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mercredi 2 février 2011

Cours, Bong-Gu, un petit manhwa de Byun Byung Jun, ma BD du mercredi


A Séoul, au cœur de la ville moderne, une jeune mère et son fils Bong-Gu (la photo de la couverture) prennent le métro  C’est la première fois. Ils viennent de la campagne , en plein hiver, pour retrouver l’homme qui est à la fois  mari et père. Tout  est en noir et blanc dans cette grande ville et surtout dans ce métro où personne ne se parle. Cependant des silhouettes peu à peu se distinguent  dont celle d’ un vieil homme qui fait la manche.
 Dehors, la maman téléphone mais on comprend que son mari ne travaille plus au même endroit. On lui donne une nouvelle adresse. Elle se sent perdue.
 Pendant ce temps, son petit garçon remarque une petite fille de son âge, très mignonne et soudain les couleurs reviennent jusqu’à la fin de l’histoire, de jolies couleurs très douces.
Grâce aux enfants qui sympathisent,le grand-père et la jeune maman iront à la recherche du père absent  et c’est ainsi que commence leurs déambulations dans les rues et les quartiers de Séoul.

 Il ne se passe d’ailleurs rien d’extraordinaire mais c’est joliment raconté et on s’attache vite à ce petit groupe si isolé dans une ville indifférente où tout le monde s’agite. et court. Eux ont tout leur temps et observent et nous aussi, avec  eux. Les dessins sont beaux . Parfois on dirait des aquarelles,sur une page entière ou même une double page.


Serait-ce une histoire pour les enfants ?  C’est plein de bons sentiments alors oui, j’ai tendance à le croire même si ce n’était pas la volonté de l’auteur. C’est en tout cas ainsi que j'ai lu cette petite histoire, comme un bel album plutôt  pour grands enfants..
Autres avis: ICI,  ICI, Chez Mo' , Cathe,
Cours, Bong-Gu, un petit manhwa de Byun Byung Jun (Kana, 2005,Bruxelles,99p)



Autres participants aux BD du mercredi  de Mango:

 Benjamin, Choco , Dolly , Emmyne ,Estellecalim, Hathaway ,Hilde , Hérisson08, 

 Irrégulière,  Jérôme,  Kikine, Lounima, Lystig, Manu, Marguerite,  Mathilde

Mo' , Noukette,  Sandrounette,  Sara, Theoma,  Valérie,  Vero,  Wens,


Nouvelle participation  au challenge Palsèches de Mo'la fée, à  celui de M. Zombi  et au Top BD de Yaneck




mercredi 18 août 2010

Nabi de Kim Yeon-joo, 2

 Cette nuit-là…Nous n’avons même pas eu le temps de nous habiller chaudement. Le froid nous transperçait jusqu’aux os. Notre haleine semblait se figer dans l’air. Il neigea toute la nuit. Au cours de cette nuit interminable, notre maison fut complètement ravagée par les flammes. Les fleurs s’épanouiront-elles sur ce tas de cendres quand le printemps reviendra?




Dans cette suite les enfants sont en fuite poursuivis par de mystérieux personnages armés dont on ne voit que les armes ou les jambes. Il n’y a qu’un avion pour s’échapper et ils le prennent malgré la mise en garde de leur bienfaitrice qui leur avait ordonné de ne jamais aller au pays Su.
Ils se souviennent sans cesse des bons moments passés à la maison du lotus. Les deux aînés Myo-un et Ryusang se disputent aussi parfois ! Arrivés au pays Su, il apprennent qu’un avis de recherche est lancé contre Myo-un et ils s’aperçoivent que de nombreux aéronefs de surveillance se rassemblent . Une ambiance de guerre s’installe dans la ville où ils doivent rester une semaine avant de pouvoir prendre le prochain avion. Ils retrouvent une ancienne amie Han-A qui les invite dans la maison de son maître Mais c’est un homme déguisé en réalité et les enfants s’en méfient. En vérité, il s’appelle…  Harim si mes souvenirs sont bons… 
Les dessins sont si beaux que je voudrais tous les imiter à mon tour ! Cependant l’histoire m’est indifférente et trop difficile à suivre !  
Participation au Challenge BD de M.Zombi
Nabi de Kim Yeon-joo, 2

Nabi de Kim Yeon-joo, Les BD du mercredi

 C’était une nuit de pleine lune. Les coups frappés à la porte brisèrent le profond silence de la maison du lotus. Dame Sabu venait de rentrer. Partie d’humeur joyeuse, Dame Sabu  revenait, un petit enfant dans  les bras et sa veste blanche souillée de sang. Les cheveux noirs, le visage pâle dans le clair de lune. L’affreux sang rouge…se répandit dans mon âme virginale d’enfant. J’étais persuadé qu’elle n’en avait pas pour longtemps. 
Mais un mois plus tard…Dame Sabu lui donna le nom de Myo-Un. 


