dimanche 9 septembre 2012

Expo Manger en Chine. Les séductions du palais au Musée du quai Branly,

Tout le monde le sait désormais, tellement les voyages en Chine  sont devenus facilement accessibles, la cuisine chinoise, parmi les  plus variées, est délicieuse. Rien à voir avec ce qu'on connaît parfois ici.
Toujours d’actualité jusqu’à la fin du mois de septembre, cette exposition est une première mondiale car jamais encore une telle quantité d'objets d’art chinois n'est sortie du pays. 
C’est près de 150 objets du Musée national de Pékin, complétés par d’autres provenant du Musée Guimet qui sont présentés ici retraçant  les traditions de table chinoises depuis le néolithique, avec ses inventions, celle des pâtes alimentaires ou de boissons alcooliques tirées des céréales...,  ses instruments de cuisson et sa vaisselle,  poterie, bronze, laque, orfèvrerie, porcelaine...
Dans le catalogue, trente-deux recettes permettent d'expérimenter  un goût mûri sur plusieurs millénaires.
On apprend par exemple que sous la dynastie des Quing (1644-1912),  lors  des banquets officiels à la Cité interdite, ce sont  6000 à 9000 serviteurs  qui s'activaient pour  12000 repas préparés par jour. 
Hier soir, samedi 8 septembre , dans le cadre de l'exposition, un concert-cuisine se tenait avec les musiciens de l'Arfi (association à la recherche d'un folklore imaginaire) et le cuisinier lyonnais Jean Brouilly.
Cuisiner et manger en ChineJean-Paul Desroches, Francoise Sabban,  Catalogue de l'exposition du musée du quai Branly, Coédition musée du quai Branly - Actes Sud - le Rouergue. 224 pages (19 juin - 30 septembre 2012).

Les pas de Paul Valéry


Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus!
Dieux!… tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus!

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n'était que vos pas.

Paul Valéry, (Sète,1871-Paris,1945)

Extrait de Charmes (éd. Poésie/Gallimard)

Un peu de savoir et beaucoup d’esprit, beaucoup d’activité de l’esprit, voilà l’essentiel. (Paul Valéry)

samedi 8 septembre 2012

Goélands, poème de John-Antoine Nau, le tout premier prix Goncourt pour son livre "Force ennemie"

Goélands

Pâles, les goélands sur le ciel de soie bleue,
Semblent une vaine broderie chinoise;
À peine un accent qui blanchoie
Sur la luisance trop langoureuse.

Jean-Antoine Nau, né le 19 novembre 1860 à San Francisco (Californie) et mort à Tréboul (Finistère) le 17 mars 1918, est un romancier et poète symboliste américain d'ascendance et d'expression françaises. Perpétuel voyageur hanté par la mer, il fut avec son roman Force ennemie le premier lauréat du Prix Goncourt en 1903.

Rentrée littéraire 2012: à choisir, à éviter, rapide état des lieux avant un nouveau tour en librairie.

Pour m'éviter une autre erreur  sur mes achats de romans de la rentrée déjà signalés ici,  je me suis accordé un moment de lecture des journaux et des  magazines qui ont déblayé le terrain cet été.

A éviter.
Selon l'Express


La recherche de la couleur, l'auteur aurait perdu sa rage et ressemblerait avec ce livre à un romancier qui  voudrait désormais écrire un film.
OH, ça ressemblerait à des épisodes de feuilleton réunis en un roman
Géographie de la bêtise, On déplore une logorrhée pataude, oscillant entre un argot pseudo-audiardien et une écriture calibrée pour les gazettes people. 
Chaos brûlant, modeste feu de paille sur l'affaire DSK.

Des six coups de cœur du même magazine, ICI, je  ne garde que ces trois-là:


Je retiens aussi sur d'autres journaux ou revues (Télérama, le Magazine littéraire, le Nouvel Obs,  je n'ai pas eu le temps d'en lire davantage pour le moment).
L'Herbe des nuits, de Patrick Modiano (éd. Gallimard, en librairie le 4 octobre 2012),
Némésis, de Philip Roth (éd. Gallimard, en librairie le 4 octobre)
La Première défaite de Santiago Amigorena (je renonce à ce choix  après en  avoir lu les premières pages   sur Télérama. On le disait inspiré par  Proust. Pas pour le style en tout cas, trop répétitif à mon goût)

Je m'arrête là pour retourner lire "Rien n'est trop beau" de Rona Jaffe qui me ravit.
Rubrique à suivre. Il reste encore deux mois.

vendredi 7 septembre 2012

Exposition à voir bientôt: Six siècles d’’art du livre : de l’’incunable au livre d’’artiste,

