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mercredi 17 septembre 2014

Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi


J'aime bien Rabaté et quand j'ai vu cet album  sur la grille des nouveautés à la bibliothèque, je n'ai pas hésité à le choisir et je n'ai pas été déçue.

D'un bout à l'autre, on suit  l'histoire du jeune Daniel   Saboutet,  depuis le  moment où il attend le résultat d'un concours dans la région parisienne, là  où il a vécu jusque là, et  celui où il débute comme postier dans une petite ville de province.
C'est un jeune sympathique qui se passionne pour le modélisme. Son passe-temps favori dans la journée est de fabriquer  des avions qu'il téléguide ensuite du haut de sa chambre où passent sans arrêt ses copains, aussi chômeurs et désœuvrés que lui. Ils sont tous en attente d'un avenir meilleur et passent leur temps à traquer l'ennui en s'amusant comme ils le peuvent. L'argent est rare et ils s'entraident mais certains sont de vrais parasites. Les sorties le soir sont très arrosées et les blagues qu'ils se font sont souvent très lourdes mais la bonne humeur règne et  toute bonne nouvelle est l'occasion de faire la fête.

La chance tourne enfin et Daniel ayant réussi son  concours est nommé postier en province. Il découvre un monde nouveau mais sa vie  se révèle vite ennuyeuse malgré les rencontres cocasses qu'il peut faire. Son initiation de jeune homme   tant amoureuse que sociale, se terminera  par une belle coïncidence lors d'un enterrement familial.
En avertissement, il est signalé que la première partie de cet ouvrage a déjà été publiée en 2001 sous le nom de Tartines de courant d'air. Cet album-ci par conséquent est l'intégrale avec Biscottes dans le vent en plus. On voit surtout la différence dans le dessin qui s'est nettement allégé et affiné dans la seconde partie  et dans l'humour,  moins caricatural, plus élaboré qu'au début mais le récit reste fluide et le héros toujours aussi attachant malgré ses maladresses. Sans être inoubliable, c'était donc une lecture réjouissante.
Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi
(Vents d'Ouest, 2013, 240 p.)

 Yaneck:


 Cette semaine, le titre le plus lu a été : Carnation de Xavier Mussat

Participent ce mercredi:
Jérôme: Carnation, Xavier Mussat
Mo: Carnation,Xavier Mussat
Marion +: Carnation, Xavier Mussat
Yaneck: Azimut, t2, Que la belle meure,Lupano, Andreae
Sandrine: Tourne-disque, Zidrou, Beuchot
Yvan: Urban, Que la lumière soit, T3, Brunschwig, Ricci
Noukette: Les Royaumes du Nord, T1, Melchior, Durand, Oubrerie, Pullman
Hervé: Gérard Depardieu, le biopic en BD, Sergio Salma
Natiora, Alexandre, L'épopée, T1, Un roi vient de mourir, Chauvel, Le Galli, Java
Marguerite: Celui qui n'existait plus, Rodolphe, Georges Van Linthout
Hélène, Le chien qui louche, Étienne Davodeau
Un amour de bd: Le château des étoiles,T1, Alex Alice
Oliv: Vertiges de Quito, Didier Tronchet
Maël: Dans mes yeux, Bastien Vivès
Anne: Tout seul, Chabouté
Soukee: Sin City, T2, J'ai tué pour elle, Frank Miller

lundi 25 août 2014

L'étrange solitude de Manfred Richter, Gisèle Bienne

Manfred Richter est un prisonnier allemand qui a choisi de rester en France après la libération. Il traîne un lourd passé de fils de nazi tristement célèbre derrière lui. Hélène est une jeune étudiante  qui vit solitaire et retirée,  chez elle, dans sa famille, l'été de ses 20 ans, avant de partir  continuer ses études à Nancy. Cet été-là, qui sera très chaud, elle essaie de découvrir qui est vraiment cet Allemand énigmatique qui vit dans une chambre près de la sienne.  Arrive sa correspondante allemande qu'elle attend impatiemment mais qui jettera le trouble autour d'elle. Les histoires de solitudes  et  de passés douloureux  se chevauchent  et s'affrontent. pour s'apaiser peut-être dans la chambre d'étudiante où se termine le récit.
 Dix mètres carrés, un chez soi. C'est beaucoup, ça me va. Une chambre exposée au sud où la lumière entre à flots.
Une maison, c'est un livre dont on n'épuise jamais la lecture, et  j'y reviendrai souvent.
     Oui souvent je partirai à la recherche d'une chambre à part, une chambre dans les étages, une chambre sous les combles avec le soleil qui s'engouffre par une haute fenêtre étroite, les toits, le ciel, les oiseaux, la première hirondelle ... une chambre pour abriter une étrange solitude. 

