lundi 15 février 2010

Les hommes à terre, Bernard Giraudeau










1 Indochine
Un  père, malade d’un cancer du poumon,  retourne pour trois semaines  avec son fils  au Viêtnam  où il a vécu autrefois, pendant la guerre de ce qui était alors l’Indochine. Sa femme les accompagne à la gare : elle s’affaire pour ne pas pleurer.
A Hô Chi Minh-Ville, l’ancienne Saïgon, le fils part en repérage pour le film qu’il compte tourner bientôt. Le père retourne sur les traces de son passé. Il retrouve la femme à qui il a écrit pendant quarante ans. Rentrera-t-il en France avec son fils ?


2 Une histoire simple
" C’est une histoire de marins et de femmes de marins. Ça pourrait se passer à Sydney, Veracruz ou Manille. Celle-ci se passe à Brest".
Elle s’appelait Hélène. Elle avait une fille. Lui, le marin, leur racontait des histoires. La mère se maria avec lui. Il était toujours parti et leur écrivait des lettres avec encore des histoires. La mère voulait qu’il reste à terre mais il ne pouvait pas et continuait ses  tours du monde. La fille aimait tellement ses récits et ses lettres qu’elle aima aussi le marin. Un drame eut lieu qui cloua le marin au sol et fit s’envoler la fille sur les grands navires aussi où à son tour elle fit plusieurs fois le tour du monde.
Mais l’histoire ne finit pas là ! Le marin ne pouvait rester à terre même cassé comme il était.  Il ne rattrapa  jamais la fille mais l’histoire pour une fois finit bien ! 


3 Billy (c'est l'histoire la plus belle, celle que je préfère)
Billy est un marin plus jeune, plus beau, plus doux que les autres. Il est cultivé et aime lire. D’ailleurs son surnom vient de Melville. Il a des amis. Tout le monde l’aime,  garçons ou filles. Un soir,  dans un  bordel d’un port du bout du monde,  une femme très belle et très élégante le choisit et le conduit dans sa demeure. Elle lui présente sa fille handicapée et mourante à la suite d’un accident de cheval, sa fille jeune et triste qui ne veut pas mourir sans connaître l’amour. Tous les autres ont refusé. Billy accepte et revient chaque soir.. Inattendue,  la tragédie surviendra trop vite, celle qui n’était pas prévue
Ces nouvelles sont magnifiques. L’écriture  est belle, précise, directe, lyrique quand il le faut . Elles m'ont vraiment plu, moi qui n'aime pas tellement les nouvelles! Elles ne donnent jamais l'impression que l'histoire gagnerait à être traitée en roman ! Elles sont équilibrées: on ne connaît que l'essentiel, sans s'attarder mais sans trop de sécheresse non plus! 
Quelques phrases que j'ai aimées. 
"Un port regarde la mer, forcément. Il attend les étraves, vous accueille à cœurs ouverts, vous protège. C'est un refuge cosmopolite".

"Un type tout seul  avec un bandonéon pleurait des amours impossibles, des passions, des abandons, une soupe sentimentale qui faisait frissonner les équipages. La nostalgie les emmenait en voyage pour un retour au port d'attache avec une grosse vague de rhum pour noyer le tout."
J'aime les grands cargos arrêtés dans les rades
Qui ne se mêlent pas à la vie de la ville
Et qui libèrent le soir les marins éperdus. »
Louis Brauquier
"Pour moi Brest est une séquence essentiellement féminine." 
Blaise Cendrars
Les hommes à terre de Bernard Giraudeau
Editions Métailié, 2004, 177 pages

dimanche 14 février 2010

Hymne de Baudelaire,

A la très chère, à la très belle
Qui remplit mon cœur de clarté,
A l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité !

Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l’éternel.

Sachet toujours frais qui parfume
L’atmosphère d’un cher réduit,
Encensoir oublié qui fume
En secret à travers la nuit,

Comment, amour incorruptible,
T’exprimer avec vérité ?
Grain de musc qui gis,  invisible,
Au fond de mon éternité.

A la très bonne, à la très belle,
Qui fait ma joie et ma santé,
A l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité !

Hymne de Baudelaire (Les épaves, Les Fleurs du Mal)
Tableau: Le baiser  éternel de Gustav Klimt (1907-1908)
C'était mon premier choix, mais  tout compte fait , j'ai préféré 
 "l'Olympia" de Manet (1862), plus adapté et par la date et par l'idée même à Baudelaire! 
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samedi 13 février 2010