L'exposition Six siècles d’’art du livre: de l’’incunable au livre d’’artiste, présentée par le musée des Lettres et manuscrits. (222, Boulevard Saint-Germain)
(Du 13 Septembre 2012 au 20 Janvier 2013. Du mardi au dimanche de 10h à 19h, nocturne le jeudi jusqu'à 21h30 - Fermeture hebdomadaire le lundi)

Pendant les six derniers siècles, entre l’’invention de l’’imprimerie par Gutenberg et sa dématérialisation, le livre a connu des transformations profondes et multiples, mises en valeur ici  à travers une centaine d'ouvrages d'exception, des livres d'heures médiévaux somptueusement ornés aux livres d'artiste du XXe siècle, en passant par les incunables des débuts de l'imprimerie et les spectaculaires portulans.
On y verra exposé entre autres le  Portulan de François Ollive, une carte marine de la Méditerranée datée de 1664.

La Carta Nautica de Maari Mediterreaneo présentée ici constitue l'un des très rares exemples encore conservés de «carte-portulan» dessinée sur papier, et non sur parchemin. C'est l'une des plus importantes au monde. Quoique ni datée ni signée, elle peut être attribuée à l'atelier marseillais de François Ollive. Dernier représentant d'une famille d'hydrographes originaires de Majorque qui essaima à Naples, Messine et Marseille, il  réalisa de 1646 à 1664 de nombreuses cartes marines dans la tradition des cartes portulans.

Bonbons assortis de Michel Tremblay

Rien ne me laissait prévoir que ce recueil de huit nouvelles québécoises avec les mots et expressions  du pays me séduirait  autant  mais j’ai cédé à la séduction des souvenirs d’enfance  de l’auteur évoquant les années cinquante  à Montréal, dans  la grande maison familiale où vivaient ensemble trois générations.  
Ce n’était pas rare du tout dans ces années-là et tout le monde y trouvait son compte entre disputes et réconciliations, fêtes rituelles aux copieux  repas de famille et  petites misères. On ne roulait pas sur l’or et les récits s’en ressentent mais on avait sa fierté et les mensonges faisaient partie de la vie commune,  pour le bien de tous et surtout  pour le plus grand bonheur des enfants qui croient dur comme fer au Père Noël. 
C’est Nana, la mère adorée, belle et rieuse qui est au centre des souvenirs  avec en contrepoint la grand-mère, non moins chaleureuse mais  un peu bougon  car il lui faut s’affirmer et puis le père, plus souvent absent, mais qui est là quand il faut et  sait apaiser l’enfant quand l’orage tonne, en ouvrant la porte et en lui montrant la beauté des éclairs. 
Chacun son rôle, Chacun à sa place.
Chaque récit est un bonbon au goût apaisant qui ne se perd jamais plus.
C’est le cadeau de noces qu’on ne peut faire faute de moyens,   mais il reste le plat à pinottes,  reçu  soi-même en cadeau de noces,  vingt ans plus tôt … C’était compter sans la naïveté du petit Michel  chargé de remettre le cadeau à la mariée et qui se sentit mal à peine sa gaffe faite… Sa mère  eut le dernier mot pour le consoler: 
Y vont rire de nous autres chaque fois qu’ils vont s’en servir…. Tu le savais pas, Michel,  mais tu viens de partir une légende qu’y vont se conter pendant des générations… Elle se moucha,  se tamponna un peu les yeux et régla le cas de Lise Allard d’une seule phrase lapidaire: "De toute façon,  si ‘est  assez snob pour appeler des pinottes des cacahuètes,  elle méritait pas mieux!"
Tous les souvenirs sont ainsi: drôles et attendrissants. Je m'y suis retrouvée, même dans cette forme de langage un peu  difficile au début mais tellement savoureuse par la suite. J'y ai ressenti des airs du parler gallo de ma grand-mère briochine,  avec ses allitérations et son bon sens pratique. 
C'est une lecture très réconfortante  qui m'a fait du bien.
Bonbons assortis, Michel Tremblay, (Liméac/Actes Sud, 2002, 180 pages)

Michel Tremblay est né  en  1942 à Montréal au Canada. C’est un dramaturge et romancier québécois. Il est aussi conteur, traducteur, adaptateur, scénariste de films et de pièces de théâtre, parolier pour Pauline Julien, Renée Claude, Monique Leyrac.

