Affichage des articles dont le libellé est Décès. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Décès. Afficher tous les articles

samedi 12 juillet 2014

Par-ci, par-là,


Parce que, en ce moment, j’ai toujours un temps de retard sur l’actualité de mes blogs préférés, je profite de ce  week end un peu moins chargé pour lire les nouveautés  susceptibles de m’intéresser ( et il y en a eu beaucoup cette semaine). C’est pourquoi je poursuis une rubrique plus en accord avec mon emploi du temps actuel  qui ne me laisse de liberté que le samedi et le dimanche quand je ne suis pas prise par des visites amicales et familiales impromptues, de celles qui se font l’été justement quand on reste le point de référence des  déplacements des uns et des autres, étant donné que la région parisienne est un peu le passage obligé  pour sauter d’un aéroport à une gare maritime ou ferroviaire  avant de disparaître dans un coin du monde suffisamment splendide pour m’envoyer des cartes postales pleines de surprises et de bons souvenirs.


Tout d'abord, impossible de passer outre l'aventure arrivée à l'une de mes blogueuses préférées,  l'Irrégulière, condamnée par un tribunal à 2500 euros d'amende pour une critique culinaire jugée diffamatoire. (ici) Tout a déjà été dit sur un tel abus de pouvoir et je ne peux qu'ajouter ma désapprobation devant une telle décision. Après lecture de l'article, impossible de ne pas éprouver d'inquiétude quant à la liberté de critiquer désormais quoi que ce soit dans notre beau pays où le mot Liberté fait pourtant partie de la devise nationale. Bientôt nous ne pourrons plus écrire  que du bien des livres  que nous avons lus et ce sera la fin de tous nos blogs, suite logique après la fermeture des librairies indépendantes et l'appauvrissement des bibliothèques municipales. 


Je viens d'apprendre la mort de Yann Andréa, dont j'ai lu et aimé "Cet amour-là", que je vais rechercher dans ma bibliothèque pour le relire. Exécuteur testamentaire et dernier amant, bien que homosexuel, de Marguerite Duras,  avec  laquelle il a vécu seize années malgré une différence d'âge de trente-huit ans, il a été plutôt maltraité par les critiques qui lui reprochaient de plagier le style de la célèbre romancière dont il avait lu toutes les œuvres et à laquelle il servait de chauffeur, d'accompagnateur, de "Boy", d'inspirateur, etc. Né à Guingamp en 1952, Yann Lemée est devenu Yann Andréa, du nom de la mère de M. Duras qui écrivit aussi  un récit intitulé: "Yann Andréa Steiner". J'aimerais lire aussi: "Les petits chevaux de Tarquinia"  le livre qui provoqua chez lui un véritable coup de foudre lorsqu'il était étudiant en prépa, à Caen et qui l'amena à lire tous ses livres et à lui écrire par la suite pendant cinq ans. Il est décédé le 10 juillet dernier, chez lui, dans le sixième arrondissement de Paris, "de mort naturelle".


J'apprends aussi qu'une coupe du monde de littérature, a été lancée aux  États-Unis, avec 32 compétiteurs au départ, dont voici la sélection: 

  • The Pale King de David Foster Wallace pour représenter les États-Unis
  • La carte et le territoire de Michel Houellebecq, pour la France
  • Austerlitz de W.G. Sebald, pour l'Allemagne
  • Journée d’un opritchnik de Vladimir Sorokine, pour la Russie
  • L’Intérieur de la nuit de Leonora Miano, pour le Cameroun
  • Ceux du Nord-Ouest de Zadie Smith, pour l'Angleterre
  • Ton visage demain de Javier Marias pour l'Espagne
  • Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma… pour La Côte d'Ivoire
Pour les demi-finales sont en lice,outre les États-Unis et l'Allemagne:
Roberto Bollano pour le Chili et Valeria Luiselli pour le Mexique. 

Attendons la finale! 
A l'origine de cette opération se trouve  le  département de littérature étrangère de l'Université de Rochester (Etat de New York) 


Quant à la coupe du monde de BD , puisqu'il en existe une aussi, sont en finale:
Louca de Bruno Dequier et Notre histoire de Lilian Thuram

A suivre ...

vendredi 3 mai 2013

Décès de Viviane Forrester, biographe de Virginia Woolf

J'ai aimé la biographie de Virginia Woolf par Viviane Forrester  qui a obtenu le prix Goncourt de la biographie, en 2009, et c'est avec tristesse que je viens d'apprendre le décès de  cette femme de lettres qui a eu lieu mardi 30 avril, chez elle, à Paris,  à la suite d'un cancer.  
Elle était devenue célèbre avec le prix Femina  de l'Essai, reçu en 1983 pour Van Gogh ou l'enterrement dans les blés,   et avec le prix Médicis, en 1996,  pour L'Horreur économique. Elle était aussi membre du prix Femina. J'aimerais lire son journal: Rue de Rivoli, (1966/1972)

dimanche 24 avril 2011

Marie France Pisier, adieu.

