vendredi 20 août 2010

Polémique à Florence autour du David de Michel-Ange


L'état italien réclame la propriété de la célèbre statue au détriment de la ville de Florence. 
Enjeu: l'argent des touristes!
Pour le maire de Florence, la statue appartient au Palazzo Vecchio, c'est-à-dire à la commune tandis que l'état déclare qu'il est le seul héritier possible de la République florentine qui paya au sculpteur 400 florins en 1504, alors que la commune de Florence ne date que de 1771. La lutte entre avocats s'avère difficile!

jeudi 19 août 2010

La citation du jeudi

"Il paraît que le mariage est le plus beau jour de la vie. Ma femme et moi étions unis pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, j'en garde un bon souvenir, mais le pire a été le pire. Nous sommes mal tombés,  tous les deux. Nous avons fait une mauvaise chute. Je crois surtout que nous n'avons pas eu de chance.
Nous avons peut-être fait une erreur de casting." (p.153)
Extrait de "Poète et paysan" de Jean-Louis Fournier (billet du jour)

Poète et paysan de Jean-Louis Fournier

          J’ai bien aimé le dernier  récit de l’auteur sur ses deux fils et leurs courtes vies tragiques. Aimerai-je autant celui-ci qui évoque ses fiançailles avec la mère de ses deux enfants justement,  avec laquelle il s’est fâché à propos de ce  livre a succès :  Où on va papa ? 
          C’est ce que je me demande avant d’en commencer la lecture.
           Poète et paysan , tel s’est voulu le narrateur le temps de ses fiançailles avec l’une des trois filles d’un fermier du Pas-de-Calais dans les années 70, quand l’idée  d’un retour idyllique à la campagne devenait à la mode. 
          Il préparait l’entrée à l’Institut des hautes études cinématographiques quand il est tombé amoureux. Il s’est donc tout naturellement retrouvé à travailler dans une grande exploitation d’une ferme du Nord, de deux cents hectares, les quatre enfants du fermier, eux,  tous étudiants à Paris,  ne voulant pas devenir paysans comme leurs ancêtres. 

       Naïf, je pensais que désormais, j’allais être heureux pour toujours.
      Avant d’avoir repris mes esprits, j’avais décidé de reprendre la ferme de son père.
      Quand on est amoureux, on devient un peu fou, et comme je l’étais déjà un peu avant, j’étais capable de tout.
      Son père aurait été poissonnier, je reprenais la poissonnerie. 


          Il cherche à s’adapter : le tracteur, avec la radio sans cesse écoutée, les vaches et la chère génisse si placide, l’odeur aussi,  nauséabonde, celle du purin qui le suit partout…
Et puis un jour,  la jolie fiancée veut rester à Paris… Plaqué et vexé, il  retoune chez sa mère  et ainsi de suite… une histoire de couple devenue  somme toute banale …jusqu’à la naissance des enfants.
          Quand on revient de la campagne, on est bronzé et en forme. Moi je suis pâle comme une endive, maigre comme un haricot vert et sec à l’intérieur. J’ai perdu mon enthousiasme et ma fiancée. Mon curriculum vitae est toujours vide. Je rentre me faire consoler chez maman. 

Ce qui compte pour moi et qui me séduit chaque fois chez cet auteur,  c’est la façon de raconter avec lucidité et dérision son histoire, par petites phrases courtes, qui n’ont l’air de rien,  mais qui, lancées comme des flèches bien acérées,  frappent à tous les coups.
C’est un style du genre efficace et drôle! Voici comment, dès le début il résume son histoire .

 Depuis que je suis à la ferme, j’ai l’impression de parcourir ma vieille grammaire Petitmangin. Dans le chapitre de la première déclinaison, je retrouve toute la famille, agricola le fermier, filia la fille, puellæ les jeunes filles, et  rosæ les roses. Il y en a beaucoup dans le jardin.
Si tout va bien, je vais bientôt devenir dominus le maître, et j’épouserai filia agricolæ, la fille du fermier. Mais est-ce qu’on va arriver à s’entendre ? Est-ce que filia va s’entendre avec dominus, Filia appartient à la première déclinaison. Nous n’avons pas le même génitif. Le sien est en æ, le mien en i. Est-ce que ça ne risque pas de poser des problèmes ? 
Au début j’ai conjugué le verbe aimer, amare, au présent et à la première personne. Amo puellam agricolæ, j’aime la jeune fille du fermier. 
Puis à la forme passive : amor puella agricolæ, je suis aimé par la jeune fille du fermier, à l’indicatif qui indique qu’on est au présent.
Puis,  rapidement,  je me suis posé des questions.
Peut-être qu’un jour, je vais devoir me contenter du passé, amatus sum, j’ai été aimé? 

