutes vos chances . Un tirage au sort aura lieu ici dimanche 6 mars. (Un seul exemplaire par blog).

Voici ce qui est dit au sujet de ce livre:
Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent… Dans la jungle bolivienne, l’armée américaine recherche les membres d’une expédition atteints d’un mystérieux virus… Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d’enlever une enfant - Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherche. Près d’un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l’apocalypse causée par l’attaque des viruls, ainsi qu'ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu’il s’agit d’Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze… L’aventure ne fait que commencer.
«Lisez Le Passage et le monde réel disparaîtra.» Stephen King.
«Une bombe... une intrigue ingénieuse, rudement bien menée.» The New York Times Book Review.
«Le Passage de Justin Cronin transcende tous les clichés et nous offre une histoire de vampires post-apocalyptique à glacer les sangs, qui se lit fébrilement.» The Guardian
Pour en savoir plus c'est ICI

Pachyderme, de Frédérik PEETERS, ma BD du mercredi

Cette semaine, j’ai réussi à lire 10 albums de BD,  avec plus ou moins de bonheur. Je retiendrai pour les chroniquer par la suite : Maus, Mattéo, Dans mon Open Space et Rosangella. Peut-être aussi le livre de Thomas Ott : «73301-23-4153-6-96-8»,  un drôle d'album sans paroles.
Celui que j’ai choisi pour ce mercredi est  un one shot, un album de 90 pages  au nom énigmatique : "Pachyderme" et au dessin de couverture tout aussi troublant mais qui résume bien l’histoire,  ce dont on ne se rend compte qu’à la fin !  Une jeune femme tombe à la renverse sur une route déserte  se perdant dans un horizon bleu infini. On ne peut qu’admirer ses belles bottines 1900, très sexy.
Un seul récit, classique en apparence,  avec un début et une fin mais qui présente de brusques bouffées de fantastique pur et dur, naturellement très  déconcertant.  Que cherche exactement cette jeune femme,  Carice,   qui fait de bien étranges découvertes, à commencer par le pachyderme du début qui provoque un monstrueux embouteillage dans la forêt menant à l’hôpital où l’attend son mari gravement blessé ? L’auteur avoue avoir déroulé son histoire à l’envers, la fin étant le vrai début en réalité. 
Un lieu précis: un grand hôpital de Genève et ses environs avec ce qu’il faut de médecins , d’infirmiers, de malades et de visiteurs pour donner l’illusion de la réalité mais tous ont des comportements étranges, hors normes,  comme cet inquiétant chirurgien qui se rêve chanteur d’opéra après chaque opération mais qui se révèle également le  voleur des dents  en or de ses patients.
Une époque:  celle des années cinquante avec ses  relents de guerre froide,  ses espions anti communistes,   ses nazis reconvertis et le début de l’émancipation des femmes occidentales. 
L’héroïne est Carice, la jeune femme qui cherche son mari dans un grand hôpital  sans pouvoir le retrouver. Elle fait de nombreuses rencontres qui entravent sa recherche. La plus étrange est sa confrontation avec elle-même devenue  une très vieille femme qui lui donne des conseils avant de disparaître. Par ailleurs  des fœtus ont une tendance fâcheuse à se multiplier autour d’elle. Il est vrai qu’elle voudrait devenir mère !
Et ainsi de suite ! On a cité  Kipling, Hergé, David Lynch, Bunuel comme références à cette BD. Pour ma part,je dois reconnaître qu’après avoir été bien déstabilisée au début, j’ai fini par beaucoup aimer cet album en grande partie grâce aux dessins qui sont étonnamment précis et suggestifs. Pour une fois ce sont les images qui m’ont entraînée et convaincue. Elles m’ont vraiment servi de guide pour deviner les dessous de cette histoire si  étrange en apparence mais qui se révèle d’une grande simplicité a posteriori. 
J’ai beaucoup aimé ! (18/20 pour Yaneck)
Pachyderme, de Frédérik PEETERS, Gallimard, 2009, 90 p

