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mercredi 22 août 2012

Quand souffle le vent de Laurent Galandon et Cyril Bonin, ma BD du mercredi

Au début du XXe siècle, dans le pays minier du nord de la France, les hommes menacent de faire grève. Par économie, leur patron néglige la sécurité de tous. Arrivent des caravanes de tziganes qui demandent à s’installer là quelques jours mais les habitants leur sont hostiles sauf le jeune Antoine qui rêve de voyages et d’aventures. Au centre du récit,  la belle Kheshalya que l’on voit sur la couverture. Un mystère plane autour d’elle, peut-être une malédiction…

Bien sûr ce qui devait arriver arrive : Antoine et la belle gitane tombent amoureux mais  c’est à nouveau le scénario de Roméo et Juliette qui se joue. Personne ne veut de cette liaison, d’un côté comme de l’autre et les malheurs s’enchaînent. Sur ce,  s’ajoutent deux autres récits  :  l’ancienne histoire de celui qui se révèle le père de la jeune adolescente et la jalousie amoureuse de la rivale délaissée d’Antoine. Tout cela ne présage rien de bon quant à l’avenir des amoureux !
J’aurais aimé pouvoir apprécier les images à défaut  de réussir à m’intéresser à l’histoire qui manque singulièrement d’originalité mais non, je les ai trouvées peu lisibles, brouillonnes et surtout aplaties par ce parti-pris du choix des couleurs beaucoup trop mornes à mon goût. Le tout sans relief, sans punch, sans mordant, bref, sans intérêt pour moi. Déception ! 

Quand souffle le vent de Laurent Galandon et Cyril Bonin - Dargaud, collection Long courrier - 2008, 56 pages, One-shot. 


Bon retour à ceux et celles qui sont rentrés de vacances et bonnes vacances à ceux qui viennent de les prendre, comme Yvan qui a cependant laissé l'adresse de son billet

Alex, Amandine,  Arsenul,  Asphodèle,  Benjamin, Carole choco,  Chrys,  Delphine, Didi,   Dolly,  Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène,   Hérisson08, Iluze,  l' Irrégulière,  Jérôme, Kikine,
La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, Lou, Lounima, Lystig, Mango, Manu, Margotte, Marguerite,  Marie,  Marion,  Mathilde, Mélo, Miss Alfie,   Moka,  Mo' Natiora,  Noukette,    OliV', Pascale, Paulinelit,  Sandrounette,  Sara,  Sofynet,  Soukee,  Syl,  Theoma, Un amour de bd, Valérie, Sophie/Vicim,  Syl,  Vero, Wens,  Yaneck,   Yoshi73,  Yvan  Mr Zombi, 
 32 octobre,
Note pour le Top BD  de Yaneck: 07/20

mercredi 25 juillet 2012

Mister Wonderful, de Daniel Clowes, ma BD du mercredi


Mister Wonderful attend. Il attend longtemps,  un soir, dans un bar,  une jeune inconnue avec laquelle un rendez-vous lui a été fixé par un couple ami.
C'est un homme banal,  grisonnant, à grosses lunettes, genre passe partout. Son attitude est celle d'une personne solitaire et pessimiste. 
Il attend -  longtemps -  et se fait des idées sur les jeunes femmes qui semblent  aussi  avoir rendez-vous. 
Il se trompe toujours.
Quarante neuf minutes de retard et toujours personne!  
En désespoir de cause, il se fait servir de l'alcool et peut ainsi s'enhardir à les aborder.
Pas une seule ne correspond à celle qu'il attend. 
Il rumine et c'est toute son histoire qu'il déballe et ressasse, une pauvre existence,  noire  naturellement,  terriblement noircie puisqu'il en arrive à imaginer  sa propre fin dans un monde apocalyptique. 
C'est à ce moment-là que :  "Vous êtes bien Marshall? " 
Voilà elle est là, avec son petit sac rouge.Important pour la suite, ce petit sac, mais ici le moindre détail prend une importance énorme!
Ça y'est l'histoire peut commencer qui s'éclaircira au fur et à mesure de la soirée et de leurs maladresses à tous les deux. 
Elle finira dans le rose...
... ou le vert puisqu'après cette nuit mouvementée,  l'apothéose aura lieu  dan un grand parc où on les voit de dos , seuls au monde sur leur banc,  se tenant côte à côte,  genre apaisés,  enfin. 
C'est extra, drôle, touchant, amusant, piquant et critique d'une société si compliquée et  tourmentée. 
J'ai beaucoup aimé aussi le dessin qui au départ ne me plaisait pas  mais qui , en réalité, convient très bien au récit. Quant au format à l'italienne, je l'ai trouvé idéal tout simplement. 
Bref une belle surprise!     