Poète et paysan de Jean-Louis Fournier
(Stock, mai 2010, 155p)

mercredi 18 août 2010

Décès de Patrick Cauvin

Selon  le site de livres Hebdo, signalé par Mazel,  Patrick Cauvin serait mort  à 77 ans,  vendredi  dernier,  le 13 août, des suites d'un cancer.
De son vrai nom Claude Klotz, l'auteur avait publié cette année Une seconde chance (Plon) et L’immeuble (Le cherche midi)
Je le connaissais surtout pour avoir aimé le livre qui l'avait révélé: 
E=mc2, mon amour(1977) et moins Déclic
Résumé de E=mc2, mon amour par François Nourissier
 Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit. 
Plus de détails sur le site du Nouvel Obs qui m'apprend que E=mc2, mon amour avait une suite: Pythagore, je t'adore (1999)
La plupart de ses livres sont disponibles en  Poche
Il sera incinéré vendredi 20 août au crématorium du Père Lachaise à 14 h.
Edit du 19/8/10: Bel hommage de Bernard Weber sur son site et de Frédéric Mitterand

Nabi de Kim Yeon-joo, 2

 Cette nuit-là…Nous n’avons même pas eu le temps de nous habiller chaudement. Le froid nous transperçait jusqu’aux os. Notre haleine semblait se figer dans l’air. Il neigea toute la nuit. Au cours de cette nuit interminable, notre maison fut complètement ravagée par les flammes. Les fleurs s’épanouiront-elles sur ce tas de cendres quand le printemps reviendra?




Dans cette suite les enfants sont en fuite poursuivis par de mystérieux personnages armés dont on ne voit que les armes ou les jambes. Il n’y a qu’un avion pour s’échapper et ils le prennent malgré la mise en garde de leur bienfaitrice qui leur avait ordonné de ne jamais aller au pays Su.
Ils se souviennent sans cesse des bons moments passés à la maison du lotus. Les deux aînés Myo-un et Ryusang se disputent aussi parfois ! Arrivés au pays Su, il apprennent qu’un avis de recherche est lancé contre Myo-un et ils s’aperçoivent que de nombreux aéronefs de surveillance se rassemblent . Une ambiance de guerre s’installe dans la ville où ils doivent rester une semaine avant de pouvoir prendre le prochain avion. Ils retrouvent une ancienne amie Han-A qui les invite dans la maison de son maître Mais c’est un homme déguisé en réalité et les enfants s’en méfient. En vérité, il s’appelle…  Harim si mes souvenirs sont bons… 
Les dessins sont si beaux que je voudrais tous les imiter à mon tour ! Cependant l’histoire m’est indifférente et trop difficile à suivre !  
Participation au Challenge BD de M.Zombi
Nabi de Kim Yeon-joo, 2

Nabi de Kim Yeon-joo, Les BD du mercredi

 C’était une nuit de pleine lune. Les coups frappés à la porte brisèrent le profond silence de la maison du lotus. Dame Sabu venait de rentrer. Partie d’humeur joyeuse, Dame Sabu  revenait, un petit enfant dans  les bras et sa veste blanche souillée de sang. Les cheveux noirs, le visage pâle dans le clair de lune. L’affreux sang rouge…se répandit dans mon âme virginale d’enfant. J’étais persuadé qu’elle n’en avait pas pour longtemps. 
Mais un mois plus tard…Dame Sabu lui donna le nom de Myo-Un. 


