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vendredi 23 novembre 2012

Joyce Carol Oates, Petit oiseau du ciel

Krista et Aaron, Aaron et Krista,  comme des Romeo et Juliette américains d’aujourd’hui,  attirés, déchirés,  repoussés, interdits l’un à l’autre à cause de leur histoire familiale.
J’ai aimé, j’ai aimé, j’ai beaucoup aimé.

Krista d’abord puis Aaron racontent tour à tour leur vision du dramatique événement qui a détruit leur vie, depuis leur adolescence jusqu’à ce qu’ils se retrouvent à l’âge adulte.

Les faits: Krista Diehl et son frère Ben vivent heureux en famille et au collège dans la petite ville de Sparta, dans l'état de New York. Ils apprécient particulièrement leurs sorties avec leur père  dans le bar où la jolie et pétillante serveuse Zoe Kruller  les accueille si gaiement en leur offrant de succulentes glaces jusqu’au jour où celle-ci est retrouvée assassinée chez elle.
On ne retrouve pas  le coupable mais deux hommes sont fortement soupçonnés: le mari de Zoe dont elle vient de divorcer  et qui sombre dans l’alcoolisme et son  amant, Eddy Diehl, le père de Krista,  obligé dès lors  de divorcer à son tour et de s’éloigner de ses enfants. Son fils Ben est immédiatement persuadé de la culpabilité de son père à l'inverse de sa sœur qui s'accroche à l'idée de son innocence. 
Aaron, le fils de Zoe, lui aussi défend son père et souffre de cette situation mais, contrairement à Krista qui veut se faire oublier, il se montre agressif et querelleur, un dur parmi les durs, un bad boy, séduisant et séducteur mais solitaire. 
En secret, chacun épie l'autre, au collège, dans leur quartier, partout où ils  le peuvent mais sans jamais le montrer. Obsédés l'un par l'autre, ils éprouvent autant d'attirance et de curiosité que de répulsion, de peur et de haine. 
Au milieu de toute cette noirceur familiale et urbaine où règnent la violence, l'alcool, la drogue, surgit un amour étrange et silencieux, fait de non-dit, de rejet, d'abandon, de danger, de  protection et de déchirement. 
Comment résister  à une telle passion, à tant de folie, de fureur et de désir de vivre une nouvelle vie, de tout recommencer? 

Comment ne pas aimer un tel roman? Je passe sur le récit d'Aaron, un peu répétitif d'une histoire que l'on connaît déjà, ce n'est qu'un tout petit bémol face à l'admiration éprouvée par ailleurs. 
J'ai lu de nombreux livres de cette romancière, Hudson River, Le Musée du Dr Moses,  Sexy,  
Les Chutes,  mais ce roman-ci ne ressemble à aucun autre.  J'ai beaucoup  aimé cette lecture. 

L'avis de Cynthia , convaincue aussi.

Joyce Carol Oates, Petit oiseau du ciel, roman traduit de l'anglais (États-Unis) par Claude Seban (Éditions Philippe Rey, 2009/2012, 540 pages)
Merci à Masse Critique de Babelio pour ce partenariat. 

lundi 4 avril 2011

Un lundi parmi tant d'autres: fêtons le printemps.


Ce lundi  4 avril, je fête le printemps avec Chrys.
L’étymologie  complète du mot  printemps, on la trouve ICI  et c’est bien intéressant!
Printemps ou primavera en Italie, en Espagne ou au Portugal signifie le premier temps, la première saison,
Les deux symboles en sont la primevère, la première fleur à sortir timidement dans les jardins et l’hirondelle, la rondine en Italien.

Hirondelle volant haut, le temps sera beau,  hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra.
 Les hirondelles se nourrissent d'insectes et ce sont les insectes qui volent haut quand le temps est beau et volent bas quand il va pleuvoir. Aquarelle de Claire Felloni, trouvée ICI