Affichage des articles dont le libellé est Louvre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louvre. Afficher tous les articles

mercredi 20 août 2014

La Grande Odalisque, Vivès, Ruppert, Mulot, la BD du mercredi


L'été se termine et la BD du mercredi se ranime.  
Bienvenue à tous ceux qui voudront y participer, régulièrement ou de temps en temps, au gré de leurs lectures.  
Un  salut chaleureux aux anciens comme aux nouveaux.
Merci pour votre enthousiasme.
A tous et toutes de belles découvertes et plein de lectures inoubliables!

De la dizaine de BD lues cet été  - sans en présenter aucune cependant -  cet album-ci est de loin  mon préféré, ce qui est très paradoxal puisque je préfère le dire tout de suite: je n’en ai pas aimé l’histoire – pas du tout même.  Elle renferme tout ce que je déteste: de la violence, des cambriolages réussis, des voleuses jeunes, belles,  sans foi ni loi, qui tuent sans scrupules et peut-être même par plaisir. Il s’agit pour elles de voler des tableaux célèbres dans des musées parisiens et elles s’en sortent à merveille mais au prix de combien de morts et de saccages!  Du vol du Déjeuner sur l’herbe au musée d’Orsay, elles passent au découpage de La Grande Odalisque du Louvre. 


Alors pourquoi l’ai-je aimé malgré tout? 
Pour ce qui est l’essence même du genre: le dessin, le graphisme, les couleurs, le rythme de la mise en page. Non que je sois une inconditionnelle de Bastien Vivès, bien qu’ayant beaucoup apprécié plusieurs de ses réalisations, comme Polina, Amitié étroite, JujuMimiGégéChacha, et pas du tout La blogosphère   et un peu moins aussi Le goût du chlore  mais je dois reconnaître qu’ici les pages sont belles, très  enlevées, très agréables à regarder. 
C’est rapide, jeune, enjoué, insouciant, coloré. Je sentais l’inspiration à chaque moment, dans la grande variété des angles, des plans, des cadrages, des mouvements.  et le  plaisir des dessinateurs  à créer et à se jouer de leur liberté jusqu’à  choquer leur lecteur ou susciter leur admiration comme il m’est arrivé devant les gros plans de la pyramide du Louvre, les reproductions des tableaux, la finesse du trait,  le choix des coloris. 
J’ai aimé aussi les nombreuses pages silencieuses. Cette BD est très peu bavarde et j’apprécie toujours ce fait de même que la relative grandeur de chaque  image.


C’est bien simple, cette BD,  je l’ai relue deux fois ou revue  plutôt, rien que pour la grande variété et la réussite graphique de  chaque page. J'y ai pris du plaisir. 
On parle maintenant d'une suite ou même d'un film. Qu'en est-il exactement?  Je ne sais pas. A suivre! 



La Grande Odalisque, Vivès, Ruppert, Mulot, la BD du mercredi
Couleurs: Isabelle Merlet
Aire libre,  Dupuis, 2012, 122p.


: 17,5


Participent ce mercredi:

Hervé : Akissi T5: Mixture magique, Marguerite Abouet, Mathieu Sapin
Jérôme: Fairest T1, Le grand réveil, Willingham, Gimenez, Sturges
Moka: Sixteen  Kennedy Express, Quignon, Ducoudray
Yaneck: Seul autour du monde, Une histoire  du Vendée Globe, Chenet, Garreta
Un amour de bd: Amère Russie, T1, Ducoudray, Anlor
Noukette:  Au cœur des ténèbres, Conrad, Miquel, Godart
Cristie: Le captivé, Christophe Dabitch, Christian Durieux
Stephie: Come prima, Alfred
Itzamna: Chico & Rita, Mariscal, Trueba

mercredi 5 février 2014

Un Enchantement, Christian Durieux, ma BD du mercredi


Un soir de grande cérémonie au musée du Louvre, l’homme politique, en l’honneur de qui est donnée cette réception, quitte discrètement les invités pour errer seul dans les salles désertes,  deux bouteilles de grands crus pour toute compagnie.
Il rencontre bientôt une jeune femme  qui joue à se cacher les yeux et à les ouvrir au hasard sur l’un des grands chefs d’œuvre  exposés là : c’est la Vierge en Majesté de Duccio. Le grand homme est séduit et lui montre la fiole de cyanure de potassium qu’il a toujours sur lui «pour me défendre ou pour assassiner le président du conseil italien,(Berlusconi ?)» avoue-t-il  «Sa grossièreté a tout bafoué.  Il a tout piétiné. On ne peut pas pardonner ça.»
Ils décident alors de  boire le vin ensemble et de mettre les voiles de salle en salle, en commençant par l’ancien bureau  du ministre des finances, fonction occupée par le vieil homme durant quatre années.

La visite se poursuit et se prolonge toute la nuit, de tableaux en statues,  en se jouant des gardes partis à leur recherche.   Poursuites légères, disparitions, retrouvailles,  remarques poétiques, ironiques ou désabusées s’enchaînent et c’est une grande partie de l’histoire de  l’Art qui  est ainsi revisitée avant de s’embarquer pour un voyage clandestin, incognito, là où il n’y a « rien qui finisse." La fin est logique et belle,  poétiquement mythique,  comme il se doit.


