Série L:
« Peut-on prouver une hypothèse scientifique ? »
« L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même? ».
+ commentaire de texte extrait du Gai savoir de Nietzsche
Série Economique et social (ES):
« La liberté est-elle menacée par l'égalité? »
« L'art est-il moins nécessaire que la science ?».
+ Commentaire d' un extrait des Bienfaits de Sénèque.
Série Scientifique (S):
« La culture dénature-t-elle l'homme? »
« Peut-on avoir raison contre les faits ? »
¨Commentaire d'un texte de Pascal
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jeudi 16 juin 2011
vendredi 15 octobre 2010
Qu’est-ce qu’une journée réussie ?
C’est le dossier central de la nouvelle formule du magazine Philosophie qui rappelle la distinction entre l’Otium, le temps libre, consacré uniquement à soi, sans culpabilité et le negotium, le temps des affaires ou du travail.
Sont ensuite logiquement appelés à la rescousse les grands Anciens : Sénèque pour qui «vivre sa journée doit être à l’image de sa vie» ; Lucrèce et Horace qui nous conseillent de nous satisfaire de nos journées comme elles viennent mais surtout sans courir ; Sénèque, le sage, qui se promet de faire une méditation chaque soir sur ce qu’il a vécu : «Ainsi la vie entière ne nous effraie plus». Rabelais, lui, propose dans son abbaye de Thélème de vivre une journée bien remplie, à la fois studieuse et joyeuse mais chacun selon son bon vouloir. Nietzsche enfin affirme, péremptoire, que «Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée est un esclave».
Forte de ce rapide résumé de la sagesse des grands penseurs (sur combien de siècles?), j’ai voulu voir ce que le Net me proposait en tapant "l'Art de vivre"
Se sont affichés alors des sites sur des restaurants, des maisons bien décorées, de la domotique, sur le foot, le rugby, sur la Nature et les balades dominicales ; patrimoine, citrouilles ( ?!), sur des forums d’entreprises, sur la mobilisation syndicale.
Il manquait juste la belle rencontre très réussie d’une dizaine de blogueuses à Bruxelles le week end dernier. (compte-rendu chez Cynthia)
J’étais loin du compte dans cette recherche!
J’ai tapé : "Bien vivre, Lucrèce ". Réponse : Aucun document en termes de recherche spécifiée.
Je tape Sénèque au lieu de Lucrèce et je ne suis dirigée que sur un seul livre, celui d’Alexandre Jollien : «Le philosophe nu » qui était d’ailleurs invité cette semaine dans l’émission de Frédéric Ferney, livre que j’ai bien envie de lire!
Faut-il croire que cette notion de l’art du bien vivre ne préoccupe plus autant qu’ avant?
Voici quelques propositions des plus générales pour définir les conditions nécessaires à la réussite d’une journée.
Je considère ma journée réussie:
- si je garde le contrôle de moi-même tout en restant disponible à l’imprévu.
- Si je réussis à surmonter les difficultés tout en profitant de ce qui m’est offert.
- Si j’arrive à ne plus vivre au jour le jour mais à élargir ma vie quotidienne vers de nouveaux horizons.
- Si je peux « entrer dans le désemploi du temps » (selon la formule de Yannick Haenel, auteur de Jean Karski), ne pas céder aux pressions sociales, familiales, etc.
Plus prosaïquement, j’estime ma journée réussie si je n’ai pas eu d’ennuis, de ces trois fois riens qui gâchent la vie, ces petits soucis, ces hasards malheureux qui font les journées noires ! (Hier, pour moi, en était une, commencée par du café renversé sur mon clavier, ce qui a neutralisé la touche B si bien que de toute la journée j’ai fait des efforts pour éviter cette lettre dans les commentaires. Pas facile! Tout devenait "magnifique" au lieu de simplement « Beau », par exemple;
Sont ensuite logiquement appelés à la rescousse les grands Anciens : Sénèque pour qui «vivre sa journée doit être à l’image de sa vie» ; Lucrèce et Horace qui nous conseillent de nous satisfaire de nos journées comme elles viennent mais surtout sans courir ; Sénèque, le sage, qui se promet de faire une méditation chaque soir sur ce qu’il a vécu : «Ainsi la vie entière ne nous effraie plus». Rabelais, lui, propose dans son abbaye de Thélème de vivre une journée bien remplie, à la fois studieuse et joyeuse mais chacun selon son bon vouloir. Nietzsche enfin affirme, péremptoire, que «Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée est un esclave».