Participent aux BD du mercredi de Mango:
Benjamin,Choco,Chrys,Dolly,Emmyne,  Estellecalim,Hathaway,Hilde,Hérisson08,
Irrégulière,  Jérôme,  Kikine, Lounima, Lystig, Manu,Marguerite,  Mathilde, Mo'laFée, Noukette,  Sandrounette,  Sara, Theoma,  Valérie,  Vero,  Wens,  Yaneck, Yoshi73, Mr Zombi 


Je participe aussi aux challenges de Mr Zombi et de Mo'la Fée


Pour Yaneck, Attention spoiler (Elle annonce son désir de divorcer à son mari et part en voiture. Elle a un accident.Le fameux chirurgien l'opère et dans son réveil après anesthésie, elle imagine toutes  ces fantaisies du début, d'où ces apparitions étranges!) 

mardi 1 mars 2011

Le top BD des blogueurs de février

Voici le rituel Top Bd mensuel de Yaneck!

A vrai dire les notes ne me parlent pas trop! Je me fie seulement aux appréciations et c'est justement ce que fait Yaneck cette fois-ci à la suite des notations. C'est drôle parce qu'il s'énerve un peu contre certaines notes. I il encourage et décourage selon ses préférences à lui. Bref il s'engage et se dévoile. J'aime mieux ça! C'est moins froid qu'une simple liste!

Alors allez chez lui voir cette suite de réflexions.  Il cherche du sang neuf!

1- Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman   19.67
2-  Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association   19.38
3-  Batman Dark Knight, Frank Miller, Delcourt   19
4-  Watchmen, Alan Moore, Dave Gibbons, Panini Comics  18.88
5- Maus, Art Spiegelmann, Flammarion   18.78
6- Universal War One, Denis Bajram, Soleil  T 1,2,3,6, 18.58
7-  Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman    18.5
8-  Astérios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman  18.5
9-  V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.44
10-  Black Hole, Charle Burns, Delcourt  18.33
11-  Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman  18.2
12- ) Blankets, Craig Thompson, Casterman   18
13-  Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux  18
14- L'ascension du haut-mal, David B, L'Associatio n T 1,2,3, 18
15-  Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt  17.83
16- Pyongyang, Guy Delisle, Decourt    17.79
17- ) De cape et de crocs, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt, T 1,2,3,4,5,6,7,8,9, 17.75
18-  La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux, Futuropolis, T 1,2,  17.7
19-  Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman  17.7
20-  L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt 17.67
21-  Nous ne serons jamais des héros, O. Jouvray, F. Salsedo, Lombard 17.53
 22- Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis 17.5
23- (N) Le petit Christian,   Blutch, L'Association, T 1,2, 17.5
24-  Le signe de la lune, Enrique Bonet, José Luis Munuera, Dargaud  17.43
25-  Omni-visibilis, Lewis Trondheim, Matthieu Bonhomme, Dupuis 17.4
26-  Couleur de peau miel, Jung, Soleil, T 1,2,  17.39
27-  Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, T 1,2,17.38
28-  Undercurrent, Tetsuya Toyoda, Kana 17.38
29- ) Kick-Ass, Mark Millar, John Romita Jr, Panini Comics, T 1,2, 17.35
30- (+) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt , T 1,2,3,19,  17.35
31-  Rides, Pablo Roca, Delcourt 17.33
32-  Batman Guerre au crime, Paul Dini, Alex Ross, Soleil  17.33
33-  Je ne mourrai pas gibier, Alfred, Delcourt   17.3
34-  Pluto, Naoki Urasawa, Kana T 1,2,3,4,6, 17.21
35- Quai d'Orsay tome 1, Abel Lanzac, Chrisophe Blain, Dargaud  17.2
36-  Elle ne pleure pas elle chante,  Corbeyran, T. Murat, Delcourt   17.17
37-  L'orme du Caucase, Jiro Taniguchi, Casterman  17.17
38-  Ayako tome 1, Osamu Tezuka, Delcourt,  17.13
39-  Où le regard ne porte pas, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaudn T 1,2, 17
40-  L'orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions MilanT 1,2,3,4,  17
41-  Corto Maltese, Hugo Pratt, Casterman, T 1,2, 16.95
42-  Chroniques Birmanes, Guy Delisle, Delcourt  16.93
43-   Death Note, Tsugumu Ohba, Takeshi Obata, Kana,T 1,2,3, 16.88
44-  Jéronimus, Christophe Dabitch, Jean-Denis Pendanx, Futuropolis, T 1,2, 16.88
45-  Terre-Neuvas, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest  16.86
46-  Fais péter les basses Bruno!, Baru, Futuropolis 16.86
47-  Cancer and the City, Marisa Acocella Marchetto, L'Iconoclaste  16.83
48-  Page Noire, Denis Lapierre, Franck Giroud, Ralph Meyer, Futuropolis 16.83
49-  Rosalie Blum, Camille Jourdy, Actes Sud, T 1,2,3, 16.82
50-  Ikigami, Motorô Mase, Kazé Manga ,T 1,2, 16.75