C'est un roman nostalgique sur les doutes,  les illusions et les espoirs d'une jeunesse trahie et le lourd passé que l'on traîne à la sortie d'une guerre qu'on veut oublier. J'ai bien aimé. 

 L’Étrange Solitude de Manfred Richter, Gisèle Bienne, 
 Actes Sud, coll. « Un endroit où aller », 2013.

vendredi 1 août 2014

La Comtesse de Ségur et T. Trilby, mes premières lectures

(Ce blog a été mis à jour ICI ou encore ICI )

Puisque la Comtesse de Ségur est à l'honneur ce matin pour le 215e anniversaire de sa naissance (Saint-Pétersbourg - 1799 / Paris - 1874), naturellement je me suis revue toute petite, ouvrant mon premier vrai livre de lecture, offert par ma grand-mère à Noël, dans la belle collection rouge et or,   avec des images en noir et blanc à l'intérieur. 
Naturellement aussi, il s'agissait des Petites filles modèles, lu et relu comme étant resté longtemps mon livre unique. Puis sont arrivés le Général Dourakine, Les Malheurs de Sophie, Un bon petit diable, Mémoires d'un âne, Les deux Nigauds, L'auberge de l'Ange gardien, (longtemps mon préféré), François le Bossu, La sœur de Gribouille et enfin Après la pluie le beau temps. 

Je crois bien que c'est tout. Je conserve encore le tout premier, plutôt mal en point d'ailleurs, mais que je n'abandonnerais pour rien au monde. Quant aux autres, je ne sais ni où ni quand ni dans quelles circonstances ils ont disparu! Je devrais bien en retrouver quelques-uns chez mes sœurs, je ne sais pas où. Il n'y a plus tellement de livres dans les bibliothèques familiales depuis internet.

J'ai cherché des images ici et là mais aucune ne correspond à mon souvenir. Toutes me déçoivent! 

Je ne peux cependant pas évoquer ces premières lectures  d'avant mes dix ans et mon passage aux livres de poche sans enchaîner sur les secondes que j'ai tout autant adorées avec la série des Trilby.  du nom de la romancière T. Trilby, (en réalité Thérèse de Marnyhac) (1875 - 1962) . Ils ont été réédités par les éditions du Triomphe.  Il y avait: 

D'un palais rose à une mansarde,  Lulu, le petit roi des forains,  Dadou, gosse de Paris,  Moineau, la petite libraire,  Coco de France,  Louna, la petite cherifa.

Leurs titres m'évoquent d'excellents moments et surtout le meilleur des remèdes contre les disputes de mes parents. Il suffisait qu'à plat ventre sur mon lit je me bouche les oreilles et que je me plonge dans mon livre pour ne plus rien entendre et imaginer un monde plus doux! Comment oublier ces tout premiers romans? Je ne supporte même pas d'entendre quelque critique ou raillerie que ce soit à leur sujet! Les premières pépites en littérature, ça ne se renie tout de même pas!   


mercredi 30 avril 2014

Les carnets de Cerise, T1, Le zoo pétrifié, de Chamblain et Neyret, ma BD du mercredi

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Voilà, c’est arrivé.  J’ai enfin fait la connaissance de cette petite Cerise adorable qui séduit tant les jeunes lecteurs et leurs parents aussi d’ailleurs et c'est un fameux coup de cœur.