Avec ce billet je participe au challenge Québec en septembre  de Karine:)

jeudi 6 septembre 2012

Une prière pour Owen de John Irving


Owen Meany est au cœur  de ce récit. Un véritable héros. C’est l’ami d’enfance du narrateur, John Wheelwright qui descend d’une famille venue en Amérique sur le Mayflower, ce qui est loin d’être le cas de son ami. Celui-ci est tout petit et sa voix, très étrange, ne s’oublie jamais. Souffre-douleur de ses camarades de classe tout d’abord,  qui aiment le porter à bout de bras, il deviendra vite un porte-parole, la Voix  du Seigneur, une sorte de prophète qui fustige l’Amérique des années 50 à 80, un être exceptionnel à qui il arrive des évènements extraordinaires, bien au-dessus de la moyenne.
Il tient son journal  où il  raconte ses visions, ses certitudes,  sa foi qui le pousse à s’engager au Vietnam, lui,  l’antimilitariste, persuadé qu’il y sauvera des vies et y trouvera sa propre mort.
John, le narrateur se  sert de ses notes  pour raconter la vie de son ami qui  d’un bout à l’autre aura complètement  transformé le cours de la sienne, le rendant orphelin dès l’âge de onze ans, puis converti à son contact

Ce résumé ne rend pas compte du dixième de la richesse de ce roman que j’ai aimé à l’égal du Monde selon Garp et davantage que  Dernière nuit à Twisted River et que L'hôtel New Hampshire
On y trouve les mêmes ingrédients biographiques de l'auteur au père inconnu, à la mère si indépendante et originale, à la jeunesse sportive  dans ces états proches de la frontière canadienne où il côtoyait les coupeurs  et transporteurs de bois, les héros de son dernier roman. 
On y retrouve son humour, la précision dans les moindres détails  et surtout  le décalage  burlesque des petits évènements qui prennent vite d'étranges proportions comme les robes de cocktail portées par sa grand-mère pour jardiner dans sa roseraie car elle n'avait plus l'intention de les mettre pour sortir et qu'elle jetait quand elles étaient sales plutôt que de les  faire nettoyer au pressing afin que personne ne se demande  ce qui les rendait si crasseuses,  et Irving de conclure:
De ma grand-mère, j'ai appris que la logique est une notion relative.
Owen est un personnage que je ne pourrai plus oublier désormais. Voici ce qui en est dit, ici et là:
Owen est un type beaucoup trop bien pour ce monde pourri.
Sincèrement, je ne pense pas qu'Owen fût aigri... mais il pensait  que Dieu lui avait assigné un rôle qu'il était impuissant à modifier, le sentiment de son propre destin, sa conviction d'avoir une mission lui ôtaient toute joie de vivre. L'été 1962, il n'avait que vingt ans, mais dès l'instant où on lui apprit que John Kennedy 'se tapait" Marilyn Monroe, il cessa de faire quoi que ce soit pour le plaisir.
Comme pour tous les grands romans qui restent mes préférés, j'ai eu bien du mal à quitter ces personnages et malgré ses 699 pages en livre de Poche, j'aurais aimé continuer à suivre leur parcours, fût-ce au Paradis  où Owen se voyait si bien en archange. Mais les chefs d'œuvre de ce genre n'ont pas de suite comme les séries actuelles qui se multiplient avec entrain.  
La fin est belle qui rejoint le commencement du récit:
Quand nous tenions Owen au-dessus de nos têtes , quand nous nous le passions de l'un à l'autre - sans le moindre effort - , nous croyions qu'il ne pesait rien du tout. Nous ignorions que d'autres forces participaient à notre jeu. je sais aujourd'hui que ces forces  contribuaient à nous faire croire qu'Owen ne pesait rien; c'étaient les forces que notre scepticisme nous empêchait d'admettre, les forces en lesquelles nous négligions de croire - et elles soulevaient aussi Owen Meany, nous l'arrachant des mains.    Je ne cesserai jamais de te le demander: O Dieu, par pitié, rends-le-nous!
 Une prière pour Owen de John Irving (Points,  699 pages,  Traduit de l’américain par Michel Lebrun, Seuil, 1989)
Le roman lui-même est présenté  brièvement par Nicole Moulinoux dans une étude des plus intéressantes.

Lecture commune avec Valérie et Tiphanie. A lire aussi le billet de Didi: + participation au challenge Irving de Val,  et au mois américain de Plaisirs à cultiver
Ce sera aussi mon Pavé de l'été chez Brize

Un petit tour en librairie

Sage, sage, j'ai été sage hier à la librairie! J'ai reposé sept  des dix livres choisis  en entrant pour finalement ne retenir que ceux-ci:

- le très contesté roman de Aurélien Bellanger, La théorie de l'information,  encensé par les uns, jugé très ennuyeux par les autres. Si je ne l'aime pas , je sais déjà à qui l'offrir.

