Affichage des articles dont le libellé est roman policier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est roman policier. Afficher tous les articles

dimanche 20 avril 2014

Un avion sans Elle, Michel Bussi, polar

Elle, c’est le bébé retrouvé dans la neige,  la veille de Noël  1980,   après un accident d’avion dans le Jura.  C’est aussi la seule rescapée,  mais qui est-elle?  Deux familles vont se disputer son identité. L’une est riche, l’autre pas.  Un détective est engagé et si bien payé qu’il consacre 18 ans de sa vie à cette enquête. Sans résultat.
Le roman s’ouvre par sa tentative de  suicide, brusquement interrompue à la vue  d’une page de journal datée de l’accident. Il a  enfin découvert la vérité mais, dommage, il est assassiné. Par qui ?  Pour  savoir la vérité il ne reste plus désormais qu’un  carnet de notes où sont  recensées toutes les pistes et les hypothèses des plus anciennes aux plus récentes.
L’enquête est alors reprise par le jeune Marc, le frère de  l’un des deux bébés présents dans  l’avion.  C’est à lui qu’est revenu  le carnet du détective mais il va lui falloir plus de cinq cents pages pour en lire la fin! C’est long! C’est vrai qu’il le lit dans le métro et qu’il est sans cesse interrompu. Il finit par en déchirer des pages mais là encore, catastrophe!: il oublie la plus importante, celle de l’explication tant attendue!
Alors qui est cette petite fille finalement? Lyse-Rose ou Émilie? Qui va gagner dans la lutte féroce qui s’engage entre les deux familles qui la réclament? La riche ou la pauvre?
Avant de connaître le pourquoi du comment,  juste dans les toutes dernières pages, il faut vraiment  de la patience car on a le droit à un procès plus ou moins bidon, à des meurtres à répétition, à des poursuites dans tout Paris, des coups de téléphone qui n’arrivent jamais,  une sœur rendue folle de douleur et apparemment très dangereuse qui ne se promène qu’avec un Mauser  L110.  Et puis interviennent des SDF, des infirmières, des tantes et  un tas d’autres personnes plus ou moins bien intentionnées. Tout ça  en alternance avec des bribes du carnet du détective qui, lui n'en finit jamais de raconter ses propres faits et gestes!
Bref, si j'ai commencé par me passionner pour cette quête d'identité dès les premiers chapitres, j'ai finalement bien vite déchanté  tellement tout m'a semblé invraisemblable et tiré par les cheveux.  Trop de retournements de situations, d'invraisemblances, de ruptures de rythme dans le récit, trop de trop! Je n'ai pas pu m'attacher à un seul des personnages, trop caricaturaux. J'ai fini par sauter des pages, vite jusqu'à la dernière et le fin fond de l'histoire qui  ne méritait vraiment pas une si longue attente, vu la révélation à laquelle je m'attendais plus ou moins tellement il fallait bien aller voir ailleurs après tant d'hésitations sur deux seules petites têtes. Une ultime révélation et le tour était joué! Ouf!
Non vraiment, ce n'est pas un polar dont je me souviendrai volontiers! A oublier même.

Un avion sans Elle,  Michel Bussi, (Pocket, 2012, 574 p.)

vendredi 14 mars 2014

La double vie de Cassiel Roadnight, Jenny Valentine

Chap n'a pas cherché à se faire paser pour un autre. Il a simplement laissé faire. Dans ce foyer d'urgence pour jeunes paumés où il refusait obstinément de donner son nom, les gens du centre sont venus le voir avec une photo, celle d'un ado porté disparu qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. 

Chap a fini par dire ce que les autres attendaient, que c’était bien lui Cassiel Roadnight! Et puis tout s’est enchaîné, la soeur de Cassiel est venue le chercher pour le ramener chez lui, dans sa maison, où l’attendaient sa mère et son grand frère.
Chap n’a pas pensé qu’il allait vivre sous leur regard, chaque jour, chaque heure, chaque seconde et qu’il ne pourrait jamais se détendre ni se laisser aller. Un geste déplacé, un mot de travers, une mauvaise réaction risqueraient de donner l’alarme et de tout faire basculer! Il n’a pas imaginé non plus que Cassiel pouvait cacher un secret monstrueux, et que c’est lui, Chap, qui allait en hériter
(Quatrième de couverture)