Pas ici, pas maintenant, Erri De Luca

C’est le premier roman de l’auteur, paru pour la première fois en 1989. Depuis il en a écrit d’autres  traduits dans de nombreux pays, me glisse-t-on,  en avant-première. En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio et il est considéré comme un des écrivains les plus importants de sa génération. Tiens donc !  Il est né en 1950, à Naples et vit aujourd’hui près de Rome. Voilà ce que l’éditeur français a cru nécessaire de me faire savoir avant même que je commence ma lecture !
Il a peut-être eu raison car je n’ai encore jamais entendu parler de ce romancier ! Mais est-il si nécessaire après  tout,  ce petit préambule ? 
 Serais-je plus indulgente en sachant l’écrivain déjà reconnu et glorifié  par ses pairs? Ce n’est pas si sûr!   Le récit doit se défendre seul !
Justement de quoi s’agit-il ? 
Pour moi, j’y vois essentiellement une autobiographie un peu particulière en ce sens que l’auteur s’adresse à sa mère, celle qui se trouve sur une photographie où on la voit jeune,  traversant une rue près d’un autobus. Il s’imagine, lui, déjà âgé à l’intérieur de celui-ci et  ne voyant sa mère qu’à travers une vitre.  Il remonte le temps et les lieux où ils ont vécu ensemble. Les souvenirs s’entremêlent et se déforment au gré de la mémoire douloureuse du narrateur !
 Il en veut à cette mère pour qui ce n’était jamais le bon moment ni le bon endroit pour  se laisser aller, vivre, être soi-même dans le feu de l’action, la joie de l’instant, le Hic et Nunc des  épicuriens, d’où le titre, cette phrase qu’elle lui opposait sans cesse : « Pas ici, pas maintenant ! ».
Pourtant c’est à Naples qu’ils vivaient, dans cette ville débridée, si joyeuse, violente et folle à la fois où tous les excès se côtoient ! De son passé il ne garde que dix-sept années de vie heureuse : les dix premières, dans leur premier appartement petit et misérable, quand son père le photographiait sans cesse avant qu’il ne devienne aveugle. Puis eut lieu le déménagement dans un appartement et un quartier plus riche où vivaient aussi les Américains d’après-guerre qui  restaient entre eux et snobaient tout le monde. L’auteur  devint alors mauvais élève, silencieux, il bégayait constamment. Son meilleur ami mourut noyé lors d’un plongeon en apnée, leur principale distraction. Il ne fut heureux ensuite que durant les sept années de son mariage jusqu’à la mort de sa femme,  avec lui à ses côtés ! Ils n’ont pas eu d’enfants, ont voulu en adopter mais la maladie les en a empêchés.
 Il se dit inadapté à la société dans laquelle il vit comme il l’a été avec sa mère et avoue à la fin de son itinéraire:
« Je sens monter en moi l’impatience et le besoin d’arrêter ce temps de la photo et de l’autobus. »

Pourquoi ai-je choisi ce livre ?  Pourquoi ai-je poursuivi ma lecture jusqu’à la fin ? 
J’ai voulu comprendre !  Erri De Luca est un de ceux qui ont adhéré au mouvement d’extrême gauche Lotta continua durant ces années terribles d’après 68 où on abattait comme des chiens, en Italie,  les opposants à ses propres idées politiques mais de cela il n’est pas du tout question dans ce récit ! Il ne s'agit donc ici que d'une histoire de vie ni plus mouvementée ni plus malheureuse qu'une autre. S'agissant d'une traduction, je ne peux juger du style. Je suis  en définitive restée sur ma faim et je n'aime pas ça!

Pas ici, pas maintenant, de Erri De Luca
Titre original : Non ora, non qui, traduit de l’italien par Danièle Valin
(Gallimard, 2008,127 pages)

vendredi 12 février 2010

La fille du papillon , Anne Mulpas, Livre jeunesse,

Me voici plongée dans un profond dilemme : celui de la lectrice adulte en contact permanent avec des adolescents mais dont le souvenir personnel de cet âge ingrat s’éloigne désormais à grands pas, qui
vient de finir un de ces  livres typiquement ciblés jeunesse  et qui ne sait pas si elle l'a aimé ou si c’est l’agacement qui domine !

 Au début, c’est sûr, j’ai été séduite, c’est frais, spontané, (du moins en apparence !)

La jeune fille du livre, Solveig (ou Sol ou Soleil, selon le degré d’intimité), 16 ans, commence un journal intime  alors même qu’elle détestait ça auparavant. Mais voilà, c’est un jour de pluie de printemps et elle vient de rencontrer Le Monde, ni plus ni moins, son premier grand amour !
 Comme Juliette sur son balcon, elle vient de voir son Romeo par la fenêtre ouverte, assis en bas sur le trottoir, en face de sa chambre. Ils se regardent longtemps en silence, puis il se met à lui réciter du Pessoa :

« Tout ce que nous voyons,nous devons le voir pour la première fois, parce que c’est réellement la première fois que nous le voyons. »

Solveig est en première L et c’est une bonne élève qui adore sa prof de français. Elle apprécie et découvre très vite qu’il est le petit fils de son voisin, l’ancien libraire de sa rue qu’aimait beaucoup sa mère, morte récemment.