- Le jeu des ombres de Louise Erdrich,  dont la traduction vient de paraître, un chef d'œuvre pour beaucoup. J'ai raté le rendez-vous avec La malédiction des colombes que je devais lire pour le blogoclub du premier septembre.

- Rien n'est trop beau de Rona Jaffe,  qui provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines quand il fut publié en 1958. J'ai comme l'impression que c'est la couverture qui m'a surtout attirée et je n'en suis pas très fière. J'espère ne pas être déçue malgré tout.

- Quant au dernier, le John Irving,  Une prière pour Owen, je l'ai depuis un moment déjà. C'est juste pour annoncer mon prochain billet  que je termine de rédiger,  pour la lecture commune  prévue pour aujourd'hui, avec Val et Tiphanie. (liens à préciser)

mercredi 5 septembre 2012

Herakles, T1, Edouard Cour, ma BD du mercredi

Herakles, le fils d’Hera,  la trop humaine,  et de Zeus,  le  dieu de tous les  dieux  de la Grèce mythologique, doit gagner ses galons s’il veut devenir Dieu à part entière comme ses frères plus chanceux.
Des douze travaux qui lui sont imposés pour réussir cette épreuve, huit sont racontés dès ce premier tome et Hercule ne chôme  pas.  Il est continuellement en action et malgré les difficultés inhumaines qu’il rencontre,  il ne met pas longtemps à les accomplir,  ces travaux!
C’est une grosse brute qui ne connaît que la force  et que rien ne peut arrêter. Quand il est en pleine action, son énorme corps à demi nu prend toute la place de la vignette et parfois  même de la page entière. Il parle peu. C’est un gros balourd  très maladroit mais finalement touchant malgré tout. 
J’ai aimé  ce rappel de récits célèbres que je connaissais mais dont j’avais oublié quelques-uns comme le lion de Némée à la peau impénétrable, ou la biche de Cérynie aux bois d’or et aux sabots d’airain.
J’ai beaucoup aimé l’humour sous-jacent qui humanise cet Héraclès un peu simplet qui parfois frôle la folie quand il a ses apparitions venues de son lointain passé, entre deux actions.
Les pages sont belles, le dessin, léger mais puissant,  les tons ocre, brun d’où parfois jaillit le vert rafraîchissant ou le blanc immaculé. Peu de paroles.  Beaucoup de silence. Des gestes, du mouvement,  de la brutalité.
Une belle inspiration.  Vivement la suite! 
En ont parlé aussi:  Jérôme,  Yvan,  Un amour de BD,
Herakles , tome 1, par Edouard Cour. Akileos, mai 2012, 154 pages.

La rentrée est terminée. Nous voilà à nouveau à bord  tous ensemble  pour une nouvelle saison BD. 
Merci à tous les fidèles qui font vivre cette aventure et bienvenue aux nouveaux qui voudraient se joindre au groupe. 
La seule contrainte, c'est le mercredi. Sinon, liberté absolue pour le rythme, le choix des albums, la longueur des billets, etc.
 Le but? L'échange, le bouche à oreille, les bons conseils, les mises en garde, comme dans une rencontre entre amis.  

Alex, Amandine, Arsenul, Asphodèle, Benjamin, Carole, choco, Chrys, Delphine, Didi, Dolly, Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène, Hérisson08, Iluze, l' Irrégulière, Jérôme, Kikine,
La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, Lou, Lounima, Lystig, Mango, Manu, Margotte, Marguerite, Marie, Marion, Mathilde, Mélo, Miss Alfie, Moka, Mo', Natiora, Noukette, OliV', Pascale, Paulinelit, Sandrounette, Sara, Sofynet, Soukee, Syl, Theoma, Un amour de bd, Valérie, Sophie/Vicim, Syl, Vero, Wens, Yaneck, Yoshi73, Yvan, Mr Zombi, 32 octobre,

Note pour le Top BD de Yaneck: 17,5
Je participe aussi au Roaarrr challenge de Mo'

mardi 4 septembre 2012

Première sélection Goncourt: les 12 romans


Voici la première  liste des 12 romans retenus, ce mardi 4 septembre 2012,  par les Académiciens Goncourt.
- Vassilis Alexakis "L'enfant grec" (Stock)
- Gwenaëlle Aubry "Partages" (Mercure de France)
- Thierry Beinstingel "Ils désertent" (Fayard)
- Serge Bramly "Orchidée fixe" (JC Lattes)
- Patrick Deville "Peste et choléra" (Seuil) (Vient de recevoir le Prix Fnac)
- Joël Dicker "La vérité sur l'affaire Harry Québert" (Fallois)
- Mathias Enard "Rue des voleurs" (Actes Sud)
- Jérôme Ferrari "Le sermon sur la chute de Rome" (Actes Sud)
- Gaspard-Marie Janvier "Quel Trésor!" (Fayard)
- Linda Lê "Lame de fond" (Bourgois)
- Tierno Monenembo "Le terroriste noir" (Seuil)
- Joy Sorman "Comme une bête" (Gallimard)

Rappel: Le prix, l'an dernier, avait été attribué à Alexis Jenni pour L'Art français de la guerre (Gallimard).