Ainsi commence l’histoire et c’est le passage le plus facile et agréable. Un bon début qui, avec les magnifiques dessins des personnages, la jolie couverture et le fait que la lecture se fasse à l’occidentale  me semblait bien augurer de la suite.
Hélas, tout s’embrouille peu après et j’ai eu bien du mal à suivre l’intrigue

Les enfants vivent heureux dans cette sorte d’orphelinat créé et gouverné par Dame Sabu jusqu’au jour où arrive Mumyeong, l’envoyé d’un maître cruel qui réclame Hong, un jeune garçon échappé au massacre de sa famille pour le tuer à son tour sinon tous les habitants de la maison du lotus seront exécutés. Comme Hong ne semble pas être dans cet orphelinat, l’assassin réclame qu’on lui livre n’importe quel autre jeune à sa place. Dame Sabu lui propose alors de rester avec eux tous durant cinq jours pour choisir lui-même le condamné. Mais bientôt arrivent des guerriers et Dame Sabu fait s’enfuir tous les enfants après avoir remis de l’argent à chacun d’eux .

 Une fois dehors , ne pensez plus qu’à votre survie. Je vous retrouverai. Je vous ai choisi parmi un grand nombre d’enfants et je vous ai pris sous mon aile. Où que vous soyez, je vous retrouverai. Je vous le promets. Vivons jusqu’à ce que nos routes se croisent à nouveau. 

Les dessins sont magnifiques mais l'histoire me semble bien  difficile à suivre!


Les autres blogs participant à ces BD du mercredi : Manu, Valérie, Lounima, Mathilde, KikineDolly Emmyne, Mo' la fée, hérisson08, Noukette, Choco, Hilde,

Nabi de Kim Yeon-joo, 1 

mardi 17 août 2010

Mauvaise journée demain de Dorothy Parker

Je ne suis pas très fan des  histoires courtes mais si un auteur devait me réconcilier avec ce genre, ce serait bien Dorothy Parker, que je découvre avec ce recueil de 16 nouvelles,  mordantes, piquantes, acides, bref méchantes en définitive mais d’une féroce lucidité sur la vie en société. Je suis charmée, subjuguée, amusée aussi par tant de talent!
Chacune de ses nouvelles est une petite merveille, une caricature finement ciselée, sèche et claquante à souhait qui,  comme un projecteur, illumine certains ridicules des couples dans leur vie  mondaine  ou restituent leurs pensées sombres et secrètes derrière les apparences policées et souriantes. 
Ce sont des scénettes qui se prêtent si bien à la mise en scène que ces nouvelles ont été jouées en 2009, à Paris, au Guichet Montparnasse.
Difficile de choisir ma préférée parmi ces  nouvelles! 

 Récit de voyage  où   La femme à la robe pailletée  invite   le jeune homme au regard doux et au coup de soleil  à la rejoindre pour lui raconter son séjour de deux ans en Arabie mais qui ne le laisse pas parler car elle sait tout, devine tout, comprend tout et raconte à sa place. Il n’a pas plus placer un mot mais en le congédiant elle lui sussurre:  Oh,  c’était tellement merveilleux de vous écouter parler de l’Arabie! 

 Retour à la maison: Cette fois, un couple se dispute  dans un taxi. Elle lui reproche de l’avoir négligée une fois de plus pendant ce qui ressemblerait aujourd’hui à une soirée karaoké!
Scène de jalousie: 
 - Tu ne t’es pas amusée?
-  Oh, si, C’était parfait. Idéal. A ma place, quelle fille aurait donc pu ne pas s’amuser? C’est bien évidemment l’idée que je me fais d’une soirée épatante: plantée toute seule dans mon coin, pendant qu’un tas de grandes gueules  complètement soûles chantent bras dessus, bras dessous, quatre heures d’affilée. Ma parole, j’ai passé le meilleur moment de ma vie. Logique.
Mauvaise journée demain  où on voit ce que deviennent les bonnes résolutions, un soir à deux dans son bar favori. 
 Non, impossible de choisir!  Toutes se dégustent avec un égal plaisir! 

