Déjà plusieurs fois présentée dans les BD du mercredi et
très appréciée par Noukette, Yvan, MarionPluss, entre autres, cette première adaptation
BD du roman culte de J. Scott Fitzgerald a tout d’abord commencé par me séduire
grâce à la très belle couverture représentant Gatsby, le héros magnifique, le
millionnaire amoureux mais toujours solitaire, seul une fois de plus au milieu d’une de ses folles fêtes nocturnes régulièrement offertes à la
société la plus aisée, dans la
somptueuse villa où il vit reclus durant le jour.
J’en ai profité pour relire le roman et
si j’ai trouvé bien inutile la transposition de la New
York des années 20 à la ville chinoise
du XXIe siècle, jamais citée
cependant, je dois reconnaître que le
scénario reste très fidèle au roman jusque dans les petits détails et les réflexions.
Nick Carraway, le narrateur, habite près de la luxueuse
propriété de Gatsby, face à celle de sa cousine Daisy, désormais mariée à Tom
Buchanan, millionnaire lui aussi mais par héritage et non par son travail et
ses activités mystérieuses comme son voisin,
qu’il ne fréquente d’ailleurs pas, sauf lorsqu’il en devient brusquement jaloux. Lui-même trompe sa
femme avec Myrtle, la femme de son
garagiste.
La vie de Gatsby tourne autour de son idée fixe: reconquérir
Daisy, son seul grand amour. Pour cela il se sert de Nick et de la réception qu’il veut organiser chez
celui-ci pour y attirer enfin la femme qu’il adore et qui feint de ne pas le
voir. Il y parviendra mais le drame guette. La fête est finie. Les lumières s’éteignent.
Place aux terrifiantes cases noires finales!
Je me demande bien pourquoi je ne suis pas au diapason de l’approbation admirative des autres lecteurs! Sans être véritablement déçue, je reproche
cependant à cette adaptation un côté trop appliqué - dans le
graphisme tout au moins. Seules les images des fêtes nocturnes m’ont
véritablement plu.
Je déplore le manque de variété dans les visages, ceux des
hommes surtout, des couleurs trop neutres aussi, trop douces, trop pastel là où j’imaginais plus de
brillance et même de tapage, de force, d’extravagance. Le roman suggère plus de
violence, de dissipation, de plaisirs
variés dans la recherche de l’oubli et de distractions de toutes sortes. Ici,
mis à part les trois grands dessins verticaux de la fureur du garagiste,
l’époux de Myrtle, ça reste trop sage, je trouve.
Je ne
voudrais pas être injuste cependant à trop vouloir retrouver dans cette BD un
calque absolu du roman ou du moins de ce que j’en ai ressenti une fois de
plus après cette dernière lecture:
beaucoup de mystère, de romantisme, de désespoir, de solitude et de folie surtout dans les excès, les extravagances,
le besoin de s’étourdir à tout prix d’une société privilégiée au sortir d’un
lendemain de guerre. La lecture en est agréable. Place au film maintenant: ma prochaine étape.
Gatsby le Magnifique, d'après F. Scott Fitzgerald, Melchior-Durand, Bachelier(Gallimard 2013)
Anne, Alex, Asphodèle, Blogaelle, Brize,
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