Bon ! A ces ingrédients,  il faut encore ajouter
un père papillon (d’où le titre), sympa, aimant, compréhensif  mais vite déboussolé par les extravagances de sa fille, ce dernier trimestre au lycée.
Une grand-mère adorable, style Poupette (Denise Grey) dans La Boum !
Une meilleure amie qu’elle aime presque d’amour, style Pénélope ( même film), avec laquelle elle est prête à toutes les bêtises possibles .
Enfin, un caractère de petite fille trop gâtée, capricieuse, tête en l’air,  rêveuse, jalouse, boudeuse mais pas trop car, en réalité, elle a un cœur d’or !
Son défaut qui gâche tout : elle veut tout et tout de suite.
Son excuse qui  justifie en partie ses fugues et autres sottises : la mort de sa mère et l’arrivée d’une autre femme dans la vie amoureuse de son père.

Mon avis finalement : J’ai  bien aimé au début: la présentation des pages  est moderne, aérée, variée, légère ! L’histoire est enlevée, l’écriture, soignée, souvent en rupture de rythme,  à la première personne,… je, je, je, … et au présent, forcément, journal intime oblige !
A mi-parcours, cependant, j’avais hâte de finir !  Je pressentais la fin !  La lassitude l’emportait sur la curiosité du début ! J’avais l’impression d’avoir déjà lu la même histoire plusieurs fois déjà et c’est là que j’ai compris pourquoi ce livre est classé «jeunesse » !
Les adolescents qui en sont à leurs premiers coups de cœur aimeront certainement! Je n’en doute pas un seul instant. La recette est bien suivie : tous les ingrédients sont bien dosés!
Je ne suis tout simplement plus dans la cible visée!

Ce livre est un premier roman
Clarabel en a parlé .


La fille du papillon Anne Mulpas
(Editions Sarbacane,  coll. Exprim,  2006, 218 pages)

jeudi 11 février 2010

Maison de Marguerite Duras, TAG photo

 Yoshi73 m'a désignée il y a quelques jours déjà pour ce petit jeu que j'aime parce qu'il me semble facile à exécuter! 
« Il s'agit d'aller dans le dossier "images" de votre ordinateur, d'ouvrir le premier fichier et de mettre sur votre blog la première photo en la commentant. »




J’obéis et je tombe sur une série de photos de la maison de Marguerite Duras à Neauphle que j’avais prises au printemps dernier, à l’ouverture de mon blog et que j’avais bien oubliées depuis !
C’est une ancienne maison toute recouverte de lierre, à l’entrée de la ville, près du centre!
Un petit étang la longe sur un côté et un grand parc la prolonge à l’arrière ! 

 La romancière parle très souvent de cette maison dans ses derniers
 livres! 
Elle y a vécu seule très longtemps et y écrivait facilement
Je suis contente d’avoir retrouvé ces photos à l’occasion de ce petit jeu !
Maintenant je dois passer le relais à six personnes de mon choix.

Alors, je désigne cette fois, 
 Brize , TitineCanel Cecile , Dominique , l'ivre de livres, In Cold Blog ,