C’est en effet une bien jolie histoire et un bel album  que ce premier tome des Carnets de Cerise concernant  un mystérieux zoo pétrifié parce que abandonné,  puis réveillé grâce à cette petite héroïne de dix ans et demi qui écrit son journal intime,  son rêve étant de devenir romancière.
Il était une fois…
Après les toutes premières pages illustrées de son cahier où Cerise  nous présente ses meilleures copines et madame Desjardins, la romancière renommée qui habite près de chez elle  et qui lui donne ses premiers conseils d’écriture,  voici  enfin le récit  proprement dit, avec la rencontre d’un vieil homme mystérieux  sortant du bois du village, tout recouvert de peinture de toutes les couleurs. Intriguée, Cerise va l’observer longtemps du haut de sa cabane perchée dans un arbre de ce même bois et ce qu’elle va découvrir  l’entraînera  plus loin qu’elle ne pensait,  dans une aventure où  la vie du village tout entier sera bientôt transformée. 
C’est poétique, magique, chaleureux, mystérieux, juste ce qu’il faut. C’est le monde de l’enfance restitué  d’une façon très vive mais sur un ton juste et mesuré. J'ai souri souvent. Je me suis souvent aussi  attendrie et émerveillée  en voyant les belles  planches très variées, pleines de fantaisie et de sensibilité.
 J’ai vraiment beaucoup aimé. Un vrai coup de cœur. Une petite merveille. 

Les carnets de Cerise, T1, Le zoo pétrifié, de Joris Chamblain et Aurélie Neyret
(Collection Métamorphose,  éditions Soleil, septembre 2012, 76 p.)




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Participent peut-être ce mercredi 20/04/14:
Interview par  JViel (Un amour de BD) cette semaine: Louise Joor pour Kanopé
Anne ,   Acro,  Alex,  Angéla Morelli,  Asphodèle,

 Blogaelle, Brize ,   

Carolinedécouvrelemonde,

Choco, littéraires Chroniques, Cléanthe,    

 
Cristie ,   Crokbulle,  Cuné,    Cynthia,  

 Delphine,   Didi, 


Elodie ,    Estellecalim, Evalire, Hilde,    Hélène ,     Hervé,  

  Iluze,   Irrégulière,    Itzamma , 


 JViel,  Jérôme,  Julie,   

Khadielit,  Kikine,   La-ronde-des-post-it, Laurie,

Lirepourleplaisir, 

Lorouge, Loo, Lou, Lounima, Lystig,   

Manu,  Margotte,  Marguerite,    Marie,  Mariejuliet, 

Marjorie,  Marion,  MarionPluss, Marilyne,
  
Mathilde, Mélo,  Mlle Alfie,

Mlle Bouquinaix,  Moka,    Mo,   ​​M. Zombi,    Natiora ,   Neph,  

Noukette ,    Oliv ', Pascale,  Paulinelit,

 Sandrine,  Sandrine (Mes Promenades),   Sandrounette,   Sara ,

Sophie (des Bavardages) ,    Sophie Hérisson,  Soukee,  Stephie,   Syl, 
 Theoma,
Un amour de BD,
Vero,  Yaneck,  Yoshi73,  Yvan, 

BD du mercredi 30/04/14

Vois comme ton ombre s'allonge, Gipi, par Noukette

Le pouvoir des Innocents, Car l'Enfer est ici, T2, Hirn, Brunschwig, Nouhaud, par Yvan

L'aigle sans orteils, Lax, par Sandrine

Rouge Karma, P.H. Comont, Eddy Simon, par Delphine

Mon arbre, Séverine Gauthier, Thomas Labourot,  Christian Lerolle, par Yaneck

Le serpent d'eau, Tony Sandoval, par Un amour de BD

Le chien qui louche, Etienne Davodeau, par Kikine

Tyler Cross, Nury, Brüno, par Maël, 

Pour toi Sandra, Derib, par Élodie,

Couleur de peau: miel, T3, Jung, par Theoma

L'histoire de France en BD: La grande guerre, D. Joly, B. Heitz, par Sophie/Vicim

Le pouvoir des innocents,cycle 2, T.1, 2,Hirn, Brunschwig, Nouhaud, par Cristie

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh, par Cynthia

La page blanche, Pénélope Bagieu, Boulet, par Natiora

dimanche 5 janvier 2014

Clairvoyance, La maison de l'ombre..., Amélie Sarn


La jeune Emma, qui entre en  classe de seconde, vient de déménager avec sa mère  dans une nouvelle ville, loin de Bordeaux où elle a vécu jusqu’ici une vie heureuse avec ses parents mais son père les a quittées pour une autre femme et la jeune fille est triste et très en colère contre lui et sa mère . Tout lui est indifférent jusqu’ à ce qu’elle se mette à faire des cauchemars toutes les nuits. Elle rêve régulièrement d’une jeune de son âge cachée dans  la cave de sa nouvelle maison en proie à une véritable terreur. Emma  éprouve les mêmes émotions.