Forte de ce rapide résumé de la sagesse des grands penseurs (sur combien de siècles?), j’ai voulu voir ce que le Net me proposait en tapant "l'Art de vivre"
Se sont affichés alors des sites sur des restaurants, des maisons bien décorées, de la domotique, sur le foot, le rugby, sur la Nature et les balades dominicales ; patrimoine, citrouilles ( ?!), sur des forums d’entreprises, sur la mobilisation syndicale.
Il manquait juste la belle rencontre très réussie d’une dizaine de blogueuses à Bruxelles le week end dernier. (compte-rendu chez Cynthia)
J’étais loin du compte dans cette recherche!
J’ai tapé : "Bien vivre, Lucrèce ". Réponse : Aucun document en termes de recherche spécifiée.
Je tape Sénèque au lieu de Lucrèce et je ne suis dirigée que sur un seul livre, celui d’Alexandre Jollien : «Le philosophe nu » qui était d’ailleurs invité cette semaine dans l’émission de Frédéric Ferney, livre que j’ai bien envie de lire!
Faut-il croire que cette notion de l’art du bien vivre ne préoccupe plus autant qu’ avant?
Voici quelques propositions des plus générales pour définir les conditions nécessaires à la réussite d’une journée.
Je considère ma journée réussie:
- si je garde le contrôle de moi-même tout en restant disponible à l’imprévu.
- Si je réussis à surmonter les difficultés tout en profitant de ce qui m’est offert.
- Si j’arrive à ne plus vivre au jour le jour mais à élargir ma vie quotidienne vers de nouveaux horizons.
- Si je peux « entrer dans le désemploi du temps » (selon la formule de Yannick Haenel, auteur de Jean Karski), ne pas céder aux pressions sociales, familiales, etc.
Plus prosaïquement, j’estime ma journée réussie si je n’ai pas eu d’ennuis, de ces trois fois riens qui gâchent la vie, ces petits soucis, ces hasards malheureux qui font les journées noires ! (Hier, pour moi, en était une, commencée par du café renversé sur mon clavier, ce qui a neutralisé la touche B si bien que de toute la journée j’ai fait des efforts pour éviter cette lettre dans les commentaires. Pas facile! Tout devenait "magnifique" au lieu de simplement « Beau », par exemple;
Mais j'en suis aux confidences: il est temps de finir!
Edit de 10H30: Voici une journée qui commence bien puisque j'ai gagné le tirage au sort chez Bladelor.
Edit du lundi 18 oct; Question reprise par Michel sur son blog;
Les carnets de Plaisir des mots
Edit de 10H30: Voici une journée qui commence bien puisque j'ai gagné le tirage au sort chez Bladelor.
Edit du lundi 18 oct; Question reprise par Michel sur son blog;
Les carnets de Plaisir des mots
jeudi 12 août 2010
L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle
Ce livre n’est pas un roman, c’est plutôt un livre de recettes, de conseils moraux et spirituels pour être heureux! C’est en somme une sorte de guide pour réussir sa vie.
Avant de quitter l’île de Bali, un Occidental décide d’aller rendre visite à un vieux guérisseur très renommé que l’on vient consulter de très loin. Celui-ci, après l’avoir palpé, lui déclare qu’il souffre sans le savoir d’un mal-être généralisé qui l’empêche d’être heureux. Dès lors, ils se reverront souvent et le vieux sage enseignera quelques-unes de ses croyances à celui qui ne demande qu’à acquérir à son tour la joie de vivre.
Voici les principales évidences qui ressortent de leurs conversations
1) Ce que l’on croit peut devenir réalité. Tout ce que l’on vit a pour origine ce que l’on croit. Si l’on se croit peu intéressant on le devient! Si on est persuadé que le monde est dangereux, notre attention sera captée par les risques potentiels qui existent dans toute situation. Nos croyances vont ainsi nous permettre d’interpréter la réalité pour parfois même la changer comme peuvent le faire les médicaments placebo!
«Peu importe le traitement, ce qui compte, c’est d’y croire»!
2) Il faut savoir faire des choix, renoncer à des choses auxquelles on tient pour aller vers ce que l’on a le plus à cœur. Quand on s’abstient de choisir, on s’abstient de vivre la vie que l’on voudrait. Plus les efforts sont grands et plus intense sera le bonheur, et plus longtemps il restera gravé en nous.
3) Quand on se lance dans un projet qui représente un certain enjeu, il faut s’éloigner des personnes qui ne croient pas en vous et ne s’entourer que de personnes positives. L’amour est la solution à la plupart des problèmes. Il est important d’avoir dans son entourage des gens qui croient en nos qualités et en nos capacités.