mercredi 10 février 2010

Une journée d'enfer avec Malavita de Tonino Benacquista

Une fois n’est pas coutume mais mon billet du jour commencera par un aveu des plus  personnels: j’ai passé hier une journée d’enfer ! Désormais la date du 9 février 2010 sera définitivement marquée d’une pierre blanche : celle de l’arrivée et de l’installation de mes voisins !
Quelle journée ! Quelle aventure !
 Je ne l’oublierai jamais !
Je ne suis plus chez moi, dans ma petite ville normande de Cholong-sur-Avre, dans l’Eure,  à continuer ma petite vie calmissime de petite lectrice anonyme oh combien compulsive, …non, non... je suis constamment à la fenêtre,  derrière les rideaux  à peine soulevés,  à épier les allées et venues de ces étranges voisins qui s’installent, en plein milieu de la  nuit,  juste en face de chez moi, dans ce pavillon 1900, en pierre et briques normandes,  vide depuis si longtemps!
Comme ils ont l’air sympathiques ! Ils se sont présentés tout de suite, dès le jour levé, à tout le voisinage et ils nous ont même invités  pour un prochain barbecue dans leur jardin ! Les enfants sont tout excités car
 ce sont des Américains !
Les Blake, ils s’appellent,  et le père, Frederick, un bel homme fort et décidé, est aussi un écrivain qui restera tout le temps chez lui pour terminer son livre consacré au débarquement de Normandie ! Tous les anciens veulent déjà l’aider en lui racontant leurs souvenirs ! Il est bricoleur aussi et s’entend déjà à régler notre éternel problème d’eau  polluée dans nos robinets qui s’éternise depuis des années ! Il a pris rendez-vous avec le plombier qui n’a encore jamais réussi à trouver la solution !
Maggie,  la mère, est une femme parfaite, dynamique, le cœur sur la main. Elle s’est déjà documentée sur tous nos problèmes car elle veut s’investir dans les associations charitables ! Quels braves gens !
Ils ont deux enfants, Belle, leur fille aînée de dix-sept ans, superbe et décontractée, gentille et polie comme tout ! Son frère, Waren , quatorze ans,  plutôt petit et musclé, s’intéresse à tout et a l’air très doué en informatique ! Il a déjà rassemblé autour de lui tous les lycéens du quartier !
Enfin, je ne dois pas oublier Malavita, leur chienne, un adorable bouvier australien gris cendre, d’une étonnante discrétion,  qui n’aboie jamais, dort toute la journée et ne mange que la nuit !
Malavita ! Etrange nom pour un animal ! « Mauvaise vie » littéralement, en italien ! Et pour tout Italien qui se respecte, Malavita, c’est la Mafia  et uniquement la Mafia, la terrifiante mafia américano-sicilienne !
Brr !... J’en ris encore !
En réalité, vous l’aurez compris, ma journée d’hier, c’est mon entrée dans la « Malavita » , le livre désopilant et irrésistible de Tonino Benacquista dont tout le monde ou presque avant moi a déjà parlé ! 
Cette journée,  entièrement consacrée à la lecture de ce livre,  a été grâce à lui des plus amusantes et enjouées ! Je me suis vraiment bien divertie et que demander de plus à un livre  quand on ne veut plus lire   que pour son plaisir?
Toute la journée j’ai accompagné cette famille horrible et pourtant sympathique, (c’est un comble!),  genre famille Adams, en réalité ici, celle de Giovanni Manzoni , le père, ancien chef de gang mafieux new-yorkais repenti ! Elle est dans une situation gravissime, car recherchée par tous les mafieux du monde et protégée par le FBI, toujours auprès d’elle. Elle doit faire ses mauvais coups en douce et  ses cinq composants (car il ne faut pas oublier la chienne!) y parviennent très bien et réussissent  parfaitement à s’imposer et à rendre inoubliable leur passage dans cette petite ville si paisible !
 Il a déjà reçu plein  de prix. Il  est réclamé partout, cinéma, feuilletons télévisés, romans, nouvelles. Tout lui réussit ! J’avais déjà aimé : « La Maldonne des sleepings » mais celui-ci est encore mieux ! Je vais me plonger dans la suite, avec jubilation car je crois savoir que « Malavita encore »  vaut le premier  tome de cette saga  familiale!

De très nombreux blogs en ont parlé! Je retiens celui de Soie, un des  plus récents, avec des photos de la petite ville normande!

Malavita de Tonino Benacquista
(Folio, Gallimard,  2004, 375 pages)

mardi 9 février 2010

Rosalie Blum, Tome 1, Camille Jourdy, Une impression de déjà-vu ,

Voici enfin la première BD que j’ai aimée depuis bien longtemps,  ma culture en ce domaine se réduisant aux inévitables Tintin, Spirou, Astérix  de départ, après quoi, je m’en suis définitivement détournée. C’est du moins ce que je croyais! Mais découvrir que certains blogs bien aimés étaient si enthousiastes de ces albums et les commentaient comme des romans m’a donné envie d’y revenir !  Merci d’ailleurs à celles qui n’ont pas hésité à m’encourager et à me donner quelques précieux conseils pour bien débuter ! Merci  en particulier à Brize, Agnès et Choco qui m’ont bien détaillé la méthode nécessaire pour ne pas me perdre d’emblée dans l’abondance des titres d’albums et des noms d' auteur.
Rosalie Blum a été de loin la BD que l’on m’a le plus souvent recommandée pour commencer et je ne suis pas déçue, bien au contraire !
C’est une histoire simple et touchante, aux dessins classiques et séduisants !
L’histoire : Vincent, un jeune coiffeur célibataire vit en province avec son chat dans un appartement sous celui de sa mère dont il s’occupe après qu’elle ait eu une attaque Celle-ci le manipule à sa façon très enfantine. Elle passe son temps à jouer avec des poupées,  des sortes de jeux de rôle violents et surprenants où elle révèle ses sentiments inconscients! C’est drôle! Elle a comme un grain de
 folie!
Lui aime une femme partie à Paris, qu’il voudrait rejoindre mais on devine qu’elle ne veut plus de lui. Il est donc très seul. Il n’a que son cousin avec qui parler ! Un soir il se met à suivre la caissière de son épicerie, croyant l’avoir déjà vue. Dès lors,  il la suit partout parce qu’il la sent aussi seule que lui. C’est Rosalie Blum dont nous ne savons presque rien , si ce n’est qu’elle est plus âgée que lui, mal habillée, pas attirante, sans amis, qu’elle vit en dehors de la petite ville dans une maison délaissée et mal tenue et qu’elle passe son temps le soir, seule au cinéma ou  à boire dans un bar dont  elle ressort parfois ivre et titubante.
Depuis qu’il la suit incognito,  Vincent se remet en question et fait des rêves étranges.  Il voudrait changer de vie.
Un jour,  Rosalie Blum décide d’aller chez le coiffeur. Au téléphone, Vincent-le-coiffeur inscrit son nom sur son cahier de rendez-vous! Il est troublé!
Grande image finale sur toute la dernière page : dans le salon désert, assis dans un fauteuil,  face au grand miroir mural , les yeux  ronds, un doigt sur les lèvres, le jeune homme semble bien perplexe !
Je n’ai lu que le tome 1 et j’ai très hâte de savoir la suite ! 
Qui est donc vraiment cette Rosalie Blum ? 
BD présentée également par EnnaMorue la Fée,  Je n'ai pas lu les blogs qui présentaient les trois albums en même temps. 
Rosalie Blum par Camille Jourdy,
Trilogie, tome 1, Une impression de déjà-vu ,
(Actes Sud BD, 2007)