Ce roman passe pour une pépite du roman adolescent européen 2013. C’est pour cela que je l’ai choisi, avec méfiance malgré tout, ayant été trop souvent déçue par le cumul de clichés que l’on trouve parfois dans cette catégorie. Cette fois cependant j’ai été conquise et ma lecture a été très rapide tellement je voulais savoir la suite de l’histoire.
Le récit commence par un changement d’identité plus ou moins consenti par un jeune orphelin de quatorze ans,  élevé par un grand-père apparemment sans histoire mais qui finit par l’abandonner à son tour, on ne sait pas tout de suite pourquoi.
Il accepte alors d’entrer chez les Roadnight, une famille classique et honorable dont le fils cadet, Cassiel,  a disparu  depuis deux ans.  La ressemblance étant  parfaite, l’accueil est très émouvant et chaleureux  mais si  les premiers jours sont idylliques, l’atmosphère devient peu à peu insupportable et c’est un climat de méfiance, de soupçon , de  peur aussi qui s’installe ensuite. Un mystère rôde au sujet de la personnalité  du fils disparu. Quant au fils aîné, lui,  si accueillant, à la vie si réussie, il devient vite un insupportable  danger tandis que la mère et la sœur, pourtant insoupçonnables,  semblent à leur tour  se méfier de l’identité réelle du nouveau Cassiel.  Le jeune homme se lance alors dans sa propre enquête et de surprise en surprise, le lecteur ne peut plus lâcher le récit devenu haletant.
J’ai même réussi à oublier le manque de densité des personnages. Tout va trop vite. La fin est un peu facile mais  tant pis pour la crédibilité d’une telle histoire: j’ai marché et c’est tout ce que je demandais. 
Clara l’a aimé également
La double vie de Cassiel Roadnight, Jenny Valentine (L'école des loisirs, collection Médium, décembre 2013, 278 p.)Traduit de l'anglais par Diane Ménard

dimanche 20 octobre 2013

Scène de crime virtuelle, Peter May

Le héros, Michael,  est un photographe de police en pleine dépression après la mort de sa jeune femme. Pour s’en sortir, il suit des séances individuelles auprès d’Angela, sa psy, qui lui  propose  un jour de s’inscrire à sa nouvelle forme de thérapie de groupe. Pour cela, il doit entrer dans le monde virtuel de Second Life. Réticent tout d’abord, Michael se prend vite au jeu de son avatar et de  son nouvel univers. Il y rencontre de nouveaux amis qui l’initient très vite au fonctionnement de ce monde nouveau. Lui-même  en entraîne d’autres de sa vie réelle et finit par oublier  sa tristesse et ses soucis. Il semble heureux enfin. Mais bientôt la vie réelle réapparaît, se mêlant  de façon violente à la virtuelle et vice versa. Des avatars tués  se révèlent  des meurtres de personnes  bien réelles dans la vraie vie. Michael lui-même se sent menacé et doit rependre son métier sur la trace du mystérieux tueur.
Elle était grande, blonde, et superbe comme beaucoup d'autres femmes dans SL. Chas avait vu son cadavre, bras et jambes écartés sur le lit. Il savait qu'en réalité ses cheveux étaient courts et bruns et qu'elle avait un visage carré et banal. De toute façon, la mort effaçait toute beauté des traits d'une victime. 
Ce n’est que le début  j’ai marché, très intéressée par l’originalité de la situation, la découverte puis  l’affrontement constant des deux mondes. Je me suis réjouie de l’imaginaire nouveau créé ainsi  par le biais de ce nouveau jeu à l’échelle mondiale et je me suis amusée avec  les expériences et les réactions plus ou moins ingénues, perverses, sexuelles,  cocasses ou terrifiantes  vécues par  Michael alias Chas. J’aurais aimé que ça continue ainsi sur ce rythme allègre mais vers la moitié du livre, le plaisir est devenu ennui, l’enquête, un  boulet! Je me suis enlisée dans une certaine forme de répétitions et de platitudes, avec l'impression de tourner en rond.  J’ai commencé à sauter les longues descriptions de maisons et de paysages, puis les trop nombreux dialogues, j’ai tourné de plus en plus vite les pages et les chapitres jusqu’à lire le passage où l’assassin était découvert, ce que je pressentais déjà puisque ici les noms ont une grande importance  non seulement virtuelle mais symbolique aussi.

Une déception par conséquent malgré une idée de base qui me plaisait beaucoup avec ce déplacement vers le jeu virtuel qui promettait beaucoup  mieux  au départ . 
Il avait passé presque trois heures dans cet autre monde,où il était devenu quelqu'un d'autre. Pour la première fois depuis des mois, la douleur de la perte de Mora  n'avait pas occulté ses autres pensées. Ce qui le surprit et le dérangea le plus cependant , fut de constater à quel point Chas avait pris le dessus, comme une part de lui-même dont il avait jusque là ignoré l'existence. Il n'était pas Chas et Chas n'était pas lui. Mais il partageait des sentiments, des souvenirs, la même douleur. Ils étaient un et en même temps deux. c'était une expérience extraordinaire, folle et un petit peu effrayante 
L'auteur: Peter May (né le 20 décembre 1951 à Glasgow) est un scénariste de télévision et romancier écossais. Il habite en France dans le Lot. (W)
Quelques œuvres:
Meurtres à Pékin, 2005 (Finaliste du Prix des lectrices de Elle.)
Cadavres chinois à Houston, 2007 (Prix Intramuros 2007 du salon Polar & Co de Cognac.)
L'Homme de Lewis, éd. du Rouergue, 2011
Le Braconnier du lac perdu, éd. du Rouergue, 2012

Scène de crime virtuelle, Peter May,
Traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue, (Virtually Dead)
Rouergue noir,  2013, 332 pages