J’ai beaucoup aimé cette escapade dans le musée désert. Heureusement je n’ai appris qu’ensuite qui était probablement l’homme important. Mieux vaut ne pas le savoir, je trouve. Elle, elle peut être à la fois, la muse, l’ange, un fantôme. C’est une jeune femme, cultivée, rieuse, coquine, pleine de vie. Elle reste mystérieuse et évanescente tandis que lui  se montre grincheux, exaspéré, révolté par les invités au début puis on le voit de plus en  plus amusé, intrigué, se prêtant à tous les  jeux mais, fataliste aussi  et  désireux de s’éclipser, il est prêt pour la divine et ultime  évasion proposée, grâce à Watteau, parmi les  plus belles sans doute.
C’est un album très réussi et pour l’histoire et pour les dessins. J’aurais seulement préféré des couleurs moins uniformément dans les marrons mais après quelques pages, ce défaut à mes yeux a été vite oublié pour le seul plaisir du récit  et des découvertes. On y rencontre au fil des pages : La Victoire de Samothrace,  des tableaux de David, Ingres, Delacroix, Cimabue, Boucher, Fragonard et d'autres encore.
J'ai beaucoup apprécié aussi les deux pages de postface intitulée: "Il faut aimer les fantômes pour aimer les musées", où l'auteur suggère quelques pistes intéressantes: 
"Qui mène qui, dans cette nuit qui est un pélerinage? Une fête galante qui n'est faite que pour deux personnes. ... En toute naïveté, j'aimerais faire une poésie de bande dessinée. "
"Quand j'ai rêvé du Louvre pour en faire une histoire, j'ai rêvé l'intime dans ce grand décor de théâtre."
Une belle réussite. 

Vu aussi chez Moka qui en a fait un coup de cœur.Vu chez OliV'


Logo BD noirLogo BD rouge

Les tops BD fleurissent en ce moment. Voici ceux de Yaneck et de "Un amour de BD"



topbd_2013   janvier 2014

Les cinq premiers de chaque liste:l

Chez Yaneck: 
  1.  Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman
  2.  Persépolis,    Marjanne Satrapi, L’Association
  3.  Un printemps à Tchernobyl,  Emmanuel Lepage, Futuropolis
  4.  Le loup des mersRiff Reb, Soleil
  5. Asterios Polyp,     David Mazzuchelli, Casterman
Nouveauté chez Un amour de BD: 
  1. Bouncer (T9) "and back",  Alejandro Jodorowsky et François Boucq,  Glénat
  2. Blacksad (T5) "Amarillo", Juan Diaz Canales et Jaunjo Guarnido,  Dargaud 
  3. Mattéo (T3), Jean-Pierre Gibrat,  Futuropolis 
  4. Charly 9, Richard Guérineau,  Delcourt 
  5. La Mondaine (T1),  Zidrou et Jordi Lafebre,  Dargaud
Participent peut-être ce mercredi:
Bienvenue cette semaine à Itzamna,