lundi 8 février 2010

Un visage magnifique



Une ride est un pli sur la surface de la peau.
C'est le souffle des ans.
 La beauté du temps.


A quelle héroïne de romans pourrait correspondre ce visage? 
J'opte pour Rose Bustamente, la grand-mère qui a élevé Vera Candida dans "Ce que je sais de Vera Candida" de Véronique Ovaldé. D'accord,disent Val et Gio


La mère de Pearl Buck , je la vois bien comme ça aussi! D'accord pour "La mère" dit Anjelica


Auriez-vous d'autres idées?
 In Cold  Blog propose les personnages des  nouvelles de Joseph Broyden: "Là-haut vers le nord"
Géraldine propose:  "Le fils de l'Himalaya" de Jacques Lanzmann 
ou l'un des personnages du  'Cœur cousu" de Carole Martinez


Photo trouvée sur le blog de Frankierama via celui de CécileQde9

dimanche 7 février 2010

Mon amour, je t'associe à la senteur de l'herbe de Luc Bérimont

Mon amour, je t'associe à la senteur de l'herbe que l'on a coupée dans le pré
Je te marie au chant du rossignol, à la splendeur des boutons d'or et des genêts
Mon amour, le corps universel que nous cherchons à travers nous deux, à tâtons
Est présenté dans l'ombre des ombrelles, dans le bleu têtu des chardons
Mon amour, tenons bon la route, et la sente, et l'herbier des nuits
Tout nous est donné, sans le doute qui ronge les cœurs et les dents
Je parle d'astres, de survie. Par toi, je suis, de nouveau, né
Entends la flamme de l'été qui ronfle sur nos champs de vie
Et crois que l'accord est passé pour les cent mille ans du passé
Autant que pour l'éternité »

 Luc Bérimont - Dimanche 29 Mai 1983 -
paru dans la revue Signes de mars 1985
 Marc Chagall (1887 - 1985)
Les autres  participants aux dimanches poétiques sont Ici

samedi 6 février 2010

De Grey, histoire romantique par Henry James

En 1820, dans une grande maison new-yorkaise (p 17), vivent quatre personnes excellentes, aimables et dignes d’être aimées.
 Mrs de Grey est une riche veuve de « soixante-sept printemps », encore belle, « placide et élégante »
 Son fils unique, Paul, l’amour de sa vie, est parti à vingt-deux ans en Europe  pour parfaire son éducation. C’est un jeune homme bien sous tout rapport qui écrit des lettres si charmantes « que sa mère et son ancien précepteur… n’auraient su dire s’il leur donnait plus de satisfaction lorsqu’il était avec eux ou à l’étranger. »
Mr. Herbert, prêtre-précepteur, grand érudit,  est  installé depuis vingt-cinq ans à demeure dans cette maison amie où il consacre tout son temps à l’étude, dans l’immense bibliothèque de son ami défunt. « Il était la politesse même, mais sa courtoisie était froide et formelle » Il souriait du bout des lèvres et serrait la main du bout des doigts.
 Enfin, la jeune et jolie orpheline, Marguerite Aldis,  la dernière arrivée, engagée pour combler la solitude de Mrs De Grey en l’absence de son fils.
La vie s’écoule, tranquille, douce, juste un peu endormie lorsque ce qui était attendu arriva : à force d’entendre vanter les mérites du beau jeune homme absent et d’admirer ses portraits sur les murs, la jeune fille en tombe amoureuse.
Une lettre leur apprend bientôt à la fois la mort brutale de la fiancée de Paul et le retour précipité de ce dernier.
Dès lors tout change et une sourde inquiétude s’empare des deux anciens. Eux savent qu’une malédiction terrible pèse sur cette famille dès lors que naît un amour sincère.
A ce moment commence vraiment le récit.
 Histoire romantique annonce le titre !
 Romantique à souhait -  vraiment -  étrange, mystérieuse, inéluctable ! Le sort, le destin, tout
se déchaîne et s’acharne sur ces deux malheureux dans la tourmente de leur passion amoureuse.
Qui en sortira vainqueur ? L’amour ou la mort ? Eternelle lutte chère aux Romantiques dont les clichés s’envolent grâce à la plume inspirée de l'auteur !
J’ai beaucoup aimé !
Livre 5 du challenge Folio de Cynthia
De Grey, histoire romantique d’Henry James
(De Grey : A Romance, The Atlantic Monthly, Boston, juillet 1868 )  
 traduit de l’américain par Pierre Fontaney
( Nouvelles complètes,  Bibliothèque de la Pléiade , Gallimard, Paris, 2003), collection « Folio  », éditions Gallimard, Paris, septembre 2009 ; 96 pages

vendredi 5 février 2010

Recette du beurre blanc à l'ancienne par Nina Killham dans l'art d'accommoder les restes