«Un grincement. La porte de la cave s’ouvre. Et se referme.  Des pas lourds frappent les marches de béton. Elle s’immobilise.. Halète. Parvient à peine à respirer. Son agresseur arrive. Est là. Elle referme les yeux . Entend son souffle. Sent sa main sur ses cheveux. Et cette fois, elle crie.  Elle hurle de toutes ses forces.» 
 Ces  rêves  se précisent et   se transforment  bientôt  en flashes dans la journée . Au lycée elle fait la connaissance d’un petit groupe d’amis et devient intime avec Anaïs , une fille de son âge, enjouée et attachante qui l’entraîne dans son club de théâtre.  C’est alors qu’elle apprend que la maison où elle vit désormais a été le théâtre d’un terrible drame seize ans plus tôt: une jeune lycéenne de son âge a été  retrouvée assassinée dans la cave alors qu’elle  était seule chez elle. Le meurtrier  qui avait déjà tué plusieurs  autres femmes auparavant est toujours  emprisonné mais Emma n’est pas convaincue et entreprend sa propre enquête parmi les personnes  qui  connaissaient  bien la victime. Naturellement elle ira de surprises en surprises et le lecteur aussi.

Le titre et la quatrième de couverture ne me disaient vraiment rien et j'ai mis plusieurs mois à me décider à ouvrir ce livre  envoyé par  l'éditeur. Je n'en attendais pas grand chose et craignais une énième histoire de femme violentée, emprisonnée et tuée sauvagement mais heureusement non. C'est plutôt une histoire policière où l'héroïne se montre très courageuse et ma lecture a été très agréable: un bon passe temps pour jour d'ennui. 
C'est un bon livre jeunesse et d'ailleurs les billets sur Babelio par exemple sont réjouissants vu l'enthousiasme des lectrices. Il faut dire que le personnage d'Emma correspond bien à ce que l'on recherche à quinze ans: des amitiés fidèles,  un grand désir de se dépasser et d'accomplir des prouesses, non par la force mais grâce à beaucoup de courage, de ténacité,  d'esprit d'analyse et d'intuition. Ici, en plus de ces belles qualités, la jeune héroïne bénéficie de ces rêves impressionnants qui lui donnent comme  un don de clairvoyance, d'où le titre du roman. 
Amélie Sarn (J'ai Lu, Octobre 2012, 220 pages)

mercredi 6 novembre 2013

"Cœur de papier" ou comment un simple album BD peut procurer à une pauvre lectrice autant d’émotions fortes, pas toujours bienvenues! Ma BD du mercredi


Il est beau cet album, un bel objet à première vue: belle couverture, très beaux dessins suivis d’un court récit pour finir  mais c’est surtout parce qu’il faisait partie de la sélection jeunesse d’Angoulême 2011( gagnant: Les Chronokids t. 3, de Zep, Stan et Vince, aux éditions Glénat) que je l’ai choisi. 

La lecture en a été agréable: «Cœur de papier» est le surnom de Kriss, un jeune orphelin, opéré du cœur, qui à sa sortie de l’hôpital est placé dans un orphelinat à l’écart de la civilisation dans «La maison de la nuit», entourée de ronces et dirigée par une «Mamie nuit» mystérieuse qui vit à l’étage dont elle interdit l’accès mais Kriss est désobéissant par nature et avec l’aide de deux jeunes compagnons, il  décide de savoir ce qu’il en est de la réalité de cet étrange endroit aussi fantastique que celui d’Alice qui serait non plus au pays des Merveilles mais plutôt dans celui de l’horreur!

J’ai particulièrement apprécié les dessins, très beaux avec un  grand luxe de détails et d’imagination. Les couleurs en  revanche m’ont semblé beaucoup trop sombres  du début à la fin mais c’est une critique toute personnelle et  récurrente que je fais là: je ne m’habitue décidément pas à  cette manie de l’obscur à outrance  de certains dessinateurs,  ce qui me fait toujours et encore préférer le blanc et noir nettement plus puissant que cet éternel clair-obscur à la mode. 

En fin de compte je m’apprêtais à louer cet album, malgré cette dernière réticence,  en concluant, comme généralement dans le cas d’un premier tome,  que j’attendais la suite avec impatience - trois tomes de prévus à l’origine.