Les membres actuels de l'Académie Goncourt:

Robert Sabatier, décédé récemment en juin 2012
Edmonde Charles-Roux,
Didier Decoin,
Françoise Chandernagor,
Bernard Pivot,
Tahar Ben Jelloun,
Patrick Rambaud,
Régis Debray.
Philippe Claudel.
Pierre Assouline.

Impossible de laisser passer sous silence ,

Impossible de ne pas en parler. 
Je n'avais pas prévu ce billet et je n'ai pas beaucoup de temps mais venant d'apprendre la nouvelle, je la répercute à mon tour sur mon blog, ne serait-ce qu'en donnant le lien du blog où je l'ai apprise: ICI .
Une blogueuse n'ayant pas aimé un livre  de la rentrée qu'elle venait d'acheter, l'a tout simplement écrit dans un billet, en donnant ses arguments . L'éditeur n'ayant pas apprécié , voici ce qu'il a écrit à la plateforme du blog en question: 
«Dans l'ensemble de son article, ce bloggeur utilise un de nos auteurs pour venir mettre à mal notre entreprise et notre marque, cela en laissant entendre que nous sommes une entreprise dont la qualité et la mission laisse à désirer. Pour info, notre entreprise est le leader [...], nous comptons 20 000 auteurs, je pense que notre qualité et notre réputation n'est plus à faire. Nous ne sommes pas un éditeur à succès, nous laissons la chance aux auteurs inconnus ! Je trouve donc inadmissible qu'un bloggeur totalement inconnu, n'ayant aucunes qualifications ou reconnaissance du métier puisse à ce point venir critiquer de la sorte notre marque. Merci de faire le nécessaire. ». Et la plate-forme a, à son tour, contacté la blogueuse pour lui dire : « Si cette plainte est fondée, merci de bien vouloir faire le nécessaire pour retirer les textes, images et fichiers incriminés.»
Si je comprends les motivations de la blogueuse qui a retiré son billet, je regrette  beaucoup de ne pas connaître le nom de cet éditeur qui se conduit de la sorte.  
De nombreux commentaires indignés prouvent le mécontentement et la désapprobation des lecteurs blogueurs devant un tel comportement. 
A suivre.
Edit du 5/9/12: Et voilà, le blog de Sophie est désormais en pause indéterminée. J'oublie définitivement cet éditeur signalé dans les coms.  

Stabat Mater de Tiziano Scarpa, Prix Strega 2009

A Venise, au XVIIIe siècle,  à l’hospice de la Pietà,  Cecilia,  une orpheline de seize ans, abandonnée à sa naissance, passe ses journées cloîtrée avec les autres jeunes musiciennes  qui enchantent le public lors des cérémonies religieuses. On  ne les voit jamais,  mais leur musique est divine. Cecilia est une virtuose du piano qui commence à enseigner son art à d’autres plus jeunes.  Au fond d’elle-même cependant, c’est la colère, l’angoisse, la solitude qui dominent.  La folie n’est pas loin. Elle  parle, écrit à sa mère, croit la voir partout. C’est son obsession. Pourquoi l’a-t-elle abandonnée? Qui était-elle? Elle devient insomniaque, ne mange plus,  se désespère, ne parle plus qu’à une amie imaginaire à la tête de méduse, qui serait la mort.
«Madame Mère, je vous écris dans le noir, sans chandelle, sans lumière,  sur la table de mes genoux.  Dans ces mots, toutes les nuits, je viens vous rendre visite. Vous ne me voyez pas, mais mes yeux grands ouverts vous regardent.»
Cette partie des lamentations de la jeune orpheline qui cherche désespérément un signe de sa mère - Stabat Mater-  occupe la moitié du récit.  
C’est alors que mon intérêt pour cette belle histoire  a  véritablement commencé,  à partir de la seconde partie quand arrive le jeune professeur de musique qui va révolutionner  peu à peu la pratique et la passion musicale de toutes les musiciennes mais bien davantage encore le cœur, l’intelligence, la motivation de Cecilia qui se forge une personnalité plus aguerrie, s’éloigne de la folie douloureuse qui la menaçait et des pensées morbides concernant sa mère.