Marie France Pisier est décédée ce matin, chez elle, à saint-Cyr sur Mer, dans le Var, selon une note de la Mairie. Le corps a été retrouvé dans la piscine. 
 Née le 10 mai 1944 à Dalat en Indochine française où son père était administrateur de la France d'Outre-mer, elle avait 66 ans.
Après une licence de droit et un diplôme de Sciences Politiques, elle devient comédienne à 17 ans et travaille pour François Truffaut, Robert Hossein, Jacques Rivette, André Téchiné et bien d'autres. 
Elle a été aussi Georges Sand dans "La Note bleue" d'Andrzej Zulawski,en 1990,  Mme Verdurin dans "Le temps retrouvé", Simone de Beauvoir, "Mademoiselle Chanel". 
En 2007, elle a été membre du jury du Festival de Deauville. 
Je ne voudrais pas oublier de citer les ouvrages qu'elle a écrits, devenus ensuite des films pour quelques-uns: Le Bal du gouverneur, Je n'ai aimé que vous, La Belle Imposture, Le Deuil du printemps
Pour moi, elle représentait l'élégance, l'intelligence, l'engagement, J'entends encore son rire si particulier et sa manière de parler si personnelle. C'est plus fort que moi, à chaque fois qu'un personnage célèbre que j'aimais disparaît, il me semble que c'est une partie de moi que l'on détache! 

lundi 28 février 2011

Adieu Annie Girardot

Elle avait 79 ans, ce matin, quand elle est partie. Mais elle n'était plus vraiment là depuis un moment déjà, depuis que cette méchante Alzheimer l'avait atteinte comme 860.000 autres personnes  qui souffrent  en ce moment en France de la même maladie et comme par hasard je suis plongée  dans le livre de Christine Orban sur le même sujet,: "Le pays de l'absence"
Annie Girardot  a été longtemps ma comédienne favorite depuis que je l'avais vue pour la première fois dans "Rocco et ses frères". Il y eut ensuite tant d'autres rendez-vous!
 Je garderai d'elle le souvenir de sa dernière apparition à la télévision, courageuse et souriante, en compagnie de sa fille, alors même qu'elle savait que c'était la dernière fois qu'elle apparaissait ainsi en public.
Adieu et Merci.!

Dernière image: dans Rocco et ses frères, de Luchino Visconti (1960)

vendredi 4 février 2011

Maria Schneider, la Jeanne du Dernier tango à Paris est morte hier


Elle s’est éteinte jeudi 3  février, à 58 ans,des suites d’un cancer.
Fille du comédien Daniel Gélin et de la top modèle Marie-Christine Schneider, elle  a joué pour Michelangelo Antonioni, René Clément et Jacques Rivette. Elle venait d’être faite chevalier des Arts et des lettres et avait joué pour la dernière fois en 2009 dans le film : "Cliente " de Josiane Balasko
D’elle, je retiendrai surtout le rôle qu’elle interprétait dans le film de Bertolucci : «Le dernier tango à Paris»  avec Marlon Brando comme partenaire.
C’était en 1972. Elle avait 19 ans. Elle était belle, fragile et libre, la jeune fille  au chapeau mou, insolente et soumise au jeu sexuel du personnage incarné par Marlon Brando.

L'action se passait presque entièrement  dans un appartement vide et  près du pont de Bir-Hakeim d’où l’on voyait la Seine. Il était à louer et quand elle est entrée seule pour le visiter elle y a rencontré l’Américain joué par Marlon Brando, un homme seul,  bouleversé par le suicide de sa femme. Ils feront l’amour dès cette première visite et se retrouveront plusieurs fois dans cet endroit. Entre temps on la voit rejoindre son petit ami et déambuler dans les rues de Paris, du côté de Passy et dans le métro. D’elle, on ne sait pas grand-chose et de lui encore moins.

Je garde le souvenir d’un film triste où l’amour est impossible et cependant passionné. Les amants s’accrochent l’un à l’autre comme à une bouée pour se sauver de leur solitude. Les scènes d’amour sont fameuses et celle du beurre a fait scandale et  nui à la réputation du film  longtemps interdit aux moins de 18 ans et interdit tout court en Italie. 
Marlon Brando y était séduisant, violent, fougueux et en même temps renfermé et taciturne. Elle était solaire et animale, un électron libre, si fulgurante dans son long manteau et ses bottes, ses pulls trop larges et ses jeans troués,  et cette voix rauque qu’elle avait ! 
C’est cette image d’elle que je garderai. 
Site à voir : Café mode  où j'ai trouvé les photos.

dimanche 19 décembre 2010

Décès de Jacqueline de Romilly, la doyenne de l'Académie française

 Cette grande helléniste est morte hier soir, à 23H04,  samedi 18 décembre 2010.
Née Jacqueline David le 26 mars 1913 à Chartres, elle avait 97 ans.
En 1988, elle devient la deuxième femme, après Marguerite Yourcenar, à entrer à l'Académie française dont elle était la doyenne  depuis  la mort de Claude Lévi-Strauss en 2009
C’était une grande spécialiste de la Grèce antique que j’aimais et respectais. Elle a reçu tous les honneurs, a écrit de nombreux ouvrages, passait parfois à la télévision mais pas assez souvent à mon goût ! Je ressens une grande tristesse. Merci, Madame, pour tout ce que vous m’avez apporté !

"Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l'autre, c'est être capable de dialoguer, c'est le seul moyen d'endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous. La parole est le rempart contre la bestialité'. Jacqueline de Romilly
(Source France Info), Blog de Michel Renard

jeudi 7 octobre 2010

Décès de Colette Renard, paroles de La petite église

Colette Renard, comédienne et chanteuse,  née en 1924, est décédée hier.
 En l'honneur de mes parents et grands-parents qui aimaient ses chansons, voici les paroles de l'une d'entre elles  La petite église mais ses autres chansons étaient généralement plus lestes!

Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Et souvent, lassé, quand tombe la nuit,
J'y viens à pas lents bien loin de tous bruits
Faire une prière.

Des volubilis en cachent l'entrée.
Il faut dans les fleurs faire une trouée
Pour venir prier en lieu saint.
Un calme imposant en saisit tout l'être
Avec le printemps un parfum pénètre,
Muguet et jasmin.

La petite église est simple. Un grand cierge
Brûle dans le soir au pied de la Vierge
Comme une étoile du printemps.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.

{variante pour ce 3ème couplet:}
La petite église est simple. Un seul cierge
Brûle constamment au pied de la Vierge
Comme un étoile au firmament.
Mais Dieu doit aimer la petite église
Et venir souvent dans l'aube indécise
Bénir ses enfants.

Des oiseaux parfois bâtissent leur nid
Sur la croix de bronze où Jésus souffrit.
Le vieux curé les laisse faire.
Il dit que leur chant est l'hymne divin
Qui monte des chœurs en le claire matin
Vers Dieu notre Père.

Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau
Dans l'eau pure d'une rivière.
Lorsque je suis las du monde et du bruit,
J'y vais à pas lents quand tombe la nuit
Faire une prière
.
Paroles de Jean Lumière

Colette Renard  chante La petite église:
 http://www.youtube.com/watch?v=6OHJE8zJjMg&feature=related

chante aussi  Irma la Douce: 
http://www.youtube.com/watch?v=fYz1McbeXsM&feature=related
Elle chante encore: Tais-toi Marseille http://www.youtube.com/watch?v=-C7a-4jS6yQ&feature=related
et encore: Les nuits d'une demoiselle : http://www.youtube.com/watch?v=n3gwyPxS7Yc&feature=related
Ah, vous dirais-je ,maman:http://www.youtube.com/watch?v=WNqBrOpUPe8&feature=related
Ça, c'est d'la musique:http://www.youtube.com/watch?v=ugLOPcvmduU&feature=related

mercredi 18 août 2010

Décès de Patrick Cauvin

Selon  le site de livres Hebdo, signalé par Mazel,  Patrick Cauvin serait mort  à 77 ans,  vendredi  dernier,  le 13 août, des suites d'un cancer.
De son vrai nom Claude Klotz, l'auteur avait publié cette année Une seconde chance (Plon) et L’immeuble (Le cherche midi)
Je le connaissais surtout pour avoir aimé le livre qui l'avait révélé: 
E=mc2, mon amour(1977) et moins Déclic
Résumé de E=mc2, mon amour par François Nourissier
 Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit. 
Plus de détails sur le site du Nouvel Obs qui m'apprend que E=mc2, mon amour avait une suite: Pythagore, je t'adore (1999)
La plupart de ses livres sont disponibles en  Poche
Il sera incinéré vendredi 20 août au crématorium du Père Lachaise à 14 h.
Edit du 19/8/10: Bel hommage de Bernard Weber sur son site et de Frédéric Mitterand

mercredi 19 mai 2010

Décès de l'éditeur Robert Laffont

Robert Laffont est décédé aujourd’hui mercredi 19 mai 2010, à 93 ans.
Je voudrais retenir, pour ma part, que c’est lui  qui a publié :
 «L’attrape-Cœurs» de Salinger
et
«Le désert des Tartares» de Buzzati
ainsi que 
"Ce que savait Maisie" de Henry James , traduit par Marguerite Yourcenar
C'est lui aussi qui publia le premier en Farnce:
"Le Premier Cercle" de Alexandre Soljenitsyne
Je retiendrai aussi qu’il a lancé une collection extra avec Guy Schoeller:  «Bouquins», aux livres si souples.
Ayant ouvert sa maison d’édition en 1941, il a également publié Gilbert Cesbron, Graham Greene, Henry James, John Le Carré, John Steinbeck, Claude Michelet, Bernard Clavel et Dino Buzzati.
En 1977, il achète le "Quid" puis les éditions Seghers, Julliard et Nil éditions.
En 1986, il dénonce le monopole de "Gallimard, Grasset, Le Seuil"  sur les jurys des grands prix littéraires
En 1999, les éditions Robert Laffont sont achetées par une filiale du groupe Havas, les Presses de la Cité. En juin 2004, c'est Wendel Investissement qui en prend possession. Robert Laffont part alors sa retraite définitive, demeurant président d'honneur de sa Maison. (Source AFP)
Deux avis de blogueurs très contrastés, chez Wrath et chez P. Assouline