Dorothy Parker (1893 -1967) est une poétesse et scénariste américaine, connue pour son humour caustique, ses mots d'esprit et le regard acéré qu'elle porte sur la société urbaine du XXe siècle
Pour Hollywood, elle a écrit , souvent en collaboration, les scénarii d’Une étoile est née (1937), de La Vipère de William Wyler (1941), Cinquième Colonne d'Alfred Hitchcock (1942), d’Une vie perdue(1947) et de L'Éventail de Lady Windermere d'Otto Preminger (adaptation de L'Éventail de Lady Windermere d'Oscar Wilde, 1949.
Dans les années 1950, elle fut une des victimes du maccarthisme et inscrite sur la liste noire du cinéma.
Elle mourut seule dans une chambre d'hôtel avec son chien et une bouteille d'alcool à l'âge de soixante-treize ans.
Elle légua ses biens au mouvement de Martin Luther King

Mauvaise journée demain de Dorothy Parker
(Christian Bourgois éditeur,177 p)
Traduit de l’anglais par Hélène Fillières. Titre original: Thirteen Short Stories)

lundi 16 août 2010

The Holiday, film de Nancy Meyers

Rapide résumé de cette comédie romantique légère comme de la mousse.
Deux jeunes femmes que tout oppose, une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues par les hommes, décident, sans se connaître, d'échanger leurs appartements. Iris va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétention. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine, mais c'était compter sans l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.
Un petit film de vacances qui m’a bien divertie ce lundi d’août si pluvieux ! Sans prétention  mais divertissant,  il avait  tout pour me plaire et pour me faire passer une bonne après-midi bien douce et bien  futile  comme je le désirais! 

Les acteurs sont parfaits,  surtout les actrices d’ailleurs. Les vêtements sont beaux, les intérieurs  sublimes, l’histoire est gentillette et pleine de bons sentiments! Il n’est question que  d’amour et de belles rencontres. Les voisins sont aimables, les enfants bien élevés, les taxis disponibles et compréhensifs, les chagrins eux-mêmes sont de bon aloi et s’effacent vite et la fin est rose à souhait avec réunion de tous les personnages pour une fête de réveillon qui  s’annonce parfaite, ce que  de toutes façons on prévoyait depuis le début! 




The Holiday, film de Nancy Meyers

Cameron Diaz,Kare Winslet, Jude Law, Jack Black, 2006)

dimanche 15 août 2010

Bonne fête aux Marie

Bonne fête aux :  Marie, Macha, Maera, Mai, Maia ou Maïa ou Maya , Maïlis ou Maïlys, Maïwenn, Malika, Manon, Mara, Maria, Mariam, Mariane ou Marianne, Mariannick, Marielle, Mariem, Mariette, Marika, Marilène, Marilyne, Mario, Marion, Marise, Marisol,Maritie, Marjolaine, Marlène, Marpessa, Marushka ou Maroushka, Mary, Maryam, Marylaure, Marylène, Marylin, Maryline, Maryse, , May, Maÿlis, Meriem, Meryem, Mia, Mireille, Miren, Muriel ou Murielle, Myriam, Meriam, Moïra, Pilar, etc. ; et ses nombreux composés : Marie-Dominique (diminutif Mado), Marie-Françoise, Marie-Jeanne, Marie-Pierre, Marie-Thérèse (diminutif Maïté), etc. (Source Wikipedia)
En Italie, le 15 août, (Ferragosto, jour férié pour l'Assomption) est aussi la fête des Assunta,prénom qui n'a cependant plus été donné  depuis 1989
.La Vierge de l'Annonciation de Antonello da Messina
Je sais , ce n'est pas la Vierge de l'Assomption  mais c'est ma préférée!

Chanson gothique de Gérard de Nerval, Dimanche poétique



Belle épousée,
J'aime tes pleurs !
C'est la rosée
Qui sied aux fleurs.


Les belles choses
N'ont qu'un printemps,
Semons de roses
Les pas du Temps !


Soit brune ou blonde
Faut-il choisir ?
Le Dieu du monde,
C'est le Plaisir

Chanson gothique de Gérard de Nerval
Dimanche poétique de Bookworm,

samedi 14 août 2010

La pièce du fond de Eugenia Almeida

Un vieil homme est assis depuis plusieurs jours sur le banc d’une place,  sans bouger, sans parler, sans manger. Personne ne le connaît et Sophia, la jeune serveuse du bar d’en face, l’a pris en pitié et fait tout pour le faire manger et parler mais en vain. Frias, un client policier,  lui vient en aide, sans plus de résultats. Chacun a de gros soucis dans sa vie personnelle mais s’occuper de cet inconnu les rend plus heureux. Bientôt l’homme sans nom  est conduit à l’hôpital psychiatrique tout proche où vient d’être nommée Elena,  une nouvelle doctoresse  au passé très douloureux ,  connue de tout le personnel de l’endroit comme la folle légendaire sauvée dans sa jeunesse  par le directeur de l’établissement. En réalité,  grâce à elle qui sait écouter et grâce à l’acharnement de la jeune serveuse, les recherches pour découvrir l’identité du vieil homme se poursuivent et une chaîne d’amitié, très ténue, se forme entre tous ces êtres malheureux et désenchantés…