 Ce nouveau maître,  c’est  Antonio Vivaldi qui s’aperçoit immédiatement des qualités exceptionnelles de la jeune violoniste  et qui insuffle une nouvelle énergie à tout le groupe de la chorale et des instrumentistes. L’avenir s’éclaircirait-il pour Cecilia?  L’espoir apparaîtrait-il enfin?
C’est un récit court,  poétique,  surtout  au début  puis   passionnant quand la musique et l’influence de Vivaldi l’emportent sur la tristesse due à  l’absence de la mère et à la réclusion. 

C'est parce que la musique pèse et tombe, que nous jouons en hauteur, perchées dans les tribunes latérales qui courent sur les deux murs de l'église, à plusieurs mètres du sol. Nous la déversons sur la tête de l'assistance  venue nous écouter. Nous l'inondons,nous l'étouffons sous notre musique. 

Nous sommes enterrées vivantes, dans un délicat cercueil de musique.

La création des "Quatre saisons":  "Et j'ai été tout cela, bourrasque, tempête, tonnerre, éclairs, j'ai pleuré de sentir que je devenais une telle furie en me dépassant moi-même. J'ai été émue de pouvoir me transformer à ce point, et j'ai eu pitié de moi, sans m'apitoyer. J'ai pleuré de ne pouvoir être moi tout simplement, alors que je peux devenir tant de choses différentes, si fortes moi qui ne demandais rien d'autre  que de pouvoir dire je suis là, je suis Cecilia, je suis tout entière là. "

C'est pour ce livre que Tiziano Scarpa a reçu  le prestigieux Prix Strega  en 2009. Né à Venise en 1963,  ce romancier italien est aussi l'auteur d'essais sur la littérature italienne contemporaine et de pièces de théâtre.
Autres billets: Dominique, Dédale,


Stabat Mater, Tiziano Scarpa, (Livre de Poche, 162 p. 2008, 2011, Christian Bourgois éditeur)  Traduit de l'italien par Dominique Vittoz

Avec ce livre, je participe au challenge Il Viaggio,

lundi 3 septembre 2012

Citation de Serge Koster: la musique des obsèques.

«Non omnis moriar, je ne mourrai pas tout entier»  (Horace, Odes (III, 30), trad. Pierre Grimal.
Le goût d’écrire se mêle de la mort comme de l’amour et donne licence de croire qu’on échappera à l’annihilation complète.
Je, soussigné, etc.,  souhaite que des extraits des œuvres musicales suivantes accompagnent la cérémonie de crémation : Schubert, adagio du Quintette à cordes en ut majeur; Bach, premières mesures  des Variations Goldberg dans une des versions de Glenn Gould; Erik Satie, Gymnopédies ou Gnossiennes. (…) Chérie, en post-scriptum: pour le contrat prévoyance obsèques, n’oublie pas de faire entendre When a Man Loves a Woman, porté par la voix de Percy Sledge,  qui remue au-delà de toute expression.»

Je ne mourrai pas tout entier, Serge Koster

Présentation de l'éditeur: Souvenirs mêlés, racontés dans le désordre, comme ils viennent, regrets, remords, joies, deuils et, au-delà de tout, le bonheur d'écrire, le désir irrépressible de tout dire: Je ne mourrai pas tout entier est de ces livres testamentaires qui, malgré la sombre lumière qui les baigne, sont les plus vibrants éloges de la vie. On y retrouve, l'intime et le public interférant sans cesse, aussi bien une histoire familiale tragiquement marquée par la Seconde Guerre mondiale que les obsessions amoureuses, les joies et les échecs de la carrière littéraire que les rencontres d'écrivains, d'artistes comme Francis Ponge, Graham Greene, Michel Tournier, Claude Lanzmann ou Bernard Giraudeau.