Et puis voilà la rage, la déception,  le désespoir, le saut dans le vide, sans parachute. L’éditeur nous abandonne: il n’y aura pas de suite! C’est ce que j’ai découvert en préparant ce billet! Fini ! Terminé! On ne saura pas la suite!  Je suis d’autant plus dépitée que la même mésaventure m’est arrivée  très récemment encore et que je m’étais promis de ne plus lire que des intégrales mais  de telles promesses et moi !…
Ainsi donc voilà une chronique pour rien, j’ai l’impression. A quoi bon proposer dans les bibliothèques des tomes qui n’ont pas de suite? 
C’est ce qu’on appelle un fiasco, cette entreprise! 
Sara en a très bien parlé.  Elle sera déçue aussi! 
Très intéressant comme explication de la suite qui aurait pu être  possible sur le site de Giovanni Rigano ICI

Cœur de papier, Bruno Enna, Giovanni Rigano, Tome 1, Le salon, Collection Métamorphose, ,2010,, 43 planches.

topbd_2013  chez Yaneck

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  1. Les "Mercredi BD Fantastique" pour Halloween se sont arrêtées ici mais continuent pendant le mois de novembre chez Lou et Hilde
  2. Bravo à Maël  de La-ronde-des-post-it pour sa centième participation aux BD du mercredi. Ne ratez surtout pas son billet du jour où elle nous présente un nouveau coup de cœur pour un super manga en 4 tomes.  Merci pour sa belle fidélité. Je regrette d'ailleurs de n'avoir pas comptabilisé le nombre de passages de chacun pour  ces mercredis: on aurait eu d'autres belles surprises du même genre! 
  3. Une autre surprise ce matin me prend au dépourvu! Pas moins de cinq présentations de "Mauvais genre" de Chloé Cruchaudet, dans le cadre du 11 novembre qui approche et de la commémoration de l'armistice ( Jérôme, Noukette, Mo', Moka, MarionPluss ) ... et ce n'est peut-être pas fini!  C'est un vrai pilonnage: comment résister ensuite à tant d'enthousiasme? Un amour de BD  l'avait déjà présenté un précédent mercredi.   J'ai  cherché chez Yvan et Yaneck, mais non pas encore! N'empêche, ce sera bientôt un vrai  raz de marée! 
  4. Bienvenue à Hervé dont c'est la première participation ce mercredi. 
Anne,  AcrO,   Alex, Asphodèle,  Blogaelle, Brize,  




Choco,  Chroniques littéraires, Cléanthe,    


 Cristie,  Crokbulle,  Cuné,  Delphine,  


Didi,  Elodie,   Estellecalim,  Evalire,  Hilde,   Hélène,  


  Iluze,  L'Irrégulière, 


Hervé,

Jérôme,  Jérôme2,  Julie, 




Lirepourleplaisir, 


Lorouge, Lou, Lounima,   Lystig,  


 Manu,  Margotte,  Marguerite,   Marie, Mariejuliet, 


Marjorie,  Marion, 
 MarionPluss,   Marilyne,
  

Mathilde, Mélo, Miss Alfie,


Miss Bouquinaix,  Moka,  Mo',   Mr Zombi,   Natiora, 


Noukette,   OliV',  Pascale, Paulinelit,


  Sandrine,  Sandrounette,  Sara,  



Sophie (Les bavardages),  Sophie Hérisson, 


 Soukee,  Stephie,  Syl, Theoma, 


Un amour de BD,  Valérie,  Vero,  

Yaneck,   Yoshi73, Yvan,

BD DU MERCREDI 06/11/13
Astérix, T35, Chez les Pictes, Jean-Yves Ferri, Conrad, par Jérôme
Capricorne, T17, Les cavaliers, Andréas, par Un amour de BD
Courtisanes, Tout ce sang pour Eva, Pierre Frisano, Raymond Maric, par Elodie
Cœur de papier, Bruno Enna, Giovanni Rigano, par Mango
Double masque, Les coqs,TV, Dufaux, Jamar, par Syl
Hôtel particulier, Guillaume Sorel, par Kikine
Kililana Song, T2, Benjamin Flao, par Yaneck
L'Etranger, Jacques Ferrandez, par Anne
L'autre monde, Rodolphe & Magnin, par Sophie (Les bavardages)
L'orchestre des doigts, 1,2,3,4, Osamu Yamamoto, par La-ronde-des-post-it
La vie a-t-elle un sens? BD et philosophie, de Philosophie magazine, par Val
Le bordel des Muses, Gradimir Smudja, par Caroline
Les chroniques d'une fille indigne, Caroline Allard, Francis Desharnais, par Marguerite
Magasin sexuel, T2, Turf, par Sara
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par Jérôme
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par MarionPluss
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par Mo'
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par Moka
Mauvais genre, Chloé Cruchaudet, par Noukette
Nuit de noces, Kim Dong-Hwa, par Choco
Sailor Twain, Karl Siegel, par Yvan
Tib et Tatoum, T2,Mon dinosaure a du talent, Grimaldi, Bannister, par Hervé
  • Walking Dead, Terrifiant, T17, Lucille, T18, Kirkman, Adlard, par AcrO