  Hier,la fille du bar de la place lui a apporté un paquet contenant de la nourriture. Aujourd'hui, quand la vieille est arrivée, il avait encore le paquet à la main.  La fille lui jette parfois un coup d'œil en passant entre les tables. Dès qu'elle le peut, elle traverse la rue et s'approche. Elle veut vérifier ce qu'elle soupçonne: il n'a pas touché à la nourriture. 

Le titre du livre fait référence à la pièce du fond  du jardin dans la maison louée par la jeune psychiatre. Elle est toute encombrée de meubles et de vieux papiers dont les jeunes héritiers ne veulent plus. Elena est de celles qui prend soin de  tout ce qui traîne autour d’elle, les blessés et les laissés pour compte de la vie, objets ou individus peu importe,  avec ou sans nom, jeunes ou vieux, bons ou mauvais,  déviants ou pas. Elle a fait le choix de soigner tous ceux qui ont  besoin d’elle, voilà tout.   A  l'hôpital aussi  elle est dans la pièce du fond!

Il s’agit du deuxième livre  de cette romancière argentine qui enseigne la littérature  et écrit de la poésie.

J’ai bien aimé ce récit aigre-doux, fait surtout de dialogues très courts et d’une suite de personnages très quotidiens et parfaitement bien cernés avec leurs malheurs trop lourds et leurs  efforts pour une vie meilleure.. Les gens malheureux se méfient des mots qui ravivent leur douleur mais difficile de les quitter quand se ferme la dernière page!  Un beau roman qui fait du bien au moral. même si la fin n'est pas aussi heureuse que je l'espérais!

La pièce du fond  de  Eugenia Almeida
(Editions Métailié, avril 2010, 200p)
Titre original : La pieza del fondo.
Traduit de l’espagnol (Argentine) par François Gaudry 

vendredi 13 août 2010

Jeu de la couverture. J'ai fait un rêve...


Tous ces livres à mon nom !...
A ce stade, ce n'est même pas un rêve,
 juste un jeu!
J'ai  l'âme d'une joueuse, pas celle d'un écrivain! 
Si vous voulez aussi vous amuser
 à créer des couvertures de livres à votre nom, 
c'est ICI
Jeu créé par
Et cette adresse me vient du
Merci à lui!

La  petite dernière avant de finir

jeudi 12 août 2010

Le jeudi , c'est citation

Plus on évolue dans sa vie, plus on se débarrasse des croyances qui nous limitent, et plus on a de choix. Et le choix, c’est la liberté. »
Laurent Gounelle : L’homme qui voulait être heureux (Billet du jour), Chiffonnette

L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Ce livre  n’est pas un roman,  c’est plutôt un livre de recettes,  de conseils moraux et spirituels pour être heureux! C’est en somme une sorte de guide  pour réussir sa vie. 
Avant de quitter l’île de Bali, un Occidental décide d’aller  rendre visite  à un vieux guérisseur très renommé que  l’on vient  consulter de très loin. Celui-ci, après l’avoir palpé, lui déclare qu’il souffre sans le savoir d’un mal-être généralisé qui l’empêche d’être heureux. Dès lors,  ils se reverront souvent et le vieux sage enseignera quelques-unes de ses croyances à celui qui ne demande qu’à acquérir à son tour la joie de vivre. 
Voici les principales évidences qui ressortent de leurs conversations

1) Ce que l’on croit peut devenir réalité. Tout ce que l’on vit a pour origine ce que l’on croit. Si l’on se croit peu intéressant on le devient! Si on est persuadé que le monde est dangereux, notre attention sera captée par les risques potentiels qui existent dans toute situation. Nos croyances vont ainsi nous permettre d’interpréter la réalité pour parfois même la changer comme peuvent  le faire  les médicaments placebo!
 «Peu importe le traitement, ce qui compte, c’est d’y croire»! 