Livres contre critiquesCe livre a été lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio  et participe au challenge Thrillers et polars de Liliba

samedi 3 août 2013

A ne pas lire la nuit, Le Mystère de Park Lane. Edouard Delpy, Roman Policier

Park Lane est une rue de Londres située dans le district de la Cité de Westminster, dans le centre de la ville. Elle longe Hyde Park à l'Est, et relie Hyde Park Corner à Marble Arch.
C'est là que se déroule l'intrigue de ce roman  Tout commence le 5 novembre 1928 lorsque le chef inspecteur William P. Maxwell apprend que sir Richard Powell, une des plus grosses fortunes du royaume,  vient d'être assassiné dans sa résidence de Park Lane. Veuf depuis longtemps, il a un fils unique étudiant à Oxford. Sa vie privée n'ayant jamais donné lieu à aucun commentaire désobligeant, l'enquête s'oriente vers la vengeance ou l'intérêt comme motifs probables du crime  qui a eu lieu dans la bibliothèque  de la victime tuée d'un coup de couteau dans le dos. alors qu'il réunissait toute sa famille chez lui pour son 55e anniversaire, à l'exception de son fils resté à l'Université et  d'un de ses neveux en route pour l'Amérique.
Vu l'importance du personnage, l'enquête doit aboutir très vite et la police des districts et Scotland Yard doivent à tout prix collaborer malgré  la rivalité qui les met habituellement aux prises. L'enquête s'annonce vite plus difficile que prévue malgré la présence des nombreux invités et des  serviteurs sur place toute la soirée.  Sir Richard avait de nombreux intérêts en Chine, ayant vécu de longues années à Shanghaï,  "il aurait pu se créer là-bas quelque inimitiés".   Trois autres crimes suivront parmi les personnes présentes à la fête mais le jeune Maxwell a du talent et découvrira la solution pas si simple qu'on le pensait au départ.
C'était amusant de lire ce vieux polar pratiquement introuvable désormais  (le mien, acheté  avec des dizaines d'autres polars dans une brocante à la suite d'une vente après décès, porte encore le nom de son ancien propriétaire, un certain Docteur P. Herry de Berven-Plouzévédé, dans le Finistère)
Bien sûr l'intrigue, le style, tout a vieilli dans ce roman. Reste le charme des lieux et de l'époque  quand les riches londoniens possédaient encore des boudoirs, des fumoirs et des vastes bibliothèques bien remplies près de leurs cabinets de travail. On y trouve aussi des portes dérobées sous les escaliers, près de l'office,  avec un personnel de maison  très présent, du chauffeur au maître d'hôtel en passant par le valet de pied et le valet de chambre. 
On y fume beaucoup,  plus  encore que l'on y boit.  On y conduit des Bentley. On  prend le temps de "jeter un coup d'œil admiratif sur la mince silhouette d'une femme qui se détachait  dans la pénombre naissante, sur le fond écarlate d'une porte toujours close."  tout en embrayant doucement avant  de démarrer sa voiture mais sans pouvoir s'empêcher de penser que "la patience n'est pas nécessairement la vertu des jolies femmes."
En somme peu importe l'assassin et les nombreuses péripéties menant à sa découverte, le plaisir de ma lecture s'est situé ailleurs:  dans une forme de douce nostalgie pour revivre des réalités disparues  et  pour savourer un style début de siècle bien suranné aujourd'hui. Il ne m'en fallait pas plus pour passer un bon moment. 
Le Mystère de Park Lane.  Edouard Delpy
Roman Policier – A ne pas lire la nuit
(Les éditions de France, 20 Avenue Rapp. Paris,  291 pages)

dimanche 14 avril 2013

Le Baiser de Glasgow, Craig Russell

L'auteur:
Né en Écosse, en 1956, Craig Russell,  est devenu auteur de romans policiers après avoir été officier de police. Deux séries le rendent célèbre, celle du commissaire Jan Fabel et celle de  Lennox,  un  «privé» de Glasgow.
Je viens de lire le deuxième polar  avec Lennox pour héros et je me suis ainsi replongée dans l’ambiance des policiers d’après guerre, si éloignée de celle  des thrillers actuels.  Comme Marlowe, Sam Spade et bien d’autres,  Lennox  est fortement attaché à sa ville,  la Glasgow des années cinquante, une ville pluvieuse, industrielle et dangereuse: 
Le Far West n’était pas plus sauvage que Glasgow…. Une cité sans classes, où la seule chose qui comptait était la quantité d’argent qu’on avait. ... Athènes a été le berceau de la démocratie, Florence a accouché de la Renaissance, Glasgow, elle, a élevé le coup de boule au rang d’art. Le «baiser de Glasgow»  comme on l’appelle affectueusement dans toutes les nations du monde. 
Engagé par les trois chefs de bande tout puissants de la ville pour retrouver le meurtrier d’un bookmaker dont il sort avec la fille, Lennox doit se méfier de tout le monde et surtout de la police qui aimerait le tenir à l’écart de l’enquête. Une superbe chanteuse de l’endroit, du type femme fatale l’engage ensuite pour retrouver son frère disparu. Les affaires sont liées et le pire évidemment n’est pas celui que l’on croit. Mais pour moi ce n’était pas le plus important.
L’histoire finalement se résume à peu de choses et ce que j’ai aimé surtout ce sont tous les à-côtés: les atmosphères dans les bars enfumés où on boit et on fume à outrance, les planques et les poursuites feutrées, les visites clandestines dans les appartements sans l’électronique d’aujourd’hui. Ni télé, ni portable. C’est reposant et délicieusement démodé!
Je me suis amusée surtout à découvrir certains passages plutôt inattendus concernant les personnages et surtout  le héros qui déclare être  «un homme à livres»
Je lis beaucoup. Je lirais presque tout sur n’importe quoi et écrit par n’importe qui. Je marque juste la frontière à Hemingway.
Les recherches qu'il fera à la bibliothèque de la ville s'avéreront  d'ailleurs déterminantes, le temps de dresser au passage un joli portrait de bibliothécaire! 
  C’était une brune d’environ trente ans. Habillée d’une façon vaguement bohème – aussi bohème que le formalisme de la bibliothèque municipale le permettait -, elle avait les cheveux noirs et dénoués. Je l’avais repérée  de l’autre bout de la grande salle. Elle portait un choix impressionnant de gros livres de référence dans les bras et faisait peser une poitrine tout aussi impressionnante sur eux. Elle me parut être du genre libre-penseuse. Nous nous entendîmes tout de suite.
 Bref, une vraie lecture de pure distraction.