Je le dis tout net: j’ai adoré ce livre!  Voilà deux jours qu’il ne me quitte plus. Enfermée dans le silence sous prétexte d’un mal de dent qui m’exclut de toute compagnie,  j’en ai profité pour dévorer les chapitres de ce que Serge Koster a bien voulu retenir de sa vie d’enfant juif né en 1940,  mais français avant tout par amour de la langue  qu’il a enseignée et défendue tour à tour.
L’auteur commence par ses funérailles et termine devant des acras et un punch coco savourés avec la femme de sa vie, à la Rhumerie de Saint-Germain-des-Prés,  comme si nous avions l'éternité pour nous. 
Entre ces  moments forts que sont la mort, la vie,  la postérité, circulent  ses souvenirs qui,  pour mon plus grand intérêt, se révèlent essentiellement littéraires.
 C'est un livre d'une sincérité étonnante, violente même, sur lui, sa vie, ses maladies, ses maladresses aussi avec les autres écrivains ou éditeurs qu'il a côtoyés, sur ses lectures, les auteurs qui font partie de sa vie. On ne s'ennuie pas une minute à lire  cette succession d' anecdotes et de  réflexions croustillantes,  inattendues et savoureuses sur le milieu littéraire et journalistique, parisien pour l'essentiel.
Quelques-uns de mes titres de chapitres préférés:  Francis Ponge placé en abîme,   Petit corps malade, Ce que j'ai connu de Bernard Giraudeau,   L'amitié avec Tournier. Éloge de l'égocritique.
D'où me vient le goût d'écrire? De l'enfance. De l'insuffisance du sentiment d'exister. De la pénurie de caresses. Mais encore, d'où vous vient le goût d'écrire? Du désir de naître, de se faire connaître, reconnaître, renaître, être né. Et de ne pas mourir tout entier. (p.69)
Son quartette fondateur? Ponge, Proust, Léautaud, Racine, mais  "à son plus haut éclat, la prose française est portée par cinq auteurs: Montaigne, Saint-Simon, Rousseau, Chateaubriand, Proust, qui sont aussi, chacun selon sa mode, les champions du moi."
Cependant, plus que les remarques sur la littérature, ce sont les récits de ses rencontres avec les auteurs connus ou pas, les inquiétudes lancinantes et les angoisses sur  le corps qui faiblit et se fait douloureux, sur  la fin qui approche et la façon dont se jouera le dernier acte, toutes ces interrogations sur l'inévitable à venir  c'est tout cela qui m'a passionnée. C'est écrit dans une langue des plus classiques, claire et simple comme j'aime. Bref c'est un livre que je voudrais lire et relire, un vrai  livre de chevet.
Qui est Serge Koster? 
Auteur d’une quinzaine de romans ainsi que d’un ouvrage couronné par l’Académie française où il défend la grammaire, il a écrit aussi sur Francis Ponge, Michel Tournier  et a traduit Catulle et Martial. Il est aussi passé deux fois à Apostrophes chez Pivot et  a travaillé comme critique à la Quinzaine littéraire et à France Culture. Chaque année, depuis plus de vingt  ans,  il anime  le Printemps des livres de Cassis avec Antoine Spire,  journaliste à La Vie et au Monde. 
Bien entendu ceci n’est qu’un résumé beaucoup trop bref de ses activités mais  le livre est là pour mieux le découvrir. Moi, je l'ai aimé malgré les défauts qu'il semble s'amuser à accumuler sur sa tête. 
En ont déjà parlé : Yann Moix, David Foenkinos, 
Je ne mourrai pas tout entier de Serge Koster,  (Editeur: Léo Scheer, mars 2012, 280 pages )
Première participation au Challenge de Métaphore

dimanche 2 septembre 2012

Quand les challenges se ramassent à la pelle...

Et ça continue: c'est la saison qui veut ça! Voici trois nouveaux challenges qui m'ont tapé dans l'œil et auxquels je me suis inscrite. 

Il viaggio chez Nathalie ( du blog:  Chez Mark et Marcel) Date limite : 31 octobre 2013
Pas de règle: il suffit de lire au moins un livre soit se déroulant en Italie soit écrit par un auteur italien


Le challenge in italiano chez George et Marie, inscrite dans la catégorie Allegro  
(2 livres) jusqu'au 31 octobre 2013. 


Le challenge I Love London, de Maggie et Titine,
inscrite en catégorie Soho (1 livre). Durée: un an.


En route donc pour Londres et l'Italie!

Circadien de Liska, les poèmes du dimanche

Bleu d’Iroise
Dans le carré du jour
Les nuages au galop.

          ***
Lèvres de bois:
La barque dessine
Le sourire du lac.

          ***

Entre les cellophanes
De la mémoire et du cœur:
Les photos remisées.

          ***

Parfois
On rit jaune
Et on sourit
Bleu.

Circadien de Liska, peintures de Christian Vassort, 2010,  éditions Mazette, 66 pages.
Liska. Directrice d'école, vit de nouveau à Paris où elle peaufine ses poèmes.
Christian Vassort.  Peintre dans la région orléanaise. Ses œuvres ont fait l'objet de nombreuses expositions. (France, Japon, Pays-Bas.)

samedi 1 septembre 2012

Les 20 meilleures BD août 2012 du Top de Yaneck

Chaque mois Yaneck publie son Top bd 50  à partir des notes de nombreux contributeurs et c'est toujours intéressant de voir évoluer les  résultats en fonction des préférences de chacun.
Voici le Top du mois d'août:



