Variation autour de La Tour de Babel, du peintre flamand Pieter Bruegel, ce récit est le journal de voyage d'un supposé archéologue qui serait entré dans la Tour et aurait gravi un à un ses étages jusqu'au dernier, perdu là-haut dans les nuages. Il commence son ascension, plein d'entrain, avec tout ce qu'il faut de matériel et de nourriture pour réussir son entreprise et fait de bien étranges découvertes au fur et à mesure qu'il s'enfonce toujours plus haut dans les étages.
Il tente de comprendre les nombreuses épigraphes gravées sur les murs, toutes très étranges. Il rencontre des êtres de plus en plus troubles et incompréhensibles et de scientifique, la montée se fait dangereuse et fantastique. Le cerveau humain se trouble et le corps s'affaiblit . Qu'adviendra-t-il au bout de la montée, tout en haut de la Tour, dans les nuées qui cachent le sommet. Qui va-t-il rencontrer?
J'ai mis du temps, je l'avoue, à reconnaître une bibliothèque dans ce sixième ciel dévasté.
Lorsque les livres disparaissent, c'est un tort de croire que quoi que ce soit puisse leur survivre.
Un récit sur le langage, plein de saveur, mais qui fait froid dans le dos.
Les greniers de Babel de Jean-Marie Blas de Roblès, Récit, (Collection Ekphrasis, invenit-éditions, 2012, 70 pages)
L'auteur: Jean-Marie Blas de Roblès, écrivain archéologue, Prix Médicis avec Là où les tigres sont chez eux,
La Tour de Babel, 1568, de Pieter Bruegel (1525-1569), Musée de Rotterdam
Autre livre de cette collection dirigée par Dominique Tourte commenté ICI. Mademoiselle Liberté de Michel Quint, sur le tableau de Delacroix , La liberté guidant le peuple
Challenge littéraire 2012