Le Baiser de Glasgow, Craig Russell
Traduit de l'anglais par Aurélie Tronchet
(Livre de Poche, Calmann-Lévy,  2013, 432 pages)



vendredi 10 juin 2011

Dérive sanglante de William G. Tapply

"Il était environ huit heures du matin lorsque Stoney Calhoun entendit la sonnette tinter : signal qu'on passait le seuil de la boutique. Il leva les yeux de son étau. Un homme aux cheveux blancs se tenait dans l'embrasure de la porte, d'où il examinait le casier des cannes Sage et Orvis adossées au mur."

Tout commence de façon paisible, dans une belle région de rivières et de forêts, parmi les pêcheurs à la mouche, au milieu de cabanes  en bois et de vieilles maisons pleines d’histoire. L’endroit est magnifique mais rude. Nous sommes dans le Maine, dans ce nord-est des Etats-Unis que je viens de quitter avec la Dernière nuit à Twisted River de John Irving. Les paysages y jouent aussi un rôle, les habitants vivent de leurs lacs, de leurs étangs, de leurs truites. L’atmosphère est paisible et familière. On y parle peu et surtout pas des lourds souvenirs d’un passé douloureux.

C’est là que vit depuis quelques années le héros amnésique, Calhoun , qui, après un éventuel accident de montagne  et un long séjour à l’hôpital, essaie vainement  de retrouver sa véritable identité. Régulièrement un mystérieux personnage, l’homme en costume, passe le voir pour contrôler l’état de ses souvenirs. 
Bien qu’il reçoive chaque mois une confortable somme d’argent, il aide Kate, sa patronne, dans sa boutique d’accessoires de pêche. C’est une très belle femme dont l’époux est invalide et il en est amoureux. Son autre grand amour est Ralph, son épagneul breton. 
Le jour ou disparaît son ami Lyle, guide de pêche comme lui, sa vie change et il se transforme en un détective très doué, aux réflexes rapides et inattendus.
L’enquête sera pleine de rebondissements et de retours d’anciennes histoires que le village essaie d’oublier 

J’ai beaucoup aimé ce policier bien mené et jamais ennuyeux. Les personnages sont tous très attachants. Même les criminels  se révèlent pleins d’humanité malgré leurs crimes. Rien à voir ici avec les serial thrillers qui tuent sans raison. 
J’ai aimé la présence du chien, le meilleur compagnon possible, qui tient une grande place dans l’histoire. 
A la fin, les crimes sont résolus mais le héros ne connaît toujours pas son passé et on sent bien qu’une suite doit avoir lieu 
En effet, l’auteur a écrit deux autres livres avec Stoney Calhoun pour héros. Il est décédé en 2009 après la parution de Dark Tiger, le dernier roman de la série. J’aimerais lire la suite. Je me suis attachée à ce héros au grand cœur et sans passé.  
Dérive sanglante de William G. Tapply (Gallmeister, 2007, 2010, 268p.) Traduit de l'américain par Camille Fort-Cantoni
Ont aimé aussi: Dasola, Hélène, Virginie, Papillon, Cathulu, choco, 