A challenge culinaire, recette oblige! 
Dans le cadre du challenge de Chiffonnette: A lire et à manger, voici une recette trouvée dans le livre de Nina Killham: "L'art d'accommoder les restes", celle du beurre blanc à faire soi-même!
 On oublie les sachets plastiques et les  cartons industriels. On compte 5 minutes de plus pour la préparation du repas  et on récolte des sourires et des regards d'approbation autour de la table!
« Elle fit signe à la caméra de la suivre jusqu’au plan de travail. Elle attrapa deux gousses d’échalote qui avaient été posées là à son intention et se mit à les émincer.
Je vais vous montrer comment on prépare un beurre blanc.
Prenez une poêle, jetez-y vos échalotes, versez votre vinaigre, votre vermouth et votre jus de citron, posez votre poêle sur le feu et remuez.
Joignant le geste à la parole, elle s’empara d’une poêle, y jeta ses ingrédients et se mit à touiller.
- Allez-y doucement, vous n’êtes pas aux pièces. Regardez, vous voyez le liquide qui s’évapore ? A présent, versez la crème. De la crème entière, j’insiste. Si vous osez toucher à cette pisse d’albinos qu’est la crème allégée, je vous tranche les deux mains. Continuez à remuer et réduisez la flamme. Votre sauce s’épaissit.
Jasmine, concentrée, regardait le fond de sa poêle et tournait délicatement sa cuillère en bois. 
- Ajoutez quatre carrés de beurre. Et voilà  Vous avez votre beurre blanc."

Recette du beurre blanc à l’ancienne
Recette du livre de Nina Killham : L’art d’accommoder les restes
(Pocket, pages 183, 184

jeudi 4 février 2010

L'art d'accommoder les restes de Nina Killham

Quel bonheur,  ce livre ! Que d’heures agréables passées grâce à lui ! Un chick lit culinaire ! Une vraie découverte, mieux que tous les autres de ce genre que j’ai pu lire jusqu’ici, et j’en ai lu tant je les aime comme pure distraction assurée et facile ! Rien de tel après un bon gros pavé ambitieux et qui se traîne un peu ou une série de petits livres apéritifs comme mises en bouche !  Pourtant voilà un bon moment que ce modeste volume s’empoussiérait sur son étagère ! Par quel miracle en est-il sorti ? Je ne sais même plus !

Jasmine March est une femme épanouie et chaleureuse qui aime et sait très bien cuisiner mais à l’ancienne, avec des produits authentiques et surtout pas allégés. Elle va à l’encontre de la mode qui ne songe qu’aux calories, au tofu, au light. Aussi vient-elle d’être licenciée par son éditeur. Chez elle, sa fille adolescente, rebelle, sombre dans l’anorexie, le petit ami de celle-ci tombe sous le charme de cette cuisinière accomplie,  toujours si généreuse et de bonne humeur et  son mari adoré la trompe avec une de ses étudiantes qui l’a convaincu de se nourrir macrobiotique, histoire de se désintoxiquer en permanence.
 Jasmine, elle, continue à inventer de nouveaux plats, tous plus appétissants les uns que les autres et toujours dans la bonne humeur et l’optimisme ! Son grand problème est de créer un nouveau plat,  le plus succulent qui soit pour l’anniversaire de Daniel, son cher et tendre époux. Ce plat idéal fait l’entrée et le final du récit. Quel plat et quel final ! 
Comment va-t-elle s’en sortir ? Tel est le sujet du livre et c’est jubilatoire jusqu’à cette fin si inattendue, gore et loufoque au possible, dans un crescendo de réussites culinaires frôlant sans arrêt  l’érotisme le plus sensuel, visuel,  tactile, odorant et gustatif bien sûr !
Un délice!


