samedi 23 juin 2012

A la santé d'Henry Miller, Olivier BERNABÉ

Balthazar Saint-Cène est un antiquaire reconnu sur la place de Paris. Alors qu’il est invité à un mariage qui ne l’enchante guère, il fait la rencontre d’Alma, une femme énigmatique qui se présente comme son ange gardien. Celle-ci va le conduire sur le chemin d’une nouvelle vie, la vita nova: il quitte famille, femme, enfant, activité professionnelle, à la recherche du mystère qui le relie à elle. Ce sera l’occasion de découvrir un milieu inconnu, ainsi que le courage et le don de soi. Tout au long du récit, Balthazar est accompagné par sa conscience, incarnée par Henry Miller, l’écrivain qui l’a beaucoup marqué et qui habite en lui et le guide au-delà des réponses aux énigmes, vers sa propre identité. Au départ léger et drôle, avec quelques envolées romanesques originales autour du dialogue Miller-Balthazar, le ton de ce roman psychologique et initiatique devient de plus en plus signifiant, chargé de révélations, jusqu’à la triple fin qui devrait surprendre les lecteurs. (éditeur)
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Ce roman aurait une bonne centaine de pages en moins, je l’aurais peut-être aimé car, résumée, l’histoire, très romanesque, est sympathique. Un antiquaire bien installé dans la vie, avec une femme aimante, un enfant, l'estime de son milieu,  quitte tout, brusquement, après avoir rencontré une jeune femme énigmatique lors d’un mariage. Qui est-elle? Le mystère plane longtemps. Entre temps, seul avec l’écrivain Henry Miller comme seconde conscience, il refait le point sur lui-même et sa vie.  
La fin est nettement plus prosaïque et moins mystique que celle à laquelle je m’attendais, ce qui n’est d’ailleurs pas pour me déplaire. 
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J’aurais préféré aimer cette lecture plutôt que de devoir préciser mes réticences, d’autant plus qu’il s’agit d’un premier roman. Cependant ma lecture a été rendue pénible quand j’ai commencé à trouver que ça partait dans tous les sens. A vouloir trop bien faire, l’histoire s’est vite alourdie d’un tas de détails, de précisions  et d’envolées  culturelles très superflues et encombrantes. L’énumération serait  très longue de toutes les références qui parsèment et freinent le récit: Henry Miller, Gustave Moreau, Antigone, Faust, Casanova, Lovecraft, Socrate et tant d’autres.  
 Ce livre m’a saoulée: à la fois trop ambitieux et trop bavard: Les défauts d’un premier livre peut-être quand l’auteur veut tellement bien faire qu’il finit par en faire trop! 
Un exemple: page 108. Alma, la mystérieuse l’appelle pour lui donner rendez-vous, près de chez lui, dans la Galerie Vivienne. Hop, aussitôt nous avons le droit à une page  entière sur l’endroit dont je ne sauve qu’une phrase, la plus  significative pour l’intrigue: «Le décor était adapté à notre mystérieux rapport, qui pour moi, représentait plus qu’une simple rencontre avec une femme énigmatique; un voyage au sein de ma propre identité, mes contradictions; un corridor infiniment étroit entre deux mondes, deux états.» 

Ces trop nombreuses digressions ont alourdi ma lecture.
 «La lenteur et l’ennui atteignaient leur paroxysme». (p 106)
Très vite je n’étais plus en phase avec le récit. Je le regrette encore

Irrégulière cependant est d'un avis contraire.
A la santé d'Henry Miller,  Olivier BERNABÉ,
Premier roman.  (Editions Persée, 2011, 320 pages)

14 commentaires:

  1. Autant je me plais à voguer avec les romans du genre "un autre amour" de Kate O'Riordan, autant je n'aime pas quand ça part dans tous les sens et surtout les descriptions des lieux trop détaillés.

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  2. Ce roman n'est pas non plus pour moi ! Comme Bizak, je n'aime pas quand tout est si désorganisé.


    Y.

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    1. Beaucoup trop de digressions pour moi.

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  3. Un 1er roman trop bavard, c'est un défaut classique mais assez insupportable en effet. Du coup, je vais passer mon tour sans regret.

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    1. C'est souvent la marque des premiers romans en effet!

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  4. Pas vraiment pour moi non plus !

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  5. Ah, dommage... en effet, ça me semble un peu bavard, du moins les extraits que tu as mis...

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    1. Il donne vraiment beaucoup d'explications quand il aborde un changement dans l'action.

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  6. Trop de pages dans les livres, comme disant Bouvard et Pécuchet...

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  7. Bon, je vois que j'ai bien fait de ne pas accepter cette proposition... Je pense que j'aurais eu à peu près le même avis que toi...

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