Mister Wonderful , Daniel Clowes (éd. Cornélius, 2011, 80 pages, format à l'italienne. Traduit de l'américain par Barbara et Émilie Le Hin.
Cet album a obtenu le Prix Eisner Award en 2008 pour la "Meilleure histoire courte". (Merci Mo' et son Roaarrr challenge  pour la précision.) 




Alex, Amandine,  Arsenul,  Asphodèle,  Benjamin, Carole,   choco,  Chrys,  Delphine, Didi,   Dolly,  Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène,   Hérisson08, Iluze,  l' Irrégulière,  Jérôme, Kikine,
La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, Lou, Lounima, Lystig, Mango, Manu, Margotte, Marguerite,  Marie,  Marion,  Mathilde, Mélo, Miss Alfie,   Moka,  Mo',   Natiora, Noukette,    OliV', Pascale, Paulinelit,  Sandrounette,  Sara Sofynet,  Soukee,  Syl,  Theoma, Un amour de BDValérie, Sophie/Vicim,  Syl,  Vero, Wens,  Yaneck,   Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 
 32 octobre,
Note pour le Top BD  de Yaneck: 16,5/20

mercredi 18 juillet 2012

Holmes, 1, 2, Cecil et Brunschwig, ma BD du mercredi

C'est le début d'une longue série  de neuf albums qui commencent  avec ces deux  premiers volumes, plus un troisième qui vient de sortir, avec un nouvel aspect de l'histoire et un  making of de 16 pages que je compte lire au plus vite. 
Chaque tome  se lit très rapidement, chacun ne comprenant qu'une trentaine de pages, si bien que j'ai lu les deux premiers à la suite, ce qui m'a donné l'impression de n'avoir lu qu'un seul ouvrage. 

Tout commence à la mort  de Sherlock Holmes, disparu le 4 mai 1891, aux chutes de Reischenbach, en Suisse, en même temps que son pire ennemi, le professeur Moriarty. .
C'est une mort mystérieuse qui laisse Watson perplexe surtout quand il découvre que l'appartement du détective à Baker Street a été saccagé par Mycroft, son frère,  qui tient à tout prix à détruire les preuves de la folie de Holmes  qui,   selon lui,  se droguait  à la cocaïne. 
Watson ne veut pas croire à cette version et se lance  dans une longue enquête pour remonter aux sources familiales de l'histoire de son ami. C'est lui désormais le détective. Il  découvre évidemment des secrets étonnants, des personnages dignes du grand homme, des femmes  qui l'ont aimé, d'autres qui l'ont soigné.  On sent très vite  que rien n'est clair dans son passé et  que le mystère ne fait que s'accroître. 
Watson se fait aider par le jeune Wiggins, très efficace mais on devine très vite que quelqu'un les épie constamment mais qui? 
Si l'histoire est intéressante, c'est grâce aux dessins surtout  que j'aime ce début de série. Ils sont superbes et magnifient l'aventure.

L'envie de lire ces albums m'est venue de l'intéressante analyse de JViel,  Un amour de BD,   du mercredi 27 juin, ICI.   
Holmes, 1,2, Cecil et Brunschwig  (Futuropolis)



Hélène de Lecturissime a publié hier un joli billet consacré aux idées cadeaux  de Yaneck: Ici.   
Alex, Amandine,  Arsenul,  Asphodèle,  Benjamin, Carole,   choco,  Chrys,  Delphine, Didi  Dolly,  Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène  Hérisson08, Iluze,  l' Irrégulière,  Jérôme, Kikine,
La-ronde-des-post-it, Lirepourleplaisir, Lou, Lounima, Lystig, Mango, Manu, Margotte, Marguerite,  Marie,  Marion,  Mathilde, Mélo, Miss Alfie,   Moka,  Mo'  NatioraNoukette,    OliV', Pascale, Paulinelit,  Sandrounette,  Sara,  Sofynet,  Soukee,  Syl,  Theoma, Un amour de BD, Valérie, Sophie/Vicim,  Syl,  Vero, Wens,  Yaneck,   Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi, 
 32 octobre,
Note pour le Top BD  de Yaneck: 17,5/20

mercredi 4 juillet 2012

Le souffle court BD de Delphine Le Lay et Alexis Horellou, ma BD du mercredi

Une serveuse qui cherche un amour enfin durable et sérieux rencontre un client qui n’a qu’un défaut: il est taciturne et ne se livre pas. Ils sortent ensemble mais il est évasif, fuyant. C’est elle qui fait tous les efforts pour maintenir le lien. Elle se désespère de cette situation. Il semble ne faire confiance à personne,  toujours prêt à disparaître. Enfin  un changement intervient dans leurs relations.