Anne,  AcrO,   Alex, Angéla Morelli, Asphodèle,  Blogaelle, Brize,  


Carolinedécouvrelemonde,


Choco,  Chroniques littéraires, Cléanthe,    

 
Cristie,  Crokbulle, Cuné,   Cynthia,  Delphine,  


Didi,  Elodie,   Estellecalim,  Evalire,  Hilde,   Hélène,  


  Iluze  Itzamna,  JViel,  L'Irrégulière, 

Hervé,

Jérôme,    Julie, 




Lirepourleplaisir, 


Lorouge, Loo,  Lou, Lounima,   Lystig,  


 Manu,  Margotte,  Marguerite,   Marie, Mariejuliet, 


Marjorie,  Marion,  MarionPluss ,  Marilyne,
  

Mathilde, Mélo, Miss Alfie,


Miss Bouquinaix, Moka,   Mo,  Mr Zombi,   Natiora,  Neph, 


Noukette,   OliV',  Pascale, Paulinelit,


  Sandrine, Sandrine (Mes Promenades),  Sandrounette,  Sara,


Sophie (des Bavardages), Sophie/Vicim,  Sophie Hérisson,


 Soukee,  Stephie,  Syl,  Theoma, 



Un amour de BD,  

Valérie,  Vero,  Yaneck,  Yoshi73, Yvan,

BD du mercredi 05/02/14

Wake up, America - 1940/1960 - Lewis, Aydin, Powell, par Noukette
Idem par Jérôme
Borderline, 4, Alexis Robin, Nathalie Berr, par Loo
Lâcher prise, Katin, par Mo
HP, 1, L'asile d'aliénés, Lisa Mandel, par Cuné, 
Je mourrai pas gibier, Alfred, par Sandrine (Mes promenades)
Amorostasia, Cyril Bonin, par Natiora
Moby Dick, par Christophe Chabouté, par Yvan
Les kids Halloween, 2, Un copain parfait?, Angus, Oscar, par Syl
Betty Blues, Dillies, Jouvran, par Stephie
Azimut, 2, Que la belle meure,  Lupano, Andreae, par Un amour de BD
Lulu femme nue, 1, Etienne Davodeau, par Kikine
Zombies, 3 Précis de décomposition, Peru, Cholet, Champelovier, par Iluze
Ma révérence, Lupano, Rodguen, Ohazar, par Yaneck
Les eaux mortes, Maucler, Rodolphe, par Itzamna
Sherlock Holmes, Crime Alleys, T1, T2, par Angéla Morelli
Blacksad, 5, Amarillo, Dias Canales, Juanjo Guarnido, par Hélène
Trois Ombres, Cyril Pedrosa, par Sophie (des bavardages)
Le grand combat de Zéphir, par Cristie
Ouessantines, Weber, Nicoby, par La-ronde-des-post-it
Le train des orphelins, Charlot, Fourquemin, Smulkowski, par Élodie
Violette Nozière, Vilaine chérie, Simon/Benyamina, par Choco
Idem chez Moka
 One Model Nation, Courtney Taylor, Jim Rugg, par Cynthia
Pablo, 1, Max Jacob, Julie Birmant, Clément Oubrerie, par Anne
Le combat ordinaire, T4, Planter des clous, Manu Larcenet,  par Khadielit
Le Tueur, T1, Matz,Jacmon, par Blogaelle
Louca, 1, 2, Dequier, Thomas, par Mr Zombi
Où le regard ne porte pas, Georges Abolin, Olivier Pont, par Hilde
On les aura. Carnet de guerre d'un poilu, Barroux, par Alex

mercredi 25 mai 2011

Rohan au Louvre, Hirohiko Araki, ma BD du mercredi

Voici  le premier manga de la collection de bandes-dessinées des éditions du musée du Louvre.
C’est un très bel album à première vue et c’est ce qui m’a tout de suite attirée: une couverture glacée, cartonnée, avec un double dessin aux belles couleurs vives dans les bleus, les jaunes et les rouges. En le feuilletant, ce qui m’a frappée aussi ce sont les grandes pages divisées en quelques cases  larges et colorées également. Les dessins sont très beaux, dessinés avec  précision et netteté. Beaucoup de mouvement,de dynamisme mais rien d’extrême. La lecture se fait de droite  à gauche comme pour tout manga. 
Rohan Kishibe dispose d’un étrange pouvoir : il peut lire dans les gens comme dans un livre. Il se propose de nous raconter l’aventure singulière dont il a été témoin quelques mois auparavant au cours d’un voyage où il a vu la couleur noire la plus sombre du monde, le contraire même de la lumière et où quatre  personnes disparurent dont une traductrice japonaise en langue française, deux pompiers français et un responsable de la section Extrême-Orient du département des Arts d’Asie du Musée du Louvre. 
Avant cela il évoque son apprentissage de mangaka, au Japon, ainsi que la rencontre dans l’auberge de sa grand-mère d’une belle locataire qui lui parle du tableau le plus étrange du monde, celui de Nizaémon Yamamura, peint avec la couleur la plus noire jamais créée, dont la matière aurait été extraite d’un grand arbre, vieux de plus de 1000 ans. Il s’agit d’un tableau maudit. Le peintre fut condamné à mort par son Seigneur pour avoir abattu cet arbre vénérable.et ce fut le Louvre qui l’acheta , deux cents ans auparavant.
Dix ans plus tard,  cette histoire s’impose à nouveau à Rohan, devenu célèbre qui, profitant d 'un séjour à Paris, décide d’aller voir ce fameux tableau noir mais il apprend qu’il a disparu. Bien entendu, Il va partir à sa recherche dans les sous-sols  et les souterrains mystérieux du musée où il fera de bien curieuses rencontres réelles et fantastiques. 
Les monstres surgissent de partout et les combats  s’enchaînent très vite mais  pour une fois même les scènes de combat m’ont paru belles. 
C’est en effet le côté artistique des dessins et des couleurs qui a surtout retenu mon attention. L’histoire m’a semblé  secondaire, juste un prétexte pour la démonstration du style de l’auteur parfaitement maîtrisé et efficace. J’ai refermé ce one-shot en me disant qu’il était vraiment beau et digne du grand musée évoqué. J’ai beaucoup aimé. 

Rohan, Hirohiko Araki, (Futuropolis, Shueisha, Musée du Louvre éditions, avril 2010) Traduit et adapté du japonais par Victoria Tomoko Okada et Nathalie Bougon 
(Top BD de Yaneck: 14/20)

Participent aux BD du mercredi:
Benjamin,Choco,Chrys,Delphine, Dolly,Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hérisson08, Irrégulière,  Jérôme,  KikineLire pour le plaisir, Lounima, Lystig, Manu, Marguerite,  Mathilde, Mo'laFée, Noukette,  Sandrounette,  Sara, Soukee,  Theoma,  Valérie,  Vero, Wens,  Yaneck, Yoshi73, Yvan, Mr Zombi

Je participe aussi au challenge BD Pal sèches  de Mo' et au Top BD de Yaneck