2) Il faut savoir faire des choix,  renoncer à des choses auxquelles on tient pour aller vers ce que l’on a le plus à cœur. Quand on s’abstient de choisir, on s’abstient de vivre la vie que l’on voudrait. Plus les efforts sont grands et plus intense sera le bonheur, et plus longtemps il restera gravé en nous.

3) Quand on se lance dans un projet qui représente  un certain enjeu, il faut s’éloigner des personnes qui ne croient pas en vous et ne s’entourer que de personnes positives. L’amour est la solution à la plupart des problèmes. Il est important d’avoir dans son entourage des gens qui croient en nos qualités et en nos capacités.

4) On ne peut pas être heureux si l’on se voit victime des événements ou des autres. Il faut rester acteur de sa vie comme d’un jeu dont les règles se découvrent au fur et à mesure et dont la finalité gardera toujours une part de mystère.

Quand j’ai refermé ce livre, je dois dire que j’étais plutôt perplexe tant ces conseils me semblent des évidences maintes et maintes fois énoncées !  Tout le monde ou presque  sait tout cela,  le plus dur, c’est dans la mise en application, comme dans un régime! Cependant, il y a des moments dans la vie où le doute, le désarroi, le désespoir dominent et c’est sans doute  dans ces moments-là qu’un tel livre peut éventuellement se révéler  utile!
Pour moi,ce livre qui ne m'a rien appris  se révèle une  totale déception.

 L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle  (Editions Anne Carrière, 2008, Pocket, 2010, 168 p)

mercredi 11 août 2010

BD du mercredi, Shutter Island de Christian De Metter et Dennis Lehane

Deux marshals fédéraux, Teddy Daniels et Chuck Aule,  dans les années cinquante,  sont en route sur un bateau vers Shutter Island, près de Boston. C’est là que  sont regroupés les plus dangereux prisonniers du pays, des fous criminels,  pour la plupart schizophrènes,  qui reçoivent les soins de psychiatres et de psychanalystes étranges, mystérieux et antipathiques. Ils sont chargés de  retrouver Rachel, une mère qui a massacré ses enfants  mais qui les croit toujours vivants. Ils arrivent juste avant la nuit alors qu’une terrible tempête est annoncée qui isole l’île et neutralise l’électricité, libérant ainsi les portes des cellules. Tout s’avère être un danger  et les signes étranges et inquiétants se multiplient jusqu’au dénouement surprenant et très réussi!  
J’ai beaucoup aimé et particulièrement les dessins le plus souvent sombres et plongés dans un clair-obscur des plus troublants sauf lors des rêveries de l’un des policiers qui deviennent plus colorées puisqu’on est alors à l’air libre, dans la nature en plein jour. On respire en y retrouvant le bleu du ciel et de la mer, et le vert des prairies et des arbres. Mais ce policier lui-même a vécu un drame terrible dont a été victime sa propre femme  et celui qui en est la cause est enfermé dans l’île. 
Tout s’enchaîne avec beaucoup d’adresse et je me suis laissée prendre avec plaisir par cette histoire si bien combinée et parfaitement interprétée par le dessinateur..


Roman écrit par Dennis Lehane 
Film de Martin Scorcese Avec Leonardo Di Caprio
Cette BD a reçu le Prix des Libraires 2009, Antigone l"a  aimée aussi.

Les autres blogs participant à ces BD du mercredi : Manu, Valérie, Lounima, Mathilde, KikineDolly Emmyne, Mo' la fée, hérisson08, Noukette, Choco, 

Shutter Island, Christian de Metter, Dennis Lehane
(Rivages/Casterman/Noir, 2008, 128 pages)

mardi 10 août 2010

le 500e billet se fête-t-il?