Pas grand-chose comme histoire. On les voit dans leurs gestes quotidiens, très ordinaires également. 

Je n’ai pas aimé et il ne m’en reste pas un grand souvenir. L’histoire est d’une banalité affligeante d’autant plus que rien ne vient réveiller le lecteur qui s’ennuie. Même le petit rebondissement final ne m’a pas surprise. Je m’en doutais tellement! Les planches remplies de silence, j’aime beaucoup en général, à condition que le récit et surtout les dessins soient très forts et très explicites. Ici tout est lent, triste et plat. 
Bref une BD bien décevante pour moi. 

Le souffle court de Delphine Le Lay et Alexis Horellou
(Les Enfants Rouges, collection Absinthe, octobre 2011, 177 pages)

Cette semaine, Mo' est de retour: c'est un vrai plaisir!
Autre chose: Syl voudrait: " savoir qui a lu la BD "Les derniers jours de Stefan Zweig".
Pour mes liens et j'aimerais venir vous lire... Merci"
Alex, Amandine,  Arsenul,   Benjamin, Carole,  choco,  Chrys,  Delphine, Didi,  Dolly,  
Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène,   Hérisson08, Iluze,  l' Irrégulière,     Jérôme, 
Margotte, Marguerite,  Marie,  Marion,  Mathilde, Mélo, 

Noukette   OliV', Pascale, Paulinelit,  Sandrounette,  Sara Sofynet,  Soukee,  Syl,  Theoma, 

Un amour de bd-Jacques Viel, Valérie, Sophie/Vicim,  Syl,  Vero, Wens,  Yaneck  

Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi,  32 octobre,

Note pour le Top BD  de Yaneck: 8/20

mercredi 27 juin 2012

Le montreur d'histoires de Raphaël Beuchot et Zidrou, ma BD du mercredi


Dans un petit village d’Afrique, les enfants sont heureux lorsque réapparaît la roulotte du montreur d’histoires, le marionnettiste. Il raconte l’histoire du petit singe  «Sans façon» dans son affrontement avec le terrible Septention, un monstre mi-serpent mi-lion qui l’empêche de grimper dans les arbres.  
C’est une histoire à épisodes, une fable qui raconte comment en s’opposant à son ennemi, le singe  se met peu à peu debout pour devenir  homme. C’est aussi toute l’histoire de Souleymane, le conteur aux mains coupées, l'ennemi des  dictateurs et des policiers qui ne veulent pas de ceux qui font rêver les autres.  Il apprend à manipuler ses marionnettes avec ses pieds mais on lui coupe les pieds, alors sans se décourager, il se met à se servir de sa bouche pour agiter les ficelles. 


C’est une histoire tragique qui parle de résistance et de liberté, de tyrannie et de courage, de rêve et d’amour dans un pays martyrisé. Les images sont belles, la mise en scène classique. Il se trouve simplement que je n’ai pas aimé les couleurs, souvent trop sombres sauf vers la fin quand «L’homme redevient une histoire, une idée d’histoire:   «Il était une fois».

Je n’ai trouvé que de bonnes critiques, dont celle de Noukette, qui a beaucoup apprécié le dessin de Raphaël Beuchot, «un dessin vif et coloré, affirmé» et pour qui ce one-shot a été «une belle réussite et une réelle surprise»

 Site de Raphaël Beuchot ICI

Le montreur d'histoires de Raphaël Beuchot et Zidrou. (Le Lombard, , 2011, 104 p)


Alex, Amandine,  Arsenul,   Benjamin, Carole,  choco,  Chrys,  Delphine, Didi,  Dolly,  

Emmyne, Estellecalim, Hilde, Hélène,   Hérisson08, Iluze,  l' Irrégulière,     Jérôme, 


Margotte, Marguerite,  Marie,  Marion,  Mathilde, Mélo, 


Noukette   OliV', Pascale, Paulinelit,  Sandrounette,  Sara Sofynet,  Soukee,  Theoma, 


Un amour de bd-Jacques VielValérie, Sophie/Vicim,  Syl,  Vero, Wens,  Yaneck,   


Yoshi73,  Yvan,   Mr Zombi,  32 octobre,

Je participe aussi au Top BD de Yaneck (15/20) ainsi qu'au Roaarrr Challenge de Mo