samedi 8 janvier 2011

Exit Music de Ian Rankin

 Il est dit  que  ce n’est qu’au moment où  il s’apprête à tirer sa révérence  que je ferai la connaissance de  John Rebus, le héros récurrent de la scène  policière  écossaise ! Après dix-sept apparitions  de bons et loyaux services dans les romans de Ian Rankin, le voilà qui se prépare à  prendre sa retraite, dans une semaine exactement ! Pourtant il n’aura pas le temps d’y penser beaucoup car dès la première page il est déjà sur les lieux d’un crime , avec  sa jeune co-équipière  Siobhan Clarke  qui doit prendre sa place. Nous sommes à Edimbourg, la nuit du " Mercredi 15 novembre 2006 » C’est le titre de la première partie. Il y en aura dix, une par jour,  l’épilogue tombant le lundi 27 novembre de la même année, soit douze jours exactement après le démarrage de l’histoire !  L’action est ainsi menée tambour battant et le plaisir du lecteur n’en est que plus vif
Un crime a  été commis, la nuit, à Edimbourg. La victime est retrouvée, « réduite en bouillie »,  sur un trottoir, entre un parking et un cimetière! Ambiance!
C’est un poète russe dissident.
 Justement, une délégation de Russes tout puissants  s’affiche partout en ville. C’est dans cette direction que s’oriente l’enquête qui, naturellement, dévoilera bien des ententes tacites et illicites entre ces moscovites, et  les politiciens véreux et nationalistes, les banquiers redoutables et surtout Big Ger Cafferty, le caïd de la ville qui n’a  jamais pu être vaincu, l’éternel ennemi de l'inspecteur Rebus. 
Plus que l’intrigue elle-même qui  a tout pour plaire aux amateurs de polars car tous les ingrédients nécessaires à la réussite s’y retrouvent très classiquement, ce que j’aime le mieux toujours c’est la personnalité du héros, particulièrement soignée ici, peut-être pour effacer la nostalgie de sa prochaine disparition. 
Qui est donc ce Rebus à la veille de sa retraite?  Voici comment il se décrit,  la nuit du meurtre  alors qu’assis dans un fauteuil de la bay-window de son salon il déguste un whisky de dix-huit ans d’âge, 
«Du Highland Park  acheté le week end précédent dont il restait encore  deux ou trois bonnes doses. Clopes, alcool et une petite musique de nuit. A une époque cela aurait suffi à l’apaiser, mais quand il ne travaillerait plus? Qu’avait-il d’autre pour le soutenir? 
Une fille qui vivait en Angleterre avec un professeur d’université.
Une ex-épouse désormais installée en Italie. 
Le pub. 
Sports?  Aucun.
Hobbies et distractions?  Ce qu’il était en train de faire.»
Rien de folichon mais il n’empêche !  Il va se donner à fond dans cette enquête! 
Bien entendu il aura tout le monde contre lui. 
Bien entendu sa propre hiérarchie lui mettra des bâtons dans les roues pour freiner son enquête.
Bien entendu ses propres coéquipiers finiront par douter de lui  mais c’est un teigneux, un vrai dur et un vrai bon à la fois  en perpétuelle lutte contre les trop riches, les trop corrompus, les trop prétentieux  alors la hargne et la chance ne le quittent jamais longtemps! 
Il est fort, très fort et quand on croit qu’il est fini il resurgit comme par magie et le suspens est là, jusqu’à la denière ligne de la toute dernière page.
Oui, il est  vraiment très fort, ce Ian Rankin! 
Exit Music de Ian Rankin  (Le Masque (2010), 446 p. Traduit de l’anglais (Ecosse) par Daniel Lemoine,  Blog qui en parle aussi: JM Laherrère

mardi 22 juin 2010

Connexion fatale de Barry Eisler



Une famille exemplaire  de la côté Ouest des Etats-Unis : tous s’aiment, tous réussissent dans leur domaine, tous sont méritants jusqu’à l’accident fatal qui tue Katie,  la fille et la sœur adorée. Les parents dépérissent. Jusqu’à en mourir. Restent les deux frères, les deux héros de l’histoire,  tourmentés par leur lien fraternel et leur sentiment de culpabilité. Ils se détestent et ne se voient plus depuis des années lorsque Ben, l’aîné, le militaire, le tueur, est appelé à l’aide par Alex, son intellectuel de frère devenu un avocat important.
Ben a toujours protégé Alex.  Il accourt malgré  leurs reproches mutuels 
L’action se passe dans la baie de San Francisco, dans la Silicon Valley, dans le monde de l’informatique. Il est question de protéger ou de retrouver un logiciel révolutionnaire  de haute sécurité. Les morts brutales se succèdent, les services secrets de différentes nations sont à leur trousse. Schéma classique bien connu ! C’est l’aspect que j’ai le moins aimé.
Ce qui m’a plu c’est le côté psychologique et familial du roman. J’ai surtout aimé Ben, le silencieux, le militaire bien entraîné, dévoué aux autorités mais qui finit par se révéler plus sensible que ce qu’il semblait. Là-dessus se greffe une histoire d’amour brûlante ! 
N’en ai-je pas encore assez de tous ces clichés ? Il faut croire que non puisque je dois reconnaître avoir été jusqu’au bout de ce récit assez convenu  malgré tout mais suffisamment astucieux pour m’intriguer jusqu’au dénouement! 
Ce livre a été lu dans le cadre de Masse Critique chez Babelio que je remercie.
Autre avis chez Pisis's Book qui l'a beaucoup aimé
Connexion fatale par Barry Eisler
(Belfond Noir, avril 2010,  374 p)
Traduit de l’américain par Pierre Reignier
Titre original : Fault Line 

samedi 10 octobre 2009

La Maldonne des sleepings de Tonino Benacquista

Longtemps je me suis couché de bonne heure dans le Palatino. J’ai toujours aimé cette longue descente vers le Sud, de Paris à Rome, en couchettes d’abord, puis plus tard dans les wagons-lits. Mais j’arrête là mon autobiographie ! Elle n’est pas de mise ici !

Ce brusque lyrisme matinal, semi proustien, est-il dû à la vie de Virginia Woolf que je viens de terminer ou plus certainement au livre de Tonino Benacquista : « La Maldonne des sleepings », ce polar qui se passe justement dans un train de nuit, le Galileo, celui-là, le Paris/Venise ?