 Grâce à Nicolas de Partageons l’addiction, je viens d’installer un nouveau  petit gadget sur mon blog. J’adore les gadgets et il faut que je me freine pour ne pas  les accumuler tous mais celui-là me plaît puisqu’il permet de compter le nombre de billets  déjà publiés  et le nombre de commentaires reçus jusqu’ici!
 Rien de plus simple et voici que je découvre que je suis en train d’écrire mon 500e billet ! J’en avais perdu le compte depuis longtemps ! 
Quant aux commentaires,  j’en suis à 11479 depuis avril 2009 et je ris doucement en voyant  les résultats de Nicolas qui peut faire le modeste avec ses 3387 articles et surtout ses 52145 commentaires  de son blog politique: Partageons mon avis ! Quand même félicitations à lui! On se sent tout petit à côté mais on s'amuse comme on peut!  
Articles dans le blog: 499
Commentaires du blog: 11479

lundi 9 août 2010

Les New-Yorkaises par Edith Wharton

Les New-Yorkaises  sont trois femmes influentes  de la même famille aisée, la mère, la fille, la belle-fille, de caractères et de comportements très opposés et surtout aux choix de vie très différents.
Le récit se partage en trois livres selon l’évolution de l’influence de  chacune sur les événements familiaux. Toutes les trois sont belles, toutes les trois sont riches, toutes les trois sont courtisées mais dans ces années du début du XXe siècle, les plus jeunes revendiquent  toujours plus de liberté.
Ce sont les femmes qui imposent leur rythme et  les hommes trinquent !
Pauline Manford, la mère, a eu deux enfants de deux hommes différents,  Jim et Nona. Son premier mari, Arthur a sombré dans l’alcoolisme et le second qui aime Jim comme son propre fils, apprécie de plus en plus la femme de celui-ci, la jeune Lita qui ne rêve que de faire du cinéma.
 Mrs Manford est une femme très occupée,  à la vie parfaitement bien réglée, aux horaires très minutés, bien tenus par sa dévouée secrétaire. Elle s’étourdit  en étant partout,  en s’occupant de tout, quitte à se contredire      comme lorsque, dans un moment de trouble et d’égarement, elle  commence un discours destiné au Comité du contrôle des naissances  et le  termine par un hymne à la maternité!
 Elle est au cœur de la vie mondaine et sociale de sa ville et se rend indispensable pour échapper à la réalité . Elle ne veut rien voir de ce qui peut aller mal autour d’elle et cette attitude causera en partie le drame final.
Quant à Nona, la fille du second mariage, c’est la plus équilibrée des trois. Elle ne cherche que l’harmonie de sa famille et  renonce au mariage avec l’homme qu’elle aime pour ne pas peiner sa femme car il est marié.
Ce n’est pas l’histoire elle-même qui me séduit mais, comme toujours avec cette romancière, c’est sa façon de cerner ses personnages au plus près de leur apparence car tout se joue dans les rencontres feutrées de cette société mondaine  d’une ville qui bouge très vite. Le temps manque pour s’analyser vraiment. Le style suit les pensées souvent frivoles ou papillonnantes des uns et des autres, Le drame s’enfle en sourdine mais on ne veut surtout pas s’en préoccuper outre mesure. On remet sans cesse  les vrais soucis au lendemain mais les bonnes manières ne suffisent pas à arrêter ou à discipliner les sentiments qui n’en explosent que plus violemment par la suite.
J'ai beaucoup aimé.   

       Oui, ils avaient tous besoin  d'aide, même s'ils ne le savaient pas, et le Destin semblait l'avoir placée, elle, Nona, au point d'intersection de toutes ces vies, comme un poste de secours près du virage le plus dangereux d'une course automobile, ou comme un système d'aiguillage dans une grande gare de triage. 
     (Lita)  Elle entra calmement, presque timidement, de ce pas léger qui tenait du glissement et du flottement; et aussitôt, malgré les vingt personnes assemblées, elle eut le parquet luisant et tous les miroirs pour elle seule. Toujours elle avait le chic pour qu'on s'écarte à son entrée, si discrète soit-elle...
     Elle se sentait rassurée du simple fait d'avoir écrit à son fils: elle avait toujours la secrète conviction qu'une chose était vraie si on la disait - à plus forte raison si on l'écrivait. (Pauline)
Participation n°5 au Challenge Edith Wharton
Les New-Yorkaises de Edith Wharton
(Flammarion, 2000, 298 p), traduit de l’anglais par Jean Pavans
Titre original : Twilight Sleep, 1927

dimanche 8 août 2010

Petit tour matinal sur quelques blogs

Ma récolte du  matin sur la blogo littéraire entre sept et huit heures! Que ne puis-je d'ailleurs y rester plus longtemps!