Ainsi commence l’histoire et c’est le passage le plus facile et agréable. Un bon début qui, avec les magnifiques dessins des personnages, la jolie couverture et le fait que la lecture se fasse à l’occidentale  me semblait bien augurer de la suite.
Hélas, tout s’embrouille peu après et j’ai eu bien du mal à suivre l’intrigue

Les enfants vivent heureux dans cette sorte d’orphelinat créé et gouverné par Dame Sabu jusqu’au jour où arrive Mumyeong, l’envoyé d’un maître cruel qui réclame Hong, un jeune garçon échappé au massacre de sa famille pour le tuer à son tour sinon tous les habitants de la maison du lotus seront exécutés. Comme Hong ne semble pas être dans cet orphelinat, l’assassin réclame qu’on lui livre n’importe quel autre jeune à sa place. Dame Sabu lui propose alors de rester avec eux tous durant cinq jours pour choisir lui-même le condamné. Mais bientôt arrivent des guerriers et Dame Sabu fait s’enfuir tous les enfants après avoir remis de l’argent à chacun d’eux .

 Une fois dehors , ne pensez plus qu’à votre survie. Je vous retrouverai. Je vous ai choisi parmi un grand nombre d’enfants et je vous ai pris sous mon aile. Où que vous soyez, je vous retrouverai. Je vous le promets. Vivons jusqu’à ce que nos routes se croisent à nouveau. 

Les dessins sont magnifiques mais l'histoire me semble bien  difficile à suivre!


Les autres blogs participant à ces BD du mercredi : Manu, Valérie, Lounima, Mathilde, KikineDolly Emmyne, Mo' la fée, hérisson08, Noukette, Choco, Hilde,

Nabi de Kim Yeon-joo, 1 

mercredi 26 mai 2010

Histoire couleur terre par Kim Dong-Hwa., tome1, ma BD du mercredi,

J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une petite fille, Ihwa, et de sa jeune mère, veuve, jolie, courageuse, sage et libre qui lui apprend la vie! Une mère de rêve qui sait rire, aimer, rêver tout en travaillant beaucoup dans un village coréen où elle tient un  petit restaurant.
Les rumeurs circulent à son sujet et les ragots car c'est une femme libre que les hommes courtisent mais elle laisse dire et élève sa petite fille avec beaucoup de tact et d'amour jusqu'au jour où elle tombe amoureuse d'un beau colporteur qui revient de plus en plus souvent la voir.
Pendant ce temps Ihwa découvre, en même temps que ses petites amies, les réalités du corps féminin, de celui des garçons. Elle grandit tout en observant beaucoup la nature et ses petits compagnons. Elle se trompe souvent sur ses propres sentiments. Elle cherche à favoriser l'amour entre sa mère et le beau voyageur. Elle s'identifie à certaines fleurs, vit en osmose avec la nature et se raconte des tas d'histoires, des contes. Elle est seule mais ne s'ennuie jamais!
On s'identifie facilement à cette petite fille si fragile. On voudrait la protéger! Sa grande force tient à sa complicité avec sa mère avec laquelle elle parle très librement de tout y compris de sexualité.
Les dessins sont pleins de délicatesse et d'efficacité à la fois! J'aurais cependant aimé qu'ils continuent à être colorés comme sur les avant-pages où l'on voit la petite fille avec un parapluie, marchant sur des petits nuages et la même au printemps, portant sur la tête une bassine de fleurs suivie de papillons
Le récit est divisé en dix chapitres dont j'aime beaucoup les noms: Pluie de printemps: Les scarabées, Pluie de printemps: L'arbre "sent mauvais", La fleur de calebasse, Le lis doré, Le camélia, Les émois de la pluie de printemps, Vent de fleurs, Une petite gamine, Un jeune cœur tendre, Un amour impossible.

"Jeunes ou vieilles, les femmes sont des créatures bien étranges. A chaque pluie de printemps, leur curiosité devient un peu plus grande."




"Un masque de rides recouvre le visage de ma mère. Pareil à une toile d’araignée. Mails il suffit de soulever le masque. Pour retrouver sur ses joues le rose de ses seize ans. On devine les histoires entre rires et larmes qui ont jalonné sa vie, pareilles aux sillons qui creusent les champs. Ce sont les souvenirs de nos mères. Du temps où elles avaient seize ans… Voici le récit de leurs histoires aux couleurs de la terre…”.


Participent à la BD du mercredi: Valérie, Emmyne


Qui veut encore se joindre à nous?


Histoire couleur terre par Kim Dong-Hwa, tome 1/3
(Manhwa coréen, casterman écritures, 2006,313 p)
Traduit du coréen par Kette Amoruso, 3 tomes