C’est sans doute aussi pourquoi j’ai bien aimé cette histoire dont le héros narrateur, Antoine, un jeune couchettiste habitué aux trains de nuit tranquilles, se retrouve soudain au cœur d’une intrigue haletante et planétaire entre des douaniers suisses rigides, un clandestin bizarre atteint d’un drôle de syndrome, des voyageurs inquiétants qui se mettent à le poursuivre et la voix enjôleuse de la femme au haut-parleur de tous les trains du monde ! Toute l’aventure se passe durant un aller-retour Paris/Venise/Paris. On y trouve tous les éléments nécessaires à un bon polar d’aujourd’hui ! Le rythme est aussi soutenu que celui des étapes du train. On pense fatalement au mythique et mystérieux Orient-Express ainsi qu’à la célèbre « Madone des Sleepings » des années folles décrite par Maurice Debroka qui demeure un des chefs d’œuvre du genre !

C’est un récit haletant et nostalgique qui se lit très vite et qu’on repose en souriant ! Un bon divertissement ! Une lecture idéale faite pour les voyages semble-t-il!

La Maldonne des sleepings de Tonino Benacquista

(Gallimard, Folio/policier, 1989, 229 p)

lundi 5 octobre 2009

Mr Zero de Patricia Wentworth


La très belle mais très étourdie Sylvia Colesborough est mariée à un politicien anglais important, qui, la connaissant bien, lui a formellement interdit de jouer à des jeux d’argent. Mais Sylvia ne peut s’interdire quoi que ce soit et naturellement elle tombe dans tous les pièges que la vie moderne peut tendre à une jeune tête de linotte qui ne pense qu’à s’habiller chez les grands couturiers et à s’amuser.  Nous sommes dans les années 1930 et la vie est encore légère, bien que s’annoncent déjà les premiers signes avant-coureurs du prochain conflit mondial. Un mystérieux maître chanteur qui se fait nommer Mr Zero réussit sans mal à la piéger en l’obligeant à lui remettre des documents ultra secrets volés dans les papiers de son mari.

Voilà la jeune femme affolée qui appelle à l’aide Gay, sa jeune cousine, beaucoup plus futée et intrépide qu’elle. Elles se retrouvent bientôt au cœur d’une machination diabolique, au sein même de leur cercle d’amis et la paix du Royaume-Uni en est menacée ! Pas moins !
Cette histoire policière, bien gentillette, a pour elle son attachant petit côté suranné qui, par moments, rappelle la placidité des Agatha Christie. C’est ce que j’ai le plus aimé dans cette histoire sans véritable intérêt et sans grand suspense.  A part ça, je l’aurai oubliée demain.  Les personnages sont trop stéréotypés et les dialogues s’étirent sans fin.
Cependant, c’est totalement anecdotique mais cette lecture trop légère me permet d’entrevoir la fin de mon challenge du 1% de la rentrée.  Il ne me reste plus qu’un autre à lire mais ce dernier, j’en suis sûre, sera bien meilleur. Les blogs qui l’ont commenté me prédisent un véritable coup de cœur.
Quelques mots sur l’auteur : Dora Amy Elles, plus connue sous le pseudonyme de Patricia Wentworth, (1878-1961), est un auteur britannique de romans policiers. Elle est surtout connue pour ses trente-deux romans mettant en scène Miss Maud Silver, ancienne institutrice devenue détective privée. elle est aussi l'auteur d'une trentaine d'autres romans policiers sans héros récurrent dont la plus grande partie est encore inédite en France.
Mr Zero de Patricia Wentworth (10/18, « Grands Détectives », 1938, 281 pages , septembre 2009) traduit de l’anglais par Eric Moreau (Inédit)

dimanche 23 août 2009

Mon vieux de Thierry Jonquet


En 2003, l’été de la canicule, à Paris, dans le quartier de Belleville, se joue le sort de plusieurs déshérités qui se retrouvent plus souvent à la rue que dans leurs misérables logements. Plusieurs sont des clochards du métro qui passent leur temps à s’enivrer. Ils forment une cour des miracles version moderne ou encore la version misérable du chœur antique qui sert de caisse de résonance à la tragédie qui va se dérouler auprès d’eux.

Un peu plus chanceux, d’autres hommes essaient de ne pas sombrer malgré les circonstances malheureuses de leurs vies. La malchance les poursuit. Daniel Tessandier, pauvre mais locataire d’une chambre de bonne et manutentionnaire à l’occasion, perd à la fois sa chambre et son travail. Il se retrouve à la rue où il se met à dévaliser les vieilles dames du métro. Désoeuvré et à l’affût de tous les mauvais coups, c’est lui qui organise le chantage final.

Alain Colmont, le personnage principal, quant à lui, est un autre malchanceux de la vie. C’est un scénariste à succès qui a tout perdu avec la mort de sa femme et l’accident qui a défiguré sa fille unique. Il se ruine pour redonner à celle-ci un visage normal en la confiant au meilleur service chirurgical possible. Le pire arrive quand il retrouve son père disparu depuis son enfance et qui, depuis trois ans, est soigné pour la maladie d’Alzheimer, dans un hôpital parisien qui lui réclame 95 000 euros. Il est désespéré !