Comme d'autres font un petit tour de jardin dès l'aube levée, j'ai parcouru tôt ce matin les blogs amis essentiellement les littéraires comme toujours et voici ce que j'en ai retenu =  surprise  et émerveillement, de bons ingrédients pour un dimanche matin!

Chez Armande,  une  belle broderie inspirée de Pascal Jaouen, le brodeur breton .


Chez Amanda, le premier épisode d'un feuilleton bovaryen en guise de Harlequinades: Autant en emportent les livres! Drôle et inspiré!



Chez Armando, des photos de toute beauté. (Nuages de Photos)

Chez Aifelle, une très belle exposition de tableaux de Arne Quinze  (Les  Nymphéas de Monet  ne sont pas loin)


Et pour rêver encore plus et tenter de mieux oublier certaines réalités  d'incendies cauchemardesques, voici  la vue rafraîchissante d'une piscine paradisiaque sur fond de mer paisible! Tout ce qu'il me  faudrait  pour de belles  vacances! ICI, la piscine  de l’architecte espagnol basé à Valencia Ramón Esteve,


Bon dimanche  bien estival!

Dimanche poétique, Sur la grève, Henri de Régnier



                                          Couche-toi sur la grève et prends en tes deux mains,
                                          Pour le laisser couler ensuite, grain par grain,
                                          De ce beau sable blond que le soleil fait d'or;
                                          Puis, avant de fermer les yeux, contemple encor
                                          La mer harmonieuse et le ciel transparent;
                                          Et, quand tu sentiras, peu à peu, doucement,
                                          Que rien ne pèse plus à tes mains plus légères,
                                          Avant que de nouveau tu rouvres tes paupières,
                                          Songe que notre vie à nous emprunte et mêle
                                          Son sable fugitif à la grève éternelle.


Sur la grèveHenri de Régnier  (Les Médailles d'argile)
Tableau de Delacroix
Dimanche poétique de Bookworm,

vendredi 6 août 2010

La septième rencontre de Herbjørg WASSMO

Rut et Gorm on été élevés dans le grand  Nord de la Norvège. Gorm est l’ héritier d’un négociant aisé du continent, Rut est la fille d’un couple d’iliens, pauvres et rigides, religieux et mal assortis. Tous deux sont solitaires et peu satisfaits de leurs vies. Un jour ils se rencontrent à neuf ans et dès ce moment ils savent que l’autre est leur âme sœur mais timides et maladroits, il faudra six autres rencontres pour qu’après une vie bien remplie faites de  mariages, d’enfants,  de divorces , de  réussites sociales et de deuils,  ils en arrivent à une septième rencontre  qui sera peut-être la bonne, enfin!
J’ai beaucoup aimé l’évocation de la vie dans  cette île norvégienne du bout du monde, les liens familiaux difficiles, pleins de malentendus entre parents et enfants ainsi qu’entre frères et sœurs, les rendez-vous manqués, les trahisons silencieuses et dramatiques, l’importance du qu’en dira-t-on, la découverte soudaine de ses dons de peintre pour Rut, celle de sa passion pour le commerce paternel pour Gorm, les rencontres à l’improviste, les retrouvailles trop souvent ratées, l’amour toujours ardent pour l’ami d’enfance, tout ce qui forme l’épaisseur d’une vie.
J’ai simplement été un peu lassée des rêves révélateurs à répétition  qui freinaient l’action plus qu’ils ne la faisaient avancer ! Il s’en faut de bien peu que je n’en fasse un coup de cœur! Une excellente lecture en tout cas !  /Quand Gorm était arrivé dans la rue, Rut avait disparu. Tout en faisant le tour du pâté de maisons, il revoyait son regard posé sur lui. Deux yeux sombres, désespérés. L'avait-elle seulement vu? /              Non, pensait-il. Elle était trop occupée à fuir. Ce n'était pas la septième rencontre, telle qu'il l'avait espérée.(chapitre 1, page 21)/   Les avis de Roudoudou, CecileSBlog, Alice, choco, Keisha, / Ce roman a été lu dans le cadre du Prix littéraire des blogueurs 2010 Merci à Choco de m'avoir prêté ce livre. Pickwick l'a lu également (avec d'autres liens)
La septième rencontre de Herbjørg WASSMO – traduit du norvégien par Luce Hinsch (10/18 – domaine étranger, 2009