Quelques aperçus du récit :
Jasmine : « Elle était la terre, généreuse, puissante et parfumée. Dans sa jeunesse, ses héros étaient des hommes comme Paul Bocuse, dont elle aimait la face ronde et l’œil pétillant d’un éclat sensuel. »
« De retour chez elle, Jasmine courut tout droit à la cuisine. Assise devant son buffet ouvert, elle respira profondément. Elle caressa son bocal de flageolets, le gros sac de riz basmati. Elle se pencha et embrassa les pois chiches, les haricots secs, les champignons déshydratés. Ah, le parfum des cèpes ! Elle se sentait mieux à présent. Devant elle s’alignaien ses bouteilles de vinaigre. Vinaigre balsamique, de cidre, de vin, blanc et rouge, de framboise. Et ses huiles. Et ses marinades de légumes. Elle les préparait elle-même, avec des légumes nouveaux qu’elle choisissait avec soin. Elle les plongeait dans l’huile vierge puis les rangeait dans de jolis bocaux. »

L’auteur : 
 "Nina Killham est originaire de Washington et diplômée de l’Université William and Mary . Auparavant critique culinaire au Whashington Post, elle a puisé dans son expérience la matière de son premier roman : L’art d’accommoder les restes. Elle vit à Londres avec son mari et ses deux enfants »

Voici ma première contribution au challenge A lire et à manger.
La recette suivra dans mon prochain billet! Je viens de m'apercevoir que le challenge exige une recette du livre!
L’art d’accommoder les restes de Nina Killham 
(Pocket, 2005, 283 pages)
Traduit de l’anglais (Etats-Unis par Valérie Dariot) Titre original : How to cook a tart

mercredi 3 février 2010

L'enfant qui attendait un train de Jean d'Ormesson

Il était une fois...
Un académicien écrivant pour ses petits enfants !
Un moderne Victor Hugo,  grand père (gaga) attentionné ! 
Jean d’Ormesson raconte une petite histoire toute douce mais où il est quand même question de solitude, d’amour, de maladie, de vie et de mort ! Pas moins !
Les grands thèmes universels qui font depuis toujours la bonne ou la pire des littératures ! 
Mais les héros en  sont un petit garçon et un  train à grande vitesse ! 
Le petit garçon sans nom qui vit dans une maison isolée d’une vallée  entourée de montagnes  n’a qu’une passion : le grand train tonitruant qui passe à toute allure chaque soir,  à heure fixe,  devant les fenêtres de sa chambre !
Un jour, il tombe gravement malade et va mourir !
Alors s’organise la grande chaîne de la solidarité,  des parents - au médecin -  aux ministres  - au président -  aux voyageurs !
C’est mignon ! C’est joliment écrit ! C’est attendrissant !
Il s’agit de ce qui est devenu si à la mode dans l’édition et les magasins vendeurs de livres : de la littérature jeunesse ! 
Un bel objet avant tout ! Très soigné ! Tout mince ! Facile à glisser dans son panier ! Très rassurant ! 
Un joli petit livre cartonné souplement, en bleu et blanc, avec seulement deux dessins sur la couverture, recto verso : un tout jeune papa qui écrit une lettre et un petit train qui  passe en fumant des gribouillis
A l’intérieur,  en toute simplicité et bras de chemise, une seule photo : celle de l’écrivain  en grand papa souriant !
Il dit avoir écrit ce texte vers1979,  que c'est une histoire vraie qui s'est passée en Italie et qu'il l'a lue sur le journal. Il dit enfin que c'est destiné aux enfants de 5 à 12ans jusqu'à...tant qu'on veut et qu'on se sent une âme d'enfant!
Il était une fois…encore une fois...
Seule me manque une ribambelle d’enfants autour de moi pour apprécier vraiment ce livre !
Que ceux et celles qui ont cette chance en profitent ! C’est une histoire pour lecture à voix haute! 


L’enfant qui attendait un train de Jean d’Ormesson
(Editions Héloïse d’Ormesson, 46 pages, 1979, 2009)
Photo prise dans le blog "Clair de plume"

mardi 2 février 2010

Prix BD du festival d'Angoulême. 2010 Il n'est jamais trop tard pour apprendre.

Comme je compte bien lire quelques BD cette année, ce qui revient pour moi à découvrir un monde totalement inconnu, je reporte ici le palmarès du festival d'Angoulême 2010 qui vient d'avoir lieu! Je vais commencer par lire ces albums puisque désignés par les spécialistes comme étant les meilleurs de l'année!


Grand prix::  Baru  (premier album découvert récemment par hasard et mal apprécié Ici.)
Comme quoi j'ai vraiment tout à apprendre et tout à comprendre dans ce domaine, en espérant que ce soit possible!