1-  Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                  
2-  Saison Brune, Philippe Squarzoni, Delcourt                            
3-  Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                            
4-  Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman
5- (+) Habibi, Craig Thompson, Casterman                                               
6-  (N) Daytripper, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics  
7- (-) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                              
8-  Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                
9-  NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                  
10-  Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman                  
11-  Les derniers jours de Stefan Sweig, L. Seksik, Guillaume Sorel, Casterman
12- (+) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                              
13-  Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                  
14-  Universal War One, Denis Bajram, Soleil                          
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
15-  Le Grand pouvoir du Chninkel, Van Hamme, G. Rosinski, Casterman
16- (+) L'enfant cachée, Loïc Dauvillier, Marc Lizano, Le Lombard                        
17-  V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
18-  Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis
19-  Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman  
Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
20-  Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis

Les trois titres en rouge progressent, celui en bleu régresse,  un nouveau, en vert, s'installe!
Pour voir le reste de la liste des 50 de Yaneck, c'est ici!            

Août 2012, un mois de lectures pas forcément estivales...

Réparties entre romans, essais divers, biographies et BD, voici mes 22 lectures de ce mois finalement plutôt chaud et laborieux pour ma part. Je retiendrai surtout deux romans: Une odeur de gingembre et Frankie Adams, deux BD: Pablo et Des souris et des hommes et une biographie, celle de Reynaldo Hahn.

Les romans:
Frankie Addams de Carson McCullers: Magnifique roman  sur la difficulté du passage de l'enfance à l'adolescence
Temps du rêve, Henry Bauchau: Premier amour impossible entre enfants de familles nombreuses.  Juste un petit texte très court mais joliment écrit
Alger sans Mozart, Canesi et Rahmani: Une grande richesse des thèmes évoqués et une belle complexité des personnages. Une lecture intéressante.
Le dernier modèle de Giacometti,  par Franck Maubert: Roman court, pudique et nostalgique sur le dernier amour du sculpteur. Pas mal.
Une odeur de gingembre, Oswald Wynd: Roman magnifique ! La vie d’une jeune écossaise envoyée  se marier en Chine, en pleine guerre des Boers. On ne pouvait faire mieux!
Journal d’un oiseau de nuit, Jay McInerney: un livre que j'ai aimé, un livre à succès, un récit culte.
Le quai des brumes, Pierre Mac Orlan: Une lecture triste  et nostalgique mais  un beau roman.
Ce que cache ton nom de Clara Sanchez: Rentrée littéraire 2012 : Bon roman psychologique. Derrière l’apparence légère et anodine d’une petite station balnéaire espagnole, la tragédie apocalyptique des camps de concentration nazis.
Un seul corps par Stéphanie Le Bail, premier roman: Un seul corps est celui que forment une jeune fille Ernie et son cheval Mazeppa qu’elle monte à cru depuis son enfance et qui est son seul ami. Pas mal du tout!
10 Trois excentriques anglais de Lucien d'Azay : Tout est dans le titre! Instructif.
11  Luigi Pirandello, La vérité, Nouvelles pour une année.  Un recueil de récits très savoureux,  petits faits vrais de la vie ordinaire, à l'aube du XXe siècle, en Sicile.
12  Journal d’un oiseau de nuit, Jay McInerney : Hymne à la ville, toujours présente, partout, à n'importe quel moment du récit et sous de multiples aspects. J’ai bien aimé

les Essais:
Le sel de la vie, Françoise Héritier.  Tous les petits plaisirs d'une vie.
J'aime pas ça de Fiona Faulkner - Faire manger de tout aux enfants. Un livre peut-être utile!
3 Carson McCullers et Annemarie Schwarzenbach, Illuminations et Nuits Blanches, Carson McCullers : une belle amitié féminine.
Michel Polac: extraits du Journal 1980~1998: l'aveu de bien des fragilités d'un homme tout public. 
5 Reynaldo Hahn, (1874-1947), Biographie par Jacques Depaulis, J'ai aimé. 

Les BD du mois:
Le petit blond avec un mouton blanc, Pierre Richard, Gwendal Le Bec: L'ensemble est tendre, drôle et poétique à la fois.
Pablo, 1. Max Jacob, de Julie Birmant, Clément Oubrerie.  Ma BD préférée de l’été. Superbe!
La page blanche,  Boulet, Pénélope Bagieu. Déçue par la banalité de la fin.
Quand souffle le vent de Laurent Galandon et Cyril Bonin.  L’histoire  manque singulièrement d’originalité. Le tout sans relief, sans punch, sans mordant.  Déception!
Des souris et des hommes de Pierre-Alain Bertola. Un très bel album, fidèle à l’esprit su roman de Steinbeck.
(Photo. Source: kartoonbluejay, via involvescats)