Affichage des articles dont le libellé est Christian Bobin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christian Bobin. Afficher tous les articles

vendredi 14 juin 2013

Tout le monde est occupé, Christian Bobin

J’ai enfin lu un livre de Christian BobinDepuis le temps que j’en avais envie! 
Et puis je suis tombée sur une très belle interview de l’auteur dans l’Express. Il y dit des choses simples et essentielles, des vérités dans lesquelles je me reconnais.  Enfin  j’ai lu et entendu  tellement  de bien sur son œuvre! C’est pourquoi m’était venue cette sorte d’urgence à vouloir le lire.   
Ce qui est arrivé hier avec «Tout le monde est occupé»,  texte de 127 pages, publié en 1999,  au Mercure de France.  Un roman – et là, catastrophe! 
Loin d’être un coup de cœur comme je l’espérais, c’est une grande  déception. J’ai dû abandonner au bout de  quelques chapitres! Je m’y suis terriblement ennuyée malgré, je le reconnais, de très belles réflexions, nombreuses,  qui parsèment les pages. A part ça, rien ne m’y parlait et surtout pas les personnages que j’ai eu bien du mal à situer et encore moins le ton adopté qui restitue  la voix intérieure des uns et des autres: de la petite fille, de sa mère qui fait des ménages, des amoureux de celle-ci, de ses deux autres enfants, Tambour et Crevette, de ses animaux qui parlent aussi,  etc. C'est un monde enchanté , plein de bons sentiments et de poésie. Il y a des anges et la vierge Marie qui manifeste sa volonté de changement. J'aurais sûrement pu aimer à un autre moment  mais cette fois, j'ai trouvé ça  lassant à la longue et puis c’est une sorte de conte poétique et ça non plus, je n’aime pas trop, sauf exception.

Voici la quatrième de couverture :
 Je m'appelle Manège, j'ai neuf mois et je pense quelque chose que je ne sais pas encore dire. Entrez dans ma tête. Mon cerveau est plié en huit comme une nappe de coton. En huit ou en seize. Dépliez la nappe, voilà ma pensée de neuf mois : d'une part, les coccinelles n'ont pas bon goût. D'autre part, les ronces brûlent. Enfin, les mères volent. Bref, rien que d'ordinaire. Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde. 
C'est donc un rendez-vous manqué et j'en suis triste. mieux vaut ne pas trop m'y attarder. J'en relirai d'autres de l'auteur car moi aussi je sais parfois croire aux miracles. 

Voici cependant des extraits de son interview que j'apprécie.
Au-delà des personnages d'un roman, je veux sentir la personne de l'auteur. Je cherche le vivant. Un livre fonctionne comme une baguette de coudrier, ces baguettes que l'on tient à la main et dont les vibrations soudaines indiquent une source heureuse dans le sol : certains livres indiquent une source heureuse dans notre esprit ou dans le monde. Lorsque cela arrive, c'est la plus belle chose qui soit!  
La lecture m'a offert une sorte de cabane, de protection. 
C'est cela que j'appelle la gaieté : du minuscule et de l'imprévisible.