Arrive alors la canicule avec ses 15 000 morts. Les personnes âgées tombent comme des mouches. La tentation est grande d’en profiter pour faire disparaître ce père trop gênant. Osera-t-il provoquer sa mort ?

C’est à partir de ce moment-là que l’histoire s’emballe et devient très intéressante mais rien n’est aussi simple qu’il y paraît et on va de surprise en surprise.

J’ai donc plutôt bien aimé ce polar dur et réaliste même si j’aurais préféré un démarrage plus rapide de l’intrigue mais la description des foyers et des lieux parisiens susceptibles d’accueillir les sans logis m’a énormément impressionnée. Thierry Jonquet décrit très bien la montée sournoise et menaçante de la température en ces jours de fin juillet- août 2003 puis la canicule elle-même et surtout le silence inexplicable des autorités et des journalistes d’information quant à la détresse des services d’urgence des hôpitaux et des pompes funèbres totalement débordés par le nombre des morts.

Premières phrases : "A divers titres, les protagonistes de cette histoire eurent à méditer sur… ce qu’il est convenu d’appeler «la chance »… Chacun eut l’occasion d’échapper au sort qui lui était réservé. Au moment fatidique, tous prirent la mauvaise décision. »

Autre blog à en avoir parlé : celui de Véronique D

Mon vieux de Thierry Jonquet ( Editions du seuil, Policier, 2004, 388 pages)

samedi 22 août 2009

Autopsie d'une vengeance de Christian Querré


C'est avec enthousiasme que j'adhère à l'opération lancée par Antigone: Diminuons nos Pals!

Je n'ai pas encore eu le temps de compter mes livres à lire, mais je commence déjà à éliminer quelques anciens que je viens de retrouver, ensevelis sous un tas d'autres toujours plus nouveaux.

Et voici le premier, resurgi d' un autre été, dans une collection avec le triskell sur la couverture.

Autopsie d’une vengeance par Christian Querré ( Jean Picollec éditions,1984, 142 pages)

Au hasard d’une flânerie bretonne, voici un petit roman policier bien sympathique qui se déroule dans les Côtes d’Armor, de Saint-Brieuc à Paimpol, en passant par Binic.

Un homme, Gilles Guézennec, professeur de jeunes sourds, est anéanti par le meurtre de sa fille Lauriane et décide de la venger. Il profite d’une occasion – le suicide d’un homme sous ses yeux et avec son concours involontaire pour s’approprier non seulement l’identité du disparu – il s’appellera désormais Yvon Courcoux- mais encore son cadavre qu’il immergera au large, un soir de demi-lune et de grand vent après avoir échangé leurs alliances.

Le subterfuge réussit parfaitement : le corps, « méconnaissable » est récupéré neuf mois plus tard et Guézennec-Courcoux connaît la sensation rare d’assister à ses propres obsèques. Peu après il parvient à retrouver la trace du meurtrier de sa fille et une chasse acharnée commence qui engendrera bien des rebondissements.

Le tout est écrit avec beaucoup d’humour, sur un rythme rapide et teinté d’émotion. La fin est tout à fait surprenante et très réussie. J’ai bien aimé.

Ce livre se lit très vite J’ai dû le terminer en deux heures non stop.

Selon l’éditeur, l’auteur, né à Binic, en Bretagne, était lui-même professeur de jeunes sourds à Saint-Brieuc lorsqu'il écrivit ce texte.

Autopsie d’une vengeance par Christian Querré ( Jean Picollec éditions,1984, 142 pages)