Allah n'est pas obligé de Ahmadou Kourouma

Le narrateur est Birahima, un jeune garçon  ivoirien, 10 ans environ,  qui raconte ses déambulations à travers des pays africains en guerre, dans l’espoir de  retrouver sa tante au Libéria. Sa mère vient de mourir. Elle était sa seule famille et il se retrouve orphelin,  totalement abandonné à lui-même. Bientôt il rencontre Yacouba , un soi-disant féticheur, qui l’accompagne dans son parcours. La guerre civile fait rage et pour sauver leur vie, ils doivent s’engager auprès du colonel Papa le Bon dans son Front National Patriotique du Libéria. Yacouba devient ainsi un enfant-soldat qui ne quitte jamais son arme. Sa vie devient un enfer!


Livre coup de poing à coup sûr, celui que je viens à peine de terminer pour le Blogoclub. Mon analyse se fait donc  à chaud , sans véritable recul et je ne serai peut-être pas très objective.
Je ne sais même pas encore si je l’ai aimé ou pas. En tout cas, il ne m’a pas laissée indifférente. Je suis encore un peu soufflée par la difficulté  mais aussi  la force  de l’écriture, ainsi que  par la distanciation prise  avec les faits horribles racontés : l’humour reste présent dans l’horreur.
 Malgré tout c’est une forme de malaise qui domine en moi en fermant ce livre : admiration et lassitude se sont succédé. J’ai beaucoup aimé les premiers chapitres mais mon intérêt s’est perdu à la fin, noyé dans les violences à répétition des guerres tribales. J’avais envie que ça finisse. J’avais du mal à suivre les événements politiques. Il me manque trop de connaissances sur ce qui s’est réellement passé pour suivre facilement le déroulement des actions évoquées ici. 
Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas près d’oublier Birahima, cet enfant-soldat  qui a commis tant d’horreur,  kalachnikov en main,  mais qui a subi tant de malheurs lui-même dès sa naissance auprès de sa mère handicapée qu’il a reniée en la dénonçant comme sorcière -  ce dont il s’est toujours accusé par la suite.
J’ai redouté  cet emploi systématique de quatre dictionnaires pour expliquer les mots et simplifier la lecture.
J’ai été étonnée par cette langue incantatoire, cette phrase sans cesse répétée qui sert aussi de titre,  comme s’il s’agissait d’ une prière ou  d’une formule magique: "Allah n'est pas obligé d'être juste dans toutes ces choses ici-bas."
Tout ici frôle l’irrationnel, l’excès, l’enfer. Lourd, lourd,  lourd !  Je suis plombée par cette lecture . 
Ce qui me restera c’est cette impression d’avoir lu le récit d'un voyage au bout de  l’horreur en Afrique. 


Allah n'est pas obligé de  Ahmadou Kourouma, Côte d'Ivoire, Éditions du Seuil, août 2000, 233 p. Prix Renaudot 2000, Prix Goncourt des lycéens 2000, Prix Amerigo-Vespucci au Festival international de géographie. Je participe à la lecture du Blogoclub de Sylire ICI et de Lisa Là