* Prix du meilleur album: Pascal Brutal de Riad Sattouf (Fluide Glacial)
* Prix Fnac - SNCF pour Paul à Québecdu québécois Michel Rabagliati (La Pastèque)
* Prix spécial du jury pour Dungeon Questde Joe Daly (L'Association)
* Prix intergénérations : L'esprit perdu(intégrale de Messire Guillaume) deMathieu Bonhomme et Gwen de Bonneval (Dupuis)
* Prix regards sur le monde : Rebetiko dePrudhomme (Futuropolis)
* Prix de l'audace : Alpha Directions de Jens Harder (Actes Sud - L'An 2)
* Prix révélation : Rosalie Blum de Camille Jourdy (Actes Sud BD)
* Prix du patrimoine : Paracuellos, de Carlos Gimenez (Fluide Glacial)
* Prix de la série : Jérôme K Jérôme Bloche, 21e tome d’Alain Dodier(Dupuis)
* la BD alternative : Spécial Comics N°3


Découverte du jour: Site très intéressant  qui remet un peu les choses en place (merci Aifelle!): 
Les libraires se cachent pour mourir

lundi 1 février 2010

A quand les bonnes nouvelles? Kate Atkinson

En pleine campagne anglaise, une jeune mère et sa progéniture descendent d’un car et c’est toute une affaire. Elle tient un bébé sous un bras comme un paquet et se débat pour ouvrir sa poussette avec sa main libre. Derrière elle ses deux petites filles dont la plus jeune, Joanna,  n’a que six ans,  se partagent les sacs de provision. Le chien se débrouille tout seul. Elles avancent à la queue leu leu, en file indienne,  sur une petite route. C’est l’été. Il fait très chaud. La mère porte la robe que Joanna préfère, bleue avec un motif de fraises rouges. Des odeurs de lisier et de cerfeuil sauvage flottent dans l’air. Des vaches rousses du Devon paissent et meuglent dans les champs où pousse le blé prêt à être moissonné.
  Très important dans le récit la présence de ce blé tout autour du petit sentier qu’elles viennent de prendre après avoir franchi une barrière pour rentrer chez elles ! Ces petits détails n’ont l’air de rien et pourtant ce sont eux, dans ce roman,  qui font que l’histoire existe, qu’un destin chavire brusquement, que tout change violemment et sans retour possible !
J’insiste sur ce début car c’est la scène clé, le point de départ de tout le récit, la source  des images obsédantes de l’héroïne que deviendra la petite Joanna, future grand médecin mais qui,  pour l’instant,  s’amuse avec le chien à se cacher dans les blés pendant que leur mère, à mi-parcours,  sort des sacs de provisions le jus d’orange et les Finger Cadbury pour la halte pique-nique, dans l’herbe du talus, sous l’ombre des arbres. La mère donne le sein au bébé qui se rendort en têtant. Elle le remet dans la poussette et c’est alors que l’individu paraît surgir de nulle part ! On devine immédiatement la suite…

Me souvenir  de ce premier chapitre me suffira toujours, je pense,  à revivre ensuite toute l’histoire,  classique, somme toute,  après un événement aussi terrible !
On retrouve Joanna, à Edimbourg,   une trentaine d’années après le drame,  au moment où  le meurtrier sort de prison. Devenue le docteur Hunter, elle semble avoir bien réussi sa vie :  un  métier valorisant qu’elle aime, un mariage d’amour, un adorable bébé, une vie bien organisée et surtout, surtout, il y a Reggie,  une admirable orpheline de seize ans qui s’est attachée à elle et au bébé. C’est l’autre héroïne de ce roman que j’ai tellement aimée!
Seule au monde, sans argent, sans amis, sans maison, elle traîne comme un boulet menaçant son délinquant de frère aîné mais elle est de la trempe, en plus sociable,  d’une Lisbeth Salander, des fameux Millenium ! Elle a de la ressource et quand sa patronne chérie disparaît avec le bébé, elle n’a de cesse de convaincre les policiers récurrents de l’auteur, Jackson Brodie et Louise Monroe, pour qu'ils entament des recherches.. 
Me voici donc, à mon tour, devenue une inconditionnelle de Kate Atkinson. En tant que romancière, elle a un charme fou, une technique à toute épreuve, un style efficace et précis qui me séduit beaucoup  J’aime sa façon toute particulière de transformer un roman qui pourrait n’être que policier en récit de vie familiale , amicale, personnelle, très dense,  un  quasi roman d’apprentissage en ce qui concerne la jeune Reggie.
Les références amusées aux grands devanciers, Dickens,  Austen et les autres me plaisent ainsi que la précision des  descriptions ! Ses personnages  ne portent pas n’importe quelles chaussures mais des Manolo Blahnik, des Jimmy Choo ! On devine qu’ils n’ont  pas de problèmes d’argent, comme le docteur Hunter, son héroïne,  qui peut ainsi tranquillement entretenir son vaurien de mari aussi dépensier et lâche que l’était son  propre père ! L’histoire se répète ! 
Ce livre aura été pour moi un grand moment de lecture heureuse !

Autres blogs qui ont aimé ce livre :
Cuné, Carolyn GreyJoelle, Flo, jb, ingannmic, Naina, cocola's, Soie, Alice, 
N'ont pas aimé, en revanche: Hélène qui s'est ennuyée,  Plume qui regrette "un sentiment d'inachevé et de récit vain".
3ème livre lu pour le Prix des Blogueurs
A quand les bonnes nouvelles ?  Kate Atkinson  (Editions de Fallois,  2008, 367 pages)
Titre original : When will there be good news ? Traduit de l’anglais par Isabelle Caron.