vendredi 31 mai 2013

Mon chien Pompon, Iris de Moüy

Un chien et son petit maître vont se baigner dans ce qui semble un étang ou la mer.
Le chien Pompon est distrait par le vol d'une abeille au-dessus de lui. Il fait des bonds pour l'attraper. Le petit garçon  au short bleu , au bonnet gris et aux belles bottes jaunes,  essaie de le calmer
Un oiseau bleu dans un arbre gris et vert encadre le récit de cette promenade pleine de bonheur.
Les pages cartonnées,  les  rares mots  écrits très  gros,  les dessins et les couleurs des plus  simples, tout est parfait  pour plaire à un enfant de deux ans. 

Mon chien Pompon, Iris de Moüy
(École des Loisirs, Loulou et Compagnie, 2009, 30 pages cartonnées, 1er âge)

lundi 12 novembre 2012

Confusion de Cat Clarke, La vie est un beau mensonge


Jour 3
"J'ai rencontré Ethan la nuit où j'avais prévu de me suicider. Pas super pratique quand on y pense."

Dès ce début, nous savons que la narratrice, Grâce, 17 ans, est enfermée dans une pièce toute blanche et que sa seule occupation est d'écrire sur l'unique table où des ramettes  de papier  et des stylos sont mis à sa disposition. Ethan, un beau jeune homme qui la retient prisonnière, lui rend régulièrement visite et semble intéressé par ce qu'elle écrit sur son passé. 
Elle se souvient de son amour pour  Nat, tourmenté, étrange et difficile. Elle déplore la dégradation de ses liens avec Sal, sa meilleure amie. Elle évoque la disparition de son père, l'indifférence de sa mère souvent absente, sa solitude au lycée où pourtant elle se révèle une excellente élève, ses nuits de beuverie en compagnie d'autres jeunes plus ou moins connus. 

Jusque là,  rien à redire, sauf que je ne trouvais pas ce début très original parce que des histoires d'enfermement racontées par les prisonnières elles-mêmes,  avec ou sans enfant,  j'en ai lu pas mal ces derniers temps, dont deux excellents: Room de Emma Donoghue et Séquestrée de Chevy Stevens mais quand  Grâce, la jeune enfermée,   découvrit sur ses bras de très nombreuses blessures,  plus ou moins bien cicatrisées, j'ai commencé à soupçonner le véritable endroit où elle se trouvait et qui pouvait être, en réalité, le très sage et très compréhensif Ethan qui ne cessait de réclamer les récits de ses rêves nocturnes. Dès lors le charme de ma lecture s'est envolé! 

Confusion! Le titre est à lui seul le résumé du roman.  
Confusion dans les souvenirs et l'esprit de l'héroïne.
Confusion dans le comportement de ses amis.
Confusion sur la véritable identité de chacun. 
Mais confusion aussi dans ma tête de lectrice  perdue  au milieu du roman, faute de pouvoir continuer à jouer le jeu. Une fois la fin devinée - trop tôt- je ne sentais plus aucun intérêt à poursuivre ma lecture terminée en diagonale avec d'autant moins de scrupules que je ne me suis  pas attachée à cette tigresse de Grâce qui ne craint aucun excès et tombe dans tous les pièges: une véritable boule de nerfs qui agit avant de réfléchir et se mutile ensuite! Non merci! Je passe! 

Confusion de Cat Clarke, Oct 2012, 420 pages, Collection R de Robert Laffont que je remercie.
Titre original:  Entangled, Traduit de l'anglais (Angleterre) par Alexandra Maillard