vendredi 26 octobre 2012

Mademoiselle Liberté de Michel Quint, sur le tableau de Delacroix , La liberté guidant le peuple

J'ai reçu récemment deux livrets de l'éditeur Invenit, deux livres de la collection Ekphrasis  dont le principe consiste à présenter une œuvre très célèbre commentée par un auteur ayant également une certaine notoriété. 

Le premier est consacré au tableau-reportage d'Eugène Delacroix (1798-1863) que l'on peut voir au Louvre:   La Liberté guidant le peuple peint par l'artiste en 1830.

C'est Michel Quint qui commente le tableau,  l'auteur du roman Effroyables jardins (Joëlle Losfeld), adapté pour le cinéma par Jean Becker. 


Il imagine les journées historiques et révolutionnaires vécues par les personnages représentés sur cette peinture: le gamin des rues , qui annonce déjà le Gavroche hugolien des Misérables,  "celui qui meurt avec  Voltaire et Rousseau aux lèvres", Arago,  le très récent directeur du théâtre du Vaudeville qui remarque et  choisit Eugénie, une jeune serveuse du café Procope,  pour en faire une actrice et c'est elle, brandissant le drapeau tricolore, qui devient, un an plus tard,  le modèle de Delacroix


Ce que j'apprécie, c'est le ton adopté par Michel Quint qui reste le sien, un peu leste,sans enflure admirative: 

"Et voilà nos pieds nickelés en campagne!  Delacroix a refusé de s'armer mais les deux autres brandissent la foudre  et tous trois entrent en révolution avec le gamin du concierge qui détrousse le premier macchabée venu et marche au flanc d'Eugénie en chantant la carmagnole, le béret incliné sur l'oreille."
C'est pas mal,  sans être  non plus indispensable à la compréhension de l'œuvre d'art, mais c'est plaisant et vite lu dans une optique non seulement  pédagogique mais également familiale ou amicale, histoire d'un petit cadeau fait en passant à  qui rechignerait à vous accompagner dans vos furieuses  visites de musées et d'expositions toujours trop nombreuses aux yeux d'un certain jeune que je connais! (petite pique personnelle destinée à qui daigne me lire ici quelques rares fois ici et qui pourrait se reconnaître, j'espère! :)

Mademoiselle Liberté de Michel Quint (Collection Ekphrasis, Invenit éditeur,  octobre 2012, 39 pages)

Quant au second livre, je ne l'ai pas encore lu. Il s'agit  de "Les greniers de Babel" de Jean-Marie Blas de Roblès, (Là où les tigres sont chez eux, prix Medicis) sur La Tour de Babel de Pieter Bruegel.
Challenge de la rentrée littéraire 2012 chez Hérisson08      


8 commentaires:

  1. C'est séduisant comme tout comme idée éditoriale, par goût je crois que je vais plutôt choisir Breughel, je vais essayer de trouver cela chez mon libraire préféré
    et une visite chez l'éditeur bien sûr

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je viens de finir Brueghel par Roblès. Ce n'est pas une analyse de l'œuvre mais un récit un peu fantastique à partir de ce que l'on connaît ou imagine de La tour de Babel.

      Supprimer
  2. J'aime beaucoup cette maison d'édition ! Sylvie Germain a rédigé un opus pour eux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne la connaissais pas très bien mais là, c'est fait et c'est très positif!

      Supprimer
  3. C'est une bonne idée de départ, je vais voir si je peux y jeter un oeil chez mon libraire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un exercice où le tableau n'est que le point de départ. Ensuite tout dépend totalement de l'auteur et c'est très varié, de ce qui semble plus un essai jusqu'au récit à base d'érudition comme chez Roblès. C'est intéressant!

      Supprimer
  4. Je les ai reçus tous les deux, hâte de m'y plonger ;)

    RépondreSupprimer
  5. J'ai beaucoup d'admiration pour la critique artistique comme la pratiquait Baudelaire. ces petit opus me tentent bien mais j'ai l'impression que c'est assez inégal selon les auteurs...

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.