dimanche 12 juillet 2009

L'heure trouble par Johan Theorin



L’heure trouble est celle, entre chien et loup, de la disparition d’un petit garçon de six ans, Jens Davidsson, alors qu’il s’amuse seul dans le jardin de son grand-père. Sa mère, Julia, l’a confié à ses parents pour rejoindre un ami sur le continent. Le grand-père est descendu sur le rivage s’occuper de ses filets de pêche et sa grand-mère s’est endormie. Un brouillard très dense empêche de voir au loin. Le petit garçon a réussi à escalader le mur pierreux qui entoure la maison et il s’est perdu dans la lande. Un homme surgit alors et lui prend la main. Depuis ce jour, personne ne l’a plus revu. C’était un jour de septembre 1972 sur la petite île Oland, au sud-est de la Suède, alors presque totalement désertée par ses habitants..
Vingt ans après, la grand-mère est morte, le grand-père s’est réfugié dans une maison de retraite et Julia , la mère, infirmière, est malade de culpabilité, dépressive et alcoolique, lorsqu’un soir elle reçoit un coup de téléphone de son père l’informant qu’un inconnu vient de lui envoyer par la poste un des petits souliers de l’enfant disparu.
Dès ce moment elle retourne dans son village retrouver son père et tous deux entament leur enquête qui les conduit sur la trace de Nils Kant, un homme violent qui a déjà tué son frère, deux allemands déserteurs, le garde-champêtre qui le soupçonnait et dès lors, il est obligé de s’exiler. Mais il meurt dans un pays lointain et son corps a été enterré dans le cimetière de son village où vit encore sa mère.
C’est Gerlof, le grand-père qui, calmement, s’improvise détective et Julia se convainc finalement que son fils est bien mort et qu’il ne réapparaîtra pas. Ce sera sa délivrance et elle retrouve la vitalité et la sobriété nécessaires pour reprendre son travail et un cours de vie normal. Mais ils ont bien du mal à découvrir ce qui s’est réellement passé et l’enquête ne fait que commencer. La suite est pleine de rebondissements dans une étrange atmosphère de secrets, de souvenirs, de passé mal digéré, d’oubli, de pardon. Ce n’est pas violent mais le besoin de savoir le fin mot de l’histoire devient vite oppressant. On a du mal à arrêter sa lecture. On voudrait tout lire d’une seule traite.
Ce roman très réussi est devenu le n°1 des ventes en Suède et un film se prépare déjà. C’est le premier roman de l’auteur qu’il a mis cinq ans à écrire, de 2001 à 2006. Dans une interview donnée au Parisien , ici, il déclare vouloir écrire quatre romans, un par saison, avec Gerlof, son vieux détective, qui ressemble à son propre grand-père, comme lui capitaine d’un cotre sur la Baltique. Lui-même a vécu à Oland où son père vit encore. Il déclare aussi que Julia, la mère du petit garçon, c’est un peu lui car quand il a écrit cette histoire, il était en deuil, lui aussi. «Sauf qu’elle est en deuil depuis vingt ans, comme si elle était malade. Elle est bloquée sur cette tragédie. Elle s’en sert comme excuse pour ne plus sortir, ne plus vivre.»
Quant au succès mondial des polars suédois, il le fait remonter à l’assassinat de leur premier ministre Olof Palme, en 1986. «Un traumatisme énorme pour les Suédois. Avant cela les armes ne circulaient pas, le polar était inexistant. Henning Mankell est arrivé, en 1990. Il a commencé à montrer une Suède violente, à réviser l’image d’une nation innocente. D’autres ont suivi ses traces.»
J’ai beaucoup aimé ce roman.
L’heure trouble par Johan Theorin (Albin Michel, 2009, p.422, traduit du suédois par Rémi Cassaigne)

mardi 7 juillet 2009

1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis de Alexander McCall Smith


Je n’ai pas réussi à lire ce livre : c’est pourtant le 7ème tome des aventures de Mma Ramotswe, une « très sympathique » (dixit la 4decouv) détective du Botswana, pays démocratique d’Afrique australe, grand comme la France mais trente fois moins peuplé, situé entre l’Afrique du Sud, la Namibie, la Zambie, et le Zimbabwe, sans accès à la mer et dont la capitale est Gaborone. Voilà, j’aurai au moins connu l’existence de cette république africaine grâce à ce livre Normalement j’aime bien les séries policières, surtout au début de l’été quand mes lectures se font plus légères, plus frivoles, mais là, non, je dois laisser tomber alors que je n’en suis qu’à la vingtième page. Ce n’est pas beaucoup, mais j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre qui est qui et ce dont il est question et je n’ai toujours pas réussi à bien situer les personnages et leurs problèmes. Alors plutôt que de recommencer une troisième lecture des premières pages, je préfère abandonner. Ainsi, je ne peux pas juger ce livre mais je me laisse la voie libre pour une autre tentative, plus tard, quand j’aurai oublié mon agacement et ma déception.Pour ne pas être injuste envers ce petit volume policier qui n’a d’ailleurs pas besoin de mon avis pour connaître le succès par ailleurs, je renvoie vers un avis plus sérieux, ici. Je n’en ai pas trouvé d’autres, mises à part les présentations des éditeurs ou des vendeurs.

Résumé. (Source éditoriale) Sous l'immense ciel bleu de Gaborone, Mma Ramotswe et son assistante Mma Makutsi savourent leur thé rouge et la douceur de jours paisibles dans leur bureau de la célèbre Agence N°1 des Dames Détectives. J.L.B. Matekoni, le mari de Mma Ramotswe, a recouvré la santé et Mma Makutsi file le parfait amour avec Phuti Radiphuti, héritier du magasin des Meubles Double Confort. Mais au Botswana comme ailleurs, le calme n'est pas fait pour durer. Entre un terrible cobra et un maître chanteur, les dangers et les surprises sont bientôt au rendez-vous pour les deux infatigables dames détectives. Sans compter le terrible péril qui menace les fiançailles de Mma Makutsi: le féminisme! Cette nouvelle aventure de Precious Ramotswe, la merveilleuse héroïne imaginée par Alexander McCall Smith, est une douceur qui se déguste toujours avec autant de bonheur.

L'auteur : McCall Smith est professeur émérite de l'université d'Édimbourg et membre du Comité international de bioéthique à l' UNESCO

Les enquêtes de Mma Ramotswe, série policière de Alexander McCall Smith. Voici les titres de la série traduits en français, dans l'ordre:1) Mma Ramotswe détective 2) Les larmes de la girafe 3) Vague à l'âme au Bostwana 4) Les mots perdus du Kalahari 5) La vie comme elle va 6) En charmante compagnie 7) 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis 8) Le bon mari de Zebra Drive 9) Miracle à Speedy Motors et prévu en 2010: Tea time for the traditionally built

1 cobra, 2 souliers et beaucoup d’ennuis de Alexander McCall Smith(10/18, 2007, 255 pages, traduit de l’anglais par Elizabeth Kern)