
C’est vrai : le bonheur commence maintenant pour moi, justement avec la lecture de ce second roman de Thomas Raphaël dont j’avais déjà lu le premier: La vie commence à 20h10 mais celui-ci peut très bien se lire indépendamment du précédent
J’en avais bien besoin de ce bonheur de lecture après un enchaînement de petites déceptions dans le choix des derniers romans, commencés pourtant avec enthousiasme et qui se sont révélés bien décevants.
Ici, au contraire, c’est un moment de vrai plaisir que j’ai vécu avec l’histoire de Sophie, devenue presque une copine désormais, tellement je me suis sentie proche d’elle dans toutes ses aventures pour réussir sa vie professionnelle - et amoureuse aussi tant qu’à faire!
C’est en effet une ambitieuse, Sophie, mais correcte et pas une louve aux dents trop longues comme son ennemie infernale, cette terrible manipulatrice qu’elle rencontre sans cesse sur son chemin, cette Joyce Verneuil, la femme forte et inflexible qui règne dans bien des domaines où Sophie voudrait percer: la mode, le journalisme, le cinéma…
Qui est Sophie? Une jeune trentenaire de Bordeaux, follement amoureuse de Marc, jeune et brillant professeur universitaire qui l’encourage à publier sa propre thèse, comme sa mère d’ailleurs, intraitable carriériste de l’enseignement supérieur, déçue par le manque apparent d’ambition de sa fille.
Dans un premier temps elle a écrit un roman que personne n’a encore voulu publier et a été engagée comme collaboratrice de l’égérie de la mode, Joyce Verneuil, avec laquelle elle est désormais brouillée.
Sa chance cette fois, sera Lucas Gardel, un réalisateur célèbre qui, voulant tourner un film tiré de son roman, lui impose d’en être la directrice artistique. Bien que ne connaissant strictement rien à ce monde du cinéma mais toujours courageuse, bien qu’hésitante, Sophie doit surmonter tout un tas d’obstacles pour réussir, d'autant plus que Marc, lui, de son côté, l’a laissée tomber dès le début du roman.
Terrifiée et malheureuse, elle s’installe à Paris le temps du tournage, en colocation avec des amis dont on partage également la vie et les mésaventures peu banales elles aussi, et c’est ce nouveau parcours qui nous est raconté cette fois.
Contrairement à ce qui m’arrive généralement, cette nouvelle aventure de Sophie m’a encore plus séduite que la première! Ce qui est peu dire! Que tentera-elle donc la prochaine fois?
Un livre pour tromper son ennui, pour enjoliver ses journées, pour sourire ou s'apitoyer, bref pour vivre par procuration une autre jeunesse, quand tous les espoirs sont encore possibles.
Merci Thomas Raphaël pour m'avoir procuré cet intermède de bonheur et de détente ensoleillée, durant ces dernières journées d'un hiver bien froid!
Autres billets aussi enthousiastes : Clara, Keisha, Philisine Cave,
Le bonheur commence maintenant, Thomas Raphaël,
Et si on forçait le destin?
(Flammarion, mars 2013, 523 pages)