4) On ne peut pas être heureux si l’on se voit victime des événements ou des autres. Il faut rester acteur de sa vie comme d’un jeu dont les règles se découvrent au fur et à mesure et dont la finalité gardera toujours une part de mystère.
Quand j’ai refermé ce livre, je dois dire que j’étais plutôt perplexe tant ces conseils me semblent des évidences maintes et maintes fois énoncées ! Tout le monde ou presque sait tout cela, le plus dur, c’est dans la mise en application, comme dans un régime! Cependant, il y a des moments dans la vie où le doute, le désarroi, le désespoir dominent et c’est sans doute dans ces moments-là qu’un tel livre peut éventuellement se révéler utile!
Pour moi,ce livre qui ne m'a rien appris se révèle une totale déception.
L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle (Editions Anne Carrière, 2008, Pocket, 2010, 168 p)
Pour moi,ce livre qui ne m'a rien appris se révèle une totale déception.
L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle (Editions Anne Carrière, 2008, Pocket, 2010, 168 p)
mercredi 10 mars 2010
Lettre sur le bonheur , Epicure
Je n'aime pas beaucoup lire les livres de philosophie mais j'ai pris très tôt l'habitude de recopier de belles phrases sur le sens de la vie ou la meilleure façon de vivre. Je les relis quelquefois. Elles m'apaisent et me font du bien . Après, la pratique, dans la vie de tous les jours, c'est autre chose!... et je les oublie très vite!
Voici ma récolte en lisant les idées d'Epicure sur le bonheur dans sa lettre à Ménécée (-270 avant JC)
Le bonheur c'est l'absence de douleur physique et la paix de l'âme!!
Il n’est jamais trop tôt, qui que l’on soit, ni trop tard pour l’assainissement de l’âme. Tel qui dit que l’heure de philosopher n’est pas venue ou qu’elle est déjà passée, ressemble à qui dirait que, pour le bonheur, l’heure n’est pas venue ou qu’elle n’est plus.
Voici ma récolte en lisant les idées d'Epicure sur le bonheur dans sa lettre à Ménécée (-270 avant JC)
Le bonheur c'est l'absence de douleur physique et la paix de l'âme!!
Il n’est jamais trop tôt, qui que l’on soit, ni trop tard pour l’assainissement de l’âme. Tel qui dit que l’heure de philosopher n’est pas venue ou qu’elle est déjà passée, ressemble à qui dirait que, pour le bonheur, l’heure n’est pas venue ou qu’elle n’est plus.
En définitive, on doit donc se préoccuper de ce qui crée le bonheur, s’il est vrai qu’avec lui nous possédons tout, et que sans lui nous faisons tout pour l’obtenir.
Il n'y a rien d'effrayant dans le fait de vivre, pour qui est authentiquement conscient qu'il n'existe rien d'effrayant non plus dans le fait de ne pas vivre. Stupide est donc celui qui dit avoir peur de la mort non parce qu'il souffrira en mourant, mais parce qu'il souffre à l'idée qu'elle approche
Bien vivre et bien mourir constituent un seul et même exercice.
Voilà pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse. C'est à lui que nous aboutissons comme règle, en jugeant tout bien d'après son impact sur notre sensibilité
Ainsi, nous considérons l'autosuffisance comme un grand bien, non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse. Car nous sommes intimement convaincus qu'on trouve d'autant plus d'agréments à l'abondance qu'on y est moins attaché, et que si tout ce qui est naturel est plutôt facile à se procurer, ne l'est pas tout ce qui est vain. Les nourritures savoureusement simples vous régalent aussi bien qu'un ordinaire fastueux, sitôt éradiquée toute la douleur du manque : pain et eau dispensent un plaisir extrême, dès lors qu'en manque on les porte à sa bouche.
L'accoutumance à des régimes simples et sans faste est un facteur de santé, pousse l'être humain au dynamisme dans les activités nécessaires à la vie, nous rend plus aptes à apprécier, à l'occasion, les repas luxueux et, face au sort, nous immunise contre l'inquiétude.
Au principe de tout cela, comme plus grand bien : la prudence. Or donc, la prudence, d'où sont issues toutes les autres vertus, se révèle en définitive plus précieuse que la philosophie : elle nous enseigne qu'on ne saurait vivre agréablement sans prudence , sans honnêteté et sans justice, ni avec ces trois vertus vivre sans plaisir.
Lettre sur le bonheur, Epicure
Lettre à Ménécée, Traduite du grec par Xavier Bordes (Editions Mille et une nuit)
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